Dunois (1878-1945)

Amédée Catonné dit Dunois

Né le 16 décembre 1878 à Moulins-Engilbert (Nièvre), son grand-père républicain avait dû s’exiler en Espagne suite au coup d’Etat de 1851. Dunois est d’abord libertaire, écrivant aux Temps nouveaux (1906) puis entrant en 1908 à la Bataille syndicaliste et en 1909 à la Vie ouvrière. À partir de 1911, il collabore, aux côtés de Jean Jaurès, en qualité de rédacteur politique à l’Humanité, dont il devient secrétaire général en 1918.
Pendant la guerre de 1914-1918, il participe activement au mouvement minoritaire contre l’union sacrée. Il poursuit, après l’armistice, le même combat, soutient l’adhésion à l’Internationale communiste et devient directeur suppléant du Bulletin communiste. Le gouvernement réactionnaire de Bloc national l’emprisonne en 1921. Membre du Comité directeur du PCF de 1922 à 1924, il participe à la rédaction de la Lettre des 250 à l’IC en 1925, est peu à peu écarté de toute responsabilité et quitte le parti communiste en 1927, d’abord pour le P.O.P. (mène campagne en 1929 dans le Cri du peuple pour l’unité syndicale), puis la SFIO (en 1930) où il participera désormais à la tendance de gauche, la Bataille socialiste (se rangera du côté de Zyromski lors de la scission de la GR) et sera un collaborateur infatigable du Populaire. Il rédige quelques brochures de la SFIO: Les partis politiques devant le socialisme; Le Premier Mai, esquisse historique; Jaurès internationaliste; Vade mecum du candidat et du propagandiste.

Dès septembre 1940, Amédée Dunois organise (à 61 ans) l’activité clandestine du Parti socialiste (en zone Nord). C’est lui qui rédige le Populaire clandestin dont il écrit la plupart des articles. Dévoué et désintéressé jusqu’à l’abnégation, Amédée Dunois reste à Paris, malgré la possibilité qui lui est donnée en 1943 de partir pour Alger. Perquisitionné à plusieurs reprises par la Gestapo, il est arrêté, le 8 octobre 1943, reste incarcéré à la prison de Fresnes un mois. Arrêté pour la deuxième fois, le 17 janvier 1944, il est déporté, le 4 juin au camp d’Oranienburg. Transféré à Bergen-Belsen en février 1945, il y succombe moins d’un mois avant la libération du camp.

TEXTES

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