De Leon (1852-1914)

Daniel De Leon

Né à Curaçao, ayant d’abord séjourné aux Pays-Bays et en Allemagne, il est arrivé aux Etats-Unis vers 1872-74, étudie à l’Université Columbia à New-York et entre dans les Chevaliers du Travail. Il rejoint le Socialist Labor Party, en 1890, qui n’est alors qu’un groupe de propagande socialiste, et le transforme en l’un des plus puissants partis ouvriers ayant existé dans ce pays. Candidat en 1902 au poste de gouverneur de New-York, il obtient 15 000 voix. Malgré cela une grande partie des socialistes prônent l’abandon du SLP et la création du Socialist Party of America.

Critiquant l’AFL, De Leon est aussi partie prenante de la fondation en 1905 des Industrial Workers of the World (IWW), une organisation ressemblant au centrales syndicalistes révolutionnaires européennes. Il est expulsé des IWW en 1908 et fonde Détroit les Workers’ International Industrial Union (WIIU) qui ne lui survivent que jusqu’en 1924. Le “De Leonisme” dans les pays anglo-saxons réfère toujours à une forme de marxisme guesdiste teinté de syndicalisme révolutionnaire, opposée à la social-démocratie réformiste. On pourrait supposer que coincés entre celle-ci et le stalinisme, les “de leonistes” devaient rester marginaux, mais leur Socialist Labor Party dépassait les trotskystes aux élections américaines: en 1948, Edward Teichert dépasse les 29 000 voix devant le trotskyste Dobbs (13 600), en 1956 Eric Hass (44 300) dépasse le même Dobbs (7 800), en 1960 Hass (40 000) dépasse toujours Dobbs (17 000).

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