Débat avec Yves Coleman (Ni patrie ni frontières) à Lyon le 11/12

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Les Lumières s’assombrissent-elles ? Extrême-droite, droite et gauche "laïque" unies face aux religions ?

Débat avec Yves Coleman (Ni patrie ni frontières)

Samedi 11 décembre 2010 à 15 heures

Peut-on être de droite, athée, féministe et défendre les droits des gays et lesbiennes ?

Peut-on être de gauche, raciste et xénophobe ?

On assimile traditionnellement la droite à l’obscurantisme religieux, à l’homophobie, au sexisme et la gauche à la défense de la laïcité républicaine, au féminisme et à la défense des droits des homosexuels.

Or depuis quelques années les frontières idéologiques semblent s’être brouillées entre la droite et la gauche, notamment à l’occasion des discussions sur le contenu "totalitaire" de l’islam comme religion et de l’islamisme comme doctrine politique.

La tenue de plusieurs apéros saucisson-pinard, dans différentes villes de France cet été, a vu une curieuse convergence entre des militants de gauche, gaullistes, villiéristes et "identitaires" fascisants, au nom de la défense de la laïcité et du féminisme, et de l’expulsion des immigrés musulmans.

Aux Pays-Bas, il existe une extrême droite importante (24 députés sur 150) qui défend les Lumières, les droits des gays et des lesbiennes, et prône l’expulsion de tous les immigrés musulmans. Et si l’on remonte dans le temps, on s’aperçoit qu’à gauche, aussi, voire à l’extrême gauche, il a toujours existé en France des courants minoritaires athées et antisémites, anticapitalistes et nationalistes, courants qui ne correspondent pas à l’image d’Épinal vertueuse que nous pouvons avoir de la gauche.

Actuellement, comment expliquer de telles convergences ? Sont-elles vraiment nouvelles ? On-t-elles un poids politique et social ?

Quelles peuvent être les réponses des révolutionnaires ?

Nous aimerions discuter de ces questions avec vous, convaincus qu’il existe bel et bien des frontières politiques et idéologiques que l’on ne peut franchir impunément.

à la Librairie libertaire LA GRYFFE, 5 rue Sébastien Gryphe 69007 LYON, France.

Téléphone/ fax : 04 78 61 02 25 . Courriel : librairie@lagryffe.net. Site Web : www.lagryffe.net

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6 Réponses à “Débat avec Yves Coleman (Ni patrie ni frontières) à Lyon le 11/12”

  1. Aubert dit :

    A lire la présentation débat bien dans l’air du temps mais qui risque d’après la présentation toujours qui en est faîte d’être à ras des pâquerettes et bien conventionnelles.

    Désolé où et quand la gauche c’est à dire le PS et les radicaux ont défendu tout au long de la 3ème et de la 4ème république les homosexuels, les femmes (avortement, contraception, droit de vote), les colonisés n’en parlons pas et la classe ouvrière tiens parlons-en.

    Je me rappelle en 56 il fallait voter "Fron républicain" c’est-à dire la sainte bande Mollet, Mendès, Mitterrand et Chaban-Delmas soutenu malgrès eux par le PC pour la paix en Algérie…et la laïcité on connait le résultat pour l’Algérie. Pour le reste les curés ont eu encore plus de pognons pour leurs écoles, on a coupé la tête à Iveton et quelques autres, bravo la peine de mort, et deux ans plus la majeure partie de ce petit monde est allé à genoux à Colombey sortit un vieux général de la naphtaline.

    J’ai peu égratigné le PC; Je connais parfaitement le stalinisme, mais finalement aussi réac qu’ils aient été sur ces questions si on compare aux autres et pas aux nécessités, il l’était moins que les autres, bien que son rôle fut parfois pire.

  2. stéphane dit :

    Si tu es sur Lyon, vas-y. Yves cible son intervention sur les convergences entre Riposte laïque et les fachos, en amont de l’apéro saucisson-pinard.

  3. lucien dit :

    Extrait de l’intervention d’Yves Coleman à la librairie La Gryffe à Lyon ce week-end. (Source: mondialisme.org)

    Le samedi 11 déc­embre 2010, à Lyon, a eu lieu un débat sur le thème des conver­gen­ces poli­ti­ques entre l’extrême droite et la gauche laïco-xénop­hobe. Nous repro­dui­rons dans un autre arti­cle cer­tai­nes des ques­tions très intér­ess­antes qui ont été posées par les par­ti­ci­pants à ce débat. Pour le moment, nous prés­entons ci-des­sous le cane­vas de la prés­en­tation .

    Avant de com­men­cer je crois qu’il faut se mettre d’accord sur 6 points fon­da­men­taux qui devraient per­met­tre de fixer un cadre et un contexte au débat de ce soir :

    1. Les reli­gions et les Eglises ont évolué, leur place dans les sociétés occi­den­ta­les a changé, et on ne peut plus les cri­ti­quer de la même façon qu’au XIXe siècle – ce qui n’enlève rien à l’impor­tance de l’athé­isme et du matér­ial­isme scien­ti­fi­que, bien au contraire ;

    2. L’idéo­logie de l’extrême droite a subi des chan­ge­ments impor­tants, notam­ment sous l’influence de la Nouvelle Droite. L’anti­fas­cisme tra­di­tion­nel – quel­les que soient par ailleurs ses limi­tes démoc­ra­tiques-bour­geoi­ses – doit donc renou­ve­ler son argu­men­taire s’il sou­haite être convain­cant ;

    3. Il existe en France, depuis le XIXe siècle, un cou­rant « socia­liste-natio­nal », à la fois athée et anti­ca­pi­ta­liste, laïque, chau­vin et raciste, en clair une « gauche réacti­onn­aire », que l’on ne peut réd­uire ni à l’extrême droite ni au fas­cisme, ce qui ne la rend pas moins nocive.

    4. Derrière les dis­cus­sions sur la laïcité et l’islam, ce sont des conver­gen­ces ou des diver­gen­ces sur la nature de la nation et la per­ti­nence de la déf­ense de l’Etat-nation qui jouent un rôle essen­tiel.

    5. La montée des « natio­nal-popu­lis­mes » en Europe coïn­cide avec la cons­truc­tion de « l’Europe for­te­resse ». C’est dans ce contexte social et poli­ti­que qu’il faut situer les débats sur la laïcité et l’islam, les contrôles des « flux migra­toi­res » et la défi­nition de qui est « européen » et qui ne l’est pas.

    6. À l’éch­elle inter­na­tio­nale, le débat sur le « conflit de civi­li­sa­tions » est inti­me­ment lié aux inter­ven­tions des Etats-Unis et de leurs alliés au Koweit, en Irak et en Afghanistan ; à la volonté des gran­des puis­san­ces de contrôler les sour­ces d’énergie et les grands axes com­mer­ciaux ; au jeu des puis­san­ces intermédi­aires (Iran, Turquie) et des Etats pét­roliers (du Golfe ou pas) qui sou­hai­tent obte­nir une part des béné­fices de l’exploi­ta­tion des matières pre­mières et des prolét­aires ; et, last but not least, aux acti­vités mili­tai­res ou poli­ti­ques des mou­ve­ments isla­mis­tes au Proche-Orient, au Moyen-Orient et au Maghreb qui don­nent une tona­lité reli­gieuse à ce qui sont avant tout des conflits d’intérêts matériels.

    Si l’on prend en compte ces différents éléments, d’iné­gale impor­tance, et si l’on dén­once le natio­na­lisme et le patrio­tisme comme des idéo­logies mor­tifères, et l’Etat comme le représ­entant natu­rel des intérêts du Capital, alors il sera peut-être pos­si­ble de cla­ri­fier les cli­va­ges poli­ti­ques. Sinon la confu­sion per­du­rera.

    On assi­mile tra­di­tion­nel­le­ment la droite franç­aise à la dén­onc­iation des Lumières, à l’obs­cu­ran­tisme reli­gieux, à l’homo­pho­bie, au sexisme, à l’antisé­mit­isme, au racisme et à la déf­ense d’un « Etat fort », voire des dic­ta­tu­res mili­tai­res ou fas­cis­tes ; et on assi­mile la gauche à la déf­ense de la laïcité, de la République, de la démoc­ratie, du fémin­isme et des droits des homo­sexuels, et de toutes les mino­rités natio­na­les ou eth­ni­ques. Or, depuis quel­ques années, les fron­tières idéo­lo­giques sem­blent s’être brouillées entre la droite, l’extrême droite et la gauche en France, notam­ment à l’occa­sion des débats pas­sionnés sur le contenu « tota­li­taire » de l’islam comme reli­gion et de l’isla­misme comme doc­trine poli­ti­que.

    La tenue de plu­sieurs « apéros sau­cis­son-pinard » dans différ­entes villes en juin et juillet 2010 a été l’occa­sion d’obser­ver une inquiét­ante conver­gence entre des répub­licains de gauche (Riposte laïque), des gaul­lis­tes, des vil­liér­istes, des sou­ve­rai­nis­tes de droite et de gauche, et des « Identitaires (1) » (en clair des natio­na­lis­tes fas­ci­sants ou néof­asc­istes) au nom de la déf­ense de la laïcité et du fémin­isme, et de l’expul­sion des immi­grés – musul­mans ou pas (2). Cette coa­li­tion hété­roc­lite prétend ras­sem­bler de pseudo-« rés­istants » face à « l’inva­sion » sup­posée des immi­grés et de l’islam. Et ils n’hésitent pas à trai­ter leurs adver­sai­res de « col­la­bos », ou de « col­la­bo­bos ».

    Comment expli­quer de telles conver­gen­ces entre mili­tants de droite et de gauche ? Sont-elles vrai­ment nou­vel­les ?

    Il nous semble que cette évo­lution (appa­rem­ment) réc­ente a été précédée et préparée, à droite, par le long tra­vail sou­ter­rain des idéo­logues de ce qu’il est convenu d’appe­ler la « Nouvelle Droite » ou les « nou­vel­les droi­tes ». Cette étiqu­ette a été inventée pour qua­li­fier une mou­vance aux contours vagues, qui va du GRECE (et sur­tout de son ani­ma­teur Alain de Benoist, atteint d’une « inconti­nence de l’encrier » comme le dit l’un de ses copains fachos) au Club de l’Horloge en pas­sant par de nom­breux clubs, revues et col­lo­ques. Les indi­vi­dus formés ou influencés par ces différ­entes struc­tu­res ont à leur tour réint­erprété les mes­sa­ges qu’ils lisaient ou enten­daient, ce qui a donné nais­sance à une cer­taine caco­pho­nie idéo­lo­gique – par­fois volon­taire, les néodr­oitiers se plai­sant à pro­cla­mer tout et son contraire et à puiser chez des intel­lec­tuels aussi divers que Georges Dumézil, Claude Lévi-Strauss, Julius Evola, Louis Rougier, Robert Jaulin et Carl Schmitt.

    Je n’entre­rai pas ici dans le détail de tous les cou­rants et sous-cou­rants de la « Nouvelle Droite ». Il importe seu­le­ment de sou­li­gner ici qu’un cer­tain nombre d’intel­lec­tuels et de cadres mili­tants des grou­pus­cu­les d’extrême droite ont effi­ca­ce­ment contri­bué à « brouiller les lignes » et à semer la confu­sion entre droite et gauche, en récupérant beau­coup de thèmes que la gauche avait mis à la mode dans les années 60-70, même si la droite avait déjà exploité cer­tains de ces thèmes : éco­logie pro­fonde, rég­io­nal­isme anti-jaco­bin, anti-impér­ial­isme, bien sûr, mais aussi alter­mon­dia­lisme, mul­ti­cultu­ra­lisme (3) et fémin­isme (4).

    C’est sans doute aux Pays-Bas (5) que ce brouillage des lignes est allé le plus loin, puisqu’il existe dans ce pays un parti d’extrême droite, « natio­nal-popu­liste », impor­tant (24 députés sur 150), le PVV, Parti pour la liberté (6), qui prône l’expul­sion de tous les immi­grés musul­mans (ce qui est plutôt banal), mais défend aussi les Lumières, les droits des gays et des les­bien­nes, ce qui est plus rare à l’extrême droite : Théo Van Gogh, le déma­gogue qui succéda à Pim Fortuyn (7), et pré­céda Geert Wilders dans la dén­onc­iation du mul­ti­cultu­ra­lisme néerl­andais, de l’immi­gra­tion et de l’islam, avait cou­tume d’apos­tro­pher ses cri­ti­ques de gauche en leur lançant : « Vous prét­endez connaître les immi­grés maghrébins, mais moi, je les connais mieux que vous car je les baise régul­ièrement dans les back-rooms. » On ima­gine mal Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret ou même Marine Le Pen tenir ce genre de propos, quelle que soit leur volonté de moder­ni­ser leur dis­cours et leur look…

    Pourtant, si l’on par­court la pro­duc­tion « théo­rique » des grou­pus­cu­les racis­tes et fas­ci­sants de la « Nouvelle Droite » franç­aise depuis les années 60, par­ti­cu­liè­rement des « néo-païens », on déc­ouvre que cer­tains d’entre eux ne s’oppo­sent pas à l’homo­sexua­lité… tant qu’elle est dis­crète (8). Cette posi­tion est pour eux « cohér­ente » dans la mesure où ils van­tent les mérites de la civi­li­sa­tion grec­que anti­que et des sociétés « indo-europé­ennes » avant le chris­tia­nisme. Dans leur vison mythi­fiée de cet Age d’Or « indo-européen », ou « indo-ger­ma­ni­que », la notion de péché n’exis­tait pas encore ; la sexua­lité n’était donc pas sou­mise à autant d’inter­dits ; l’homo­sexua­lité et le les­bia­nisme cons­ti­tuaient des formes de rela­tions sexuel­les socia­le­ment admi­ses. Et un tel chan­ge­ment de posi­tion face à l’homo­sexua­lité n’est pas du tout anodin, car il touche à un élément cen­tral pour toutes les extrêmes droi­tes : la déf­ense de la famille. Pour un parti d’extrême droite, et a for­tiori pour un parti fas­ciste, reconnaître (même timi­de­ment) l’homo­sexua­lité c’est reconnaître impli­ci­te­ment qu’un des points fon­da­men­taux de son pro­gramme et de son idéo­logie n’est plus sou­te­na­ble dans les sociétés occi­den­ta­les moder­nes.

    Si cer­tains his­to­riens et poli­to­lo­gues ont déjà com­mencé à déc­rire l’évo­lution de la droite et de l’extrême droite depuis 30 ans, il n’en est pas de même à gauche. À part le filon sen­sa­tion­na­liste qui consiste à dén­oncer tous les anti­sio­nis­tes comme des antisé­mites (cf. les ouvra­ges de P.A. Taguieff qui tour­nent mal­heu­reu­se­ment aux pam­phlets approxi­ma­tifs dès qu’ils abor­dent les posi­tions de l’extrême gauche et de l’ultra­gau­che ; ou le livre de Michel Dreyfus, "L’antisé­mit­isme à gauche", qui croit qu’en rem­plaçant la pré­po­sition « de » par « à » on rés­oudra un pro­blème épineux et séculaire qui touche à la nature de l’anti­ca­pi­ta­lisme, et qui se permet lui aussi de lancer des accu­sa­tions infondées contre Lutte ouvrière et cer­tains ultra­gau­ches), on ne peut pas dire que les uni­ver­si­tai­res se soient beau­coup intéressés aux rap­pro­che­ments récents entre la gauche et la droite.

    Plus exac­te­ment, on trouve de nom­breux essais à propos de « l’isla­mo­pho­bie » qui prét­endent que la gauche a tou­jours été colo­nia­liste, que la majo­rité des phi­lo­so­phes des Lumières étaient racis­tes, et que l’uni­ver­sa­lisme de la gauche conduit à une impasse « euro­cen­triste ». Le pro­blème est que ces auteurs de la gauche « post­mo­derne » aban­don­nent tout esprit cri­ti­que face aux reli­gions, par­ti­cu­liè­rement face à l’islam, mais aussi face à l’isla­misme, prés­entant ce der­nier comme un mou­ve­ment éman­ci­pateur. La ques­tion de la reli­gion étant inti­me­ment liée à celle de la nation, on ne s’éton­nera pas que ces intel­lec­tuels, qui ont un regard tota­le­ment acri­ti­que sur le natio­na­lisme des Etats et des mou­ve­ments de libé­ration natio­nale des pays non occi­den­taux, soient inca­pa­bles de cri­ti­quer les reli­gions qui ryth­ment la vie quo­ti­dienne des peu­ples concernés.

    En dehors de Zeev Sternhell, vio­lem­ment cri­ti­qué par la plu­part des his­to­riens français, Marc Crapez est l’un des rares auteurs, à ma connais­sance, qui aient apporté quel­ques pistes intér­ess­antes sur la gauche réacti­onn­aire du XIXe siècle et ses conni­ven­ces idéo­lo­giques pro­fon­des avec ce qui allait deve­nir l’extrême droite (cf. notre arti­cle à ce sujet sur ce site 1586). Il montre dans son livre qu’au XIXe siècle et dans la pre­mière moitié du XXe siècle, il exis­tait déjà en France des cou­rants athées et racis­tes (à l’époque antisé­mites), anti­ca­pi­ta­lis­tes et natio­na­lis­tes : ces blan­quis­tes et ces com­mu­nards bou­lan­gis­tes de gauche étaient en quel­que sorte reconnus comme des « cama­ra­des dans l’erreur » par les autres ten­dan­ces socia­lis­tes de l’époque. Ils for­maient la bran­che « socia­liste-natio­nale » de la famille, et Riposte laïque aujourd’hui (l’antisé­mit­isme en moins le racisme anti-arabes en plus) en est la piètre héritière.

    Il faut donc dén­oncer ces rap­pro­che­ments idéo­lo­giques entre droite et gauche qui sont mor­tifères pour tout chan­ge­ment social, mais aussi sou­li­gner que la cri­ti­que des reli­gions doit tenir compte de leur évo­lution, et de l’évo­lution des com­por­te­ments poli­ti­ques des croyants et des fidèles. Sinon il est impos­si­ble affron­ter la ques­tion de l’islam dans les pays capi­ta­lis­tes occi­den­taux, et les pro­blèmes qui peu­vent être posés par l’influence néf­aste de cette reli­gion sur un cer­tain nombre de tra­vailleurs et d’exploités.

    Et cela concerne bien sûr d’autres reli­gions que l’islam : il suffit d’obser­ver l’apa­thie et la résig­nation encou­ragées par les pen­tecô­tistes dans l’émig­ration haïti­enne en France depuis le trem­ble­ment de terre du 13 jan­vier 2010, et la façon dont sur place ils prét­endent que le séisme serait une puni­tion divine pour la pra­ti­que du vaudou par le peuple haïtien !

    Y.C.

    Notes:

    1. Le terme d’iden­ti­taire a été choisi par ces indi­vi­dus pour éviter d’uti­li­ser le mot « natio­na­liste ». Il existe des grou­pes iden­ti­tai­res dans différents pays d’Europe.

    2. La même coa­li­tion réacti­onn­aire orga­nise des Assises inter­na­tio­na­les contre l’isla­mi­sa­tion le 18 déc­embre 2010. A ce propos, un site d’extrême droite annonce que je serais un des "invités sur­pri­ses" de ces Assises. Il s’agit bien évid­emment d’une blague débile. Malheureusement, la noci­vité des néodr­oitiers et des néof­asc­istes ne se limite pas à de telles plai­san­te­ries de pota­ches.

    3. C’est ainsi que le Vlaams Blok, devenu plus tard le Vlaams Belang, se réc­lame d’une « Europe mul­ti­cultu­relle de peu­ples mono­cultu­rels (et mono­ra­ciaux) » de struc­ture confé­dé­rale.

    4. La « Nouvelle Droite », en reconnais­sant les genres et en invo­quant un « uni­ver­sel féminin » a pu faire illu­sion.

    5. Ce n’est pas un hasard si le groupe De Fabel van de ille­gaal a étudié en détail com­ment l’extrême droite néerl­and­aise s’est emparée de thèmes comme l’alter­mon­dia­lisme, l’éco­logie et le fémin­isme (cf. le recueil d’arti­cles La Fable de l’illé­galité publié par Ni patrie ni fron­tières en 2004).

    6. Cf. les arti­cles sui­vants publiés sur le site mon­dia­lisme.org et dans la revue Ni patrie ni fron­tières : « Geert Wilders et le PVV aux Pays-Bas : Le « Parti pour la Liberté » vous exclura aussi ! » ; « De Geert Wilders à Riposte laïque, l’Internationale de la xénop­hobie » ; « Geert Wilders, un poli­ti­cien popu­liste et d’extrême droite » ; « Qui est vrai­ment Geert Wilders ? ».

    7. Pim Fortuyn fut assas­siné le 6 mai 2002 par un déséq­ui­libré se réc­lamant de l’éco­logie, et Théo van Gogh le 2 novem­bre 2004 par un Marocain musul­man.

    8. L’extrême droite actuelle, aidée par Riposte laïque, rejoue la même par­ti­tion, cette fois contre « l’isla­mi­sa­tion » ima­gi­naire de l’Europe.. Dans un arti­cle de "Pouvoirs" (n° 87, novem­bre 1998), Piero Ignazi signale qu’au début des années 90 le MSI néof­asc­iste, qui se trans­forma en Alleanza nazio­nale en 1994, adopta, à une courte majo­rité, une posi­tion hos­tile aux dis­cri­mi­na­tions contre les homo­sexuels en Italie.

  4. Jean-Louis Roche dit :

    MARCEAU COLEMAN LE PIC VERT DE LA GAUCHE CAVIAR
    L’antifâchisme démocrate à l’œuvre : Comment l’anarcho-trotskien Marceau Coleman bataille avec les moulins à vent des élites intellectuelles bourgeoises
    "Tout à la sécurité et à la course avec le Front national, on en oublie de voir ce qui intéresse vraiment les Français." Rama Yade

    Sans conteste, Coleman n’a ni patrie ni frontières… de classe. Marqué depuis sa jeunesse par le breuvage stalino-démocratique de la secte de Laguiller, il poursuit un chemin chaotique qui repose sur le fondamentalisme multiculturel US. Ses productions anarcho-trotskiennes, par voie de tract ou de revue, sont si orientées grossièrement en faveur de la démocratie multiculturaliste et antiraciste de l’oncle Samuel qu’il faillit se faire démonter le portrait il y a quelques années au milieu d’une manif fréquentée par de braves « jeunes de banlieue » au front bas musulmaniaque ; ce que j’avais réprouvé à l’époque (les menaces physiques contre lui comme sa morale politique pro-occidentale). Je connais l’individu depuis 40 ans. Il fût mon chef de rayon de LO pour la prospection dans les HLM de Cachan de signatures par les « prolos » pour de meilleurs transports en commun. Le petit chef trotskien était déjà hautain, ergoteur et falsificateur. Le voici, quarante ans plus tard, de son propre chef sans le comité central de LO, chevalier de la croisade contre le danger de l’extrême droite. Il dispose des colonnes de « la bataille socialiste », site œcuménique ouvert à tous les petits chefs sans troupes du caravansérail des marginaux du gauchisme officiel, du tiers-mondiste N.Dessaux à Coleman pour que ces intellectuels marginaux nous fassent la leçon de choses et les cours de morale dont nous avons besoin pour nous agenouiller devant l’idée dominante antifâchiste démocratique et antiraciste conviviale. Chercheur expérimenté en complot « fâchiste », Coleman nous instruit donc grâce à son ami Lucien de la Bataille pivertiste, et comme le Pic vert, il martelle du bec (Sa célèbre illustration Woody Woodpecker a été créée aux States en 1940 pour distraire les enfants de la guerre, pour leur inculquer… l’obstination de la victoire…).Ce drôle d’oiseau possède en effet toutes les couleurs de la gauche caviar … (la suite sur le blog du prolétariat universel).

  5. Entretien avec Yves Coleman « La Bataille socialiste dit :

    [...] tu es allé faire un topo à Lyon le 11 décembre dernier sur les convergences laïques-extrême droite. Comment s’est passée [...]

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