Une critique de Jacoby (Paul Mattick Jr., 1988)

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 Compte rendu de The Last Intellectuals paru dans Zeta Magazine, mars 1988, pp. 55-57. Paru en français dans L’Homme et la société N° 93 (1989).

Depuis la naissance de la République des Lettres au début de l’époque moderne, les intellectuels se sont préoccupés de leur propre condition et de leur rapport avec la société globale. Ils se sont assignés divers rôles : législateurs de l’humanité méconnus, conscience de la société, clercs traîtres, théoriciens de l’avant-garde révolutionnaire, gardiens d’une grande tradition, mandarins et révoltés.

Cette préoccupation de soi-même a pris un aspect particulièrement mélancolique aux États-Unis, où les amoureux de la culture avaient tendance à identifier l’Europe au vrai berceau des arts, et leur propre pays au domaine de Babbitt et au règne de la bêtise. La domination de l’économie mondiale par l’Amérique d’après la Seconde Guerre mondiale a apporté un peu d’auto-satisfaction dans le domaine des arts et des lettres aussi. Mais déjà au milieu des années 50 on se demandait avec inquiétude si, selon l’expression de H. Stuart Hughes, l’intellectuel n’était pas devenu « obsolescent ». Les Derniers Intellectuels de Russel Jacoby n’est que le dernier en date de toute une série de de livres et d’essais qui déplorent le déclin de l’intelligentsia aux États-Unis. En fait, ce que voit Jacoby est moins un déclin qu’une absence. Dans son livre il s’agit d’un vide culturel : d’une génération d’intellectuels — ils auraient maintenant la trentaine ou la quarantaine — qui n’a pas disparu mais n’est tout simplement jamais apparue. Ce qui manque, ce ne sont pas les gens qui travaillent avec des mots : il en existe assez pour lui donner matière à plusieurs chapitres de critiques à l’égard des écrivains actuels. Ses lamentations concernent spécifiquement ceux qu’il appelle les « intellectuels publics ». Les penseurs d’aujourd’hui sont des universitaires qui respirent davantage l’air de l’Université que celui de la bohème ou de la ville en général ; ils écrivent les uns pour les autres plutôt que pour le « public cultivé », dans des styles où domine le jargon plutôt que dans une « prose publique » d’usage courant, sur des sujets étroits, professionnels plutôt que sur des questions d’ordre général. Comment cette transformation s’est-elle produite ? L’élément le plus important, selon Jacoby, c’est l’effet des « vents économiques qui propulsent la vie culturelle, et qui, à certains moments, la glacent ». Deux mutations économiques surtout peuvent expliquer l’absence de cette génération d’intellectuels : « la substitution croissante des employés de sociétés aux entrepreneurs, ouvriers et artisans indépendants ; et l’ « explosion » de de l’enseignement supérieur après la Seconde Guerre mondiale. Sous l’influence de ces courants, les intellectuels sont passés de l’indépendance à la dépendance, de l’écriture free-lance à l’enseignement dans les universités » ». La transformations des des zones urbaines où ils avaient toujours habité était cruciale dans ce mouvement des intellectuels. L’habitat naturel de l’intelligentsia est la bohème, et « la bohème vit de la ville ». La ville a commencé à décliner après la guerre au moment où la prospérité suscitait le déplacement massif de sa population vers les banlieues ; et la renaissance récente des centres urbains, créée en grande partie, et paradoxalement, par une migration de retour des banlieues, n’a pas rendu les villes plus vivables pour ceux qui ne peuvent payer les prix élevés du logement urbain d’aujourd’hui. La « belle vie » en banlieue ou dans un loft rénové exige un revenu stable de professeur titularisé. C’est ainsi que, tout comme d’autres professionnels jadis économiquement indépendants les intellectuels sont devenus aussi les employés d’institutions de grande envergure.

La montée de la Nouvelle Gauche dans les années 60 semblait promettre la renaissance des « intellectuels publics ». Mais vingt ans plus tard on s’aperçoit que cette promesse a été trompée : les intellectuels de la Nouvelle Gauche ont suivi leurs prédécesseurs et sont entrés à l’Université. Cette tendance, en développant une perspective de gauche en économie, en histoire, en sociologie, etc., a certes transformé de manière remarquable les disciplines universitaires, mais au prix du confinement d’énergies critiques dans la production d’une littérature « en grande partie technique, illisible, et — à l’exception des spécialistes — qu’on ne lit pas ». Bref, pour les professeurs que sont devenus les militants de la Nouvelle Gauche, la liberté universitaire n’a signifié en général « rien de plus que la liberté d’être universitaire ». Ici comme dans d’autres secteurs, la professionnalisation a amené la dépolitisation, l’auto-limitation à des buts institutionnellement reconnus, l’acceptation des conventions au nom de l’avancement et de la sécurité de l’emploi, le « retrait de l’énergie intellectuelle d’un champ large vers une discipline plus étroite ».

Les professeurs sont toujours faciles à attaquer, et en général ils le méritent. Si Jacoby exagère dans son rôle de simple bonhomme qui ne comprend rien à tous ces discours hyper-compliqués d’érudits, il n’en est pas moins vrai que les universitaires sont en effet enclins à jargonner et à faire preuve d’un amour-propre grotesque. Néanmoins, la critique de Jacoby ne correspond pas à la situation actuelle du monde universitaire. Le ton de sa discussion de la philosophie, par exemple, repose sur cette accusation: « La plupart des philosophes ont coupé tout lien avec les grandes questions, ils négligent l’histoire, la littérature, la religion et l’art ». Or, malgré le manque d’éclat de nombre d’ouvrages de philosophie récents, ce sont précisément ces domaines qui sont maintenant de plus en plus souvent abordés. Jacoby regrette que la revue Telos, à laquelle il était associé, n’ait eu aucun impact sur la philosophie américaine. Il est possible que Telos ne soit pas largement reconnue, mais les auteurs qu’elle a défendus, Lukacs, Gramsci et les membres de l’École de Francfort, le sont désormais tout à fait. En ce qui concerne l’histoire, pour prendre un autre exemple, la prédominance grandissante de « l’histoire sociale », avec sa multitude d’ouvrages sur les minorités, les femmes, les ouvriers, destinés aux spécialistes mais aussi au grand public, met en doute l’affirmation de Jacoby selon laquelle le travail de Herbert Gutman « appartient à un monde culturel presque abandonné ».

Pour Jacoby les lumières des intellectuels de gauche d’aujourd’hui sont bien faibles à côté de celles de leurs ancêtres : il existe, par exemple, « des quantités d’économistes marxistes, mais aucun Sweezy, aucun Braverman ». Je partage sa piètre opinion d’une grande partie des travaux de gauche récents en économie, mais l’opposition est fausse. Baran et Sweezy, les seuls économistes sur lesquels Jacoby s’attarde un peu, se distinguaient à leur époque moins par la qualité de leur travail que par la rareté des économistes marxistes ayant accès en Amérique à des revues ou à une maison d’édition. (Leur propre répugnance à publier ou discuter le travail des marxistes qui critiquaient leurs positions, n’a pas amélioré la situation.) Il n’est pas exact non plus que « l’école de Monthly Review manque d’élèves pour continuer son travail ». La dévotion de Baran et Sweezy à la voie stalinienne vers le socialisme a été effectivement abandonnée, en même temps qu’une image de la réalité capitaliste devenue largement caduque avec les développements des quinze dernières années. Mais la proximité théorique de leur travail, en tant que variante de l’aile gauche du keynésianisme, avec le courant dominant de l’économie, explique à la fois sa prééminence de naguère en tant que marxisme « officiel » et la continuité de son rôle en tant que point de départ pour le développement de l’économie de gauche universitaire.

La critique de Jacoby, ces exemples en témoignent, manque de profondeur. Il regrette qu’aucun jeune économiste de gauche n’ait « encore écrit un livre du calibre de Monopoly Capital », sans donner de critères pour juger de ce « calibre ». Des travaux d’historiens de gauche sont mentionnés sans être examinés ; la sociologie marxiste est ridiculisée, mais non analysée. C’est dommage, car le principal chef d’accusation de Jacoby — à savoir que le marxisme universitaire, sans réintégrer entièrement l’orthodoxie, « a même réussi à se défaire de ce qui faisait la force du marxisme » — est exact dans l’ensemble. Jacoby semble déterminé à donner lui-même l’exemple de l’absence d’intellectualisme qu’il déplore, en refusant d’examiner le contenu des travaux universitaires, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Également simpliste est la discussion du déclin de la « dernière » génération des vrais intellectuels — ceux dont la première période d’activité correspond aux années 30, 40 et 50, et qui sont passés, dans les années d’après-guerre, de l’indépendance à l’Université, de la dissidence au conservatisme. Jacoby suggère que l’identification populaire entre la gauche et les intellectuels juifs est peut-être une illusion; il remarque que peu d’entre eux sont restés de gauche, alors que les « solides origines américaines » d’écrivains comme C. Wright Mills, Kenneth Rexroth, Michael Harrington et Gore Vidal, leur ont permis de se distancier par rapport à la culture nationale « ce qui à long terme a soutenu leur radicalisme ». Peut-être « l’aliénation personnelle n’engendre t-elle pas un radicalisme hardi ». Mais comme Jacoby le reconnaît lui-même, la force de cet argument dépend du seul fait qu’il ne vise que les « intellectuels publics visibles ». Il ne traite pas ici de l’aile gauche du « public » (pour Jacoby, invisible) en tant qu’ensemble de sujets intellectuels pendant une période de mouvements de masse radicaux. Une autre faiblesse au moins aussi importante caractérise l’approche globale de Jacoby, celle de mettre en bloc libéraux, socio-démocrates, staliniens, trotskistes, etc., dans une seule catégorie: les « gens de gauche »  (radicals) ou « contestataires » (dissenters). Il distingue par contre les « anarchistes » des « marxistes » — comme si ces termes désignaient des types uniformes — , les premiers étant « moins vulnérables à la corruption des titres et des salaires » (Bien que le seul anarchiste dont il évoque l’histoire ait débuté comme léniniste et ne soit devenu anarchiste qu’après la guerre.) Mais ses catégories grossières n’offrent aucune prise aux différences qu’il se propose de discuter. En particulier, il ne se demande pas comment le gauchisme (radicalism) de certains des intellectuels juifs dont il traite, différait de leur conservatisme ultérieur. Et en examinant la polarité juif/non juif exclusivement par rapport à la dimension extériorité/intériorité (outsider/insider), il oublie de se demander dans quelle mesure les pérégrinations politiques des intellectuels juifs n’ont pas été affectées par le pacte germano-soviétique et l’entrée des États-Unis dans la guerre contre les nazis. L’affirmation que les écrivains des années 40 étaient les derniers intellectuels découle en partie  de la conception restreinte qu’a Jacoby du travail intellectuel, qu’il limite « aux ouvrages qui ne sont pas de fiction, en particulier la pensée littéraire, sociale, philosophique et économique », en excluant les écrits sur l’art. Exclusion de taille dans une période où la vie intellectuelle s’est concentrée d’une manière obsessionnelle sur les arts. Curieusement, la science ne semble pas exister pour Jacoby en tant que domaine dans la vie intellectuelle ; ainsi le nom de Stephen J. Gould, sans doute l’un des intellectuels les plus lus parmi ceux qui s’adressent à un grand public, n’apparaît pas dans le livre de Jacoby. Mais même en ce qui concerne les domaines abordés il néglige un certain nombre de jeunes écrivains qui pourraient être qualifiés d’« intellectuels publics » : ni Paul Berman, ni Katha Pollitt, Sven Birkerts, Jeremy Brecher, Barbara Ehrenreich, Michael Sorkin, Ellen Willis ne sont mentionnés ici. Le féminisme en particulier est honoré du bout des lèvres, mais n’est pas vraiment pris en considération en tant que domaine où le travail intellectuel a pourtant largement dépassé les confins de l’université. Le conservatisme de Jacoby se manifeste également dans la limitation de son enquête à l’écrivain traditionnel, excluant ainsi des personnalités telles que Art Spiegelman et Harvey Pekar, et avec eux les metteurs en scène de films comme The Atomic Cafe et Rate It X.

Les Derniers Intellectuels est une complainte sur les intellectuels d’aujourd’hui qui n’utilisent plus «un langage public, courant » », puisqu’en tant qu’universitaires ils ne s’adressent plus à un « monde public ». Mais que signifiait, au bon vieux temps, écrire pour le « public » ? Pour commencer, qui était ce public ? Non seulement Jacoby ne nous le dit pas mais il ne pense même pas à le demander. A part le fait d’être « cultivé » (sans préciser — c’est typique chez Jacoby — ce qu’il faut entendre par là), le public ne se caractérise dans son livre que par la négation : il est, ou était, non-universitaire et non-spécialisé. Ce qui non seulement escamote les questions sur la place des universitaires dans le public intellectuel d’il y a quarante ans [1], mais encore ignore les changements survenus dans le nombre et la position des enseignants d’Université et des diplômés supérieurs (graduates) aux États-Unis aujourd’hui. Si Jacoby fait allusion à la croissance du nombre des inscrits à l’Université depuis la Seconde Guerre mondiale, cela ne le conduit pas pour autant à spéculer sur les implications de ce fait concernant la nature du public — ou plutôt des publics — et son rapport au travail intellectuel. L’Université n’est plus l’institution marginale ou d’élite qu’elle était jadis, et une grande partie du public qui fréquente les librairies des grandes villes ou d’ailleurs n’est probablement pas intimidée par le contenu, ni même par le style d’écriture universitaires.

De même que le public est nommé sans être analysé dans l’ouvrage de Jacoby, la figure de « l’intellectuel » n’y est pas explicitement décrite mais doit être construite par le lecteur à partir des éloges ou des critiques décernés aux divers héros et vilains. L’intellectuel que recherche Jacoby était « indépendant » — c’est-à-dire qu’il (ou elle, mais le plus souvent il) travaillait pour un magazine ou un éditeur plutôt que pour une université (comme Wilson ou Mumford), avait de l’argent (comme Sweezy), ou un poste universitaire, mais se comportait — et était perçu — – comme quelqu’un d’extérieur (an outsider) (comme Mills ou Baran). « Être incorrigiblement indépendant, qui ne dépendait de personne », son habitat naturel était la bohème, aux marges du monde des institutions bourgeoises. Il était encore cependant responsable du bon fonctionnement de la « courroie de transmission de la culture ». Et c’est pour cette raison que sa perte est tellement grave: le mariage de l’intellectuel avec l’Université représente l’abandon de toute opposition à ces forces — « le succès délirant de la télévision, l’expansion des banlieues, la désagrégation des villes, l’enrichissement des universités » — qui marquent la fin d’une culture vécue par « un milieu cultivé plus étendu ».

Ainsi, « l’intellectuel indépendant » de Jacoby est ce citoyen de la République des Lettres dont la fidélité, ou la trahison, envers la communauté des « intellectuels et de leurs sympathisants partout » est l’unique condition de possibilité de la haute culture. Traditionnellement il était censé se tenir en dehors et au-dessus du monde social (parallèlement à l’État, tel que la théorie bourgeoise l’imaginait,  cet État que l’intellectuel espérait souvent influencer), de manière à pouvoir agir comme sa conscience. Jacoby a raison, à mon sens, de considérer que cette conception — qui inclut des versions récentes tel que le fantasme de l’intelligentsia comme « nouvelle classe » montante — devient difficile à maintenir dans les conditions actuelles. Mais son analyse de la signification de ce changement pâtit de l’absence d’une réflexion ur la nature de cette indépendance dont il dénonce la perte. Sa source se trouve dans la transition cruciale effectuée au cours du XVIII° siècle, où les écrivains et les artistes passaient de la dépendance d’un patronage aristocratique à la lutte pour se caser sur le marché littéraire et artistique en plein développement. Les limites de cette nouvelle indépendance étaient déjà visibles au début du XIX° siècle, quand la tension entre ce qu’ils percevaient comme l’héroïsme de la personnalité créatrice et l’impersonnalité commerciale du marché, émergeait comme thème central de l’intelligentsia « aliénée ». Étant donné la généralisation des rapports marchands qui embrassaient même les arts « libéraux » de jadis, fondés sur la primauté sociale du travail salarié, le praticien de ces arts serait amené, ce n’était qu’une question de temps, comme le constate Jacoby, à échanger ce qui lui restait de son indépendance contre un salaire régulier.

Puisque Jacoby prend la division entre ceux qui développent une pensée créatrice pour un « public cultivé », et le reste de la population, comme une donnée et non comme un thème à soumettre à la critique, il semble incapable d’imaginer une autre issue à l’éclipse actuelle de l’intelligentsia que celle d’une renaissance à travers un acte de volonté et au mépris des tendances historiques. Ce qui, comme Jacoby le fait remarquer, est improbable. Mais les changements réels qu’il souligne dans son ouvrage contribuent à faciliter une meilleure compréhension des intellectuels et en des termes autres que ceux d’opérateurs d’une « courroie de transmission » culturelle. Le mouvement qui redéfini l’intelligentsia — le passage de l’indépendance vis-à-vis du marché à l’emploi institutionnel — nous permet de voir plus clairement les déterminations sociales de l’activité intellectuelle, autrefois occultées par l’idée de « l’indépendance ». En suggérant une nouvelle conception de l’intellectuel comme participant à la division sociale du travail, il nous rappelle également que les éléments de la culture, selon les mots de Walter Benjamin, « doivent leur existence non seulement aux grands esprits et aux talents qui les ont créés, mais aussi au travail anonyme de leurs contemporains ». La spécialisation de certains dans « la vie de l’esprit » non seulement repose sur le travail matériel des autres, mais tend aussi à cacher, même à ces autres, leur capacité de pensée créatrice.

Une rupture véritable avec la restriction du travail intellectuel à des penseurs et écrivains professionnels exigerait l’avènement d’un mouvement social opposé à l’institution du travail salarié sur laquelle repose la forme moderne de cette restriction. Ce serait la seule manière de rendre possible dans la pratique comme dans la théorie la critique de ces établissements universitaires et autres où les intellectuels, quelles que soient leurs options politiques, sont contraints de contribuer pour leur part à la reproduction de la structure de classe bourgeoise. Pour que cela se réalise, il leur faudrait admettre qu’ils ont autant à apprendre des non-intellectuels qu’à leur enseigner. Il y a eu des moments, vite engloutis par l’Histoire, où de telles possibilités ont été entrevues, comme lorsque les étudiants français en 1968 ont transformé leurs universités et facultés des beaux-arts en forums ouverts de discussion et en ateliers de production culturelle. Les intellectuels susceptibles de saisir de telles occasions pour échapper aux contraintes de l’Université seront ceux qui trouveront moyen de se voir, non comme les derniers dispensateurs de la culture, mais comme des participants qui contribuent par leurs compétences particulières et leurs idées à un processus collectif de transformation sociale.

(Traduit par Robert Sayre)

Note:

[1] En 1941 Partisan Review avait envoyé un questionnaire à ses 800 abonnés individuels. Parmi les 250 qui avaient répondu (10 % du chiffre global des lecteurs), les cinq professions les plus fréquentes étaient : enseignants (19 %), étudiants (12 %), écrivains (10 %), employés de bureau (5%) et médecins (5%). (8, 4, juillet-août 1941).

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