Guérin (1904-1988)
Daniel Guérin
D’une famille bourgeoise, rédacteur à Monde d’H. Barbusse puis à la Révolution prolétarienne, il visite en 1932 et 1933 l’Allemagne et en ramène un émouvant La Peste brune, qu’il complètera par la suite d’un ouvrage plus théorique Fascisme et grand capital (1937), qui s’inspirera beaucoup des travaux d’A. Nin (dont la traduction par Naville restera inédite).
Co-fondateur du Centre laïque des auberges de jeunesse, il s’engage en 1935 dans la GR dont il fait partie du Comité directeur. Il représente la tendance au conseil d’administration du Populaire et à la commission coloniale du parti et prend la défense des trotskystes au P.S.O.P. Dans ses mémoires, Maurice Jaquier l’interpelle ainsi: "Toi, Daniel Guérin, si fier d’avoir retenu l’attention de Trotsky au point que ta tête s’en enflait terriblement". Guérin part en 1939 à Oslo y tenir un secrétariat du front ouvrier international. Il adhère pendant la guerre à la IV° Internationale.
En 1946 il publie La Lutte des classes sous la Première république. De décembre 1946 au début de 1949, il séjourne aux États-Unis, sur lesquels il écrit plusieurs livres. De retour en France il aide C. Bourdet à lancer L’Observateur, collabore avec les «titistes» français, groupés autour de Clara Malraux, à la revue Contemporains (1950-1951) et milite dans la Nouvelle Gauche (U.G.S.) et au Comité France-Maghreb. En 1960 il signe le Manifeste des 121. Son inventaire en 1963 des papiers de M. Pivert déposés aux Archives nationales lui sert de matière à son célèbre livre Front populaire, révolution manquée.
En 1965 il est au Comité pour la défense d’Ahmed Ben Bella, le premier président algérien limogé par une révolution de palais de la bureaucratie militaire du FLN. Auteur d’une anthologie de l’anarchisme à succès, il adhère au Mouvement communiste libertaire (1969) puis à l’Union des travailleurs communistes libertaires (1980). Ce que certains ont considéré comme son dilettantisme l’amène par exemple à soutenir la candidature d’Alain Poher aux présidentielles de 1969, un an après avoir donné des conférences sur l’autogestion dans la Sorbonne occupée.

D. Guérin & M. Pivert au congrès du P.S.O.P. (mai 1939)
TEXTES:
- La Révolution espagnole et nous [avec Pivert] (08-1937)

- Sortons enfin de l’équivoque (01-1938)

- A propos de la “motion préalable” (06-1939)

- Lettre à H. Beuve-Méry (02-1950)

- Le fascisme – Promesses et réalités (1956)
pdf 
- La révolution déjacobinisée (04-1957)
[+ esp
zip externe] - Lenin o el socialismo desde arriba (1957)
pdf 
- Marxismo y socialismo libertario (1959).
.pdf 
- Présentation de « Quand le fascisme et la guerre nous devançaient » (1960)

- Pour l’unité syndicale (1963)

- La Peste brune (I: Avant la catastrophe) (1965)

- Cuba-Paris (1968)
pdf 
- Pour le peuple tchécoslovaque (1969)

- Préface à Sur la deuxième guerre mondiale, L. Trotsky (1970)
pdf 
- Le destin de la spontanéité luxemburgienne et Rosa Luxemburg et la grève de masse (1971)

- Post-scriptum à Sur la deuxième guerre mondiale (1974)
pdf 
- Daniel De Leon et les IWW (1977)

- De l’autogestion à la bureaucratie soviétique, 1917-1921 (1981)

- Prefacio al estudio de Fontenis El Mensaje Revolucionario de "Los Amigos de Durruti" (1983)

- Note introductive à Espagne 1936-37 de Paetcher (1986)

- Pour le communisme libertaire (morceaux choisis posthumes, 2003)
lien


Voir aussi:















































































Brochure sur l'assassinat d'A. Nin 




Mémorial de 












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1 septembre 2008 à 19:41 |
[...] enfin de l’équivoque (1938) Article de Daniel Guérin dans Les Cahiers rouges de janvier [...]
27 décembre 2008 à 13:12 |
[...] août et septembre 1932, dans ces mois qui précèdent l’accession d’Hitler au pouvoir, Daniel Guérin part sac au dos visiter cette Allemagne qu’on perçoit comme à la veille d’un affrontement [...]
20 juillet 2009 à 17:33 |
[...] retrouve semblable constat sous la plume de Daniel Guérin. Lui aussi relève en Yougoslavie un décalage entre la théorie et la pratique, et lui aussi prend [...]
25 janvier 2010 à 23:23 |
[...] une première partie, Spontanéité et conscience, Daniel Guérin retrace les événements et les débats qui ont conduit Rosa Luxemburg à élaborer une conception [...]
30 août 2011 à 14:14 |
[...] 15 avril – « Nous n’occupons pas les locaux, a déclaré M. Daniel Guérin, un des secrétaires de la fédération de la Seine. Ces locaux sont les nôtres. Des camarades [...]
30 août 2011 à 14:14 |
[...] 15 avril – « Nous n’occupons pas les locaux, a déclaré M. Daniel Guérin, un des secrétaires de la fédération de la Seine. Ces locaux sont les nôtres. Des camarades [...]
30 août 2011 à 18:18 |
[...] (Guérin, 1968) Par lucien Brochure de Daniel Guérin de 30 pages, publiée chez l’auteur en mai 1968, mise en ligne au format pdf. Merci à [...]
30 août 2011 à 21:23 |
[...] le fascisme et la guerre nous devançaient » (Guérin, 1960) Par lucien Texte de Daniel Guérin. Il s’agit de la première page présentant la deuxième édition en brochure d’un [...]
3 septembre 2011 à 15:42 |
[...] signification propre et qu’il faut comprendre « en soi ». La tâche de Daniel Guérin [1] consistait d’abord à nier l’originalité radicale du fascisme en prouvant [...]
11 mars 2012 à 10:32 |
[...] de Kurt Landau sur la guerre d’Espagne, de Pannekoek, sur les conseils ouvriers, de Daniel Guérin sur le communisme libertaire, de Maurice Dommanget sur la Révolution française de Victor Serge, [...]
28 avril 2013 à 23:00 |
[...] Pour en savoir et en lire plus sur Daniel Guérin voir le site http://www.danielguerin.info et bataillesocialiste.wordpress.com [...]