“Question juive” et antisémitisme – Sionisme et antisionisme

By yvescoleman50

Cette «compil’» rassemble des textes publiés dans différents numéros de la revue Ni patrie ni frontières depuis 2002, plus quelques traductions inédites d’Emma Goldman, Reginald Reynolds (son contradicteur dans un débat sur le sionisme), Alexander Berkman et Mother Earth (journal qu’anima la célèbre anarchiste) ainsi que la reprise d’un texte des ESRI, Etudiants socialistes révolutionnaires internationaux (anarchistes) qui date de 1900.

Cet ouvrage évoque surtout l’attitude des marxistes et des anarchistes face à la prétendue «question juive», au sionisme et à l’antisémitisme. Notre objectif était d’offrir quelques éléments de réflexion pour comprendre l’évolution des positions de ces courants, leurs hésitations, vacillations et volte-face face à l’existence de la «nation juive» (de la religion juive, du ou des peuples juifs, selon les interprétations), face au sionisme puis enfin face à l’État d’Israël.

Les auteurs sont de tendances très diverses. Les textes ont été choisis, selon l’orientation de la revue, non pas parce qu’ils apporteraient la Vérité, mais parce qu’ils contiennent un certain nombre d’informations historiques et théoriques indispensables pour entamer un débat sérieux.

Contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire la plupart des «antisionistes1», les dérapages antisémites dans les manifs de l’extrême gauche contre la guerre en Irak ou en solidarité avec la Palestine, ou les propos individuels ambigus, voire crapuleux, de certains militants, ne sont pas uniquement le fruit de la politique criminelle et colonialiste des gouvernements israéliens depuis cinquante ans, ou de l’accélération de la violence ignoble de Tsahal depuis la deuxième Intifada contre les civils palestiniens. Ces dérapages verbaux et les amalgames intolérables entre sionisme et nazisme ont une histoire antérieure à 1948.

Il est intéressant de noter que, dans les années 30 et 40, les ancêtres politiques de Sharon traitaient de «complices des nazis» les ancêtres de Rabin, comme l’expliquent, par exemple, Tom Séguev dans Le Septième Million ou Georges Bensoussan dans Un nom impérissable: Israël, le sionisme et la destruction des Juifs d’Europe (1933-2007). Ou que le bulletin officiel de l’Église catholique de France, La Documentation catholique, proclamait en juillet 1949 «que le sionisme était une nouvelle forme de nazisme». Comme quoi, les «arguments» de l’extrême gauche ou de certains libertaires sont parfois dangereusement proches de ceux de l’extrême droite… sioniste et des calotins antisémites ! Une proximité qui devrait tous nous inciter à s’interroger sur leur bien-fondé et leur pertinence. Mais il faut remonter encore plus loin, aux débuts du mouvement ouvrier, au calamiteux article de Karl Marx (La Question juive), aux délires antisémites de Proudhon et aux propos ignobles de Bakounine sur Marx et les Juifs.

La prétendue «question juive» dévoile en fait les limites de toutes les idéologies révolutionnaires depuis cent cinquante ans, idéologies généralement fondées sur une vision assimilationniste de toutes les ethnies et de tous les peuples; sur l’illusion que les religions et les nationalismes n’auraient aucun avenir dans un monde capitaliste moderne et développé; sur une croyance aveugle dans les vertus du progrès technique et scientifique; sur une foi démesurée dans les effets magiques de la Révolution sociale (qu’elle soit d’inspiration marxiste ou anarchiste) et d’une nouvelle organisation de l’économie par les producteurs eux-mêmes. Et, disons-le clairement, sur une sous-estimation radicale de l’antisémitisme et de ses effets meurtriers au profit d’une surestimation et d’une dénonciation démagogiques de la présence des Juifs au sein des structures du capital financier ou commercial.

Quoi qu’ils en disent, la plupart des «antisionistes» actuels ne s’intéressent guère aux mécanismes du racisme en général, et à ceux de l’antisémitisme en particulier. Ils ne se posent pratiquement aucune question sur les convergences entre certaines formes d’anticapitalisme ou d’altermondialisme et l’antisémitisme déguisé en antisionisme. Pétris de bonne conscience et d’arrogance radicales, ils se croient au-dessus de ces fléaux «secondaires» à leurs yeux. Leurs positions politiques actuelles («destruction» de l’État d’Israël, comparaisons entre sionisme et nazisme, confusion entre tous les génocides de l’histoire, etc.) ne reflètent généralement pas une compréhension subtile de la façon dont des antagonismes sociaux se doublent de différences fondées sur des identités ethnico-religieuses, aussi fantasmatiques ou nocives soient-elles, du moins aux yeux de partisans du matérialisme philosophique et de la science.

Leur angélisme provient (au mieux) d’une vision très naïve de la nature humaine, d’un matérialisme rudimentaire qui leur sert surtout à ne pas trop s’interroger sur les mécanismes de l’oppression dans les sociétés humaines et les organisations, aussi révolutionnaires fussent-elles.

Paradoxalement, on n’est pas loin d’un messianisme, de type religieux, qui veut nous faire croire qu’un Paradis sans contradictions, sans violence, sans haines, naîtra de la lutte de libération nationale ou de la révolution sociale. Et de ce Paradis, l’URSS des années 1917-1927 (du moins pour les marxistes) aurait été l’antichambre pour les prolétaires, comme pour les Juifs… Du côté des libertaires, on retrouve aussi fréquemment ce refus de prendre en compte l’existence d’une «nation juive», pour les mêmes (bonnes ou mauvaises) raisons que les marxistes, avec un obstacle supplémentaire: l’hostilité traditionnelle des anarchistes à l’Etat en général, et donc à la création de nouveaux Etats qui ne constituent que des structures d’aliénation et d’oppression supplémentaires.

L’intérêt d’évoquer la «question juive» est de pouvoir revisiter pratiquement toutes les questions importantes des théories révolutionnaire: les classes sociales, la nation, le rôle de la classe ouvrière, la religion, l’État, l’histoire du capitalisme, etc., comme en témoignent les différents articles rassemblés dans ce livre.

La démarche politique de Ni patrie ni frontières est expliquée de façon succincte dans: Quelques points de démarcation sur la prétendue «question juive», la nature du sionisme et l’État d’Israël, et Que faut-il entendre par la «destruction» de l’Etat d’Israël ?.

Rappelons que cette revue souhaite donner des matériaux de réflexion variés à ses lecteurs, et non leur dicter une ligne politique qu’ils devraient suivre aveuglément. C’est pourquoi nous ne jugeons pas toujours utile d’exprimer à chaque fois de façon détaillée nos désaccords avec les textes que nous publions, même si certains sont accompagnés ou suivis de commentaires succincts.

Dans les deux premières parties de ce recueil, nous avons donné la priorité aux textes les plus synthétiques (publiés par la revue ou inédits) et qui ouvraient le plus de perspectives de discussion et de réflexion, sans trop coller à l’actualité. Le premier tiers du livre donne la parole à diverses sensibilités marxistes, le deuxième tiers à différents courants anarchistes et le dernier tiers regroupe des textes tous écrits spécialement pour Ni patrie ni frontières (à l’exception de deux d’entre eux) et qui concernent des événements ou des débats plus récents au sein de l’extrême gauche ou du mouvement libertaire.

Bonne lecture et n’hésitez surtout pas à nous transmettre vos critiques !

Ni patrie ni frontières

Yves Coleman (avril 2008)

1. Le mot «antisionistes» est ici placé entre guillemets parce que ce terme a acquis depuis quelques années une signification douteuse, à force d’être utilisé à toutes les sauces (cf. la série d’articles intitulée «Limites de l’antisionisme»). Antinationalistes, antichauvins ou antipatriotes sont des concepts plus clairs, car le sionisme ne constitue qu’une des formes du nationalisme et du chauvinisme qui divisent la classe ouvrière et dressent les peuples les uns contre les autres. Qu’on le veuille ou non, la nébuleuse «antisioniste» va des fascistes aux islamistes en passant par l’extrême gauche, certains intégristes juifs ou de nombreux intellectuels ou politiciens simplement soucieux des intérêts nationaux de leur Etat dans le jeu géopolitique mondial. Or, il faut absolument éviter certains cousinages, que ce soit au niveau des manifs ou du vocabulaire politique, si l’on ne veut pas tomber dans les pièges de l’antisémitisme.

De plus, la majorité des antisionistes-anti-impérialistes sont en réalité de fervents soutiens du nationalisme de leur propre impérialisme, de l’impérialisme européen ou de certains pays du tiers monde auxquels ils n’hésitent pas à décerner l’étiquette de «progressistes».

Sommaire

Marxistes et question juive

  • Savas Michael-Matsas: Sur le marxisme et la question juive
  • Arlene Clemesha: Trotsky et la question juive
  • Gatto Mammone (1936): Le conflit arabo-juif en Palestine (Bilan)
  • RKD/Communistes révolutionnaires (1943) Appel aux ouvriers Juifs
  • Commentaire de NPNF
  • FFGC (1945) Buchenwald, Maidanek, démagogie macabre
  • Commentaire de NPNF
  • Sean Matgamma De Trotsky au «trotskysme des imbéciles»
  • Alliance for Workers Liberty (Grande-Bretagne): Comment unifier les prolétaires arabes et juifs

Anarchisme, sionisme et antisionisme

  • Freddy Gomez: L’anarchiste et le juif
  • Mina Graur: Anarchisme et sionisme: Le débat sur le nationalisme juif
  • Etudiants socialistes révolutionnaires internationaux: Antisionisme et antisémitisme
  • Alexander Berkman : lettre à Emma Goldman
  • Internationalist (Mother Earth ): Atavisme national
  • Nestor Makhno: Aux Juifs de tous pays
  • Nestor Makhno: La makhnovsthina
  • Reginald Reynolds (1938): Les révolutionnaires et la Palestine
  • Emma Goldman (1938): Lettre à Spain and the World (1938)
  • Reginald Reynolds (1938): Lettre à l’éditeur de Spain and the World
  • Sylvain Boulouque: Les anarchistes, le sionisme et la naissance de l’État d’Israël
  • Sylvain Boulouque: Anarchisme et judaïsme dans le mouvement libertaire. Réflexions sur quelques itinéraires
  • Rudolf De Jong: Le débat anarchiste sur l’antisémitisme
  • Rudolf De Jong: Quelques remarques générales sur l’anarchisme, «les Juifs», le sionisme et l’anti-sémitisme, avec quelques informations concrètes sur les Pays-Bas
  • Ronald Creagh: L’Horreur ethnocratique – Trois questions sur le Moyen-Orient
  • Guy Izhak Austrian et Ella Goldman: Comment renforcer la solidarité avec la Palestine en gagnant la sympathie des Juifs

Dossier négationnisme

  • J. Valjak et M. Argery
  • Paul Rassinier, le père du «révisionnisme”
  • De l’affaire Faurisson à La Guerre sociale
  • Une question à creuser ?

Limites de l’antisionisme

  • Onze points de démarcation sur la prétendue «question juive», la nature du sionisme et l’État d’Israël
  • Qu’entend-on par «destruction» de l’Etat d’Israël ?
  • Steven Grigat: L’antisémitisme, l’antisionisme et la gauche
  • Piotr Kendziorek et August Grabski: L’antisémitisme de gauche renaît-il en Pologne ?
  • Limites de l’antisionisme (1) Un amalgame criminel
  • Limites de l’ «antisionisme» (2)
  • Limites de l’ «antisionisme» (3)
  • Limites de l’ «antisionisme» (4) A propos de Finkelstein et de la crapuleuse expression «Shoah Business»
  • Limites de l’ «antisionisme» (5) A propos de Libertaires et ultragauches face au négationnisme
  • Limites de l’ «antisionisme» (6) Des comparaisons absurdes défendues par La Banquise sur la question juive et le sionisme
  • Limites de l’ «antisionisme» (7)
  • Limites de l’ «antisionisme» (8) James Petras: Un gringo chauvin, antisioniste et… antisémite
  • Limites de l’ «antisionisme» (9) Mossad et enlèvements de jeunes femmes en Argentine !
  • Limites de l’antisionisme (10) «L’armée israélienne occupe Paris – Résistance !»: une affiche crapuleuse 309
  • Pierre Milza: Un professeur fort mal inspiré
  • Bourseiller ou le Baiser du serpent
  • De Deir Yassin (1) à Cana: le résultat d’une politique coloniale suicidaire
  • Assassinat d’Ilan Halimi: «fait divers» ou meurtre antisémite ?
  • Des caricatures de Mahomet à l’assassinat d’Ilan Halimi
  • Le meurtre d’Ilan Halimi et le malaise de la gauche multiculturaliste
  • Du meurtre d’Ilan Halimi à celui de Chaïb Zehaf: le racisme dans sa continuité
  • Multiculturalisme obscurantiste, antisémitisme et racisme

PRIX : 10 euros

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3 Réponses vers «“Question juive” et antisémitisme – Sionisme et antisionisme»

  1. lucien dit :

    «destruction» de l’État d’Israël, comparaisons entre sionisme et nazisme, confusion entre tous les génocides de l’histoire
    Cher Yves,
    Je ne trouve pas forcément bien choisi de mettre sur le même plan dans ta parenthèse ceux qui prônent la “destruction” de l’État d’Israël et ceux qui comparent sionisme et nazisme, car enfin, dans l’option d’une Palestine binationale laïque, il faut bien que l’État d’Israël soit détruit (ou dis nous quel synonyme employer). Tout antisioniste est amené à se poser la question, sans pour autant relever (ou du moins relever forcément) des ambiguités que tu dénonces.

  2. yvescoleman50 dit :

    Ni patrie ni frontières

    Qu’entend-on exactement
    par
    «destruction» de l’Etat d’Israël ?

    Si l’on prend au sérieux ceux qui prônent la «destruction de l’Etat d’Israël», il faut envisager concrètement à quoi cela pourrait mener.
    Je vois pour ma part 5 possibilités:

    a) Un «gouvernement ouvrier et paysan» s’appuyant sur des «milices ouvrières et paysannes», juives et palestiniennes (on serait alors dans une dynamique «transitoire» et pré-révolutionnaire, inspirée du Programme de transition de Trotsky).

    b) Une révolution socialiste: il ne s’agit alors pas seulement de détruire l’Etat sioniste mais aussi les Etats libanais, jordanien et syrien, pour ne parler que des plus proches.

    c) Un Etat laïc binational, respectant les droits des minorités, religieuses ou ethniques, quelles qu’elles soient. En clair: il s’agit de démocratiser Israël et de faire une sorte de Grande Palestine, mais avec les deux peuples. L’Etat sioniste actuel fusionnant avec l’Autorité palestinienne, au détriment des projets intégristes, juif-sioniste et musulman.

    d) Une République palestinienne qui respecterait les droits démocratiques des Juifs en tant que minorité ethnique-religieuse. L’Autorité palestinienne prendrait alors la place de l’Etat sioniste. Pour cela, il faudrait qu’Arafat [et aujourd’hui Mahmoud Abbas, Y.C.] respecte déjà les droits de l’homme dans son propre territoire, coupe tous liens politiques avec les intégristes et tous liens financiers avec les États arabes qui ont financé l’OLP pendant des dizaines d’années. Vaste programme…

    e) Sinon, et c’est malheureusement le plus probable, la «destruction de l’Etat sioniste» signifie exiler tous les Juifs comme les Pieds noirs algériens, les colons portugais d’Afrique, etc. C’est d’ailleurs ce qu’un trotskyste, lors d’une discussion, a fini par m’avouer: les Juifs, «s’ils ne sont pas prêts à perdre leurs privilèges» devront quitter Israël/Palestine. Cela avait le mérite de la clarté… Un militant d’une organisation concurrente m’a écrit ne «pas savoir si l’Autorité palestinienne respecterait totalement les droits démocratiques des Juifs». En clair, il leur propose de jouer à la roulette russe…

    Le problème avec les «antisionistes», c’est qu’ils précisent rarement dans quelle perspective ils militent à court, à moyen et à long terme. S’ils le faisaient, cela permettrait peut-être de discuter plus sereinement. Mais, en réalité, ne raisonnent-ils pas en fonction d’une théorie de la «révolution par étapes» ? Ils consacrent l’essentiel de leur propagande à parler de la première phase (la destruction de l’Etat d’Israël), ce qui leur permet, entre autres, d’espérer avoir l’oreille des jeunes immigrés, ou enfants d’immigrés, révoltés par les crimes de l’armée israélienne en Palestine. Quant aux étapes suivantes, eh bien, ils commenceront à parler de révolution socialiste quand les flics ou les soldats de l’OLP se retourneront contre leur propre peuple…

    Aucune des cinq possibilités évoquées plus haut n’étant très réaliste dans l’immédiat, il me semble préférable d’avancer le mot d’ordre «Deux peuples, deux États». En effet, combien existe-t-il d’Etats laïcs au Proche et au Moyen-Orient ? Quel est le rapport de forces sur le terrain entre le Djihad islamique et le Hamas, d’un côté, et les laïcs palestiniens ? Quels sont les Etats arabes qui financent le Djihad islamique et le Hamas ? Pourquoi l’Arabie saoudite et les Etats du Golfe, sans compter l’Iran ou la Syrie, s’arrêteraient-ils de jouer la carte antisémite et anti-israélienne ? De quelle façon Arafat [ou aujourd’hui Mahmoud Abbas, Y.C.] traite-t-il les organisations des droits de l’homme palestiniennes ?

    On a déjà des éléments de réponse en observant ce qui se passe aujourd’hui. L’Autorité palestinienne est une administration pourrie par la corruption, les chefs de l’OLP se construisent de belles villas, la police palestinienne interdit toute critique d’Arafat, etc. Donc, les Juifs israéliens n’ont aucune envie de vivre sous l’autorité de cette bande-là. Ils n’aiment pas Sharon, mais au moins ce salaud a été élu par la majorité des citoyens israéliens. Le peuple juif a le droit de décider s’il veut vivre sous l’autorité d’Arafat… ou de Sharon.
    Dernier point: l’importance du facteur religieux des deux côtés de la barricade. Si les Juifs ont choisi la Palestine et pas l’Argentine, c’est pour des raisons religieuses, y compris les sionistes athées ont joué de fait sur cette référence. Et le dernier gouvernement formé en Israël montre bien que même les prétendus laïcs du Shinoui qui sont arrivés devant les travaillistes sont prêts à gouverner avec les extrémistes religieux les plus intégristes.

    La prudence m’incite à considérer que des peuples dont le conflit est alimenté (en plus des questions ethniques, nationales, économiques, géopolitiques, sociales, etc.) par des idéologies religieuses antagonistes ne peuvent pas vivre sur le même territoire, comme l’ont montré et le montrent l’histoire d’Israël et celle de l’Islam.

    (Y.C., mars 2003, Ni patrie ni frontières n°3)

  3. yvescoleman50 dit :

    En relisant plus attentivement l’énumération qui était placée entre les parenthèses – ”(destruction» de l’État d’Israël, comparaisons entre sionisme et nazisme, confusion entre tous les génocides de l’histoire, etc)” – tu as raison, cette liste opère un amalgame involontaire entre des positions qui ne sont pas du tout équivalentes. Ma rédaction peut laisser penser que ces différentes positions conduisent aux mêmes conséquences.
    Mea culpa, donc. Je corrigerai dans la prochaine édition.
    Yves

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