L’Echo de la Fabrique, journal des canuts, sort son premier numéro trois semaines avant la grande insurrection de novembre 1831. A Paris, à l’automne 1830, quelques journaux ouvriers ont connu une existence éphémère. A Lyon en revanche l’expression ouvrière sera plus pugnace : L’Echo de la Fabrique publiera ses 8 pages hebdomadaires sur deux colonnes du 30 octobre 1831 au 4 mai 1834 sans interruption.
Au début des années 1970, Fernand Rude avait rendu possible la lecture d’une partie de ce corpus ouvrier en proposant aux Editions d’Histoire Sociale une réimpression complète de L’Echo de la Fabrique. Mais cette édition est aujourd’hui difficilement accessible. En outre, elle ne concernait pas les autres journaux ouvriers lyonnais, en particulier L’Echo des Travailleurs que publièrent certains canuts mécontents de l’emprise croissante du mutuellisme sur l’expression et sur l’action ouvrières ni même L’Indicateur, organe des très actifs fouriéristes lyonnais.
Il s’agit ici d’une édition électronique complète, en mode texte (intégralité de la collection de L’Echo de la Fabrique), réalisée par une équipe de chercheurs et d’ingénieurs de l’ENS-LSH coordonnée par C. Boulai, L. Frobert et S. Saïdi.


12 février 2009 à 09:30
Bonjour,
Je sais bien que "la propriété c’est le vol". Ceci dit, nous nous sommes attelés depuis 4 ans à redonner ce texte à lire en le fournissant librement sur le web accompagné un appareil critique. Cela a été un gros travail pour les membres de l’équipe et je trouverais équitable, ici, de mentionner que cette édition électronique a été le fait d’une équipe de chercheur et d’ingénieurs de l’ENS-LSH coordonnée par C. Boulai, L. Frobert de S. Saïdi.
Bien cordialement, L. Frobert