La gabegie capitaliste

By collaborateurbataillesocialiste

Article publié par Socialiste de gauche 65

La crise , c’est ainsi que le capitalisme désigne ses périodes d’indigestion du profit accumulé d’un argent volé aux producteurs et aux consommateurs ; qui par ailleurs sont les mêmes. Des sommes faramineuses sont sorties des circuits habituels et provoquent la crise. Ce qui manque provoque l’insolvabilité de quelques banques et un effet « domino » sur d’autres . C’est un « phénomène en chaîne » qui n’en est pas un, puisque cela ne tient pas du miracle ni du surnaturel. Ou est donc passé l’argent disparu ? Dans des coffres de quelques uns  qui ne sont pas recherchés, ni inculpés pour le détournement et le vol de plusieurs centaines de milliards de dollars. Les PDG de quelques unes de ces banques complices d’opérations maffieuses seront grassement remerciés avec des « parachutes dorés » alors qu’il conviendrait, comme pour tout délinquant d’être en garde à vue et pour le moins d’être saisis de leurs biens. Au lieu de rechercher les vrais coupables et leurs complices politiques, les biens pensants stigmatisent les pauvres qui s’endettent sans pouvoir rembourser et qui seraient les responsables de la crise. Qui va payer ? Les victimes du systèmes, directes et indirectes, les salariés, les contribuables sans « bouclier » les consommateurs et dernièrement annoncé l’épargne populaire au travers du livret A, au détriment de l’habitat toujours populaire des HLM. Des détournements de sommes colossales sont également organisées pour renflouer les sommes volées par ce qu’il convient d’appeler « la racaille financière » car n’est pas racaille qui l’on croit.
La crise entraîne la cohorte des pleureuses avec leurs incantations à la régulation et leurs prières à la déesse déontologie et tous les vœux pieux à la moralisation du capitalisme dont on sait depuis sa naissance qui ne date pas d’hier qu’il est antinomique avec toutes ces prétentions. Nous n’en sommes pas à la première crise, elles se répètent au rythme des profits et des opérations spéculatives, de structurations en restructurations et la mondialisation libérale est une phase prévisible de crise de grande envergure. Il n’y a que les imbéciles et les coquins pour le nier et ces derniers mobilisent toujours les premiers et en toutes circonstances. A qui vont-ils déclarer la guerre pour dégager des ressources nouvelles et de nouveaux profits tout en durcissant la guerre de l’exploitation sociale et humaine.
Vouloir réguler le capitalisme, c’est prétendre réguler la gabegie, c’est maintenir le système qui la produit tout en limitant ses excès mais gabegie tout de même. Encore faut-il préciser avec quels moyens internationaux dans une « économie libérée de toute contrainte » comme le précise le TCE au niveau européen. Tous ceux là n’ont cessé de vanter les mérites du marché. Se sont-ils trompés ou ont-ils menti, dans les deux cas ils sont disqualifiés pour proposer des solutions de régulation et de moralisation dans la même veine de leurs affirmations antérieures. Les gabegies du capitalisme, on sait toujours qui en dernier comme en premier ressort paye.

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