Archives de la catégorie ‘Révolution espagnole’

Aide immédiate à l’Espagne (SIA 1937)

26 janvier 2014

Affiches:

SIA - Affiche France 1937

SIA - Affiche film

Voir aussi:

Reapropiación N°1

25 janvier 2014

Le premier numéro de cette revue (en espagnol) est consacré aux Journées de Mai 1937 à Barcelone.

Au sommaire:

  • Presentación de la revista.
  • Introducción a este número .
  • Presentación al texto: Hacia Una Nueva Revolución.
  • HACIA UNA NUEVA REVOLUCIÓN Los amigos de Durruti.
  • Presentación al texto: Las Jornadas De Mayo.
  • LAS JORNADAS DE MAYO. G.Munis.
  • Presentación al texto: El Frente Popular contra los obreros de Barcelona.
  • EL FRENTE POPULAR CONTRA LOS OBREROS DE BARCELONA. Bilan.
  • Presentación al texto: De Julio del 36 a Mayo del 37.
  • DE JULIO DEL 36 A MAYO DEL 37. Agustín Guillamón.
  • Bibliografía.
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La révolution défaite – les groupements révolutionnaires parisiens face à la révolution espagnole

20 janvier 2014

La Révolution défaite. Les groupements révolutionnaires parisiens face à la Révolution espagnole (Daniel AÏACHE). 130 pages. 16 €

Le parti pris de l’auteur, dont il faut saluer la rigueur du propos et la clarté de l’énoncé, est de revenir sur la défaite des révolutionnaires espagnoles de 1936 en la considérant à travers le prisme des relations que les groupements révolutionnaires parisiens entretenaient, dans le cadre d’un soutien actif (logistique et militaire) avec les principaux acteurs du dernier épisode révolutionnaire européenne. Ce qui n’exclue pas de vives polémiques. Anarchistes, communistes de gauche, conseillistes, bordiguistes, trotskistes, rescapés du surréalisme non encore phagocytés par le PCF, en un mot tous ceux que le la contre-révolution stalinienne et son bras armée, la Guépéou, avaient pour mission d’abattre – au sens propre en Espagne (tortures, exécutions, emprisonnement, on pense à Andrés Nin du POUM et au militant anarchiste italien Camillo Beneri) comme au figuré dans l’étranglement du débat politique qui agitait encore, mais à la marge, le mouvement ouvrier. Dernier acte d’une tragédie, d’autant plus douloureuse que, nous dit l’auteur dans sa conclusion, « une certaine forme de révolution et d’utopie qui l’accompagne » semble avoir désormais déserté, et pour longtemps, la perspective historique qui anima l’ardeur au combat de plusieurs générations de militants révolutionnaires. La page des révolutions à l’ancienne se tourne. Mais « la défaite dit-il aussi, que les révolutionnaires parisiens ont le plus grand mal à penser et celle qui nait de leur propre camp et de leurs organisations. » Et cette douloureuse analyse garde une actualité qui n’en finit pas de tourmenter la mémoire révolutionnaire.

Ces groupes, qu’ils soient bien implantés à Barcelone et en lien avec le POUM et avec la CNT- FAI, ou au contraire dans une sorte de distance critique qui les éloigne de la réalité militaire du front bien qu’ils fassent d’incessant aller et retour entre Paris et Barcelone, ne ménagent pas leurs camardes et compagnons espagnoles, et ne manquent pas de les alerter sur les risques auxquels ils s’exposent en prenant parfois des postures de donneur de leçon qui agacent (la modeste CGT-SR sermonnant la puissante CNT, fait parfois sourire). Ce qui depuis Paris est perçu comme un manque de clairvoyance, et s’accompagne d’un dénonciation de leurs illusions dans leurs capacités à déjouer les pièges des stratégies staliniennes tels, par exemple, les mouvements « de masse » antifascistes, apparaît comme le symptôme d’un isolement qui partout dans le monde se renforce, laissant le mouvement révolutionnaire européen exsangue, replié sur lui-même, spectateurs de sa propre défaite. Les concessions et les renoncements qui marqueront chaque étape du déclin du pouvoir révolutionnaire local – qui est celui de la révolution espagnole – seront, elles l’objet d’intenses débats par publications interposées. Et quelques beaux ratages, comme celui de la question de l’indépendance du Maroc Espagnol, n’en sont que plus pathétiques. Victor Serge, Nestor Makhno ou Nicolas Lazarevitch, fins connaisseurs des méthodes utilisées par le Communisme de Parti, les mirent en garde, mais en vain. Inutile ici de revenir sur les commissionnaires des basses oeuvres comme André Marty et le rôle pour le moins trouble des Brigades internationales dans la répression qui s’abattit sur les militants de la CNT- FAI et du POUM.

Dans ce milieu non-homogène, traversé de rivalités idéologiques et personnelles et de dissensions théoriques très fortes (comme celles qui opposent les anarchistes aux trotskistes), composé de militants révolutionnaires sincères et d’intellectuelles atypiques, mais toujours, et pour tous, animés par une éthique pointilleuse, on y croise de belles figures telles que, par exemple, le très actif Pierre Besnard, le témoin du désastre annoncé, André Prudhommeaux, la singulière Simone Weil et l’inclassable Georges Bataille, l’ombre de Souvarine, et de tant d’autres. Il est utile de rappeler l’importance de leur soutien et l’originalité du cheminement qui, ensuite, les conduisit à se replier sur des positions que leur amertume face à la défaite justifiait et qui raisonnera longtemps dans le débat intellectuel de l’après guerre et dont nous sommes en quelque sorte, aujourd’hui encore, les héritiers. Que l’on songe aux prolongements qu’en fit Albert Camus dans la revue Témoins en 1954. Bien que minoritaire, leurs actions, leurs publications (journaux, revues) et interventions publiques, qui de Paris à Barcelone vont accompagner l’ultime défaite du cycle révolutionnaire qui joua sur le front catalan et aragonais les dernières mesures de l’immense espoir qui, parti d’Ukraine, de Hongrie et d’Allemagne, fut sur le point de l’emporter avant qu’il ne soit définitivement neutralisé sous les coups de boutoir, militaire, politique et idéologique, du fascisme et du stalinisme.

Pour conclure, il faut souligner l’un des grands mérites de ce livre qui par ailleurs n’en manquent pas, c’est qu’il s’adresse indifféremment aux néophytes et aux spécialistes. Les uns y trouveront des explications limpides et didactiques qui permettent de bien comprendre la spécifié de la révolution espagnole, les autres l’occasion d’approfondir leurs connaissances grâces à un appareil critiques très complet mais jamais pesant, et dans tous les cas l’occasion d’une solide révision. Un classique, en somme.

Jean- Luc Debry

(Publié dans le Monde Libertaire du 21 janvier 2014, n° 1729)

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Le comité socialiste d’aide à l’Espagne républicaine (1937-1940)

20 janvier 2014

On voit circuler en 1937 trois appellations différentes d’organisations socialistes d’aide à l’Espagne: le Comité d’Action Socialiste pour l’Espagne (CASPE), réunissant surtout des militants de la Bataille socialiste et de la Gauche révolutionnaire, dont nous avons déjà parlé; des "Comités socialistes de secours à l’Espagne républicaine" ; et le Comité socialiste d’aide à l’espagne républicaine dont la première évocation  dans le Populaire est une convocation dans le numéro du 29 août 1937 et qui semble lié organiquement à l’appareil de la SFIO. En février 1938, la CAP du Parti socialiste SFIO adopte ainsi une organisation du CSAER en comités locaux de secours regroupant les militants de la section intéressés en vue d’organiser fêtes et manifestations "au bénéfice de nos frères d’Espagne".

convocation

Cette carte-souvenir montre la photographie d’un convoi de vivres à Narbonne:

narbonne1
narbonne2Voir aussi:

Los Amigos de Durruti: Historia y antología de textos

24 novembre 2013

Agustín Guillamón vient de signer un nouveau livre (en espagnol): Los Amigos de Durruti: Historia y antología de textos, co-édité à Barcelone par Dskntrl-ed! et Aldarull (333 pages,ISBN: 978-84-941941-6-0). Dès les premières lignes il annonce clairement: « Ce livre traite de la théorie révolutionnaire. Le regroupement des Amis de Durruti constituait une sérieuse opposition aux comités dirigeants de la CNT et de la FAI ». Cette étude sur 144 pages des Amis de Durruti, un des rares groupes restés aux côtés des ouvriers dans les Journées de mai 1937 à Barcelone, est suivie d’annexes (plus de la moitié du livre): correspondance de Jaime Balius, textes variés des Amis de Durruti, et la brochure Hacia una nueva Revolución. Le livre ne coûte que 9 euros en Espagne.

agustin_durrutiVoir aussi:

El terror estalinista en Barcelona 1938 (Agustín Guillamón)

15 novembre 2013
Sommaire et préface du nouveau livre de notre ami Agustín Guillamón (Aldarull & Dskntrl.ed!, 2013, 332 pages).
agustin_terrorISBN: 978-84-941941-5-3

Índice / Sommaire:

Prefacio.

1.- La NKVD y el SIM en Barcelona. Algunos informes de Gerö ("Pedro") sobre la Guerra de España.

            A.- La NKVD y el SIM en Barcelona [página 6]

            B.- Informes de Gerö ("Pedro") sobre la Guerra de España. Documentos e información sobre Gerö [página  33]

2.- El informe de Stepanov sobre el proceso contra el POUM.

            A.- Introducción [página 57]

            B.- “Los poumistas y el proceso contra el POUM”, capítulo del informe sobre las causas de la derrota de la República, firmado por “Moreno”, delegado de la IC en España (9-9-1939) [página 61]

3.- El  proceso de la República de Negrín contra la Sección Bolchevique-Leninista de España, febrero de 1938 a enero de 1939.

            A.- Presentación [página 71]

            B.- Primera parte del sumario [página 76]

            C.- Segunda parte del sumario [página 97]

            D.- Tercera parte del sumario [página 147]

            E.- Campaña de Prensa contra el proceso a los trosquistas y otros documentos que no pertenecen al sumario [página 155]

4.- Tres biografías y un asesinato.

            A.- Biografía de “G. Munis” [página 181]

            B.- Biografía de Jaime Fernández [página 189]

            C.- Biografía de Albert Masó [página 194]

            D.- El asesinato del capitán Narwicz [página 201]

5.- Anexo documental: artículo de Munis sobre el terror estalinista.

            El terror amarillo en España [página 205]

Agradecimientos.

PREFACIO

El diez de febrero de 1938, en Barcelona, hacia las diez de la noche, un joven de unos veinte años, vestido con el uniforme de capitán del Ejército, había encendido un cigarrillo. Tenía una cita. Era un frío día de invierno. El lugar era solitario y desapacible, las casas más cercanas se encontraban a unos quinientos metros de distancia. Estaba esperando en la calle Legalidad, a la altura de Alegre de Dalt, en una zona despoblada, sin urbanizar, cercana a la casa conocida como Can Compte. Era una calle flanqueada por dos cunetas, que apenas la diferenciaban de las huertas circundantes. Se aproximaron los dos hombres con los que había concertado la cita. En respuesta a su saludo el más cercano, a su izquierda, le disparó, a medio metro de distancia. La bala penetró por el mentón hacia la izquierda de la boca, siguiendo una trayectoria de abajo arriba y de izquierda a derecha que destrozó dos piezas dentarias, parte del paladar y se incrustó en el cráneo, sin provocar orificio de salida. El segundo hombre se aseguró la muerte del capitán disparando dos veces en la cabeza del cuerpo ya tendido en el suelo, decúbito supino. Del cráneo destrozado por las tres balas, se desparramaban los sesos. El cadáver formó un gran charco de sangre que silueteaba su cuerpo. En el suelo se encontraba, a poca distancia, un cigarrillo, una gorra militar y dos casquillos de bala del calibre 9 milímetros, corto.

¿Quién era el joven asesinado? ¿Quiénes y por qué lo asesinaron? ¿Quién investigó el asesinato? ¿Quiénes, y por qué, fueron detenidos, torturados y juzgados por ese crimen? ¿Qué implicaciones políticas desviaron la investigación criminal? ¿Es posible solucionar un asesinato setenta años después de ser cometido? ¿Puede resolver la investigación histórica un crimen que, en su momento, fue despachado descuidadamente por la investigación policial? Dilucidar hoy ese crimen, ¿puede ayudarnos a comprender una sociedad que, en 1938, estaba inmersa en una cruenta guerra civil? ¿Qué importaba otra víctima más, en una Barcelona bombardeada y hambrienta, sometida al terror policíaco, en la que los revolucionarios eran perseguidos y, a veces, desaparecían en las checas?

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Presentacion de "La Revolucion de los Comités"

1 novembre 2013

Bande son de l’intervention d’Agustín Guillamón à Salamanque, en 2012 (en espagnol), en première partie du fichier:


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Barricadas en Barcelona (Agustín Guillamón, 2007)

7 septembre 2013

Version espagnole du livre d’Agustín Guillamón:  Barricades à Barcelone 1936-1937 – La CNT de la victoire de juillet 1936 à la défaite de mai 1937 (Spartacus), librement disponible ici en pdf de 302 pages dans le cadre d’une redomiciliation d’une partie du catalogue des éditions Espartaco International qui étaient animées par Emilio Madrid, décédé il y a deux ans (catalogue en ligne dont la pérennité n’est plus assurée).

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La CNT espagnole enterre le Premier Mai en 1938

18 août 2013

Dans son Histoire du Premier Mai, Maurice Dommanget rappelait que pour le Premier Mai 1938, « à Madrid, on travailla conformément aux ordres du gouvernement républicain » (ordres que confirme par exemple Le Populaire du 2 mai 1938, page 3). La coupure ci-dessous extraite de l’Humanité du 29 avril 1938 montre que la CNT alla, presque un an après la répression des Journées de Barcelone, jusqu’à cosigner avec les staliniens un appel justifiant ce renoncement au Premier Mai tant que durera la guerre, invitant même à augmenter la production le jour du 1er Mai ! Pierre Souyri signalait aussi dans les Annnales en 1970: « En mai 1938, la C.N.T. donne son accord pour que soient garanties les "propriétés légitimement acquises", en août 1938, elle entre, de concert avec les représentants de l’U.G.T., du patronat et du gouvernement, dans un Conseil du Travail qui aura pour fonction d’arbitrer les conflits entre employeurs et ouvriers…»

Le Premier Mai, jour de travail et de combat dans toute l’Espagne républicaine

Barcelone, 28 avril. – En vue du 1er Mai, les partis ouvriers et les organisations syndicales ont rédigé un manifeste dans lequel il est dit entre autres:

« Autrefois, la commémoration du 1er Mai avait pour base des revendications, aujourd’hui et tant que durera la guerre, cette date est devenue l’expression d’obligations qui doivent être accomplies. Pour les soldats venus du peuple, nous n’avons qu’une consigne: combattre. Pour les ouvriers de l’arrière, une consigne équivalente: travailler. Elles se complètent l’une l’autre.

« La meilleure manière d’honorer le 1er Mai sera, pour les combattants des tranchées, de doubler leur capacité d’héroïsme; pour les combattants de l’arrière d’augmenter leur production. »

Signent ce manifeste:  pour le parti socialiste: Lamoneda; pour l’U.G.T.: Amaro del Rosal; pour le parti communiste: José Diaz; pour la C.N.T.: Prieto.

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Extrait de la Une de l’Huma du 29 avril 1938

Entrevista amb Agustí Guillamón

30 avril 2013

Le numéro d’avril 2013 de la revue mensuelle de la CGT catalane publie un entretien avec Agustin Guillamón (qui cite La Bataille socialiste):

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