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	<title>La Bataille socialiste</title>
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	<description>independent marxist site: education, information &#38; documentary resources (mostly in french)</description>
	<pubDate>Wed, 14 May 2008 15:10:40 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>La transformation socialiste de la société</title>
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		<pubDate>Wed, 14 May 2008 11:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Impossibilisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Page publiée sur l&#8217;ancien site Démocratie socialiste de 2002 à 2007
Un   changement radical
Pauvreté, chômage, pénurie de logements, famine, guerres,   etc., en dépit de l’infinité de gouvernements de tous poils et de   toutes tendances qui se sont succédés dans le monde tout au long du 20ème siècle, pas un des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><blockquote><p>Page publiée sur l&#8217;ancien site<em> Démocratie socialiste</em> de 2002 à 2007</p></blockquote>
<p style="text-align:center;"><strong>Un   changement radical</strong></p>
<p>Pauvreté, chômage, pénurie de logements, famine, guerres,   etc., en dépit de l’infinité de gouvernements de tous poils et de   toutes tendances qui se sont succédés dans le monde tout au long du 20<sup>ème</sup> siècle, pas un des problèmes auxquels l’humanité était confrontée il y   a plus de cent ans n’a été résolu… et d’autres sont venus   se greffer : marées noires, désertification, pollution, réchauffement du   climat, veau aux hormones puis vache folle , etc. La raison en est   qu’aussi longtemps qu’une minorité contrôlera les ressources   productives de la planète, les richesses seront produites pour le seul profit   de cette minorité capitaliste, et cela avant toute autre considération.</p>
<p>Pour mettre un terme à cette situation, les   socialistes se fixent comme objectif, unique et immédiat, la transformation   radicale – révolutionnaire, mais oui – de la base de la société,   qui consiste en le transfert des moyens de production et de distribution des   richesses de la société, des mains de la minorité possédante à   l’ensemble de la société. De cette façon, la propriété, une fois   devenue sociale, permettra la mise en place d’une administration   démocratique des moyens d’existence de la société, qui pourront ainsi   être organisés, non plus dans l’intérêt égoïste d’une minorité   parasite, mais dans celui de l’humanité toute entière.<br />
L’établissement d’un tel système   de société n’est peut-être pas pour demain, mais cela dépend uniquement   de nous. Ceux qui croient cette tâche impossible feraient bien de réfléchir   au prix que nous allons tous payer au fur et à mesure que le capitalisme va   continuer ses ravages. L’Histoire humaine ne nous montre-t-elle pas   qu’elle est faite de changements ? Il n’y a pas si longtemps   encore, quel serf<span> </span>pouvait imaginer   qu’un jour il serait libéré du joug du seigneur féodal ?</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Un changement pacifique</strong></p>
<p>Pour un socialiste, il est toujours difficile de recourir   au terme <em>révolution</em>, tant il évoque de scènes de violence, de   massacres, de drames humains, qui provoquent chez la plupart des gens des   sentiments légitimes de crainte et de rejet. C’est vrai qu’à   l’époque de la monarchie absolue, face à une autorité, le roi,   qui « détenait son pouvoir de Dieu et n’avait de comptes à   rendre qu’à Dieu », c’est-à-dire en l’absence de   mécanismes démocratiques, toute tentative de transformation sociale était   difficilement concevable sans violence. Lors de la Révolution russe, le   processus démocratique, qui mit fin (de manière pacifique) au régime   tsariste, fut brutalement interrompu, quelques mois plus tard, par une organisation,   le parti bolchevique, désireuse de s’approprier le pouvoir.   L’imposition d’un gouvernement « communiste »   despotique à toutes les autres parties en présence – y compris aux   socialistes – et sa défense contre l’intervention des puissances   occidentales ne pouvait déboucher que sur la violence.</p>
<p>Si nous, socialistes, ne préconisons pas l’insurrection ou la guerre civile contre le système actuel,  c’est, d’abord, parce qu’il nous est inconcevable de construire « un monde meilleur » au prix de sacrifices humains.   Mais c’est aussi parce que nous estimons, d’une part, que   c’est inefficace, d’autre part, que c’est inutile. Le recours à la violence est inefficace pour la simple raison que ce qui permet au capitalisme de se perpétuer, ce n’est pas le monopole, par les   gouvernements capitalistes, de la force armée, mais le fait que<span> </span>la grande majorité de la population se   conforme à ce système, le tolère et l’« accepte », comme le   prouvent, à chaque élection, les victoires systématiques des partis   pro-capitalistes, qu’ils soient de gauche ou de droite. La plupart des   gens ne voient aucune alternative – ils ne l’envisagent même pas   – à un système basé sur la propriété privée, le travail salarié et la   production de marchandises. Ils ne conçoivent même pas que la société puisse   fonctionner sans propriété privée, sans inégalité ni privilèges, sans argent   ni banques, sans forces armées ou États-nations. Pour eux, c’est tout   simplement « utopique ». Une insurrection menée par un groupe   minoritaire ne peut, en aucune façon, triompher de ce manque de conscience   socialiste.</p>
<p>D’un autre côté, si une majorité de la   population en vient à désirer le socialisme (comme il se doit pour que   celui-ci puisse fonctionner), la violence n’est plus nécessaire. En   effet, les gouvernements dépendant d’un minimum de consentement pour   pouvoir diriger, qui vont-ils gouverner lorsque ce consentement leur est   retiré ? Et même si la petite minorité capitaliste voulait, en   s’appuyant sur les forces armées, s’accrocher par la violence à   ses privilèges, ne courrait-elle pas au suicide ? Contre la violence   d’une minorité prête à tout pour conserver sa position dominante, la   majorité ne serait-elle pas en droit de défendre sa volonté, telle qu’elle   se serait démocratiquement exprimée dans les urnes ? Cette majorité,   remplie de l’espoir d’une vie meilleure enfin à sa portée, et   consciente de sa supériorité numérique, laisserait-elle une poignée de   capitalistes désespérés briser ses rêves ? Enfin, quelle armée, dont les   membres font d’ailleurs partie de la classe salariée, et sont donc perméables aux idées qui la traversent, resterait suffisamment puissante et soudée pour s’opposer à la force immense que représente une majorité révolutionnaire consciente de son nombre et de sa force ?</p>
<p>La révolution n’a donc pas à être synonyme de combats de rue, de barricades, de bains de sang et d’exécutions sommaires. Elle signifie, tout simplement, un changement rapide et radical dans la base économique (suppression de la propriété privée des moyens de production) et sociale (abolition de la division de la société   en classes sociales antagoniques) de la société et, par voie de conséquence, l’instauration de la propriété et de la démocratie sociales.</p>
<p align="center"><strong>Un   changement démocratique</strong></p>
<p>Actuellement, les moyens de production sont entre les   mains d’une petite minorité de la population – la classe   capitaliste – qui les gère dans son intérêt exclusif. Ses droits de   propriété, qui assurent à ses membres un droit de contrôle sur ces moyens, sont garantis par une législation élaborée et votée par ses représentants  politiques au Parlement. C’est cette législation qui est défendue par l’État et ses forces de l’ordre, un ordre qui reflète en réalité la domination de la société par la minorité possédante. Pour cette raison, sous couvert de représenter l’intérêt général, l’État n’est en fait que l’instrument de défense des intérêts de cette classe minoritaire.</p>
<p>Pour paralyser l’action de l’État, la classe salariée, organisée, doit donc en prendre la   direction avant d’abolir le capitalisme, ou, en d’autres termes,   avant d’établir la propriété sociale, condition indispensable à la   gestion des moyens d’existence dans l’intérêt de la collectivité   toute entière. La prise du pouvoir politique obéit donc à deux   nécessités : 1. affaiblir le contrôle que la minorité capitaliste exerce   sur les forces armées, dans le but de l’empêcher d’utiliser   celles-ci pour résister par la force au changement désiré par la   majorité ; 2. utiliser les structures administratives utiles de   l’État pour coordonner le passage au socialisme.<br />
L’utilisation des institutions   démocratiques actuelles obéit à d’autres raisons :<br />
1. Puisque le socialisme sera une société pleinement   démocratique, il s’ensuit que le socialisme ne peut être établi que de   manière démocratique. Pour les socialistes, <em>fin</em> et <em>moyens</em> sont   donc indissociables.</p>
<p>2. Si les politiciens professionnels n’ont eu de   cesse de nous montrer la rapidité avec laquelle ils sont capables   d’oublier leurs promesses électorales et leurs programmes de campagne,   aussitôt élus, les candidats socialistes, eux, seront des délégués mandatés,   révocables à tout moment en cas de manquement à leur mandat et aux   instructions de l’organisation socialiste qu’ils représentent.</p>
<p>3. La participation aux élections, utilisées comme un   baromètre de l’état d’esprit de l’électorat, permet de   mesurer, mieux que tout autre instrument, les dispositions des électeurs   envers les différentes parties en présence et, par conséquent, les forces   respectives de celles-ci.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Un changement organisé</strong></p>
<p>Pour utiliser à leur profit les institutions   démocratiques, les salariés doivent donc s’organiser politiquement en   un parti socialiste, c’est-à-dire en une organisation se fixant comme   objectif – unique et immédiat – l’instauration du   socialisme. La majorité salariée, devenue socialiste, utilisera ce parti   politique pour s’emparer du pouvoir (il n’est nulle question de   former un gouvernement). Une fois l’État et ses forces de répression   neutralisés, c’est cette majorité socialiste, à l’aide de son parti,   qui procèdera à la prise de contrôle des moyens de production.</p>
<p>Dans ce but, elle se sera parallèlement organisée sur ses  lieux de travail, dans le cadre des syndicats et des autres formes éventuelles d’organisation économique qu’elle aura estimées nécessaires de mettre en place, pour assurer la continuité de la production et établir la structure administrative de la société future. Ceci fait, les institutions répressives de l’État seront démantelées. De leur côté, les administrations utiles (Santé, Éducation, Logement…) et les services   publics (transports, électricité, eau…) seront réorganisés à tous les   niveaux – local, régional, mondial – sur une base démocratique.</p>
<p>Le développement de l’organisation des   salariés, tant au niveau politique qu’économique, doit donc être vu   comme un processus simultané et interdépendant, consécutif à la diffusion des   idées socialistes parmi les travailleurs et au développement de leur   conscience de classe. La prise de contrôle de l’État, puis des moyens   de production, est, de cette manière, une action menée par la classe   travailleuse elle-même, <em>et</em> par ses délégués au Parlement, chargés, au   nom de la première, de la mise en place de la législation adéquate.</p>
<p class="MsoHeading8" style="text-align:center;"><strong>Un   changement conscient</strong></p>
<p>En dépit du fait que les salariés représentent   l’immense majorité de la population, ils subissent la domination de la   minorité capitaliste. En fait, dans nos démocraties, c’est le soutien   massif des salariés aux partis pro-capitalistes, exprimé à travers le   bulletin de vote, qui donne à cette minorité sa légitimité. Cette dernière   commande parce que la majorité veut bien lui obéir. En d’autres termes,   c’est parce que les salariés acceptent un système social – le   capitalisme – qui, par définition, ne peut fonctionner que dans   l’intérêt des capitalistes, qu’ils sont responsables de la   perpétuation de ce système… et de leurs problèmes.</p>
<p>Pourquoi cette apparente contradiction entre   la force de l’infime minorité possédante et la faiblesse de   l’écrasante majorité salariée ? La raison en est que, dès notre plus   tendre enfance, nous absorbons en permanence les idées diffusées par les   institutions les plus diverses et nous en imprégnons : de la famille   (qui subit ces mêmes influences et leur sert de relais), en passant par   l’école (qui développe notre fibre nationaliste à travers   l’enseignement de l’Histoire de France), jusqu’à   l’Église (dont le message, fait de soumission, de docilité et de   résignation, favorise l’acceptation du statu quo social), et, surtout,   les médias (dont le monopole donne à la classe capitaliste un immense pouvoir   d’endoctrinement et de persuasion).</p>
<p>Ce monopole des détenteurs de capitaux sur   les moyens d’information permet à ces derniers de contrôler, orienter,   censurer, le contenu de l’information à (ne pas) diffuser (ainsi, le   capitalisme n’y est même jamais mentionné, un capitalisme supposé aussi   « naturel » que l’air que nous respirons), de fixer les   limites aux débats publics, et de privilégier les idées qui légitiment son   existence. De cette manière, la population est maintenue dans l’ignorance   d’une alternative – le socialisme – à la société actuelle.   De sorte que la mention d’une telle alternative, à une audience peu   habituée à des débats sortant des sentiers battus, ne peut rencontrer   qu’étonnement, indifférence ou incompréhension. Les médias nous   invitent ainsi à « accepter » le monde tel qu’il est,   « même si, bien sûr, concèdent-ils, il n’est pas parfait ».   Le conditionnement imposé aux salariés est donc la raison pour laquelle ces   derniers supportent de vivre une existence faite, pour une grande part, de   précarité, d’insécurité, d’incertitude, de stress ou de chômage.</p>
<p>Pourtant, l’existence des socialistes   est la preuve que des salariés peuvent échapper à ce conditionnement,   qu’ils peuvent voir la société telle qu’elle est, et non telle   que nos maîtres – et leurs serviteurs – souhaitent que nous la   voyions. Les esclaves antiques et les serfs féodaux pensaient, n’en   doutons pas – et à l’encontre de ce que nous montre   l’Histoire –, que leur monde était immuable et qu’ils   étaient condamnés à subir le joug de leurs maîtres et seigneurs… tout   comme les salariés d’aujourd’hui pensent qu’ils sont   condamnés à l’arbitraire patronal à perpétuité. Mais, pourquoi le   système actuel devrait-il être plus éternel que ceux qui l’ont   précédé ?</p>
<p>Devenir un socialiste, donc, signifie comprendre la nature véritable d’un système basé sur l’appropriation, par   une minorité privilégiée, des moyens d’existence de la société, et   l’organisation, logique et inévitable, de la production dans   l’intérêt exclusif de cette minorité ; comprendre que nos   problèmes ne sont pas des catastrophes naturelles, comme les raz de marée ou   les tremblements de terre, mais des problèmes sociaux, créés par une société   – le capitalisme – que des hommes ont établi, et que   d’autres peuvent renverser ; comprendre que, aucune réforme   ne s’attaquant à la propriété privée, la société existante, parce   qu’elle est basée sur la propriété privée des moyens d’existence,   <em>ne peut pas</em> être réformée, « humanisée » ou gérée dans   l’intérêt général ; comprendre que les salariés de la   planète, en dépit des différences de nationalités, d’activités ou de   salaires, ont des intérêts en commun, qui les opposent aux   capitalistes ; comprendre que les salariés et leurs familles   représentent l’immense majorité de la population et que, unis et   organisés, tous leurs rêves sont permis. En bref, comprendre la réalité pour   la transformer, est-ce si difficile ?</p>
<h4><span style="font-style:normal;">Ils l’ont dit…</span></h4>
<blockquote>
<p class="MsoBlockText">Pour nous, il ne saurait être question de   la transformation de la propriété privée, mais uniquement de son   anéantissement ; il ne saurait être question de masquer les antagonismes   de classe, mais de supprimer les classes ; non pas d’améliorer la   société existante, mais d’en fonder une nouvelle.</p>
</blockquote>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 2.85pt 0.0001pt;">
<p class="MsoNormal" style="margin:0 2.85pt 0.0001pt;">Karl M<span style="font-variant:small-caps;">arx</span>-Friedrich E<span style="font-variant:small-caps;">ngels</span>,   <em>Adresse au comité central de la Ligue des communistes</em>, mars 1880. Cité   dans <em>Textes sur l’organisation</em>, Spartacus, Paris, 1972, pp.   39-40.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 2.85pt 0.0001pt;">
<p class="MsoNormal" style="margin:0 2.85pt 0.0001pt;">
<blockquote>
<p class="MsoBlockText">si la révolution devait encore passer par une guerre   civile acharnée (outre le fait qu’elle serait l’équivalent   d’une troisième guerre mondiale) elle ne ferait que prouver son   immaturité. La révolution future se fera avec un minimum de violence car elle   aura modifié radicalement le rapport des forces en devenant le mouvement de l’immense   majorité au détriment de l’infime minorité exploiteuse, cherchant à   maintenir à bout de bras un système économique épuisé et périmé.</p>
</blockquote>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 2.85pt 0.0001pt;">Claude B<span style="font-variant:small-caps;">itot</span>,<em> Le communisme n’a pas   encore commencé</em>, Spartacus, Paris, 1995, p. 243.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 2.85pt 0.0001pt;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0 2.85pt 0.0001pt;"><a href="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/05/ds-revolution.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2234 aligncenter" src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/05/ds-revolution.jpg?w=400&h=228" alt="" width="400" height="228" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 2.85pt 0.0001pt;">
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/bataillesocialiste.wordpress.com/2233/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bataillesocialiste.wordpress.com&blog=669189&post=2233&subd=bataillesocialiste&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Travailler pour la paie : les racines de la révolte</title>
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		<pubDate>Wed, 14 May 2008 09:16:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

		<category><![CDATA[Glaberman]]></category>

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		<description><![CDATA[
Martin Glaberman - Seymour Faber
Travailler pour la paie : les racines de la révolte 
[180 p. - 17 €. Acratie, 31 mars 2008]
S’appuyant sur leur expérience de militants, de nombreux témoignages de travailleurs, et des analyses de sociologues, philosophes ou historiens du travail, Martin Glaberman et Seymour Faber décrivent la résistance quotidienne de la classe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:center;"><a href="http://www.amazon.fr/dp/2909899306?tag=ensemble06-21&amp;camp=1414&amp;creative=6410&amp;linkCode=as1&amp;creativeASIN=2909899306&amp;adid=0ZJSREKPR3WNA9GCYM5Q&amp;"><img class="alignnone aligncenter" src="http://www.librairie-quilombo.org/IMG/arton3043.png" alt="" /></a></p>
<blockquote><p><strong>Martin Glaberman - Seymour Faber</strong></p>
<p><em><strong>Travailler pour la paie : les racines de la révolte</strong> </em></p>
<p>[180 p. - <a href="http://www.amazon.fr/dp/2909899306?tag=ensemble06-21&amp;camp=1414&amp;creative=6410&amp;linkCode=as1&amp;creativeASIN=2909899306&amp;adid=0ZJSREKPR3WNA9GCYM5Q&amp;">17 €</a>. Acratie, 31 mars 2008]</p></blockquote>
<p>S’appuyant sur leur expérience de militants, de nombreux témoignages de travailleurs, et des analyses de sociologues, philosophes ou historiens du travail, Martin Glaberman et Seymour Faber décrivent la résistance quotidienne de la classe ouvrière, en Amérique du Nord et notamment dans les usines automobiles de Detroit.<br />
En sept chapitres, ils dépeignent les comportements des travailleurs, sans occulter sexisme ou racisme («Le travailleur en guerre contre lui-même ») sous l’angle du rapport capital-travail. Ils retrouvent dans des situations concrètes les analyses de Marx, indiquant en quoi la classe ouvrière, malgré son aliénation («pauvreté, souffrance, ignorance, abrutissement, dégradation morale »), a le pouvoir de renverser le capitalisme.</p>
<blockquote><p><strong><em>Lire</em></strong> le premier chapitre: <a href="../documents-historiques/1999-quest-ce-que-la-classe-ouvriere-glaberman/">Qu’est-ce que la classe ouvrière?</a></p></blockquote>
<p><font size="-2">Décédé en 2001, Martin Glaberman avait milité dans la <a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com/2007/12/11/ntroduction-to-the-johnson-forest-tendency/">tendance Johnson-Forest</a>.</p>
<p>La version originale en anglais (<em>Working for wages</em>), publiée en 1998-1999, est accessible en <a href="http://books.google.fr/books?id=73wZDPBE31UC">aperçu limité sur Google Books</a>, la préface accessible sur <a href="http://www.marxists.org/archive/glaberman/1999/wages/conclusion.htm">MIA</a>.</font></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/bataillesocialiste.wordpress.com/2232/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=bataillesocialiste.wordpress.com&blog=669189&post=2232&subd=bataillesocialiste&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Sur la CNT espagnole en 1936-37 (G. Munis)</title>
		<link>http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/05/13/sur-la-cnt-espagnole-en-1936-37-g-munis/</link>
		<comments>http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/05/13/sur-la-cnt-espagnole-en-1936-37-g-munis/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 May 2008 19:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Documents historiques]]></category>

		<category><![CDATA[CNT]]></category>

		<category><![CDATA[Grandizo Munis]]></category>

		<category><![CDATA[Guerre d'Espagne]]></category>

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		<description><![CDATA[Extraits de Leçons d&#8217;une défaite, promesse de victoire, par Grandizo Munis, livre publié en 1948 au Mexique, traduit en français en 2007. (Texte intégral disponible en espagnol ici).

1. La révolution de juillet 1936
Ce fut en Catalogne que le mouvement révolutionnaire pénétra le plus le tissu social. Et ce pour deux raisons fondamentales. C&#8217;était la région [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><blockquote><p>Extraits de <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2912639239?ie=UTF8&amp;tag=ensemble06-21&amp;link_code=as3&amp;camp=2522&amp;creative=9474&amp;creativeASIN=2912639239"><em>Leçons d&#8217;une défaite, promesse de victoire</em></a>, par <a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com/biographies/munis-1912-1989/">Grandizo Munis</a>, livre publié en 1948 au Mexique, traduit en français en 2007. (Texte intégral disponible en espagnol <a href="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/g-munis-jalones-de-derrota.pdf">ici</a>).</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2912639239?ie=UTF8&amp;tag=ensemble06-21&amp;link_code=as3&amp;camp=2522&amp;creative=9474&amp;creativeASIN=2912639239"><img src="http://www.collectif-smolny.org/IMG/arton498.png" alt="" width="185" height="300" /></a></p></blockquote>
<p style="text-align:left;"><strong>1. La révolution de juillet 1936</strong></p>
<p>Ce fut en Catalogne que le mouvement révolutionnaire pénétra le plus le tissu social. Et ce pour deux raisons fondamentales. C&#8217;était la région où le prolétariat industriel était le plus dense, et l&#8217;organisation dominante la CNT. Le PCE et le PSOE étaient presque complètement bannis de la région. Le Parti socialiste unifié de Catalogne3, affilié au stalinisme, futur nerf de la contre-révolution quelques mois plus tard, se constitua après le 19 juillet 1936, en récupérant toutes les scories sociales imaginables, du boutiquier cupide au fils à papa fascisant, du spéculateur à l&#8217;arriviste nageant en eaux troubles. Mis à part la CNT, seul le POUM avait une influence notable. Dans ces circonstances, la formidable impulsion révolutionnaire des masses ne se heurta qu&#8217;à l&#8217;incapacité de l&#8217;anarchisme et du centrisme à coordonner le surgissement spontané de nouvelles institutions sociales.<br />
Se sentant vaincu en même temps que les généraux, L&#8217;État bourgeois se rendit sans conditions au prolétariat victorieux. Mais les principaux représentants de ce prolétariat étaient, à ce moment-là, les anarchistes, et ces anarchistes (après un siècle de harangues antiétatiques !) laissèrent survivre l&#8217;État bourgeois. Ils donnèrent au prisonnier du 19 juillet la sursis nécessaire pour qu&#8217;il puisse s&#8217;attaquer aux conquêtes de cette journée. Voici comment l&#8217;un des protagonistes, éminent leader de la CNT et conseiller économique dans le Comité central des milices rapporte le événements :</p>
<blockquote><p>« Une fois le putsch militaire en Catalogne liquidé, le président de la <em>Generalitat</em>, Luis Companys, nous convoqua à une réunion afin de connaître nul! propositions. Nous arrivons au siège du Gouvernement catalan, les armes Ia main, sans avoir dormi depuis plusieurs jours, pas rasés, donnant, par notre aspect, réalité à la légende qui s&#8217;était tissée à notre propos. Pâles, certains membres du gouvernement de la région autonome tremblèrent durant tout le temps que dura l&#8217;entrevue, à laquelle Ascaso n&#8217;assista pas. Le palais du gouvernement fut envahi par l&#8217;escorte de combattants qui nous accompagnait. Companys nous félicita pour la victoire obtenue. Nous pouvions agir seuls, déclarer la <em>Generalitat</em> caduque et instituer à sa place un véritable pouvoir populaire ; mais nous ne croyions pas à la dictature quand elle s&#8217;exerçait contre nous et n&#8217;en voulions pas non plus pour l&#8217;exercer aux dépens des autres. La<em> Generalitat</em> resterait à sa place, avec le président Companys à sa tête et les forces populaires s&#8217;organiseraient en milices pour continuer la lutte pour la libération de l&#8217;Espagne. C&#8217;est ainsi qu&#8217;est né le Comité central des milices antifascistes de Catalogne, dans lequel nous laissâmes entrer toutes les fractions politiques libérales et ouvrières . »</p>
<p style="text-align:right;">(D.A. de Santillán, <a href="http://www.somnisllibertaris.com/libro/porqueperdimoslaguerra/index04.htm"><em>Porque perdimos la guerra</em></a>, Ediciones Iman, Buenos Aires, p. 53)</p>
</blockquote>
<p>La pensée critique reste stupéfaite devant de telles monstruosités, commises avec autant de légèreté et rapportées avec autant de désinvolture; elles ne peuvent que susciter des paroles blessantes. Devant certains actes et paroles, il est en effet humiliant de raisonner sans avoir laissé, auparavant, libre cours à l&#8217;injure. Ceux qui n&#8217;y sont pas sensibles sont des êtres froids et incapables de comprendre quoi que ce soit. Que dire de personnes qui, ayant la possibilité de le faire, se refusèrent à instituer le «véritable pouvoir du peuple»? En nous exprimant avec modération, nous dirons que le sort du peuple leur était moins cher que leurs relations avec les représentants de la bourgeoisie type Companys ; qu&#8217;une chose était l&#8217;allure effrayante de ceux qui ne s&#8217;étaient pas rasés depuis plusieurs jours et une autre la conduite de la révolution ; que les « membres du gouvernement de la région autonome » avaient en réalité moins de raisons de trembler et de pâlir que l&#8217;escorte de combattants qui accompagnait Santillàn et les autres chefs cénétistes ; nous dirons, dans le meilleur des cas, que les idées anarchistes sur l&#8217;accomplissement pratique de la révolution étaient suffisamment erronées pour permettre à ses représentants de maintenir debout l&#8217;État capitaliste - l&#8217;ennemi principal de la révolution - tout en croyant faire montre de la plus grande magnanimité.<br />
Qui étaient « ces autres » aux dépens desquels les dirigeants anarchistes ne voulaient pas exercer la dictature ? Ce récit ne laisse place à aucun doute: les représentants de l&#8217;État capitaliste, l&#8217;État lui-même. L&#8217;évolution postérieure des événements allait le confirmer au prix du sang du prolétariat, versé par cet État, rénové et régi par les staliniens et les socialistes grâce à la collaboration des anarchistes. (&#8230;)</p>
<p style="text-align:left;"><strong>2. Les journées de mai 1937</strong></p>
<p style="text-align:left;">Ce n&#8217;est pas la détermination qui manqua aux travailleurs insurgés pour s&#8217;emparer du triangle gouvernemental, pas plus qu&#8217;ils ne furent freinés par les tirs de l&#8217;adversaire; <em>ce qui les arrêta, ce fut la direction de la CNT elle-mêm</em>e, à laquelle appartenait l&#8217;immense majorité des insurgés. Bien que la conduite de la direction anarchiste leur ait déjà inspiré de sérieux soupçons, ils avaient encore confiance dans le syndicat anarchiste. C&#8217;était leur organisation; avec elle et pour elle ils avaient lutté pendant bien des années. Il était naturel, évident même, vu l&#8217;absence d&#8217;une autre organisation assez forte pour prendre la direction du mouvement, que les ouvriers qui étreignaient d&#8217;un cercle étroit de barricades la <em>Generalitat </em>attendissent un mot de la CNT. Qui pouvait penser que la CNT refuserait de se mettre à leur tête, de désarmer définitivement l&#8217;ennemi et d&#8217;empêcher de nouveaux pièges réactionnaires?</p>
<p style="text-align:left;">La CNT prit la parole, mais pas comme l&#8217;attendaient les ouvriers, pour se placer à leur tête; elle se plaça derrière la barricade élevée par les sbires de la <em>Generalitat</em> et prit position en sa faveur. Depuis le 3 mai, les dirigeants barcelonais s&#8217;étaient efforcés de contenir le torrent insurrectionnel. Le 4, les cénétistes <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Juan_Garc%C3%ADa_Oliver">García Oliver</a> et federica Montseny, ministres du gouvernement Largo Caballero, arrivèrent de Valence, accompagnés par un représentant de l&#8217;UGT, Hernandez Zancajo, dans le but d&#8217;user de leur influence commune pour faire lever le siège ouvrier autour des édifices du pouvoir capitaliste. Immédiatement, ils se pendirent à la radio pour condamner l&#8217;action des ouvriers et ordonner: &#8220;<em>Alto al fuego! </em>(Cessez le feu)&#8221;. García Oliver, en particulier, exalté par ses responsabilités vis-à-vis du pouvoir capitaliste, encourageait sur les ondes les gardes d&#8217;assaut. Longuement, la voix de García Oliver martela les oreilles des ouvriers qui se trouvaient sur les barricades: &#8220;Cessez le feu! Fraternisez avec les gardes d&#8217;assaut!&#8221;</p>
<p style="text-align:left;">Ce même jour, le 4, ce tract était distribué sur les barricades:</p>
<blockquote>
<p style="text-align:center;">CNT-FAI</p>
<p style="text-align:left;">&#8220;Déposez les armes; embrassez-vous comme des frères! Nous obtiendrons la victoire si nous sommes unis, la défaite si nous luttons entre nous. Pensez-y bien. Nous vous tendons les bras; faites de même et tout s&#8217;arrêtera. Qu&#8217;entre nous règne la concorde&#8221;.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:left;">tandis qu&#8217;à la radio, la CNT faisait cette déclaration:</p>
<blockquote>
<p style="text-align:left;">&#8220;Que le gouvernement de la Generalitat procède à l&#8217;épuration en son sein des éléments qui ont fait un mauvais travail et donné de mauvais conseils&#8221;,</p>
</blockquote>
<p style="text-align:left;">en la faisant suivre d&#8217;un nouvel appel à déposer les armes.</p>
<p style="text-align:left;">Les ouvriers n&#8217;en croyaient ni leurs yeux ni leurs oreilles. La CNT dont ils espéraient tout, de l&#8217;autre côté de la barricade! Comme le dirait Marx, au moment de prendre les cieux d&#8217;assaut, le ciel leur tombait sur la tête. Assurément jamais, au cours d&#8217;une révolution, les insurgés n&#8217;ont éprouvé déception plus inattendue et plus brutale. Ce moment décidait du sort de la révolution et de la guerre, capitalisme ou socialisme, esclavage ou liberté, triomphe de Franco grâce aux bons offices staliniens et réformistes ou victoire du prolétariat. Et même du sort de l&#8217;Europe, condamnée à la catastrophe de la guerre impérialiste ou sauvée de ce destin par la révolution internationale. (&#8230;)</p>
<p style="text-align:left;">Robert Louzon, un honnête syndicaliste français qui ne peut être suspecté que de partialité vis-à-vis de la CNT, écrivit dans une brochure intitulée <em><a href="../paginas-espanolas/1938-la-contrarevolucion-en-espana-louzon/">La Contrarevolución en España</a></em> :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:left;">&#8220;D&#8217;un côté, en effet, la supériorité militaire de la CNT apparut inégalée pendant ces journées et de l&#8217;autre le syndicat anarchiste refusa toujours de faire usage de cette supériorité pour garantir la victoire&#8221;.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:left;">(&#8230;) Le 4 mai, alors que la CNT avait décrété une trêve dans la lutte et qu&#8217;elle était en train de négocier à la <em>Generalitat</em> avec les chefs contre-révolutionnaires, des forces gouvernementales de la <em>Guardia civil</em> profitèrent de la trève &#8220;fraternelle&#8221; pour s&#8217;emparet d&#8217;une gare, la Estacion de Francia. Le lendemain, la CNT donna l&#8217;ordre de se retirer des barricades en déclarant: Ni vainqueurs ni vaincus, paix entre nous. Mais ce fut le jour où tombèrent le plus d&#8217;ouvriers. Pourtant, passés quelques moments d&#8217;hésitation bien naturels en entendant cet ordre, les ouvriers choisirent de désobéir. Quelques barricades abandonnées furent sur-le-champ réoccupées. Le divorce entre la direction et les masses ne pouvait être plus profond.</p>
<p style="text-align:left;">(&#8230;) L&#8217;indiscutable victoire militaire du prolétariat catalan, si elle s&#8217;était transformée en triomphe politique - ce que la CNT aurait pu obtenir facilement en prononçant ces cinq mots: &#8220;Prenez d&#8217;assaut la <em>Generalitat</em>!&#8221; - , aurait radicalement transformé la zone rouge.</p>
<p><strong>3. La répression </strong></p>
<p>(&#8230;) Dès que les ouvriers se retirèrent des barricades, on commença à payer le coût de la défaite politique de mai 1937 - et cela continue maintenant sous Franco. Des centaines de militants - parmi les meilleurs - furent assassinés dans les prisons staliniennes, les commissariats, et aux alentours de la ville. Les cadavres de tout un groupe de dirigeants des Jeunesses libertaires, un peu plus d&#8217;une vingtaine d&#8217;hommes, dont le plus connu était Alfredo Martinez, furent retrouvés au bord d&#8217;une route. Pour ne citer que les plus connus, Camillo Berneri et Francesco Barbieri, anarchistes, furent assassinés; puis, peu après Andrès Nin (POUM), les trotskistes Erwin Wolf et Hans Danid Freund (&#8221;Moulin&#8221;) et tant d&#8217;autres dont il est impossible de rappeler les noms, sans parler des milliers d&#8217;emprisonnés. Plusieurs milliers de militants furent assassinés pendant la période de domination stalino-negriniste. (&#8230;) La section bolchevique-léniniste et les Amis de Durruti, les seules organisations à avoir soutenu fermement l&#8217;insurrection ouvrière, furent condamnés à l&#8217;illégalité par la violence même de la répression. Quelques semaines plus tard, tous les locaux du POUM furent fermés, sa presse interdite, son imprimerie saisie&#8230;</p>
<p>(&#8230;) Je mentionnerai ici deux événements qui illustrent la dépendance de la CNT envers la droite stalinienne. Au début de l&#8217;automne 1937, de nombreux gardes d&#8217;assaut, avec tout un arsenal de tanks, mitrailleuses et pièces d&#8217;artillerie, encerclèrent durant la nuit le comité de défense de la révolution, qui occupait les locaux de la congrégation des Scolopes sais par les travailleurs le 19 juillet 1936. Dans ces locaux s&#8217;étaient réfugiés de nombreux militants pourchassés, dont certains risquaient d&#8217;être assassinés par la Guépéou. Les occupants, qui disposaient d&#8217;armes et d&#8217;une position très solide, résistèrent à cette attaque. Le matin même, une grève de solidarité spontanée éclata dans plusieurs usines. Les assiégés s&#8217;adressèrent au comité national de la CNT, pour solliciter son appui et demander de lancer un mot d&#8217;ordre de grève générale. Le comité national du syndicat anarchiste refusa catégoriquement; il ordonna aux assiégés de se rendre et aux travailleurs en grève de reprendre le travail; et il contribua, avec la presse stalinienne et gouvernementale, à empêcher que toute la classe ouvrière apprenne ce qui se passait. Néanmoins, il n&#8217;était pas trop tard pour que les révolution reprenne des forces, surtout si elle bénéficiait du soutien d&#8217;une organisation aussi forte que la CNT.</p>
<p>Le second évènement se produisit plus tard, dans la prison Modelo de Barcelone. Suite à une provocation du SIM (la Guépéou espagnole), qui avait tenté d&#8217;enlever plusieurs détenus révolutionnaires, une bagarre éclata entre des milliers de prisonniers et les provocateurs qui, comme toujours, étaient venus armés jusqu&#8217;aux dents. En quelques minutes, les révolutionnaires s&#8217;emparèrent de la prison, démolirent les énormes grilles qui les séparaient de la rue, excepté la dernière d&#8217;entre elles, devant laquelle le SIM eut le temps d&#8217;installer plusieurs mitrailleuses. Il aurait suffi d&#8217;une manifestation ouvrière de soutien aux détenus pour que ceux-ci soient instantanément libérés. La CNT refusa également d&#8217;intervenir, bien que la majorité des détenus appartinssent à son organisation, à l&#8217;exception de quelques groupes du POUM et de trotskistes. Pire, la presse confédérale laissa la presse stalinienne affirmer, le lendemain, que les fascistes s&#8217;étaient soulevés dans la prison.</p>
<p><em>Voir aussi</em>:</p>
<ul>
<li class="page_item page-item-389"><a href="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/02/nin_19280825.pdf">L’anarchisme en Catalogne</a>, Andreu Nin (1928) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg" alt="" /> <span style="color:#999999;">pdf</span></li>
<li><a title="Permanent Link to 1937 The CNT as I Saw It [Brockway]" rel="bookmark" href="../english-pages/1937-the-cnt-as-i-saw-it-brockway/">The CNT as I Saw It</a>, Fenner Brockway (1937) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif" alt="" /></li>
<li><a href="../documents-historiques/1937-les-journees-de-mai-a-barcelone/">Les journées de mai à Barcelone</a>, Andreu Nin (1937) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg" alt="" /> [+ <a href="http://www.fundanin.org/nin9.htm"><em>esp</em></a>.<img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/espana1.gif?w=15&amp;h=10" alt="" width="15" height="10" />]</li>
<li><a href="http://www.marxists.org/francais/poum/works/1937/05/poum_rebull-19370529.htm">Les journées de mai</a>, Josep Rebull (1937) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg" alt="" /></li>
<li><a href="http://anarlivres.free.fr/pages/documents/anarchisme_revolution.doc">L&#8217;anarchisme et la Révolution espagnole</a>, Helmut Wagner (1937) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg" alt="" /></li>
<li><a href="http://www.sindominio.net/etcetera/PUBLICACIONES/con_otros/26durruti.doc">Hacia una nueva revolución</a>, Amigos de Durruti (1937) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/espana1.gif" alt="" /></li>
<li><a href="../paginas-espanolas/1938-la-contrarevolucion-en-espana-louzon/">La Contrarevolución en España</a>, Robert Louzon (1938) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/espana1.gif" alt="" /></li>
<li><a href="../documents-historiques/1938-04-ce-que-furent-les-troubles-de-mai-a-barcelone-orwell/">Ce que furent les troubles de mai à Barcelone</a>, George Orwell (1938) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg" alt="" /></li>
<li><a title="g-munis-jalones-de-derrota.pdf" href="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/g-munis-jalones-de-derrota.pdf">Jalones de derrota, promesa de victoria [España 1930-39]</a>, Grandizo Munis (1948) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/espana1.gif" alt="" /> <span style="color:#999999;">pdf</span></li>
<li><a href="http://www.marxists.org/history/etol/document/spain/spain04.htm">The Mays Days of 1937 in Barcelona</a>, Pierre Broué (1988) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif" alt="" /></li>
<li><a href="http://www.fundanin.org/jcimayo.htm">La JCI en mayo de 1937 en Barcelona</a>, Wilebaldo Solano (1988) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/espana1.gif" alt="" /></li>
<li><a class="quiquoi" href="http://infokiosques.net/spip.php?article573">Mémoires d’un ouvrier en Espagne durant la période 1920-1940</a>, <span><span class="descriptif-derniere-publi">Balthasar Martinez (2008) </span></span><img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg" alt="" /></li>
</ul>
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	</item>
		<item>
		<title>May&#8217; 68: the first factory occupation</title>
		<link>http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/05/13/may-68-the-first-factory-occupation/</link>
		<comments>http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/05/13/may-68-the-first-factory-occupation/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 May 2008 10:17:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>davidbroder</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bataillesocialiste.wordpress.com/?p=2229</guid>
		<description><![CDATA[The first factory occupation of May 1968 came at the Sud-Aviation aircraft plant in Bouguenais, near Nantes, in north-west France. 2000 workers went on strike, took over the factory and imprisoned the boss in his office. This step was decisive in moving the May movement as a whole onto the terrain of industrial action, deepening [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><em>The first factory occupation of May 1968 came at the Sud-Aviation aircraft plant in Bouguenais, near Nantes, in north-west France. 2000 workers went on strike, took over the factory and imprisoned the boss in his office. This step was decisive in moving the May movement as a whole onto the terrain of industrial action, deepening the government&#8217;s malaise and forcing the unions to take sides.</p>
<p>There had been turmoil at Sud-Aviation since February 1968, when the bosses announced a plan to reduce working time from 48 to 45 hours per week, with only a 1% raise in the hourly pay rate to compensate. Yet it was not until April 9th that the CGT, CFDT and Force Ouvrière unions even held a meeting to discuss their reaction. </p>
<p>They were vacillating - but with 76% of workers voting to &#8220;take action&#8221;, they organised a series of short walk-outs. 1 hour on the 9th, 23rd and 24th of April; 45 minutes on the 25th and 29th; only after this yielded no results did the Lambertist activist Yvon Rocton in charge of the Force Ouvrière union section at the plant propose an all-out strike. </p>
<p>A fight on the 30th in which the boss, Duvochel, was chased around the factory, made clear the workers&#8217; anger - but the idea of occupying the factory, or even an all-out strike, seemed risky. The CGT, for their part, claimed that raising the intensity of the strikes would mean breaking the unity of the Sud-Aviation workers. So followed another two weeks of occasional short walkouts - two hour stoppages here and there punctuated by an all-day strike on the unions&#8217; joint day of action in the region on 8th May.</p>
<p>But there was a rising tide of discontent with the unions’ tactics, expressed not just through riots in the factory, but also in union meetings, and on May 10th a small majority of workers voted for an all-out strike. However, the CGT and CFDT, who were against such a change of direction, simply decreed that the decision would be deferred until a later date. There was also a lack of outside support. This isolation was somewhat alleviated when the workers&#8217; isolation was broken with the nationwide strike of the 13th, and the student revolt showed the possibility of resisting the de Gaulle administration. As Francois le Madec writes in <strong>l&#8217;aubepine de mai</strong>, the struggle could take on new forms:<br />
</em><br />
On Monday 14th there were the usual sporadic walkouts. Management were going to meet with the union reps in early afternoon: it wasn’t exactly clear why, but something big was in the offing. The atmosphere was electric. During the first afternoon walkout, between half past two and three o’clock, there was a meeting in the corner of Workshop 4. The workers looked like ants in this massive space: they wandered in from all sides, hands dug into their pockets. There were a few whistles and shouts as the now busy crowd packed out the workshops. </p>
<p>The mood was explosive. Slogans were shouted, and you could see the tension on everyone’s faces. The handful of scabs who dared to keep on working were given a seeing to. You could feel drama in the air. A scab who braved the pack was sprayed with a rivet gun: he went pale and stood as stiff as a starched shirt. </p>
<p>The workers walked out and stood outside the windows of the bosses’ office, where the union reps were being received. </p>
<p>Le père Duvochel [a song about the boss] rang out, followed by the Internationale. Waiting for the next walkout planned for half past three, workers started to talk. There were lively debates and animated conversations. Would the bosses make a reasonable offer?</p>
<p>At half past three was another meeting of all the staff. The union reps had emerged from the bosses’ offices. The CGT rep climbed on a metal mounting-block to speak, but saw worried faces… What news did he have? When he had silence, you could only hear the dull thudding of the compressors and the echo of the machines’ belts turning. He reported that the bosses’ answer was still no. </p>
<p>At once the crowd started to break up: the union reps shouted “Silence!”. At first the workers ran, but then slowed to creep round the western side of the huge offices. The stairs were weighed down by the mass of men gripping the guide-rails. Low voices could be heard, chanting “Ho! Hiss! Ho! Hiss!”. Finally, the door crept open and the crowd burst into the tracing room, their cries dampened by the soundproofed ceiling. The temps were petrified: what were they going to do? The crowd called on them to join their number, but there was a moment’s hesitation… the workers tried to contact the temps’ reps; the crowd advanced through the offices; the anger mounted; but a few temps didn’t want to follow. Finally, the temps’ reps called for a walkout: there were cries of victory among the occupiers. Through the windows you could hear some of the workers crowded in the yard. </p>
<p>They took the stairs down to the director’s office on the first floor. Songs and slogans reverberated through the corridors as the crowd flowed into the hall and occupied the management corridor. </p>
<p>The director came out of his office, flanked by his personnel manager. He forced a smile and said “I am your prisoner, do with me what you will”, a statement greeted with shouts of “Duvochel will give in! We want our pay back! Sign the deal!”. The director replied “You’re not going to get very far with that”. </p>
<p>Anger was reaching a climax. The crowding in the corridor was terrible. The lights kept going out. Fists drummed on the walls to the rhythm “Com-pen-sa-tion”. The director was pushed about roughly, and in vain did he try and escape from the hands of this gang in their dirty blue overalls. An ORTF [French state television] reporter they found there with a camera in his hands (no doubt, he was invited in by the bosses) was precipitously pushed through an office door.</p>
<p>It was impossible to breathe. The air was thick with cigarette smoke, and the smell of oil on the workers’ overalls and sweat made the crowding unbearable. A bar of soap flew over the workers’ heads, striking the boss on the shoulder, and this was followed by a jet of water thrown from the toilet door. What was going to happen? Would somebody lose their nerve? For now at least they were only using their fists to strike up the Internationale.</p>
<p>Already at this stage some people scared by the power of the revolt had hurried out of the premises. But a spontaneous occupation was beginning. Union men arrived and told all the boilermakers to help them seal shut the exits in order to stop workers reluctant to strike leaving the building. Men were already guarding the main exits. </p>
<p>In the management corridor a state of relative calm had been restored, and the director was allowed to telephone Paris. They waited. They sat around. They offered the boss a chair. The men sat on the floor of the corridor and began a series of revolutionary anthems, which would last throughout the first night. Their throats were dry: a litre of red wine passed from mouth to mouth. They offered some to the boss but he refused. They played cards.</p>
<p>The union reps returned from the heart of the factory. They asked them what was happening with the blockades at the exits: they told them that the boilermakers had done a good job, and the metal doors on the western and eastern exits had been soldered shut. The other doors, albeit not soldered, were bolted shut. The occupation was a fortress. There were speeches in the yard, and the workers organised patrols to watch over the exits. </p>
<p>People who did not participate in the action (or barely did so) emerged from their offices and workshops, impatient in the expectation that the problem would soon be sorted out… they didn’t understand the top management. The Paris bosses were totally silent, refusing to negotiate.</p>
<p>The normal time for clocking off came and went, and they had to start thinking about dinner: some people went to the boulangerie and the local grocer. Helped by a few volunteers the canteen staff prepared some Viandox [a product similar to Bovril] </p>
<p>They rigged up a loudspeaker in the bosses’ offices, and the first refrains echoed around the factory. </p>
<p>At the main entrance there was something of a panic, with a few people finding good excuses to escape the plant. It must be said, people were very worried, fearing that the police would come to clear out the factory and thinking about the consequences. Food supplies were a problem: the local boulangeries would not open again until the morning. </p>
<p>News of the occupation spread quickly: workers’ wives and friends came to see what was going on, hoping to speak to their husbands through the gates or talk to the men perched on the walls. The food brought by the workers’ wives and their support on that first night was a vital fillip for the troops’ morale.</p>
<p>But still no news from Paris. Now everyone was thinking about the night ahead. For beds they used boxes, stretchers, packets of fibreglass, rags, shavings of wood…</p>
<p>Some scabs still hoping to escape sidled along the fences, concocting plans for escape, but the more militant pickets going round were keeping an eye out for them. Workers reluctant to strike were out in force at the main entrance, despite the authorisation given to women and workers over sixty years old to leave the plant. Some pretended that they had fallen unconscious or were having nervous breakdowns. An ambulance took them home, the noise of its siren leading many people in the surrounding area to believe that there had been a fight in the factory and the ambulance was taking away the injured. </p>
<p>There was in fact only one injury: someone broke their leg trying to jump across a ditch. But it would be difficult to get opponents of the strike to admit the truth.</p>
<p>As time passed and night came, there was more and more tension at the main gates. There was a busy crowd: people were here, there and everywhere. All the other exits were tightly guarded by pickets, already solidly in place around the factory.</p>
<p>But the main gates were the most vulnerable, and it was here that people wanting to leave the occupation made all their efforts to try and escape. Most of them were temps, of whom there were around 150. They were increasingly angered as all their attempts to break through the blockade were rebuffed. The gates were in the hands of “People’s Guards” who enthusiastically carried out the unions’ joint instructions. </p>
<p>Faced with failure the people trying to escape tried to work together. Some line managers who would later take part in the “scabs’ committee” harangued: they had to bloc and try and break through the blockade by force, even if the human blockade was five or six ranks deep in front of the gate.</p>
<p>The picketers were ready and stood steadfast. The confrontation was brutal, and no quarter was given. In the mêlée you could hear no few daft “philosophical” arguments the rights of the individual and the right to work. But every scab who dared say his piece would get a lecture about workers’ rights!&#8230; They were allowed to speak, but not to leave. </p>
<p>But these holy “philosophers” were stubborn: they insisted… The situation remained rather dangerous, since they were organised together, angry and had their eyes fixed on the gates that weren’t being opened for them. But God knows what they were waiting for or what they expected to get out of this: a pressie from the picketers, perhaps? They seemed totally unaware of the importance of what was happening; they were only motivated by their little daily routines and the desire to go home. </p>
<p>For God’s sake! “Democracy” can be difficult at moments like that!</p>
<p>The defence of the main gate was reinforced, since it was important strategically. If they managed to get through there, the whole movement might have gone under. Furthermore, given the course of events, the picketers became more skittish and more unrelenting. But these were only arguments about organisation and exasperation caused by the events: most of the time they just had to go out and get snacks or take food for a striking worker from one of their friends or relatives. </p>
<p>On the other hand, for a few vulnerable souls ill-prepared for such happenings the workers’ “militia” banded together at the entrance raised a few moral and intellectual dilemmas! Without doubt, many of them only had a few fairly naïve ideas about factory occupations gleaned here and there from little history books or sentimental and superficial memories of June 1936.</p>
<p>But those who wanted to leave met with failure, and their exit-by-force was never carried through… their rubbish leaders eventually gave up. They thought about making a few individual openings through the security ring surrounding the factory, hoping to evade the patrols who continued to circle the factory and scoured through the bushes; the bushes where a few scabs had planned to hide themselves for a few hours before reaching their selfish little abodes. </p>
<p>The other scabs stood silent in front of the entrance or returned in small groups to the yard, waiting for better times. Most of them, despite everything, did manage to escape during the first days and nights of the occupation. But that would be no great threat to the success of the factory occupation. Nor was it a great loss for most of the people actively involved in the “new commune” which was being born. These people would later be found in the scabs’ committee. To each his own: the fainthearted outside, the “workers making history” inside.</p>
<p>What mattered was that the gates held, and the movement with them… Some will always make great play of criticising the harsh measures taken to achieve this, at a crucial stage of the occupation. But this type of preaching has no grip on events. They talk a lot about the brutal attitude of over-zealous pickets and of kidnapping… But to the over-zealous preachers who make these easy criticisms we say “Could it have been done differently?” Given the circumstances, the so-called “prisoners” were agents provocateurs causing trouble and regrettable confrontations which would not have taken place if it was not for their reactionary and anti-democratic attitude to a strike which was proven to be supported by the majority of workers. They are poor little preachers who know nothing except how to jabber on about the little ‘morals’ of their exploiters. </p>
<p>The seals on all the doors and exits of the factory were now secure. All along the 1800 metre perimeter wall which encircled the factory, workers devoted themselves to careful work planning and strengthening guard-posts. Personal and collective initiative burst forth everywhere. They set up installations reminiscent of soldiers’ watchtowers in the countryside. The blockade took place quickly and efficiently. They had to hurry as night closed in: it would be a night of unforgettable memories for all concerned, on one side or the other. A clear, cool night… brimming with activism: hard for a few splitters but exciting for the participants. </p>
<p>Revolutionary anthems blaring from a powerful loudspeaker echoed around the huge management offices. The director’s “guard of honour” sang along. This guard of honour was scattered pell-mell, albeit clustered in the tight, smoke-filled corridor which led to the director’s office: the men were sat, either on chairs or the floor, in an entanglement of arms and legs in overalls.</p>
<p>Outside a ring of fire was in the works. The cold of the night fell on the workers’ lightly-clothed shoulders, and everywhere a thousand flaming braziers cast arabesques into the spring night. All these hungry fires consumed an incredible amount of fuel. Contraptions went round in all directions carrying huge quantities of planks, logs and boxes… All night you had the feeling of living in the middle of a tank column, such was the noise of engines cutting through the silence. The enormous reddish flames lit up the walls and also served as spotlights, which was of great help to those watching from guard-posts along the walls.</p>
<p>Small groups of scabs wandered round the factory all night, like sleepwalkers, with their little bags in their arms, hoping to find a way out or some gap in the surveillance that would allow them to escape. These people’s wandering around, clasping little bags in which people normally carried snacks, displayed the “reluctant” workers’ lack of understanding of what was taking place.</p>
<p>The posts which were rather more spread out &#8216;into nature&#8217; were served by some odd contraptions: boxes which normally served as packaging for fridges made by Frigeavia, a workshop at the factory which made fridges. The workers wedged themselves into these improvised &#8216;coffins&#8217;, lay down and closed the boxes again to protect themselves from the cold. Seeing all these bodies lined up in rows in these boxes, one could not help but think of mummies in their tombs! They only took off their work shows. This morbid sight had a fantastical allure, added to by the hallucinogenic effect of the brazier flames. The few white faces you could see in the boxes had a spectral quality when lit up by the flames. The effect was eye-catching, and you couldn’t help but smile, knowing that they were alive and well and your friends. But few of them managed to get much rest, since the day’s events had been so exciting. How could you sleep on a night as special as this? That morning they left their families at home and now, voilà, they suddenly found themselves thrown into an extreme confrontational situation. Groups of people who couldn’t sleep gathered round fires and conversed in hushed tones. There was an amazing feeling of solidarity, brotherhood and power in this bivouac assembly. </p>
<p>News of the occupation quickly spread to the households of Nantes and the surrounding area. A few cars driven by worried wives circled the plant, stopping before the guard post fires. Names were shouted over the walls and through the bars. But it was difficult to make contact with this or that occupier lost in the mas of men scattered across the workshops, offices, wagons and boxes. Only later, when loudspeakers were installed at the main entrance to beam out the names of the comrades asked for, could contact finally be made more easily. </p>
<p>Throughout the night a team of volunteers went from one post to the next carrying an enormous stew pot full of burning hot bouillon and snacks, which served as some comfort on this cold night. For almost everyone this was a night without sleep, a night of nervous tension, all eyes focused on the guard-posts and ears straining to hear news from Paris. But Paris slept…</p>
<p>The big offices were lit up, a permanent headquarters. There, there was no question of trying to sleep even for a minute. It was the place where picketers and activists came to see the boss. For many this was the first time they had met: each of them introduced themselves. In the last few hours “power” had changed hands in the factory. An atmosphere of free discussion reigned; conversation with the old “authorities” was direct and good-humoured; there was curiosity but not hatred. </p>
<p>Revolutionary anthems followed one after the other without end. The corridor was very musical indeed: some songs were moving, sung in unison or listened to in complete silence by the bosses’ guards, and made these people of strength and solidarity - smoking cigarette after cigarette as they supervised the door – watch the birth of this new brash and loud working-class order with deadpan faces. What did they feel as the night wore on? Without doubt, they could only have a limited view of given their lack of direct participation in events outside the office at the guard-posts. </p>
<p>The cold, pale dawn had not yet come to an end, an odd sight for these tired men shivering with insomnia and the nerves build up over the last month. The frippery bodies started to clamber out of their boxes. Their bearded faces hung heavy; their eyes were as red as the last night’s brazier fires. But the moment would pass: time to wake up and have a coffee. Down the length of the wall they could feel the hawthorns; a perfumed bouquet for the “campers” every breakfast-time. Spring and the strike had both arrived: in the morning daisies and hawthorns would start to flower on the cabin roofs. </p>
<p>Throughout the day on 15th May, the factory and its surroundings looked like a giant building site, but the workers soon improved the scene and their ramshackle structures, beginning to construct coverings and cabins. No need for leaders or orders from the union for this ant colony. Solidarity and self-discipline could work wonders. </p>
<p>The “commune” took shape, a “People’s Administration” putting things in place with surprising efficiency. Participants, supporters and locals were struck dumb by all this upheaval. Soon enough, around a kilometre down the road from the factory, a sign put up by the trade unions’ joint committee delineated the borders of the occupied area. It invited passers-by to take a diversion down the Couëts road to get to the Château-Bougon aerodrome.</p>
<p>A hundred metres from the plant they duly erected a blockade with chicanes for cars; there was a special way through for pedestrians. Notices were dug into the ground. New regulations were enacted: to take the “rue de l’Aviation” required a special pass: the “exterior” guard stopped people not from the factory venturing within their “perimeter”. </p>
<p>Only trade union, political party and student delegations that came in the early hours of the morning to bring solidarity to the striking workers were allowed in: but they were not allowed past the red barriers placed around the plant. </p>
<p>At the main entrance they set up an information service with loudspeakers: its work was unceasing and tiring, since workers’ relatives, delegations and all sorts of visitors kept coming in. By the end of the afternoon the square in front of the entrance was packed with people. Until late in the night the loudspeakers did not stop calling people and broadcasting communiqués and trade union instructions. From now on this noise would be a constant part of occupation life. </p>
<p>The speakers were relentless: such-and-such comrade was called to the main entrance… this comrade… that comrade…</p>
<p>After the last day’s anger, an unbelievable tumultuous mood continued to reign at this “iron gate”, both on the walls and among the crowds. Some of them had spent practically a whole day and night on the wall. Wives, mothers and friends were pressed up against the gates trying to see this or that friendly face, get a message across or pass across some food. Along the walls of the offices loads of young women were pressed against each other, trying to hold the hands of their young husbands or fiancés stretched through the bars of the windows. </p>
<p>Whatever comfort this may have offered the striking workers, the situation was plenty confused and tense. The picketers kept the doors firmly sealed, since the success of the occupation could hardly allow for any laxity. Despite this there was a certain degree of movement between the occupation and the outside world, with small groups of men going out to see their family on the other side of the gates: there was time to embrace, have a little chat and hand over a basket of food before going back. When these men had returned, others could go out in their place. They therefore tried to have some sort of balance between the numbers going out and the numbers coming in. Although there were, inevitably, some confrontations between the “supporters at the gates” (who were not exactly delighted) and the workers coming out, the men understood that they had to return all the same.</p>
<p>To guarantee permanent control over this worn-out post the exhausted picketers were taken off duty. They decided to “liberalise but formalise” the exits with a system of badges. Each worker was given a little card on which was written his name, the time of exit and return. The badge was signed by a trade union rep and recorded in a book. This safe-passage also allowed him through the road blockades. This “administrative and regulatory” measure allowed them bit by bit to relieve the gates while maintaining the strength of the occupation. All these details did nothing to cloud the mood. </p>
<p>But a bolt out of the blue in the afternoon changed the atmosphere, as the first report of success passed into the hands of the information service. The speaker cried with joy: the Renault factory at Cléon is on strike! The news spread through the aisles… the men crowded at the gates were overcome with fresh enthusiasm, and the announcement met with cries of joy. </p>
<p>Now the question was on everyone’s lips: is the strike going to spread? Renault: that meant something… everyone was filled with hope. Would there be a general strike tomorrow? They had talked about it so much before, but never really believed it.</p>
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		<title>Le bilan de Respect par le CPGB</title>
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		<pubDate>Mon, 12 May 2008 15:26:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<category><![CDATA[Respect]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Le Parti communiste de Grande-Bretagne (reconstitué par des éléments de la gauche de l&#8217;<a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/04/03/le-parti-communiste-et-la-deuxieme-guerre-mondiale-spgb1970/">ancien parti</a> auto-dissous, dont nous avons déjà parlé à propos de <a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com/2007/12/12/conference-de-hopi/">HOPI</a>) a édité à l&#8217;occasion de son invitation à la fête de <em>Lutte ouvrière</em> un supplément de quatre pages en français de son hebdomadaire le<em> Weekly Worker</em>. Inutile de dire ici ce qui nous sépare de cette organisation (qui a accompagné bien des erreurs stratégiques du SWP), mais on s&#8217;intéressera dans le pdf ci-dessous au bilan que le CPGB tire de <a href="http://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/2004-05-angleterre-la-coalition-respect/"><em>Respect</em>,</a> coalition autour du SWP britannique que nous n&#8217;avons cessé de dénoncer pour son racolage en milieu islamiste, en lisant l&#8217;article de Peter Manson (en pages 4 et 3 du <a href="http://www.cpgb.org.uk/download/French%20supplement.pdf">pdf</a>), qui a au moins le mérite d&#8217;être une contribution récapitulative en français où l&#8217;on voit qu&#8217;au lieu de plumer la volaille communautariste, c&#8217;est le SWP qui s&#8217;est fait plumer&#8230; Le politicien réactionnaire pour lequel le SWP a roulé et théorisé a capitalisé à son profit une ex-coalition <em>Respect</em> désormais divisée, diminuée et inutile.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Extraits</span>:</p>
<blockquote>
<p style="text-align:center;"><strong>Grande-Bretagne : le désastre du SWP</strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong>La saga d&#8217;un opportunisme</strong></p>
<p>L’histoire de Respect arrive à son terme.<br />
Peter Manson en dresse le bilan</p>
<p>A la fin de l’année 2007, Respect - parti populiste de gauche en Angleterre par le Socialist Workers Party ( SWP ), l’ancien député travailliste George Galloway et l’activiste musulmane Salma Yaqoob - a scissionné en deux groupes rivaux. Son succès électoral se résuma à faire élire un député au parlement (Galloway), et 18 conseillers municipaux.</p>
<p style="text-align:left;">L’histoire commence en 2003, lors de la déferlante anti-guerre qui submergea la Grande-Bretagne. En février, près de 2 000 000 de personnes prirent part à une énorme manifestation dans Londres, protestant contre l’invasion imminente de l’Irak. L’organisateur de cette manifestation, la <em>Stop the War Coalition</em> (STWC), créée et dirigée par le SWP (organisation politique comptant moins de 5 000 militants), profita de la division au sein de l’establishment britannique sur la question irakienne, et de la sympathie d’une partie des médias pour réussir une telle manifestation. La STWC fut rejoint comme organisateur par l’Association musulmane de Grande Bretagne après que les deux organisations aient décidé d’unir leurs manifestions séparées de moindre importance en 2002.<br />
<strong>L’Alliance socialiste</strong><br />
En février 2003, le SWP faisait partie - comme tous les groupes révolutionnaires principaux ( dont le CPGB ) - de l’Alliance socialiste (SA), qui présenta 98 candidats aux élections générales de juin 2001 en Angleterre et au Pays de Galles. Bien que deux candidats SA dépassèrent le seuil des 5 % ( étant donc remboursés de leurs consignes ), la moyenne générale ne fut qu’ 1,7 %.<br />
Ce fut une grande déception pour le SWP (&#8230;). Plus tard en 2003, le SWP et ses alliés de l’International Socialist Group ( ISG ), organisation soeur de la LCR au Royaume Uni, remportèrent une majorité confortable, lors de la conférence annuelle de la SA, pour fonder une nouvelle alliance électorale (&#8230;) Lors des conférences suivantes de Respect, le SWP vota contre d’autres<br />
principes « auxquels nous croyons » : le droit du libre choix à l’avortement pour la femme, le principe de la laïcité ( séparation de l’église et de l’état, égalité de traitement pour tous les citoyens - croyants ou non) et même la propre définition du socialisme défendue par le SWP. Et ce malgré le fait que le mot « socialisme » fasse partie du sigle <em>Respect</em>, qui signifie : Respect,<br />
Egalité, Socialisme, Paix, Environnement, Communauté, Trade Unionism ( syndicalisme). (&#8230;)<br />
Pendant ce temps, le SWP pris contact avec les mosquées et les communautés musulmanes de Londres et de Birmingham. Galloway se déclara sans honte comme étant « le candidat musulman ». Il est lui-même catholique romain, et son matériel électoral souligne assez bien ses convictions religieuses. Il insista pour que certains aspects de la politique de Respect, qu’il déclara ( correctement ) ne pas vraiment aller de pair avec ceux de la mosquée, soient retirés du manifeste électoral. Le SWP, la mort dans l’âme, accepta de retirer toute référence aux droits des homosexuels, et le libre choix à l’avortement pour la femme fut réduit en un simple « libre choix de la femme » ambigu. (&#8230;)</p>
<p style="text-align:left;">Lors du succès aux élections locales de l’année suivante, la même chose se produisit. Tous les nouveaux conseillers élus sur une liste Respect furent, sans exception, d’origine musulmane, et élus en grande partie par le soutien des musulmans.<br />
Quant au SWP, il présenta quelques uns de ces dirigeants dans les circonscriptions de l’est londonien, y compris John Rees, mais tous furent battus de peu.</p>
<p style="text-align:left;">La majorité des élus n’étaient en rien des socialistes ( même si deux d’entre eux rejoignirent le SWP ). Plusieurs étaient de bons chefs d’entreprise, connus comme « dirigeants de communauté », pour utiliser un euphémisme ; qui utilisèrent leurs réseaux patriarcaux pour engranger des voix. (&#8230;)</p>
<p style="text-align:center;"><strong>La crise dans Respect</strong></p>
<p style="text-align:left;">En août 2007, les problèmes s’aggravèrent lorsque George Galloway envoya une lettre très critique aux membres du conseil national de Respect. Le nombre d’adhérents déclinait rapidement … officiellement, seulement 2160 en 2006, contre 3040 en 2005 ( une perte de près de 30% ). De plus, « Des régions entières sont complètement inactives, et aucune de nos activités dans le pays ne sont relayées par notre média … Ce qui nous laisse avec juste un noyau d’activistes prenant tout sur soi, sans réel soutien du centre national, provoquant l’épuisement et l’affaiblissement de notre travail. » De plus, la collecte de fonds « est pratiquement inexistante … nous ne nous sortons pas de notre crise financière. »<br />
La réponse de Galloway était d’essayer de contourner la léthargie du SWP ( les camarades de celui-ci dirigeaient le siège national de Respect, John Rees étant le secrétaire national ), en nommant un nouveau responsable à l’organisation dépendant d’un comité chapeauté par Galloway en personne. Au lieu de répondre calmement et de façon mesurée, le SWP, selon les dires de Galloway, lui déclara « la guerre nucléaire ». La direction du SWP accusa Galloway d’opérer un virage à droite, et de lancer une « chasse aux sorcières » contre des socialistes. Elle commença aussi à reprendre certaines critiques faites sur sa gauche, y compris celles du <em>Weekly Worker</em> : des régions de Respect sont sous le contrôle de « dirigeants communautaires » et de « chefs d’entreprise ». Galloway ne rend de comptes à personne, et est loin d’agir comme « une tribune du peuple », tout en étant un des députés les mieux payés.<br />
Les évènements s’aggravèrent rapidement avant la conférence annuelle de novembre 2007. Le conseil national étant divisé. D’un côté, le SWP ; de l’autre … pratiquement tout le reste. Chaque tendance essaya de s’arroger la majorité des délégués par des manoeuvres bureaucratiques, la bataille la plus animée se déroulant à Tower Hamlets, qui sur le papier, en nombre d’adhérents, représentaient près d’un quart des délégués à la conférence.<br />
Chaque camp proclama sa liste de délégués victorieuse.<br />
Galloway et ses soutiens accusèrent le SWP de coups bas, via son contrôle sur le comité préparatoire à la conférence, et exigea que les « délégués » étudiants de Respect soient désavoués comme non élus. Par une manoeuvre, le SWP décida trois semaines avant la conférence de provoquer la scission. Les deux conseillers de Tower Hamlets qui étaient membres du SWP, avec l’appui de deux autres, déclarèrent lors d’une conférence de presse, en présence de John Rees, qu’ils avaient renoncé à suivre la discipline du chef de file, le conseiller Abjol Miah, responsable de l’aile « chefs d’entreprise » de Respect Tower Hamlets.<br />
Ils annoncèrent la formation d’un groupe indépendant de conseillers Respect. ( Ironie du sort : quelques semaines plus tard, un de ces conseillers de « gauche » démissionna du SWP et de Respect et annonça son ralliement au Parti conservateur ! ).<br />
Cette fois, c’en était trop pour le camp de Galloway. Pour eux, la conférence à venir était truquée d’avance et non légitime. Ils appelèrent donc à une autre « conférence » le même jour ( en fait un simple rassemblement ).<br />
Nous avons donc maintenant deux Respects. Le SWP contrôle le site internet d’origine. Galloway, quant à lui, a fait changer les serrures du siège national, et ses militants l’occupent. La version Galloway, connue sous le nom « Respect Renewal », est aussi propriétaire du titre Respect - ce qui signifie que le SWP ne peut pas se présenter aux élections sous ce sigle. Il est clair que le SWP a provoqué cette scission pour tuer Respect. Néanmoins, il ne pouvait pas juste liquider sa version et laisser la voie libre pour Galloway. Alors le SWP continuait de prétendre que le « véritable » Respect faisait encore de grandes avancées et qu’il avait une bonne chance pour que sa dirigeante Lindsey German soit élue à l’assemblée de la ville de Londres, lors de l’élection du 1er mai.<br />
Mais il y avait deux problèmes majeurs : primo, comme j’ai dit, le SWP ne pouvait plus utiliser le sigle, car il est enregistré par Linda Smith, responsable légal de Respect, qui a rejoint la scission Galloway. Il s’est donc trouvé un nom : la Left List ( Liste de Gauche ), se prétendant d’une « affinité » d’avec les communistes officiels du Parti de la Gauche Européenne, et le Parti de Gauche en Allemagne. Secundo, la grande majorité des voix de la communauté bengali qui avait failli faire élire German il y a quatre ans, ne lui est plus acquise.<br />
Le résultat n’a pas fait l’ombre d’un doute. La Left List a reçu 0,92 % du vote à Londres, alors que le parti s’appelant « Respect ( George Galloway) » obtient 2,43 %. Le total des deux listes ( 3,35 % ), est bien plus mauvais que les 4,57 % obtenus ensemble en 2004. Encore plus significatif, les 0,92 % de la Left List est bien en dessous des 1,63 % obtenus par l’Alliance socialiste en 2000.<br />
Où cela a-t-il mené le SWP ? L’épisode Respect est un désastre.<br />
L’organisation a perdu plusieurs centaines de ses militants, et plus important, pratiquement tous ses alliés. Il a abandonné principe après principe, pour ce qu’il croyait être un gain à court terme, pour finir en pire état qu’avant.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:center;"><a href="http://www.cpgb.org.uk/download/French%20supplement.pdf"><img src="http://www.cpgb.org.uk/worker/720/cover%20French%20supplement.jpg" alt="" width="214" height="301" /></a></p>
<p style="text-align:left;"><span style="text-decoration:underline;"><em>Voir aussi</em></span>:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.mondialisme.org/spip.php?article136">“Islamophobie” et alliances électorales en Grande-Bretagne</a> (Rumy Hasan, juillet 2003) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a href="http://www.worldsocialism.org/spgb/mar04/galloway.html">No thank you, Mr Galloway</a> (<em>Socialist standard</em>, mars 2004) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a href="http://www.worldsocialism.org/spgb/apr04/respect.html">RESPECT: the “unity” coalition</a> (<em>Socialist standard</em>, avril 2004) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a title="la coalition RESPECT" href="../documents-historiques/2004-05-angleterre-la-coalition-respect/">Angleterre : la coalition RESPECT</a> (<em>Débat militant</em>,mai 2004) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a href="http://raforum.info/article.php3?id_article=3705">“Unité d’action” avec les islamistes?</a> (<em>Alternative libertaire</em>, mai 2004) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a href="http://www.thehobgoblin.co.uk/journal/H7.htm#vanguards">Vanguards against humanity: neo-cons, political islam and the alleged death of class politics</a>, D. Black (<em>The Hobgoblin</em> N°7, 2005) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a href="http://www.workersliberty.org/node/5887">Iraq: Why are the demonstrations dwindling</a> (<em>Workers liberty</em>, mars 2006) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /> Traduction partielle: <a href="http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2006/03/30/462-londres-des-islamo-gauchistes-sen-prennent-aux-militants-irakiens-contre-loccupation">Des islamo-gauchistes s’en prennent aux militants irakiens contre l’occupation</a> <a href="http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2006/03/30/462-londres-des-islamo-gauchistes-sen-prennent-aux-militants-irakiens-contre-loccupation"><img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></a></li>
<li><a href="http://www.worldsocialism.org/spgb/jul06/text/page8.html">A so-called socialist in parliament</a> (<em>Socialist standard</em>, juillet 2006) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a class="artik" href="http://www.mondialisme.org/spip.php?article517">Les « différences culturelles » peuvent-elles excuser le sexisme ?</a> (<em>Solidarity</em>, septembre 2006) <a href="http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2006/03/30/462-londres-des-islamo-gauchistes-sen-prennent-aux-militants-irakiens-contre-loccupation"><img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/03/francais.jpg?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></a></li>
<li><a href="http://www.worldsocialism.org/spgb/dec07/page12.html">Lack of Respect</a> (<em>Socialist standard</em>, décembre 2007) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
<li><a href="http://spgb.blogspot.com/2008/03/who-are-left-list.html">Who are the left list?</a> (SPGB, mars 2008) <img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/uk.gif?w=15&amp;h=9&h=9" alt="" width="15" height="9" /></li>
</ul>
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	</item>
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		<title>&#8220;Question juive&#8221; et antisémitisme - Sionisme et antisionisme</title>
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		<pubDate>Mon, 12 May 2008 12:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yvescoleman50</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

		<category><![CDATA[Israel]]></category>

		<category><![CDATA[sionisme]]></category>

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		<description><![CDATA[
Cette «compil’» rassemble des textes publiés dans différents numéros de la revue Ni patrie ni frontières depuis 2002, plus quelques traductions inédites d’Emma Goldman, Reginald Reynolds (son contradicteur dans un débat sur le sionisme), Alexander Berkman et Mother Earth (journal qu’anima la célèbre anarchiste) ainsi que la reprise d’un texte des ESRI, Etudiants socialistes révolutionnaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:center;"><a href="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/05/couv-compil-qj.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2196 aligncenter" src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/05/couv-compil-qj.jpg?w=287&h=501" alt="" width="287" height="501" /></a></p>
<p>Cette «compil’» rassemble des textes publiés dans différents numéros de la revue Ni patrie ni frontières depuis 2002, plus quelques traductions inédites d’Emma Goldman, Reginald Reynolds (son contradicteur dans un débat sur le sionisme), Alexander Berkman et Mother Earth (journal qu’anima la célèbre anarchiste) ainsi que la reprise d’un texte des ESRI, Etudiants socialistes révolutionnaires internationaux (anarchistes) qui date de 1900.</p>
<p>Cet ouvrage évoque surtout l’attitude des marxistes et des anarchistes face à la prétendue «question juive», au sionisme et à l’antisémitisme. Notre objectif était d’offrir quelques éléments de réflexion pour comprendre l’évolution des positions de ces courants, leurs hésitations, vacillations et volte-face face à l’existence de la «nation juive» (de la religion juive, du ou des peuples juifs, selon les interprétations), face au sionisme puis enfin face à l’État d’Israël.</p>
<p>Les auteurs sont de tendances très diverses. Les textes ont été choisis, selon l’orientation de la revue, non pas parce qu’ils apporteraient la Vérité, mais parce qu’ils contiennent un certain nombre d’informations historiques et théoriques indispensables pour entamer un débat sérieux.</p>
<p>Contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire la plupart des «antisionistes1», les dérapages antisémites dans les manifs de l’extrême gauche contre la guerre en Irak ou en solidarité avec la Palestine, ou les propos individuels ambigus, voire crapuleux, de certains militants, ne sont pas uniquement le fruit de la politique criminelle et colonialiste des gouvernements israéliens depuis cinquante ans, ou de l’accélération de la violence ignoble de Tsahal depuis la deuxième Intifada contre les civils palestiniens. Ces dérapages verbaux et les amalgames intolérables entre sionisme et nazisme ont une histoire antérieure à 1948.</p>
<p>Il est intéressant de noter que, dans les années 30 et 40, les ancêtres politiques de Sharon traitaient de «complices des nazis» les ancêtres de Rabin, comme l’expliquent, par exemple, Tom Séguev dans Le Septième Million ou Georges Bensoussan dans Un nom impérissable: Israël, le sionisme et la destruction des Juifs d’Europe (1933-2007). Ou que le bulletin officiel de l’Église catholique de France, La Documentation catholique, proclamait en juillet 1949 «que le sionisme était une nouvelle forme de nazisme». Comme quoi, les «arguments» de l’extrême gauche ou de certains libertaires sont parfois dangereusement proches de ceux de l’extrême droite… sioniste et des calotins antisémites ! Une proximité qui devrait tous nous inciter à s’interroger sur leur bien-fondé et leur pertinence. Mais il faut remonter encore plus loin, aux débuts du mouvement ouvrier, au calamiteux article de Karl Marx (La Question juive), aux délires antisémites de Proudhon et aux propos ignobles de Bakounine sur Marx et les Juifs.</p>
<p>La prétendue «question juive» dévoile en fait les limites de toutes les idéologies révolutionnaires depuis cent cinquante ans, idéologies généralement fondées sur une vision assimilationniste de toutes les ethnies et de tous les peuples; sur l’illusion que les religions et les nationalismes n’auraient aucun avenir dans un monde capitaliste moderne et développé; sur une croyance aveugle dans les vertus du progrès technique et scientifique; sur une foi démesurée dans les effets magiques de la Révolution sociale (qu’elle soit d’inspiration marxiste ou anarchiste) et d’une nouvelle organisation de l’économie par les producteurs eux-mêmes. Et, disons-le clairement, sur une sous-estimation radicale de l’antisémitisme et de ses effets meurtriers au profit d’une surestimation et d’une dénonciation démagogiques de la présence des Juifs au sein des structures du capital financier ou commercial.</p>
<p>Quoi qu’ils en disent, la plupart des «antisionistes» actuels ne s’intéressent guère aux mécanismes du racisme en général, et à ceux de l’antisémitisme en particulier. Ils ne se posent pratiquement aucune question sur les convergences entre certaines formes d’anticapitalisme ou d’altermondialisme et l’antisémitisme déguisé en antisionisme. Pétris de bonne conscience et d’arrogance radicales, ils se croient au-dessus de ces fléaux «secondaires» à leurs yeux. Leurs positions politiques actuelles («destruction» de l’État d’Israël, comparaisons entre sionisme et nazisme, confusion entre tous les génocides de l’histoire, etc.) ne reflètent généralement pas une compréhension subtile de la façon dont des antagonismes sociaux se doublent de différences fondées sur des identités ethnico-religieuses, aussi fantasmatiques ou nocives soient-elles, du moins aux yeux de partisans du matérialisme philosophique et de la science.</p>
<p>Leur angélisme provient (au mieux) d’une vision très naïve de la nature humaine, d’un matérialisme rudimentaire qui leur sert surtout à ne pas trop s’interroger sur les mécanismes de l’oppression dans les sociétés humaines et les organisations, aussi révolutionnaires fussent-elles.</p>
<p>Paradoxalement, on n’est pas loin d’un messianisme, de type religieux, qui veut nous faire croire qu’un Paradis sans contradictions, sans violence, sans haines, naîtra de la lutte de libération nationale ou de la révolution sociale. Et de ce Paradis, l’URSS des années 1917-1927 (du moins pour les marxistes) aurait été l’antichambre pour les prolétaires, comme pour les Juifs… Du côté des libertaires, on retrouve aussi fréquemment ce refus de prendre en compte l’existence d’une «nation juive», pour les mêmes (bonnes ou mauvaises) raisons que les marxistes, avec un obstacle supplémentaire: l’hostilité traditionnelle des anarchistes à l’Etat en général, et donc à la création de nouveaux Etats qui ne constituent que des structures d’aliénation et d’oppression supplémentaires.</p>
<p>L’intérêt d’évoquer la «question juive» est de pouvoir revisiter pratiquement toutes les questions importantes des théories révolutionnaire: les classes sociales, la nation, le rôle de la classe ouvrière, la religion, l’État, l’histoire du capitalisme, etc., comme en témoignent les différents articles rassemblés dans ce livre.</p>
<p>La démarche politique de Ni patrie ni frontières est expliquée de façon succincte dans: Quelques points de démarcation sur la prétendue «question juive», la nature du sionisme et l’État d’Israël, et Que faut-il entendre par la «destruction» de l’Etat d’Israël ?.</p>
<p>Rappelons que cette revue souhaite donner des matériaux de réflexion variés à ses lecteurs, et non leur dicter une ligne politique qu’ils devraient suivre aveuglément. C’est pourquoi nous ne jugeons pas toujours utile d’exprimer à chaque fois de façon détaillée nos désaccords avec les textes que nous publions, même si certains sont accompagnés ou suivis de commentaires succincts.</p>
<p>Dans les deux premières parties de ce recueil, nous avons donné la priorité aux textes les plus synthétiques (publiés par la revue ou inédits) et qui ouvraient le plus de perspectives de discussion et de réflexion, sans trop coller à l’actualité. Le premier tiers du livre donne la parole à diverses sensibilités marxistes, le deuxième tiers à différents courants anarchistes et le dernier tiers regroupe des textes tous écrits spécialement pour Ni patrie ni frontières (à l’exception de deux d’entre eux) et qui concernent des événements ou des débats plus récents au sein de l’extrême gauche ou du mouvement libertaire.</p>
<p>Bonne lecture et n’hésitez surtout pas à nous transmettre vos critiques !</p>
<p style="text-align:right;"><em>Ni patrie ni frontières</em></p>
<p style="text-align:right;">Yves Coleman (avril 2008)</p>
<p>1. Le mot «antisionistes» est ici placé entre guillemets parce que ce terme a acquis depuis quelques années une signification douteuse, à force d’être utilisé à toutes les sauces (cf. la série d’articles intitulée «Limites de l’antisionisme»). Antinationalistes, antichauvins ou antipatriotes sont des concepts plus clairs, car le sionisme ne constitue qu’une des formes du nationalisme et du chauvinisme qui divisent la classe ouvrière et dressent les peuples les uns contre les autres. Qu’on le veuille ou non, la nébuleuse «antisioniste» va des fascistes aux islamistes en passant par l’extrême gauche, certains intégristes juifs ou de nombreux intellectuels ou politiciens simplement soucieux des intérêts nationaux de leur Etat dans le jeu géopolitique mondial. Or, il faut absolument éviter certains cousinages, que ce soit au niveau des manifs ou du vocabulaire politique, si l’on ne veut pas tomber dans les pièges de l’antisémitisme.</p>
<p>De plus, la majorité des antisionistes-anti-impérialistes sont en réalité de fervents soutiens du nationalisme de leur propre impérialisme, de l’impérialisme européen ou de certains pays du tiers monde auxquels ils n’hésitent pas à décerner l’étiquette de «progressistes».</p>
<p style="text-align:center;"><span style="text-decoration:underline;">Sommaire</span></p>
<p>Marxistes et question juive</p>
<ul>
<li>Savas Michael-Matsas: Sur le marxisme et la question juive</li>
<li>Arlene Clemesha: Trotsky et la question juive</li>
<li>Gatto Mammone (1936): Le conflit arabo-juif en Palestine (Bilan)</li>
<li>RKD/Communistes révolutionnaires (1943) Appel aux ouvriers Juifs</li>
<li>Commentaire de NPNF</li>
<li>FFGC (1945) Buchenwald, Maidanek, démagogie macabre</li>
<li>Commentaire de NPNF</li>
<li>Sean Matgamma De Trotsky au «trotskysme des imbéciles»</li>
<li>Alliance for Workers Liberty (Grande-Bretagne): Comment unifier les prolétaires arabes et juifs</li>
</ul>
<p>Anarchisme, sionisme et antisionisme</p>
<ul>
<li>Freddy Gomez: L’anarchiste et le juif</li>
<li>Mina Graur: Anarchisme et sionisme: Le débat sur le nationalisme juif</li>
<li>Etudiants socialistes révolutionnaires internationaux: Antisionisme et antisémitisme</li>
<li>Alexander Berkman : lettre à Emma Goldman</li>
<li>Internationalist (Mother Earth ): Atavisme national</li>
<li>Nestor Makhno: Aux Juifs de tous pays</li>
<li>Nestor Makhno: La makhnovsthina</li>
<li>Reginald Reynolds (1938): Les révolutionnaires et la Palestine</li>
<li>Emma Goldman (1938): Lettre à Spain and the World (1938)</li>
<li>Reginald Reynolds (1938): Lettre à l’éditeur de Spain and the World</li>
<li>Sylvain Boulouque: Les anarchistes, le sionisme et la naissance de l’État d’Israël</li>
<li>Sylvain Boulouque: Anarchisme et judaïsme dans le mouvement libertaire. Réflexions sur quelques itinéraires</li>
<li>Rudolf De Jong: Le débat anarchiste sur l’antisémitisme</li>
<li>Rudolf De Jong: Quelques remarques générales sur l’anarchisme, «les Juifs», le sionisme et l’anti-sémitisme, avec quelques informations concrètes sur les Pays-Bas</li>
<li>Ronald Creagh: L’Horreur ethnocratique - Trois questions sur le Moyen-Orient</li>
<li>Guy Izhak Austrian et Ella Goldman: Comment renforcer la solidarité avec la Palestine en gagnant la sympathie des Juifs</li>
</ul>
<p>Dossier négationnisme</p>
<ul>
<li>J. Valjak et M. Argery</li>
<li>Paul Rassinier, le père du «révisionnisme&#8221;</li>
<li>De l’affaire Faurisson à La Guerre sociale</li>
<li>Une question à creuser ?</li>
</ul>
<p>Limites de l’antisionisme</p>
<ul>
<li>Onze points de démarcation sur la prétendue «question juive», la nature du sionisme et l’État d’Israël</li>
<li>Qu’entend-on par «destruction» de l’Etat d’Israël ?</li>
<li>Steven Grigat: L’antisémitisme, l’antisionisme et la gauche</li>
<li>Piotr Kendziorek et August Grabski: L’antisémitisme de gauche renaît-il en Pologne ?</li>
<li>Limites de l’antisionisme (1) Un amalgame criminel</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (2)</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (3)</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (4) A propos de Finkelstein et de la crapuleuse expression «Shoah Business»</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (5) A propos de Libertaires et ultragauches face au négationnisme</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (6) Des comparaisons absurdes défendues par La Banquise sur la question juive et le sionisme</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (7)</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (8) James Petras: Un gringo chauvin, antisioniste et… antisémite</li>
<li>Limites de l’ «antisionisme» (9) Mossad et enlèvements de jeunes femmes en Argentine !</li>
<li>Limites de l’antisionisme (10) «L’armée israélienne occupe Paris - Résistance !»: une affiche crapuleuse                 309</li>
<li>Pierre Milza: Un professeur fort mal inspiré</li>
<li>Bourseiller ou le Baiser du serpent</li>
<li>De Deir Yassin (1) à Cana: le résultat d’une politique coloniale suicidaire</li>
<li>Assassinat d’Ilan Halimi: «fait divers» ou meurtre antisémite ?</li>
<li>Des caricatures de Mahomet à l’assassinat d’Ilan Halimi</li>
<li>Le meurtre d’Ilan Halimi et le malaise de la gauche multiculturaliste</li>
<li>Du meurtre d’Ilan Halimi à celui de Chaïb Zehaf: le racisme dans sa continuité</li>
<li>Multiculturalisme obscurantiste, antisémitisme et racisme</li>
</ul>
<p>PRIX : 10 euros</p>
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		<title>La « nouvelle » théorie de l’insurrection (SPGB, 1968)</title>
		<link>http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/05/12/la-%c2%ab-nouvelle-%c2%bb-theorie-de-l%e2%80%99insurrection-spgb-1968/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 May 2008 09:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mondialiste</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Documents historiques]]></category>

		<category><![CDATA[Impossibilisme]]></category>

		<category><![CDATA[mai 68]]></category>

		<category><![CDATA[SPGB]]></category>

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		<description><![CDATA[(Traduit du Socialist Standard, septembre 1968).
Maurice Duverger, spécialiste français de sciences politiques dont les livres ont été parfois critiqués dans nos colonnes, est l&#8217;auteur d&#8217;un article intéressant paru dans Le Monde du 12 juillet 1968. Duverger se dit socialiste mais, comme nous l&#8217;avons fait remarquer, il se contente de défendre une forme atténuée de capitalisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><blockquote><p>(Traduit du <em>Socialist Standard</em>, septembre 1968).</p></blockquote>
<p>Maurice Duverger, spécialiste français de sciences politiques dont les livres ont été parfois critiqués dans nos colonnes, est l&#8217;auteur d&#8217;un article intéressant paru dans <em>Le Monde </em>du 12 juillet 1968. Duverger se dit socialiste mais, comme nous l&#8217;avons fait remarquer, il se contente de défendre une forme atténuée de capitalisme d&#8217;État. Ceci dit, ses commentaires au sujet des évènements de mai 1968 sont tout à fait pertinents.<br />
Dans son article intitulé « Une Révolution Impossible » il dit qu&#8217;avant mai 1968 même les partisans d&#8217;une révolution violente n&#8217;espéraient plus changer le monde capitaliste développé. D&#8217;où la popularité de Mao, Castro et Che Guevara. Mais après mai ils arrivèrent à une nouvelle théorie de la révolution. Voici la description qu&#8217;en donne Duverger:<br />
« L’impulsion première serait donnée par les jeunes, moins intégrés dans l&#8217;ordre existant que leurs aînés, même appartenant à la classe ouvrière. Parmi eux, les étudiants joueraient le rôle d&#8217;avant-garde. Leur accroissement numérique et leur concentration géographique en certains points, analogues à ceux du prolétariat naissant au dix-neuvième siècle, leur donnent une force d’intervention dont les barricades de Paris et les combats de Flins ont montré l&#8217;ampleur. Par ailleurs, leur formation intellectuelle leur confère un degré élevé de conscience politique. Dans une seconde phase, le détonateur constitue par la révolte des étudiants, embraserait l’ensemble des travailleurs. Par la grève générale, ceux-ci paralyseraient alors toute l’activité de l’Etat bourgeois et le réduiraient ainsi à l&#8217;impuissance. En même temps, ils commenceraient à lui substituer un État socialiste, en assurant eux-mêmes la gestion des entreprises et des services et en les remettant en marche: telle serait la troisième phase. Ainsi le pouvoir ancien deviendrait de plus en plus irréel et factice, cependant qu&#8217;un pouvoir nouveau le remplacerait progressivement. Finalement, le premier s&#8217;effondrerait et le second prendrait totalement en main la société. »</p>
<p>En mal 1968 on ne parvint qu&#8217;au second stade, disent-ils, parce que le Parti communiste français et le syndicat qui le soutient, la CGT, firent plus pour freiner le mouvement que pour l&#8217;encourager.</p>
<p>Les commentaires de Duverger là-dessus rejoignent les nôtres et semblent être la leçon évidente à tirer de mai 1968: la nouvelle théorie fait comme si le très grand pouvoir répressif de l&#8217;État moderne n&#8217;existait pas et s&#8217;obstine à ne pas voir que la plupart des travailleurs ne veulent pas d&#8217;insurrection violente. Les organisations étudiantes extrémistes ont été interdites et les gaullistes ont obtenu une victoire écrasante aux élections en jouant sur la peur de la guerre civile.</p>
<p>Duverger admet, et nous aussi, qu&#8217;il y a une bonne dose de mécontentement parmi les travailleurs qui pourrait exploser si les étudiants donnaient l’exemple. Mais il ne faudrait pas, dit-il, prendre ce mécontentement pour un désir de révolution violente. L&#8217;absence de ce désir, sauf peut-être parmi les jeunes, « n&#8217;était pas la conséquence du réformisme de la CGT et du parti communiste. Au contraire, le réformisme de la CGT et du parti communiste était le reflet de cette absence ». La plupart des travailleurs, pour diverses raisons, sont hostiles à une insurrection violente.</p>
<p>Voici ce qui rend la nouvelle théorie dangereuse:</p>
<p>« Les mouvements d’étudiants ne peuvent à eux seuls renverser l&#8217;ordre existant. Mais ils peuvent suffisamment le menacer - ou donner l’impression de le menacer - pour maintenir et accroître un sentiment d&#8217;insécurité dans l’ensemble du corps social qui pousserait celui-ci vers des régimes autoritaires le jour ou il ne verrait pas d&#8217;autre moyen d&#8217;échapper a l&#8217;anarchie. »</p>
<p>Ainsi la nouvelle stratégie pourrait servir à saper à la base des institutions démocratiques établies et à renforcer les pouvoirs répressifs au service de l&#8217;État.</p>
<p>Duverger dit que certains étudiants sont en train de prendre conscience de ceci et</p>
<p>« essaient aujourd&#8217;hui de définir une stratégie à long terme des transformations de la société, restant révolutionnaire quant aux buts, mais mieux adaptée quant aux moyens aux conditions des pays sur-développés. »</p>
<p>Nous sommes heureux de savoir que certaines leçons ont été tirées de mai 1968 (nous voudrions seulement qu&#8217;elles parviennent jusqu&#8217;à nos révolutionnaires en chambre britanniques qui veulent répéter ici la débâcle française). Duverger ne dit pas quelles sont leurs idées mais il fait remarquer lui-même qu’on ne peut rien faire sans le soutien de la masse du peuple.</p>
<p>Sur cette question le Parti Socialiste de Grande-Bretagne a quelque-chose à apporter puisque, nous inspirant du travail fait par Engels vers la fin de sa vie, nous avons conçu un système de révolution sociale adapté au capitalisme moderne et basé sur l&#8217;utilisation révolutionnaire des institutions démocratiques. Étant donnée la croissance du pouvoir répressif de l&#8217;État les insurrections avec barricades et batailles de rue sont inefficaces. Cependant, grâce aux luttes passées (y compris en France en 1848 et 1871) dans lesquelles les travailleurs jouèrent un rôle décisif on a ouvert une autre voie menant au pouvoir politique: le suffrage universel.</p>
<p>II est courant dans certains milieux étudiants de parler de « sornettes parlementaires » et d&#8217;appeler à un boycott des élections. Les gens qui parlent ainsi refusent d&#8217;admettre que la grande majorité des travailleurs ne veulent pas pour le moment de révolution sociale. Ce n&#8217;est ni le suffrage universel ni les autres institutions démocratiques qui sont à blâmer mais la manière dont on les utilise. Tant que les travailleurs ne seront pas devenus partisans du socialisme (et pour l’instant ils ne le sont pas) ils utiliseront leurs voix pour élire des défenseurs du capitalisme, y compris les réformistes sociaux-démocrates et « communistes » et donneront en fait le pouvoir à la classe capitaliste, un pouvoir, il est bon d&#8217;ajouter, qui peut être utiliser pour écraser des insurrections estudiantines.</p>
<p>Rien ne reflète mieux que les élections l’opinion populaire et malheureusement elles montrent clairement que pour l’instant ce n&#8217;est qu&#8217;un très petit nombre qui veut le socialisme. La tache de ceux qui sont socialistes devrait donc être claire: non pas d&#8217;essayer de provoquer des conflits violents avec l&#8217;État dans l&#8217;espoir de déclencher un mouvement généralisé, mais de mener une campagne intensive d&#8217;éducation et d&#8217;agitation socialistes. Il faudra donc condamner la « nouvelle » théorie comme étant dangereuse puisqu&#8217;elle pourrait affaiblir les institutions mêmes qui permettront à un mouvement de travailleurs socialiste d&#8217;arriver au pouvoir pacifiquement.</p>
<p>Nous ne voulons pas utiliser le parlement à faire passer des séries de mesures sociales censées transformer peu à peu la société. Nous sommes tout aussi hostiles au réformisme qu&#8217;a l’insurrection. Le parti socialiste peut éviter tout compromis avec le capitalisme en se faisant soutenir uniquement à partir d&#8217;un programme socialiste. En d’autres termes en n&#8217;ayant ni programme de réformes ni « mesures prioritaires » à réaliser dans le cadre du capitalisme. Car un tel programme attirerait des non-socialistes et mènerait le parti sur le chemin du compromis et du réformisme.</p>
<p>Nous pensons que l&#8217;on peut éviter de verser tant dans l&#8217;insurrection que dans le réformisme en bâtissant un parti socialiste composé et soutenu uniquement par des socialistes convaincus. Lorsqu&#8217;une majorité de travailleurs se tourneront vers le socialisme et s&#8217;organiseront pour former un tel parti, ils pourront utiliser leur droit de vote pour élire au parlement et aux conseils municipaux des délégués qui se seront engagés à utiliser le pouvoir d&#8217;État uniquement pour réaliser le seul acte révolutionnaire de la dépossession de la classe capitaliste par la conversion des moyens de production en propriété de toute la communauté. C&#8217;est sur cette stratégie à long terme pour transformer la société et adapte aux conditions du capitalisme moderne que les étudiants de Duverger feraient bien de se pencher.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/05/duverger-450pix.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2221" src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/05/duverger-450pix.jpg" alt="" /></a></p>
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		<title>La disparition de la gauche du PS</title>
		<link>http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/05/10/la-disparition-de-la-gauche-du-ps/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 May 2008 10:25:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Social-libéralisme]]></category>

		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Nous sommes dans une économie de marché, il faut l’admettre définitivement. &#8221; M. Valls (08-2007)

Avec le silence complice de PRS (cf. l&#8217;article de La Sociale) et la prise de position tardive et décevante de Démocratie &#38; socialisme (cf. ici)[*], on constate que les derniers noyaux de gauche au PS ont complètement capitulé devant la nouvelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><blockquote><p><span>&#8220;<em>Nous sommes dans une économie de marché, il faut l’admettre définitivement</em>. &#8221; M. Valls (08-2007)</span></p></blockquote>
<p style="text-align:center;"><img src="http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2008/05/motus.jpg?w=124&h=83" alt="" width="124" height="83" /></p>
<p>Avec le silence complice de PRS (cf. l&#8217;<a href="http://www.la-sociale.net/article.php3?id_article=424">article de <em>La Sociale</em></a>) et la prise de position tardive et décevante de <em>Démocratie &amp; socialisme</em> (cf. <a href="http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=1523&amp;titre=Une-nouvelle-declaration-de">ici</a>)[<strong>*</strong>], on constate que les derniers noyaux de gauche au PS ont complètement capitulé devant la <a title="de la merde en tube" rel="bookmark" href="../2008/04/21/ps-de-la-merde-en-tube/">nouvelle déclaration de principes du PS</a>. Seul Marc Dolez résiste désormais (cf. <a href="http://www.marc-dolez.net/article-18964900.html">sa déclaration</a>), comme il a souvent été le seul à résister ces dernières années.</p>
<p>La disparition de la gauche du PS quelques mois avant son congrès n&#8217;est que la disparition d&#8217;une caution trompeuse. Les salarié(e)s ont désormais besoin d&#8217;un nouveau parti qui défende leurs intérêts et uniquement les leurs, contre ceux d&#8217;une bourgeoisie conquérante; qui reprennent de véritables objectifs d&#8217;émancipation sociale, inconciliables avec l&#8217;organisation capitaliste de la société. Etre vraiment socialiste, c&#8217;est se référer par exemple à la <a href="http://bataillesocialiste.wordpre