Archives de la catégorie ‘Moyen-Orient’

Craintes pour la vie du syndicaliste iranien emprisonné Mohammad Jarahi

24 mars 2013

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Il y a des craintes croissantes pour la vie du militant syndical emprisonné Mohammad Jarahi, connu pour être atteint d’un cancer de la thyroïde. Jarahi, qui est membre du Comité de Coordination pour Aider à la Formation d’Organisations de travailleurs, a été arrêté en juin et condamné à cinq ans de prison. Il est maintenant dans la deuxième année de sa peine.

Jarahi subi une intervention chirurgicale le 16 février de cette année. Les résultats des tests suite à l’opération montrent qu’il a un cancer thyroïdien. Selon ses médecins, Jarahi devrait commencer son traitement dès que possible. Malgré les efforts de sa famille pour qu’il ait immédiatement un traitement médical hors de la prison, Jarahi continue d’être emprisonné.

Mohammad Jarahi est en prison uniquement pour ses activités syndicales. Il ne devrait pas être en prison, il devrait être en mesure de recevoir des soins médicaux d’urgence et un traitement hors de la prison.

Free Them Now! appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de Mohammad Jarahi.

Maryam Namazie.

Iran: Cinq militants ouvriers arrêtés

12 mars 2013

Le jeudi 7 mars à 6 heures du matin, cinq militants ouvriers et membres du « Comité de Coordination pour Aider à la Formation d’Organisations Ouvrières » ont été arrêtés par les agents du ministère des renseignements dans la ville de Sanandaj.

Les militants arrêtés le 7 mars sont : Wafa Ghaderi, un célèbre militant ouvrier, Khaled Husseini, Behzad Farajolahi, Hamed Mahmoud Nejad et Ali Azadi.

Le Comité de Coordination pour Aider à la Formation d’Organisations Ouvrières appelle toutes les organisations ouvrières,  de défense des droits humains et les particuliers à exprimer leur forte condamnation de cette attaque contre les organisations ouvrières et les militants en Iran et à demander la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées.

Coordinating Committee to Help Form workers’ organisation (http://www.khamahangy.com. komite.hamahangi@gmail.com)

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On Thursday 7th of March 2013 at 6 in the morning, about 5 worker activists and members of “Coordinating Committee to Help Form workers’ organisation” were arrested by the agent of intelligence ministry in city of Sanandaj.

The worker activists arrested on March 7th included: Wafa Ghaderi a well known worker activist, khaled Husseini, Behzad Farajolahi, Hamed MahmoudNejad and Ali Azadi.

“Coordinating Committee to Help Form workers’ organisation” is calling on all labour and human rights organisations and concerned individuals to express their strong condemnation for this attack on labour organisations and activists in Iran and demand the immediate and unconditional release of all detainees.

Campagne de solidarité avec les travailleurs de la Southern Oil Company en Irak

1 mars 2013

La souffrance des travailleurs de la Southern Oil Company est devenue intolérable, faisant face à la négligence et à des sanctions quand ils expriment leur revendications. Dans le passé, ils ont organisé beaucoup de manifestations et de grèves et ont obtenu une partie de leur revendications légitimes, mais la direction est revenue sur sa position et n’a pas respecté son accord avec les travailleurs.

Nous, soussigné-e-s, soutenons les revendications légitimes posées par les travailleurs de la Southern Oil Company, qui sont aussi les revendications avancées par le Comité de défense des droits des travailleurs du secteur pétrolier :

1 Payer aux travailleurs de la société les profits désignés accumulés depuis 2010, s’élevant à 305 millions de dollars étant donné qu’à la lumière de la corruption financière, nous pensons que ce sera compromis.

2 Construire des maisons sur les terres qui ont été distribuées aux ouvriers il y a 8 ans par les sociétés d’investissement et ne pas mettre les charges sur les ouvriers, ainsi que désigner et distribuer des terres à ceux qui y sont éligibles.

3 Abolir toutes les décisions restreignant le syndicalisme et promulguer un code du travail juste et équitable.

4 Rendre accessible les traitements médicaux pour les ouvriers des champs pétroliers qui ont été des scènes de batailles et de matériaux radioactifs pendant des années, particulièrement au nord et au sud de Rumaila.

5 Arrêter la privatisation des hôpitaux désignés pour soigner les travailleurs.

6 Elever les bonus de 1000$ à 4000$ par an pour tous les travailleurs du secteur pétrolier.

7 Recommencer la prise en compte de l’âge des travailleurs et des classifications qui ont cessé depuis 11 ans.

8 Dévoiler les détails de la nouvelle prime approuvée par le ministre et l’annonce de son budget.

9 Remettre en place les rotations, les vacances et les compensations pour le travail dangereux.

10 Activer le travail du département de formation et développement et reconnaître les cours mis en place sur les champs pétroliers.

Nous appelons les amoureux de la liberté, les forces et organisations progressistes, les syndicats, à se tenir aux côtés des travailleurs du pétrole à Bassorah, qui dénoncent toutes sortes de menaces et négligences auxquelles ils sont exposés ainsi que de soutenir leur justes revendications.

signer en ligne : http://www.ahewar.org/camp/i.asp?id=389

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Premiers signataires:

Mazin Qasim (Canada), Fabienne Melmi (Italie), Stéphane Julien (France), Ali Inad (Norvège), Mryam Abdulrahman (Canada), Aras Rashid (Canada), Suzanna Zhila (Suède), Rowan Noor Younis (Irak), Evan Darraji (Irak), Cameran Azad (Australie), Khaled Khalil (Egypte), Michael Mahdi (USA), Adil Ahmed (Canada), Intisar khalil (Canada), Saeed Mustafa (USA), Nadir Abdul-Hameed (Danemark), Azar Modaresi (Grande-Bretagne), Masoud Ghahramani (Allemagne), Ladan Dawar (Allemagne), Mohamad Jafari (Grande-Bretagne), Salah Irandoust (Canada), Mino Hemati (USA), Khaled Zaheri (Suède), Renaud Romagnan (France), Noori Bashir (Grande-Bretagne), Michael Eisenscher (USA), Giorgio Corrias (Italie), Mohammed Raasti (Allemagne), Delshsd Amini (Canada), Tofigh Mohammadi (Suède), Jalal Barkhordar (Canada), Dave Bleakney (Canada), Noureddine Ziani (Maroc), Mosleh Rebwar (Suède), Mohamad Fatahi (Grande-Bretagne), Sahand Hosseini (Allemagne), Salar Saeed (Grande-Bretagne), Ammer Sabir (Australie), Taher Esa (Finlande), Jane Marsh (Canada), Imane Mrabet  (Maroc), George Tomaszewski (Canada), Erik Demeester (Belgique), Elias Assad (Canada) …

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Le nouveau code du travail irakien, code d’un nouvel esclavage

15 décembre 2012

Par Falah Alwan, président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak

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Plus de 100 objections ont été faîtes sur les 156 articles formant l’ébauche du nouveau code du travail. Un tel problème signifie que ce nouveau code est inacceptable. Et ces objections le mine.

Depuis 2004, il y eu cinq ébauches du nouveau code du travail en Irak, aucun d’eux ne fut connu publiquement ou par les syndicats ouvriers. Le Ministre du Travail, se coordonnant avec la fédération gouvernementale [1] a élaboré la dernière ébauche du code du travail subrepticement, comme si ils préparaient une conspiration. Les autres syndicats en Irak n’ont eu des copies du dernier jet il y a seulement un an, par le Solidarity Center [2].

Le brouillon récent du code du travail n’est pas simplement le résultat d’un développement normal des nécessités économiques, ou une sorte de remède à la crise économique. C’est le résultat direct de la politique du F.M.I. imposée par l’occupation américaine en collaboration avec le gouvernement. Donc combattre ce nouveau code, c’est combattre contre les politiques d’occupation et le nouveau libéralisme.

L’esprit du brouillon est de légitimer les intérêts capitalistes et de les défendre dans un cadre officiellement autorisé.

Les notes sont tellement variées que nous ne pouvons pas toutes les exposer avec détails ; ainsi nous nous focaliseront seulement sur les points importants.

Le nouveau code du travail confirme les lois de l’ancien régime, qui considéraient les travailleurs du secteur public comme des agents officiels, leur privant des droits et garanties élémentaires, les interdisant le droit d’organisation et de grève.

Beaucoup des articles du nouveau code du travail sont là pour assurer les intérêts capitalistes. Plus d’un article donne le droit aux capitalistes de licencier les travailleurs sans motif. Le renvoi des ouvriers est à la discrétion du propriétaire de l’usine.

En 2004, le gouvernement Irakien a accepté six ordres du F.M.I comme conditions pour un emprunt obligatoire d’environ 436 million de dollars. Toutes ces conditions sont l’expression des nouvelles politiques libérales sans aucun doute.

Le nouveau code du travail reflète clairement et ouvertement les intérêt de classe des capitalistes. Il légitime l’exploitation tout en justifiant la gloutonnerie des capitalistes. En un mot, le nouveau code du travail est un cadre pour intensifier et justifier l’exploitation et la répression des travailleurs. Et permettre au nouveau modèle libéral de contrôler l’économie en Irak.

Le préambule du brouillon facilite les conditions d’investissement des capitalistes.

Il y n’a aucune confirmation réelle du droit de grève, protestation, rassemblement et manifestation.

Il n’y a aucune garantie des droits des travailleurs comme :

  • L’assurance contre le licenciement
  • L’assurance-chômage
  • La sécurité d’assurance

Enfin, nous savons que nous pouvons imposer la fin de l’exploitation ou le gain de tous les droits pour la classe ouvrière en changeant ou en réformant le code du travail. De plus, la mise en œuvre du nouveau code ne changera pas le système de propriété ou la mise en œuvre d’une nouvelle société, c’est à dire le socialisme.

En réalité, nos critiques du nouveau code sont faites pour mettre en œuvre des réformes comme : le droit de grève, le droit de protestation, l’assurance-chômage, et le droit d’organiser et rejoindre des syndicats, en un mot, de renforcer la capacité de la classe ouvrière de lutter contre les exploiteurs et le capitalisme.

Falah Alwan

Novembre 2012

NDT :

[1] : Iraqi Federation of Trade Unions (IFTU) : seul syndicat reconnu actuellement en Irak. Fondé en partie par le Parti communiste d’Irak en 2003.

[2] : http://www.solidaritycenter.org/

Justice pour Nigar Rahim

9 août 2012

Un appel aux organisations de femmes et aux militants des droits humains pour condamner le gouvernement du Kurdistan régional et chercher justice pour Nigar Rahim

Violée par un frère, tuée par un autre frère pour laver la honte sur « l’honneur » de la famille.

Nigar Rahim n’avait que 15 ans quand elle a été assassinée par son frère le 20 juillet à Garmian au Kurdistan d’Irak. Nigar avait été violée et mise enceinte par un de ses frères. Elle avait été protégée avec son enfant par la Direction des enquêtes sur les violences contre les femmes pendant six mois après avoir accouché. Nigar et son frère ont été arrêtés au début de cette année ; son frère a été condamné à 20 ans d’emprisonnement tandis que Nigar a été libérée sous caution, d’après la police de Garmian où l’affaire avait été traitée. Elle se trouvait alors sous la protection de la Direction.

Après six mois, un autre frère de Nigar est entré en négociation avec la police et a signé un document promettant de ne pas lui faire de mal. La police l’a remise à la famille le 12 juin, mais elle a été tuée par cet autre frère le 20 juillet.

Le viol et le meurtre d’une jeune femme de cette façon montre un manque de responsabilité de la part des institutions de l’Etat qui ne font ainsi que promouvoir de tels crimes en ne fournissant pas une protection intense à long terme et une attention dans des cas comme celui de Nigar. La situation d’une jeune fille de 15 ans qui est violée par son propre frère, qui est traumatisée, en choc et qui donne naissance à un enfant de son propre frère dans une société hautement patriarcale et socialement conservatrice est très complexe. Les victimes de viol sont considérées comme coupables et pour cette raison méritent la mort pour effacer la honte portée au soi-disant honneur de la famille.

Au Kurdistan, où quotidiennement des femmes sont tuées, dégradées ou forcées au suicide par auto-immolation, même la vie de filles jeunes n’est pas en sûreté. Ces 20 dernières années, le gouvernement régional du Kurdistan a fermé les yeux sur la condition des femmes, au point que la situation est à présent presque hors de contrôle. Malgré la colère et les protestations de militants et d’organisations opposés à cette situation, le meurtre et la violence contre les femmes continuent.

Il est temps pour le gouvernement et ses institutions de prendre les étapes nécessaires pour déraciner ces pratiques misogynes, patriarcales et tribales qui ont transformé le pays en un enfer et une prison pour les femmes.

Pour cette raison, les sous-signé-e-s exigent :

1. Qu’on mène une enquête sur le responsable de la Direction et les personnes qui ont été impliquées dans la remise de Nigar à sa famille.

2. Qu’on arrête de remettre à la famille des femmes et des filles dont la vie coure un risque, sur simple signature d’un document sans conséquences judiciaires, car ceci donne aux familles la liberté de les tuer.

3. Qu’une enquête claire et transparente soit entreprise sur ce cas, avec des résultats rendus publics.

4. Que le viol soit déclaré un crime et l’abolition de toute punition pour la victime.

5. Que protection, soins médicaux et aide sociale soient fournis aux victimes de viol pour qu’elles aient la possibilité de reconstruire leur vie.

Les sous-signé-e-s de cet appel sont :

  • Houzan Mahmoud: Organisation de la liberté des femmes en Irak-RU
  • Ophelia Benson, blogger et éditorialiste.
  • Najiba Mahmud: Militante des droits des femmes, Suède
  • Edith Rubinstein: pensionnée, Femme en Noir.
  • Jim Catterson: personne de contact régional MENA Region Industrial Global Union
  • ChomanHardi: Ecrivain (ou écrivaine) et chercheur universitaire
  • MariwanKanie: Assistant professeur ou (professeure) d’arabe et d’études sur le Moyen-orient à  l’ Université d’Amsterdam-Pays-Bas
  • BaharMonzir: Militante des droits des femmes, -Kurdistan
  • Réseau Féministe de Londres RU
  • MADRE: Organisation internationale des droits des femmes, -U.S.A
  • Thomas Schmidinger: Scientifique  politique – Autriche.
  • FuadQaradaghy: Ecrivain-Kurdistan
  • Mary Kreutzer: (Leeza, Association pour la Coopération Emancipatoire du Dévelopment; et Université de Sciences appliquées Dornbirn)-Autriche
  • Nicola Stott: Centre pour les etudes femmes, Université de York-RU
  •  Lesley Abdela: Shevolution-RU
  • Bill Weinberg, auteur et journaliste indépendant, New York
  • ChiluraHardi: Militante des droits des femmes, -Kurdistan
  • Deanne Rauscher:Journaliste chercheuse (membre de l’Association suédoise du Journalisme)-Sweden
  • Valeria Dessì: étudiante – recherche, SOAS-University of London-RU
  • GöranGustavsson: Membre de l’ assemblée représentative du syndicat des travailleurs Municipaux Stockholm- Suède.
  • Noori Bashir: Ecrivaine – RU
  • Avin Fatah: Militante des droits des femmes, et chercheuse sociale à Hawler-Kurdistan
  • Maryam Namazie: Porte-parole de Droits égaux maintenant – Organisation contre la Discrimination des femmes en Iran et de Une loi pour tous RU
  • Maria Fantappie: Chercheuse et écrivaine -Italie
  • Lisa-Marie Taylor: gestionnaire du projet Féminisme à Londres 2013 – RU
  • Gjuner Nebiu: Initiatives civiques de femmes Antico, République de Macédoine
  • Sawsan Zakzak: chercheuse- Syrie
  • Lilian Halls-French:  Initiative Féministe Européenne IFE-EFI-France
  • MuslihIrwani: conférencière et chercheuse-RU
  • Diana Ferrus: Ecrivaine et poète de l’Université du Cape occidental, Cape Town- Afrique du Sud
  • Lawzha Jawad: Militante des droits des femmes, – Danemark
  • Stara Arif: Journaliste, et militante de la société civile-Kurdistan
  • Parwa Ali: Journaliste-Kurdistan
  • Shwan Mohammed: Journaliste-Kurdistan
  • Arian Omed Arif: group d’Honneur rouge -Norvège
  • Christian Ronse, Professeur d’Université en  Science informatique (France)
  • Nask Hussein: Poète-Canada
  • Aso Jabar: Ecrivain-USA
  • Tara Twana: Membre du parti  Social Démocrate & de la municipalité de Stockholm -Suède
  • Halala Rafie: Nina Centre-Suède
  • Sarkaw Hadi: auteure  théatrale et écrivaine
  • NahidMokri: Militante des droits des femmes, et écrivaine Suède
  • Glyn Harries:Hackney Conseil des syndicats RU
  • Gona Saed: Militante des droits des femmes, RU
  • Nyaz Abdullah: journaliste et Militante des droits des femmes -Kurdistan
  • Saira Zuberi: Association pour les droits des femmes en  Développement (AWID)
  • Sophie Boiszeau: Initiative-Communiste-Ouvrière-France
  • Stéphane Julien: enseignant, Solidarité Irak-France
  • Liam McNulty: Alliance pour la liberté des travailleurs – RU
  • Jani Diylan: Journaliste-USA
  • Rebecca  Hybbinette: Docteure en  philosophie politique -Suède
  • Shahla Nouri: Directrice de Libération des femmes-Suède
  • Joana Vicente Baginha: Membre de l’organisation de féministes portugaises UMAR-UK
  • Floyd Codlin: PCS Présidence du syndicat de la bibliothèque britannique-RU
  • Esther Townsend: Liberté des travailleurs, Résistance des femmes & NCAFC Comité des femmes (PC)-RU
  • Twana Taha: Journaliste-Soran-Kurdistan
  • Kawan Kadir: Artiste-Canada
  • San Saravan: réalisateur de films documentaires-Kurdistan
  • Hawzhin Gharib: Journaliste-Kurdistan
  • Halwest Abdulah Karim: militante de la société civile-Kurdistan
  • Salah Raouf: Musicien-Pays-Bas
  • Sara Omar: Ecrivaine et avocate (Danrmark – Allemagne)
  • Muhsin Adib: Ecrivain et chercheur en théorie du droit
  • Sara Qadir: Journaliste, et conférencière à l’Université Sulaymaniah -Kurdistan
  •  Naliya Ibrahim- Militante des droits des femmes, Suède
  • Sara Mohamed: Présidente de l’organisation N’oubliez jamais Pela et Fadime en Suède
  • Arland Mehmetaj: militant d’Initiative communiste-ouvrière-France
  • Nwenar Ahmad: Artiste, Musicien, directeur de la Maison d’Art Bara
  • Samal Ali: conférencier de Philosophie à l’université de Raparin-Kurdistan
  • Zilan Ali: Journaliste à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Nergiz Qadir: Journaliste à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Arsalan Rahman: Journaliste à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Sakar Rostam: Journaliste et gestionnaire du programme à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Kaywan Hawrami: Journaliste-Kurdistan
  • Faraidon Arif: Ecrivaine et journaliste -Inde & Kurdistan
  • Yadgar Fayaq: présentateur et journaliste TV -Kurdistan
  • Aram Jalal: Membre du réseau de défense des droits et des libertés du people au Kurdistan & critique religieux basé en Finlande
  • Yaseen Hama Ali: Dessinateur dans le journal Hawlati -Sulaymania
  • Akram Nadir: Représentant international de FWCUI-Canada
  • Khulia Hussein / Poète et défenseuse des droits des femmes
  • Pola Qasim Nori: étudiante à l’Institut des Beaux-Arts -Kurdistan
  • Kazhal Nuri: Ecrivain et militant de la société civile – Pays-Bas
  • Dr.Yousuf Zangana: Universitaire, Londres RU
  • Dr. Rebwar Karim Mahmoud: conférencier en science politique -Université of Sulaymania-Kurdistan
  • Kaziwa Salih: Ecrivaine et journaliste-Canada
  • Chiman Salih: Editeur en chef de KurdistanOnline
  • Awezan Noori: Ecrivain et militant des droits humains-Kerku
  • Dr.Salar Basira: Université de Sulaymaniah-Kurdistan
  • Aziz Raouf: Ecrivain-Kurdistan
  •  Sarbast K. Arif: Peintre, écrivain – Norvège
  • Fariba Mohamadi: Ecrivaine-Kurdistan
  • Mahin Shokrolahpoor: Militante des droits des femmes -France
  • Chia Yasin: Journaliste et Militante des droits des femmes
  • Ibrahim Abbas: Journaliste-Kurdistan
  • Azad Hama Rasoul: Artiste-Norvège
  • Halgurd Samad, Journaliste/ France
  • Shwan Raouf: militant de la société civile-Kurdistan
  • Tara Hawrami: Militante des droits des femmes -Suède
  • Adiba Ahmad: Journaliste- Kurdistan
  • Shwan Sdiq: Journaliste- Kurdistan
  • Shankar Abdula: Journaliste-Kurdistan
  • Kamil Ahmed: Artiste – Allemagne
  • Jasim Gafour: Artiste-RU
  • Twana Ali: Journaliste-Kurdistan
  • Kit Larsen Hughes: Enseignante – Suède
  • Avin Mirawdeli: étudiant en doctorat RU
  • Mihraban Ali: Militante des droits des femmes -Finlande
  • Serwa Ali: Militante des droits des femmes -Canada
  • Hana Ali: Militante des droits des femmes – Canada
  • Samira Hamasalih Fathulla: Infirmière – Finlande
  • Laura Guidetti: journal féministe Italien Marea, Italie
  • Jaza Hamasalih Wali: chercheuse soaciale-Kurdistan
  • Salah Fathollah: Artiste-Finlande
  • Sarkawt  Ahmad: UK
  • Salah Kermashani: Finlande
  •  Aram Hawrami: Gothenburg-Sweden
  • Nigar Ibrahim: Pas à pas à Gothenburg-U.S.A
  • Blend Said: Kurdistan
  • Hazha Najat: Kurdistan
  • Rebwar Raza Chuchani: Journaliste-Kurdistan
  • Nicolas Dessaux, au nom de Solidarité Irak- France
  • Shahen Husain: Kurdistan
  • Goran Jaf: Suisse
  • Hawrey Nishtman: Kurdistan
  • Rubar Gule: Kurdistan
  • Dana Sherzan Osman: Kurdistan
  • Goran Osman: Travailleur-Suisse
  • Soran Palani: avocate et journaliste
  • Kalè Karim: Militante des droits des femmes -Suisse
  • Choman Osman: Journaliste-Kurdistan
  • Goran Ali: Ecrivain Suède
  • Pekin Hussein: Kurdistan
  • Muhammed Rash: Kurdistan
  • Dillan zandy: Kurdistan
  • Farman Sadiq: Journalist-Kurdistan
  • Aram Salim: Kurdistan
  • Mohammed Ahmad Hassan: Kurdistan
  • Chra Ali: Kurdistan
  • Sangar Salem: Kurdistan
  • Lanja Abdullah: Directrice de Warvin pour les droits des femmes au Kurdistan
  • Warvin Fondation pour les droits des femmes- Kurdistan
  •  Roj Aziz: militant politique
  • Hersh Yasin: Kurdistan
  • Shahla Dabaghi: Militante des droits des femmes -Suède
  • Soraya Taher: RU
  • Vian Mariwani: Germany
  • Halima Rasouli: Militante des droits des femmes -Kurdistan
  • Katha Pollitt: The Nation
  • Aram Ali: Universitaire à la Sulaymaniah University-Kurdistan
  • Tara Jaff: Musicien-RU
  • Dalia Mahmood: Suède
  • Hama Ghafour: Militant politique-Pays-Bas
  • Sozan Amin: militante des droits des femmes et membre du Nina Centre-Suède
  • Joanna Payton: Iranian and Kurdish Women’s Rights Organisation
  • Karzan Ali: RU
  • Women Living Under Muslim Laws (WLUML): RU
  • BAOBAB for Women’s Human Rights – Nigeria
  • Justice For Iran Organisation
  • Vincent Présumey, secrétaire départemental de la FSU de l’Allier – France
  • Lateef Kayode Akinbode, Président de la Community Women’s Rights Foundation
  • Salmmah Women Resource Centre- Soudan
  • Hina Noureen, Présidente – Baidarie, Pakistan
  • Vision Spring Initiatives- Nigeria
  • Gambia Committee on Traditional Practices Affecting the Health of Women and Children (GAMCOTRAP)- Gambie
  • BAOBAB for Women’s Human Rights – Nigéria
  • Nancy Mereska, President, Stop Polygamy in Canada Society
  • K. Dee Ignatin, Executive Director, Americans Against Abuses of Polygamy – USA
  • Outaleb Fatima, UAF- Maroc
  • Shirkat Gah- Pakistan
  • Association for Women’s Rights in Development (AWID)- Istanbul, Turquie
  • The Canadian Council of Muslim Women- Canada
  • Fatima Outaleb, Union de L’Action Féminine- Maroc
  • EDI for Gender Justice- Nigéria
  • Femmes et Droits Humains
  • Faizun Zackariya, Muslim Women’s Research and Action Forum- Sri Lanka
  • Future Leadership Development Initiative (FLD)

Justice for Nigar Rahim

8 août 2012

An appeal to women organisations and human rights activists worldwide to condemn the Kurdistan Regional Government and seek justice for Nigar Rahim

Raped by one brother, killed by another brother to wash the shame brought upon family “honour”

Nigar Rahim was only 15 when she was killed by her brother on the 20th of July in Garmian in Kurdistan-Iraq. Nigar had been raped and impregnated by one of her brothers. She was protected along with her child by the Directorate to Investigate Violence against Women for six months after giving birth. Nigar and her brother were arrested at the beginning of this year; the brother was sentenced to 20 years imprisonment while Nigar was released on bail according to the police in Garmian where the case was dealt with. She was then under the protection of the Directorate.

After six months, another brother of Nigar entered a negotiation with the police and signed a document promising not to harm her. The police handed her over to the family on the 12th of June, but she was killed by that other brother on the 20th of July.

The rape and murder of a young girl in this manner shows a lack of responsibility on the part of state institutions who are only promoting such crimes by not providing long-term, intense protection and care in cases like Nigar’s. The situation of a 15 year old girl being raped by her own brother, traumatised, shocked, and giving birth to a child from her own brother in a highly patriarchal and socially conservative society is very complex. Victims of rape are considered guilty and therefore deserving of death to clear the shame brought upon the family’s so-called honour.

In Kurdistan where, on a daily basis, women are killed, degraded, or forced to commit suicide through self-immolation, even young girls’ lives are not safe. For the last 20 years the Kurdistan Regional Government have turned a blind eye to the plight of women, to the point where the situation is now almost out of control. Despite the anger and protest by activists and organisations opposed to this situation, the killing and violence against women continue.

It is time for the government and its institutions to take the necessary steps to uproot these misogynist, patriarchal, and tribal practices that has turned the country into a hell and a prison for women.

We the undersigned therefore demand:

1-   The head of the Directorate and the persons who were involved in handing Nigar over to her family must be investigated.

2- Stop handing over women and girls whose lives are in risk merely through signing a document with no legal consequences, as this gives families a free hand to kill female members.

3- A clear and transparent investigation must be made into this case, with the results to be made public.

4- Declare rape to be a crime and abolish all punishment for the victim.

5- Provide protection, medical care, and social help to victims of rape so that they will be able to rebuild their lives.

The undersigned of this appeal are:

  • Houzan Mahmoud: Organisation of Women’s Freedom in Iraq-UK
  • Ophelia Benson, blogger and columnist.
  • Najiba Mahmud: Women’s rights activist-Sweden
  • Edith Rubinstein: retired, Woman in Black.
  • Jim Catterson: Regional Contact person MENA Region Industrial Global Union
  • Choman Hardi: Writer and academic researcher
  • Mariwan Kanie: Assistant professor of Arab and Middle Eastern studies at the University of Amsterdam-Netherlands
  • Bahar Monzir: Women’s rights activist-Kurdistan
  • London Feminist Network- UK
  • MADRE: International women’s human rights organization-U.S.A
  • Thomas Schmidinger: Political Scientist- Austria.
  • Fuad Qaradaghy: Writer-Kurdistan
  • Mary Kreutzer: (Leeza, Association for Emancipatory Development Cooperation; and University of Applied Sciences Dornbirn)-Austria
  • Nicola Stott: Centre for Women’s Studies, University of York-UK
  • Lesley Abdela: Shevolution-UK
  • Bill Weinberg, author and independent journalist, New York
  • Chilura Hardi: Women’s rights activist-Kurdistan
  • Deanne Rauscher: Journalist researcher (member of The Swedish Journalist Association)-Sweden
  • Valeria Dessì: Research Student, SOAS-University of London-UK
  • Göran Gustavsson: Member of the representative assembly Municipal Workers Union Stockholm- Sweden.
  • Noori Bashir: Writer-UK
  • Avin Fatah: Social researcher and women’s rights activist in Hawler-Kurdistan
  • Maryam Namazie: Spokesperson, Equal Rights Now – Organisation against Women’s Discrimination in Iran and One Law for All, UK
  • Maria Fantappie: Researcher and Writer-Italy
  • Lisa-Marie Taylor: Feminism in London 2013 Project Manager-UK
  • Gjuner Nebiu: Women’s Civic Initiatives Antico, Republic of Macedonia
  • Sawsan Zakzak: Researcher- Syria
  • Lilian Halls-French:  European Feminist Initiative IFE-EFI-France
  • Muslih Irwani: Lecturer and Researcher-UK
  • Diana Ferrus: Writer, and Poet from the University of the Western Cape, Cape Town- South Africa
  • Lawzha Jawad: Women’s rights activist- Denmark
  • Stara Arif: Journalist, and civil society activist-Kurdistan
  • Parwa Ali: Journalist-Kurdistan
  • Shwan Mohammed: Journalist-Kurdistan
  • Arian Omed Arif: Red Honour group-Norway
  • Christian Ronse, University Professor of Computer Science (France)
  • Nask Hussein: Poet-Canada
  • Aso Jabar: Writer-USA
  • Tara Twana: Member of Social Democratic Party & Stockholm municipality-Sweden
  • Halala Rafie: Nina Centre-Sweden
  • Sarkaw Hadi: Theatrical actor and writer
  • Nahid Mokri: Women’s rights activist and writer-Sweden
  • Glyn Harries: Hackney Trades Union Council-UK
  • Gona Saed: Women’s rights activist-UK
  • Nyaz Abdullah: journalist and women’s rights activist-Kurdistan
  • Saira Zuberi: Association for Women’s Rights in Development (AWID)
  • Sophie Boiszeau: Initiative-Communiste-Ouvrière-France
  • Stéphane Julien: Teacher, Solidarité Irak-France
  • Liam McNulty: Alliance for Workers’ Liberty-UK
  • Jani Diylan: Journalist-USA
  • Rebecca Hybbinette: PHD in political philosophy -Sweden
  • Shahla Nouri: Director of Women’s Liberation-Sweden
  • Joana Vicente Baginha: Member of Portuguese feminist organisation UMAR-UK
  • Floyd Codlin: PCS Trade Union Chair at the British Library-UK
  • Esther Townsend: Workers’ Liberty, Women’s Fightback & NCAFC Women’s Committee (PC)-UK
  • Twana Taha: Journalist-Soran-Kurdistan
  • Kawan Kadir: Artist-Canada
  • San Saravan: Documentary film maker-Kurdistan
  • Hawzhin Gharib: Journalist-Kurdistan
  • Halwest Abdulah Karim: Civil society activist-Kurdistan
  • Salah Raouf: Musician-Netherlands
  • Sara Omar: Writer, and lawyer (Denmark – Germany)
  • Muhsin Adib: Writer and researcher in law theory
  • Sara Qadir: Journalist, and lecturer at Sulaymaniah University-Kurdistan
  • Naliya Ibrahim- Women’s rights activist-Sweden
  • Chairwoman for Never forget Pela and Fadime Organisation in Sweden
  • Arland Mehmetaj: activist with Initiative communiste-ouvrière-France
  • Nwenar Ahmad: Artist, Musician, director of Bara house of Art
  • Samal Ali: Philosophy lecturer at university of Raparin-Kurdistan
  • Zilan Ali: Journalist at Warvin Foundation for Women’s Rights-Kurdistan
  • Nergiz Qadir: Journalist at Warvin Foundation for Women’s Rights-Kurdistan
  • Arsalan Rahman: Journalist at Warvin Foundation for Women’s Rights-Kurdistan
  • Sakar Rostam: Journalist and programme manager at Warvin foundation-Kurdistan
  • Kaywan Hawrami: Journalist-Kurdistan
  • Faraidon Arif: Writer and journalist-India & Kurdistan
  • Yadgar Fayaq: TV presenter and journalist-Kurdistan
  • Aram Jalal: Member of Network in defence of rights and freedoms of people in Kurdistan & Religious critic based in Finland
  • Yaseen Hama Ali: Designer at Hawlati Newspaper-Sulaymania
  • Akram Nadir: international Representative of FWCUI-Canada
  • Khulia Hussein / Poet and women’s Right’s advocate
  • Pola Qasim Nori: Student at Fine Arts Institute-Kurdistan
  • Kazhal Nuri: Writer, and civil society activist-Netherlands
  • Dr. Yousuf Zangana: Academic, London-UK
  • Dr.Rebwar Karim Mahmoud: political science Lecturer -University of Sulaymania-Kurdistan
  • Kaziwa Salih: Writer and journalist-Canada
  • Chiman Salih: Editor in chief of KurdistanOnline
  • Awezan Noori: Writer and human rights activist-Kerku
  • Dr.Salar Basira: University of Sulaymaniah-Kurdistan
  • Aziz Raouf: Writer-Kurdistan
  • Sarbast K. Arif: Painter, writer-Norway
  • Fariba Mohamadi: Writer-Kurdistan
  • Mahin Shokrolahpoor: Women’s rights activist-France
  • Chia Yasin: Journalist and women’s rights activist
  • Ibrahim Abbas: Journalist-Kurdistan
  • Azad Hama Rasoul: Artist-Norway
  • Halgurd Samad, Journalist/ France
  • Shwan Raouf: Civil society activist-Kurdistan
  • Tara Hawrami: Women’s rights activist-Sweden
  • Adiba Ahmad: Journalist- Kurdistan
  • Shwan Sdiq: Journalist- Kurdistan
  • Shankar Abdula: Journalist-Kurdistan
  • Kamil Ahmed: Artist-Germany
  • Jasim Gafour: Artist-UK
  • Twana Ali: Journalist-Kurdistan
  • Kit Larsen Hughes: Teacher-Sweden
  • Avin Mirawdeli: PHD Student-UK
  • Mihraban Ali: Women’s rights activist-Finland
  • Serwa Ali: Women’s rights activist-Canada
  • Hana Ali: Women’s rights activist-Canada
  • Samira Hamasalih Fathulla: Nurse – Finland
  • Laura Guidetti:  Italian feminist journal Marea, Italy
  • Jaza Hamasalih Wali: Social researcher-Kurdistan
  • Salah Fathollah: Artist-Finland
  • Sarkawt Ahmad: UK
  • Salah Kermashani: Finalnd
  • Aram Hawrami: Gothenburg-Sweden
  • Nigar Ibrahim: Step by Step in Gothenburg-U.S.A
  • Blend Said: Kurdistan
  • Hazha Najat: Kurdistan
  • Rebwar Raza Chuchani: Journalist-Kurdistan
  • Nicolas Dessaux, on behalf of Solidarité Irak- France
  • Shahen Husain: Kurdistan
  • Goran Jaf: Switzerland
  • Hawrey Nishtman: Kurdistan
  • Rubar Gule: Kurdistan
  • Dana Sherzan Osman: Kurdistan
  • Goran Osman: Worker-Switzerland
  • Soran Palani: Lawyer and journalist
  • Kalè Karim: Wome’s rights activist-Switzerland
  • Choman Osman: Journalist-Kurdistan
  • Goran Ali: Writer-Sweden
  • Pekin Hussein: Kurdistan
  • Muhammed Rash: Kurdistan
  • Dillan zandy: Kurdistan
  • Farman Sadiq: Journalist-Kurdistan
  • Aram Salim: Kurdistan
  • Mohammed Ahmad Hassan: Kurdistan
  • Chra Ali: Kurdistan
  • Sangar Salem: Kurdistan
  • Lanja Abdullah: Director of Warvin for Women’s Rights in Kurdistan
  • Warvin Foundation for Women’s Rights- Kurdistan
  • Roj Aziz: Political activist
  • Hersh Yasin: Kurdistan
  • Shahla Dabaghi: Women’s rights activist-Sweden
  • Soraya Taher: UK
  • Vian Mariwani: Germany
  • Halima Rasouli: Women’s rights activist-Kurdistan
  • Aram Ali: University lecturer in Sulaymaniah University-Kurdistan
  • Tara Jaff: Musician-UK
  • Dalia Mahmood: Sweden
  • Hama Ghafour: Political activist-The Netherlands
  • Sozan Amin: Women’s rights activist, and member in Nina Centre-Sweden
  • Joanna Payton: Iranian and Kurdish Women’s Rights Organisation
  • Karzan Ali: UK
  • Women Living Under Muslim Laws (WLUML): United Kingdom
  • BAOBAB for Women’s Human Rights – Nigeria
  • Justice For Iran Organisation
  • Vincent Presumey, FSU departmental secretary in Allier: France.
  • Lateef Kayode Akinbode, President / Project Director, Community Women’s Rights Foundation
  • Salmmah Women Resource Centre- Sudan
  • Hina Noureen, President- Baidarie, Pakistan
  • Vision Spring Initiatives- Nigeria
  • Gambia Committee on Traditional Practices Affecting the Health of Women and Children (GAMCOTRAP)- Gambia
  • BAOBAB for Women’s Human Rights – Nigeria
  • Nancy Mereska, President, Stop Polygamy in Canada Society
  • K. Dee Ignatin, Executive Director, Americans Against Abuses of Polygamy – USA
  • Outaleb Fatima, UAF- Morocco
  • Shirkat Gah- Pakistan
  • Association for Women’s Rights in Development (AWID)- Istanbul, Turkey
  • The Canadian Council of Muslim Women- Canada
  • Fatima Outaleb, Union de L’Action Feminine- Morocco
  • EDI for Gender Justice- Nigeria
  • Femmes et Droits Humains-
  • Faizun Zackariya, Muslim Women’s Research and Action Forum- Sri Lanka
  • Future Leadership Development Initiative (FLD)

Brochure Israël/Palestine

31 juillet 2012

Compilation en petite brochure pdf (16 pages) de 4 textes parus en 2009-2011:

Cliquer sur l’image de couverture pour ouvrir le pdf

Rappel: Vous pouvez aussi télécharger la brochure (2,66 Mo) en cliquant sur le clic droit de la souris, puis sur "Enregistrer la cible du lien sous".

Égypte: Grève à l’usine Pirelli d’Alexandrie

3 juillet 2012

1. Communiqué égyptien:

Après une grève de presque un mois à l’entreprise de pneus (Pirelli) d’Alexandrie, en Égypte, et à la suite d’un sit-in de protestation par les travailleurs devant le consulat italien à Alexandrie, la semaine passée, une délégation de travailleurs a rencontré le consul. Ce dernier a promis d’intervenir auprès de la direction de la compagnie en Italie.

Mais au lieu de réagir positivement aux revendications légales et légitimes des travailleurs, la direction italienne de la firme a répliqué en menaçant de fermer la filiale égyptienne du groupe, en déclarant que l’entreprise possédait plus de 25 succursales dans d’autres pays et ne subirait aucun dommage en fermant la branche égyptienne. La direction italienne menace également de licencier 300 travailleurs temporaires.

Il est absolument indispensable de résister à cette attitude brutale de la direction de la compagnie en manifestant de la solidarité avec les travailleurs contre l’arrogance des employeurs qui se montrent déterminés à punir des ouvriers pour avoir osé revendiquer leurs droits.

Les différentes agences et ministères de l’Etat doivent agir en accord avec leurs responsabilités. Quelle est leur utilité s’ils n’agissent pas, alors que des travailleurs égyptiens sont humiliés dans leur propre pays et privés de leurs droits reconnus au plan légal.

Le nouveau président Morsi fera-t-il le nécessaire pour protéger les droits des ouvriers égyptiens ou soutiendra-t-il les propriétaires de la firme transnationale Pirelli contre les travailleurs?

Le 27 juin 2012 au matin, les travailleurs de l’entreprise organisent un sit-in de protestation devant le consulat italien à Alexandrie. Manifestons-leur notre solidarité.

Vive la lutte des travailleurs égyptiens. Vive la révolution égyptienne !

Fédération égyptienne des syndicats indépendants

(27 juin 2012)

Envoyez vos messages de solidarité aux adresses suivantes: fatmaramadan66@gmail.com et efitu.union@gmail.com

2. Communiqué français:

 Solidarité avec les grévistes de l’usine Pirelli (pneumatiques) en Égypte

La Fédération égyptienne des syndicats indépendants (EFITU) a lancé un appel à la solidarité internationale avec les travailleurs grévistes de Pirelli, à Alexandrie, et diffuse des informations concernant cette grève qui se déroule dans une situation difficile pour la classe ouvrière égyptienne.

Les travailleurs de Pirelli ont engagé la grève le 10 juin. Leurs revendications portent pour l’essentiel sur des questions salariales. Pirelli est un puissant groupe international qui réalise d’importants bénéfices, mais ne respecte même pas les textes sociaux en vigueur en Égypte ni la convention sociale de février 2011.

Les grévistes ayant organisé un rassemblement devant le consulat italien d’Alexandrie, et demandé que leurs revendications soient transmises à la direction du holding Pirelli ainsi qu’au gouvernement italien, la direction a répondu en menaçant de licencier 300 travailleurs intérimaires et, si nécessaire, de fermer l’usine.

Et, sans attendre, elle a licencié cinq travailleurs en les accusant d’incitation à la grève.

Émancipation tendance intersyndicale (France) s’associe à cette campagne de solidarité pour que soient mis fin à ces menaces, pour que soient réintégrés les cinq travailleurs licenciés, et que soient satisfaites les revendications des grévistes.

Le 2 juillet 2012

Émancipation, tendance intersyndicale (France)

Contact : er@emancipation.fr

3. Vidéo:

Iran: Récit de l’arrestation des militants du Comité de Coordination pour la création d’organisations ouvrières

27 juin 2012

Traduction par International Alliance in Support of Workers in Iran (IASWI). Voir aussi le communiqué du 16 juin du Comité de coordination sur cette arrestation, le communiqué de soutien des syndicats français du 19 juin, la pétition (en anglais) et la campagne de messages (en anglais aussi).

Quelqu’un parle et d’autres attendent leur tour pour prendre la parole au sujet des salaires modestes et du niveau de vie désastreux de la classe ouvrière, des contrats blancs, à durée déterminée, des licenciements collectifs qui se succèdent …

Une soixantaine de membres du Comité de coordination pour la création d’organisations ouvrières, quelques militants ouvriers et invités se sont réunis dans une maison de la banlieue ouvrière de Karaj où se tient ce jour-là l’assemblée générale annuelle du Comité. La plupart s’y sont rendus directement de leur travail et ressentent encore la fatigue. Il est presque midi et ils vont bientôt déjeuner. La maison est petite, les gens doivent s’asseoir serrés et parler bas pour ne pas déranger les voisins…
Soudain des cris et des détonations retentissent dans le hall d’entrée. On s’arrête de parler et on se précipite vers la porte pour aller voir ce qui se passe… mais brusquement la porte se fracasse et des hommes armés rentrent en nombre et crient : « Tous à terre, salopards,… sinon on tire ! »

Certains protestent « qui êtes-vous ? Montrez votre mandat ! » mais ils sont accablés de coups de bâtons, de gifles et d’insultes. Les agents les allongent tous au sol et les menottent les mains dans le dos. Quelle vision ! Le sol est couvert de travailleurs, les agents marchent sur leur dos et on entend les os craquer. Ils hurlent et insultent, ils frappent énergiquement certains. Je relève la tête pour regarder, je vois un vieil homme (Rahman Ebrahim Zadeh) accroupi sous les coups de poing et de pied d’un jeune; plus loin, c’est Mahmoud Salehi qui est battu et probablement sur les reins; Mohammad Abdi-Pour continue à protester contre cette intrusion illégale, malgré les coups répétés; c’est pareil pour Maziar Mehr-Pour ; Vafa Ghadéri , avec sa silhouette menue, reste ferme comme une roche; Ils jettent une jeune femme violemment la tête contre le mur… Brusquement je suis assommé et roué de coups : « Baisse la tête, imbécile ! ». Quinze minutes plus tard, ils relèvent tout le monde, pieds nus, et les font passer un par un dans le couloir, devant une caméra tenue par un agent ; deux étages plus bas, est posté un autre dont la mission c’est de donner un coup de pied à celui qui passe devant lui ; on doit passer sous une canalisation endommagé par les tirs d’où l’eau coule. Les voisins attroupés, effrayés par ce vacarme et les détonations demandent qui ils sont, ce qu’ils ont fait ? Et les agents répondent qu’ils sont des corrompus, des terroristes !

Des dizaines de véhicules de la police et de la sécurité et de nombreux agents lourdement armés – comme s’ils venaient combattre un régiment militaire ou arrêter de dangereux malfrats – attendent dehors. Ils nous poussent par la tête dans les camionnettes, quelques uns tombent par terre, ils frappent la tête d’un vieux contre la portière, le sang commence à jaillir de son front blessé, quelques-uns se trouvant près de lui protestent et l’aident à monter. Ils amassent beaucoup de gens dans chaque véhicule de sorte qu’on a du mal à respirer, il fait étouffant, on est serrés les uns contre les autres, les poignets blessés par les menottes en caoutchouc. Les camionnettes démarrent, environ une demie heure plus tard on arrive à la prison de Rajaï-Shahr. Ils nous font descendre, pieds nus, sur le sol brûlant de la cour, certains ont aussi les pieds attachés. Ils nous mettent en rang, vident le sac contenant les chaussures devant nous. Une fois tous chaussés, on est dirigés vers la porte d’entrée, nos yeux sont attirés par un écriteau sur le fronton : « L’année de la production nationale, de la défense du travail et du Capital iraniens »

Un sourire se dessine au coin des lèvres, on se regarde et on rit. On traverse les couloirs sinueux de la prison du Capital. On est stoppés et ils nous bandent les yeux. Un agent crie : « Face contre le mur, videz vos poches, baissez la tête ». Ceux qui ne baissent pas la tête, sont frappés à la nuque. On est répartis dans des cellules, on discute, le moral est bon, « Nous défendrons le Comité et le mouvement ouvrier, nous n’avons fait que défendre les droits de ceux qui appartiennent à notre classe et nous nous battrons jusqu’au dernier souffle », et ce fut ainsi. Dans la soirée, de longs interrogatoires, souvent accompagnés de coups et d’injures, ont commencé. Ils essayaient ardemment de relier les détenus aux diverses organisations politiques mais en vain ; tout le monde a pris la défense du mouvement ouvrier et du Comité de coordination. Cela a duré jusqu’au lendemain soir.

Samedi soir ils ont ouvert les portes des cellules, lu une liste de personnes à libérer, mais neuf d’entre nous restent encore enfermés. L’un d’eux, Faramarz Fetrat Nejad est gravement malade et nécessite des soins médicaux. Une autre, Reyhaneh Ansari est veuve et s’occupe seule de sa jeune fille. Jalil Mohammadi s’occupe seul de sa vieille mère. L’inquiétude est grande quand au sort du militant ouvrier Aliréza Asghari qui a subi un interrogatoire musclé car il refusait leurs accusations mensongères. Les familles et les proches de Maziar Mehr Pour, Saïd Marzban, Sirus Fathi, Mitra Homayouni, Massoud Salim Pour, sont sans nouvelles.

Et pourtant, il y a quelques jours, à la session annuelle de l’O.I.T, le gouvernement iranien a eu droit à de nouveaux mandats et malgré les rapports et les dénonciations des activistes ouvriers iraniens et étrangers témoignant de la répression exercée contre les travailleurs, les militants ouvriers et leurs organisations en Iran, cette organisation internationale, de part sa nature, s’est rangée aux côtés du capitalisme, approuvant de la sorte la répression en cours.

Un témoin direct
18 juin 2012

[version pdf]

Quelques nouvelles de la lutte de classe en Irak

22 février 2012

Article paru dans Solidarity N° 235 (22 février 2012). Traduction militante susceptible d’être améliorée.

1200 ouvriers d’une usine de ciment de Kerbala ont commencé une grève. L’usine est exploitée par la société française Lafarge, et les patrons veulent augmenter massivement la production d’environ 60.000 tonnes par mois. C’est énorme pour une vieille usine et la capacité n’est pas vraiment là pour répondre à ces objectifs. D’après le contrat conclu entre Lafarge et le gouvernement irakien, le four doit être mis à niveau avant d’augmenter la production, mais cela n’est pas été fait, le four n’a reçu qu’une entretien de routine. Cela se traduit par une augmentation massive de la charge de travail pour les travailleurs. Les travailleurs ont fait grève dimanche 11 février et ont donné aux patrons un délai de dix jours pour répondre à leurs revendications.

À l’usine Lafarge de Bazian, à proximité de Souleymaniyah, les chauffeurs se mis aussi en grève pour exiger une meilleure protection de sécurité sur le lieu de travail. Ils ont fermé les routes vers l’usine et à partir d’elle, ce qui signifie que les marchandises ne pouvaient ni entrer ni sortir.

Usine Lafarge de Bazian

À Bassora, trois ouvriers du nettoyage sont morts dans un accident alors qu’ils nettoyaient un pétrolier dans des conditions précaires. Ils travaillaient avec un salaire journalier, qui ne donne aucune assurance pour les conditions de travail dangereuses ou indemnisation en cas d’accidents.

Le mépris de patrons pour les travailleurs de la sécurité a également été démontré par un importateur de grues et autres équipements industriels en provenance du Japon, achetés parce qu’ils ne coûtaient pas cher. Aucun des essais préalables n’a été effectué et le matériel s’est révélé plus tard être radioactif, ayant été utilisé dans le nettoyage et la reconstruction à la suite de la catastrophe de mars 2011.

Une délégation de la FWCUI s’est rendu récemment au Caire pour assister à la conférence de la nouvelle Fédération des syndicats indépendants. Nous avons rencontré des leaders ouvriers de divers secteurs, et parlé des nouvelles tendances dans les mouvement ouvrier international qui visent à briser l’ancien syndicalisme bureaucratique. Nous avons parlé en particulier avec les militants égyptiens et tunisiens au sujet de la possibilité de former une nouvelle tendance internationale des organisations de travailleurs, et la possibilité d’une conférence internationale a été discutée. Nous nous retrouverons au Caire dans trois ou quatre mois. De notre point de vue, il est important que tout regroupement international soit basé sur les fondamentaux, les tâches quotidiennes du mouvement des travailleurs sans base idéologique ou doctrinale inutile.

La menace d’une attaque américaine ou israélienne contre l’Iran est, bien sûr, sujet de discussion des gens en Irak, avec beaucoup de crainte et d’appréhension. Nous avons notre propre expérience en Irak des résultats d’une invasion. Les gens sont également préoccupés par l’influence de l’Iran en Irak, et comment l’Iran peut essayer de transformer l’Irak en  champ de bataille dans le cas d’une guerre.

Falah Alwan.

Falah Alwan est président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak (FCOSI, plus connue sous son sigle en anglais FWCUI), une des principales fédérations syndicales en Irak. Cet article est un résumé de la dernière conférence téléphonique sur Skype entre Falah et des militants de l’AWL.


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