1979-03 Iran : Khomeyni trébuche sur les femmes
Article de Jean-Loup Reverier paru dans L’Unité du 16 mars 1979
La guerre du tchador marque plus que le compréhensible refus des femmes iraniennes de porter le long voile noir traditionnel. En Iran, le problème du tchador est partie prenante de leur combat contre la dictature. Du temps de Reza (le père du chah), qui voulait autoritairement les dévoiler, elles se sont battues contre l’obligation de renoncer à cette tradition (le port du tchador n’a rien d’une obligation religieuse inscrite dans le Coran). Pour les mêmes raisons, de nombreuses femmes et étudiantes ont remis le tchador au cours de l’année 1978. Elles marquaient par là leur refus de la société de corruption, d’inégalité et d’atteintes aux droits de l’homme que Mohammad Reza chah imposait à son peuple sous couvert de modernisme à l’occidentale.
A la fin de la semaine dernière, plusieurs jours de suite et malgré les injures et les attaques de musulmans fanatiques, des milliers de femmes (50 000 pour la seule journée du samedi) ont défilé dans les rues de Téhéran pour protester contre les excès du nouveau régime à leur encontre. Quelques-unes d’entre elles portaient même le tchador. Mais toutes exigeaient qu’on respecte enfin leurs volontés.
Sous l’égide de Khomeyni, la mixité dans le sport et l’enseignement est remise en question, la répudiation par le mari — libre d’avoir plusieurs épouses — paraît en passe de redevenir légale, la moindre parcelle de corps dénudé d’une femme passe pour une provocation, les pharmaciens ne vendent plus de pilule, l’adultère et la consommation d’alcool sont passibles de lapidation, la prostitution et l’homosexualité sont pratiquement considérées comme des crimes — entraînant même des exécutions sommaires.
Pour couronner cette vision moyenâgeuse, un ministère du Bien et du Mal doit prochainement entrer en action. Les femmes qui ne se soumettent pas aux contraintes vestimentaires prônées par l’ayatollah sont injuriées et agressées. Certaines ont reçu des coups de couteau, d’autres ne sont plus acceptées à leur travail. Voilà contre quoi les Iraniennes viennent de manifester, non sans courage.
Au nom de ce qu’elles sont, de leurs convictions et, souvent, de leur engagement passé contre la dictature Pahlavi, un grand nombre d’entre elles exige l’égalité de droit et de traitement avec les hommes. Khomeyni semble avoir un peu reculé. D’obligatoire, le tchador serait devenu un devoir fortement conseillé. Cela reste notoirement insuffisant !
Tous ceux qui ont soutenu le combat du peuple iranien contre son dictateur suivent avec émotion le nouveau combat des femmes iraniennes. A travers elles, c’est toute une conception de la société iranienne et de la démocratie — ce mot que rejette Khomeyni — qui est en cause. Il est donc naturel que des femmes françaises aient tenu à manifester leur solidarité avec leurs sœurs d’Iran. Après les « Femmes en mouvement » qui ont déjà envoyé des émissaires à Téhéran, un « Comité international pour le droit des femmes » se met aujourd’hui en place, qui comprend Simone de Beauvoir, Benoite Groult, Angela Davis, Maria Antonietta Macciochi, Simone Signoret, Jane Fonda, etc. Ce mouvement, qui a tenu jeudi 15 mars une conférence de presse dans les locaux parisiens de la Ligue des droits de l’homme, a demandé à Mehdi Bazargan, Premier ministre iranien, de recevoir la délégation qu’il enverra à Téhéran en fin de semaine.
Khomeyni n’a peut-être pas tort aujourd’hui de craindre les femmes. Elles viennent de lui ravir le beau rôle qu’il a tenu pendant si longtemps dans le cœur des véritables amis de l’Iran.


Manifestation du 8 mars 1979 à Téhéran



































"... on ne parle plus en PARTI DE CLASSE, animateur du mouvement prolétarien, traduisant ses aspirations, dirigeant ses réactions, ramassant les manifestations de sa vie et de sa lutte quotidiennes pour le diriger contre l'ennemi qui, lui, toujours debout, ricane et triomphe de nos timidités et de nos défaillances..." (

La Maison des Fédérations de la CGT en 1913
Almanach SFIO en 1913
Petit-Pierre sera socialiste, livre illustré de vulgarisation (1913)

Liebknecht et Luxemburg
Brochure de la BS en 1932
1° numéro de Masses
Manifestation antifasciste, Paris février 1934
Brochure
N° de
Vadémécum du propagandiste
Jean Zyromski
Les TPPS en 1935

Militants à Paris
Brochure d'Hélène Modiano (1936)
Boulogne-Billancourt, juin 1936

Barcelone, juillet 1936
Une de La Gauche révolutionnaire (octobre 1936)

Publicité poumiste dans le cahier Spartacus de décembre 1936.

Journées de mai 1937 à Barcelone
Manif contre la non-intervention en Espagne (mai 1937)

L'Espagne socialiste, journal du C.A.S.P.E.
Pivertistes, anarchistes et syndicalistes s'unissent en 1937 dans Solidarité internationale antifasciste
Une de Juin 36 (1938), organe de la Fédé SFIO de la Seine puis du P.S.O.P.
Scission du P.S.O.P. après Royan (1938)
Militants pivertistes en 1938

Brochure de Robert Louzon en 1938
Aide matérielle du PSOP aux réfugiés espagnols (février 1939)
D. Guérin & M. Pivert au congrès du P.S.O.P. (mai 1939)
Pivert à la tribune du Congrès du PSOP (1939)
Brochure clandestine
"A los ciudadanos"
Brochure
Brochure
Journal des Jeunesses socialistes (1946) avant leur exclusion.

Une de la nouvelle série de la BS qui reparaît en juillet 1947
Brochure
Une de cette BS 2° série contre Jules Moch (29/10/1948)
Cahier Spartacus en 1948
Berlin, juin 1953
Hongrie, 1956
Turin, 1962

Brochure du SPGB
Mémorial de
Pouvoir ouvrier N°90
Chili, 1973
Traduction française de 1972
Livre de 
Grève des mineurs anglais, 1984
Insurrection armée et mouvement des conseils ouvriers (shuras) au Kurdistan irakien en 1991
The Hobgoblin



Une partie des écrits d'
Etude
Livre 





Livre d'A. Rustenholz en 2003


Réédition récente d'une compilation d'écrits d'A. Nin de 1930 à 1937
Anthologie
Le Capital 