Misère au Borinage (1932)

15 juillet 2008 by lucien

Misère au Borinage est un film belge tourné pendant la grande grève des mineurs en 1932 par Henri Storck et Joris Ivens (principalement au Levant de Mons). Ce documentaire militant explore la misère des mineurs, la sauvagerie de l’exploitation ouvrière au Borinage, les conditions de vie difficiles des ouvriers de la houille, leurs maladies physiques, etc.

more about “La Misère au Borinage (1932)“, posted with vodpod

Voir aussi:


La vie continue

14 juillet 2008 by mondialiste

(repris de http://socialisme-mondial.blogspot.com)

Le système dans lequel nous vivons est malade… congénitalement. Son histoire, si l’on excepte de (trop) courtes périodes de prospérité économique, n’est faite que d’une interminable litanie de problèmes jamais résolus.

Ainsi, il ne se passe pas une journée sans que les journaux ou la télévision ne viennent nous rappeler la quantité et la gravité des problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui : guerres, attentats terroristes, malnutrition, crime organisé, narcotrafic, menaces pour l’environnement…

Comme si cela ne suffisait pas, la peur et la violence ont cessé depuis longtemps d’être un spectacle qu’on regardait tranquillement assis devant notre téléviseur, et se sont installées dans notre vie quotidienne : chômage, travail précaire, plans dits “sociaux” de nos entreprises, pauvreté, crainte de perdre son logement, violence à l’école, insécurité dans nos quartiers ou dans les transports, pollution urbaine…

Cette myriade de problèmes qui semble submerger l’humanité fait naître une lassitude, voire même une indifférence, nées d’une surexposition aux mauvaises nouvelles, aux reportages chocs et aux scénarios catastrophe, mais surtout l’impression qu’on ne peut rien faire contre cet ordre des choses, qu’il ne nous reste plus qu’à baisser la tête et à éviter les coups, en espérant que, peut-être, un jour, les choses s’arrangent.

Mais nos espoirs sont toujours déçus… car les choses ne s’arrangent pas, bien au contraire. Chaque année, une foule d’études et de rapports officiels viennent nous rappeler, chiffres à l’appui, que l’inégalité et la pauvreté, loin de s’atténuer, ne font que s’aggraver.

Pourtant, quelle que soit la prise de conscience de la gravité des problèmes, jamais elle ne débouche sur une remise en cause sérieuse de ce système. En effet, une majorité de salariés (auxquels le souvenir de la période des “Trente glorieuses” - qui ne furent ni trente ni glorieuses pour tout le monde - nourrit l’illusion que le capitalisme peut être “humanisé) pensent encore qu’il suffit de changer de gouvernent pour que les difficultés s’estompent… malgré le fait que d’innombrables gouvernements de gauche ou de droite ici, travaillistes, conservateurs, libéraux, démocrates ou républicains ailleurs, ont essayé une infinité de réformes sans qu’un seul de nos problèmes ait été résolu. Pense-t-on sérieusement que si un parti quelconque n’avait trouvé la formule lui permettant d’éliminer les problèmes une fois pour toutes, il ne serait pas trop content de l’appliquer, gagnant ainsi la reconnaissance des électeurs… et l’assurance de conserver le pouvoir ?

Les réformes, si elles ont permis d’améliorer l’existence des salariés et de leurs familles, ne peuvent apporter de solution définitive à nos problèmes puisqu’elles sont sans cesse (et même, de plus en plus) sous la menace d’une remise en cause. En ne s’attaquant pas a la racine des problèmes, qui sont intimement liés à l’organisation actuelle de la société, les réformes ne font que prolonger l’existence d’un système prédateur… et de ses maux.

Face à l’impuissance et à l’incapacité de nos gouvernants, nombreux sont ceux qui ont décidé de consacrer du temps, des efforts et de l’argent à de “bonnes causes” ; et, ces dernières années, les ONG se sont multiples pour combattre les fléaux les plus divers. Pour quel résultat ? Car, quels que soient les efforts des uns ou les réformes des autres, tout a été essayé dans le cadre du capitalisme, et tout a échoué : tous les problèmes demeurent. On peut d’ailleurs se demander : à quoi bon essayer d’éteindre des incendies dans un bateau qui coule ? Si ce système avait pu être réformé dans l’intérêt de la majorité, s’il avait pu être humanisé, ce ne sont ni les motifs, ni la volonté, ni les tentatives, ni l’intelligence collective qui ont manqué.

Et pendant ce temps, la vie continue… notre vie ; sans espoir d’amélioration car, voyez-vous, mon bon monsieur, ce n’est pas de notre faute si la concurrence internationale bla bla bla… la compétitivité de nos entreprises… le manque de flexibilité du marché du travail (mais jamais l’inflexibilité patronale !)… les salaires trop élevés (mais pas les profits)… les impôts trop lourds (et les évasions de capitaux ?)… le coût des “charges” sociales (et le coût du chômage ?)… les étrangers qui prennent le travail des Français (mais qui nous licencie ou refuse de diminuer le temps de travail ? qui vote les lois qui permettent de nous licencier ? qui élit ceux qui font les lois ?).

Alors, que faire ? Ces problèmes qui submergent l’humanité sont-ils aussi naturels et inévitables que les tremblements de terre ou les raz de marée ? Ou bien sont-ils des problèmes de société, crées par l’homme, et que l’homme doit pouvoir défaire ? Mais surtout, puisque tout a été essayé, ne faudrait-il pas se demander si ces problèmes ne sont pas inhérents à notre mode de société, le capitalisme, et que dans le cadre de la société actuelle, aucune solution durable n’est envisageable ?

F.G.

Ministérialisme individuel et ministérialisme collectif (1911)

13 juillet 2008 by mondialiste

Article de Henrik (Henri) De Man dans La Lutte de Classe, Belgique, 15 août 1911.

On jette de hauts cris chaque fois que nous faisons un rapprochement quelconque entre les théories ministérialistes de certains camarades du P. O. B. et les expériences personnelles de « participation au pouvoir » auxquelles se rattachent les noms de Millerand, Briand, Viviani, et tutti quanti. Ces expériences-là, nous dit-on, n’engageaient que des individus, et si ceux-ci se sont trouvés impuissants à faire du bien à la classe ouvrière, c’est précisément parce qu’ils n’étaient pas soutenus et contrôlés par leur parti, par la classe ouvrière elle-même. Ce que nous voulons, nous, les réformistes, c’est que le parti lui-même décide de participer au pouvoir et y délègue des hommes sous sa responsabilité et sous son contrôle ; alors nous pourrons faire de grandes et belles choses.

En êtes-vous bien sûrs, camarades ?

Nous croyons, pour notre part, que le système de la participation officielle et collective, au lieu d’être meilleur que celui de la participation individuelle, est pire encore. Au lieu d’engager un ou quelques hommes, on engagera le parti tout entier, toute son activité et toute sa propagande. La « raison d’État » - l’obligation pour tout gouvernement dans la société bourgeoise de servir les intérêts de cette société, c’est-à-dire de ses classes possédantes et dominantes - au lieu de paralyser un individu, paralysera tout notre mouvement. Notre parti tout entier risquera de devenir une machine pour l’exploitation de l’État, une pépinière de budgétivores, une hiérarchie de serviteurs du pouvoir, une feuille de vigne démocratique sur la nudité brutale de l’exploitation capitaliste. Et la gangrène ministérialiste, au lieu de manger un ou deux individus, s’attaquera à notre parti tout entier. L’arrivisme collectif est plus dangereux que l’arrivisme individuel.

Et les désillusions qu’il engendre, qu’il doit fatalement engendrer, tout ou moins chez ceux que la corruption n’aura pas atteints, au lieu de porter sur des individus, comme celles du prolétariat français ont porté sur Millerand, feront perdre à la classe ouvrière sa confiance non pas en quelques hommes, mais en son propre parti, en sa propre action politique, en un mot : en elle-même.

Bulletin de la CGT française sur la lutte des sans papiers

13 juillet 2008 by lucien

Ce bulletin est une première à la CGT. On y constate aussi pour la première fois un état des lieux de luttes hors région parisienne.

Disponible au format pdf (cliquer sur la couverture):

pdf

Voir aussi:

Bulletin de la CGT espagnole sur les travailleurs immigrés

13 juillet 2008 by lucien

Disponible au format pdf (cliquer sur la couverture):

pdf (en espagnol)

: Se pretende con el presente boletín hacer una breve exposición de lo que ha sido la evolución normativa del estado español en materia de control de la inmigración, desde la nada en la que se encontraba veinte años atrás hasta el momento actual, en el que se ha impuesto ya una legislación para extranjeros altamente desarrollada y represiva, en coordinación con las políticas sobre migraciones de la UE.
La segunda parte del boletín está centrada en describir las distintas etapas y situaciones jurídicas por las que pasa la trabajadora migrante en el estado español, desde que se encuentra en situación irregular hasta que obtiene un permiso de residencia permanente, proceso que merma considerablemente sus potencialidades reivindicativas frente al patrón. Se hace necesario
conocer este marco jurídico en el que se encuadra el colectivo de
trabajadores migrantes, para comprender su condición de colectivo
laboral esencialmente precario, en la línea de las reflexiones que se plantearon por compañeros extranjeros y autóctonos de distintos puntos del estado durante la Jornada confederal sobre “Inmigración y Precariedades” organizadas por la Secretaria de Acción Social del Comité Confederal de C.G.T. el pasado 24 de mayo de 2008.

Voir aussi / Ver también:

Nouveautés en ligne

12 juillet 2008 by pivert

La Bataille socialiste (hors billets):

David Broder’s blog:

Espai Marx:

Internet Archive:

Mansoor Hekmat public archive:

MIA:

Mouvement socialiste mondial:

Jules Guesde in english

11 juillet 2008 by lucien

EDVIGE, un outil de plus pour le contrôle social

11 juillet 2008 by lucien

Communiqué de Solidaires

Par un décret du 27 juin 2008, le premier ministre autorise la création d’un fichier (joliment dénommé EDVIGE pour Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information GEnérale).

Ce fichier a pour finalité de « centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité ou exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif… », « de centraliser et d’analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ; de permettre aux services de police d’exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées. »

L’article 2 de ce décret précise que pourront être enregistrés dans ce fichier « les personnes physiques âgées de treize ans et plus. ». Les données seront conservées pour une durée de 5 ans à compter de l’enregistrement ou de la cessation de fonctions et concerneront, au delà des éléments d’état civil, d’adresse et de téléphone, les in formations fiscales et patrimoniales, l’immatriculation des véhicules, les « signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement , les données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes ou fortuites avec elle. »

En quelques articles tout est dit : Après un arsenal de lois liberticides prévention de la délinquance, peines planchers, rétention de sûreté, lois sur l’immigration…, après un train de réformes anti-sociales (retraites, protection sociale, chasse aux chômeurs…), le gouvernement se dote clairement de l’outil de contrôle et de dissuasion des éventuelles résistances à ces mesures. En fichant les individus susceptibles de porter atteinte à l’ordre public (donc nul besoin de fait avéré, la suspicion suffit) à partir de treize ans, le gouvernement choisi une nouvelle fois la réponse sécuritaire à une dégradation générale de la situation sociale et aux résistances collectives.

L’Union syndicale Solidaires refuse la mise en place d’un tel outil qui constitue un pas de plus vers une organisation totalitaire de la société et prendra part à toutes les initiatives unitaires en ce sens.

Pétition

http://www.nonaedvige.ras.eu.org/

La fin de la limitation légale de la durée du travail

11 juillet 2008 by lucien

Extrait du dernier article de Denis Collin sur le site La Sociale:

À l’évidence, le coup le plus sérieux, la plus grosse défaite qu’ait subie le mouvement ouvrier depuis bien longtemps, c’est la loi, votée le 8 juillet par l’Assemblée nationale, qui d’un coup modifie et les règles de la représentativité des syndicats et la durée légale du travail.

La quasi-indifférence estivale, à peine entrecoupée de protestations « pour la forme » contraste avec la réalité de ce qui est en cause. Un commentateur avisé de France-Culture le soulignait dans le journal de 12h30, le 8 juillet, c’est une révolution ou une contre-révolution qui nous ramène avant 1841 ! En effet, la première loi française fixant une durée légale de la journée de travail est la loi de 1841 qui la fixe à 11 heures. Ensuite on limitera à six jours la semaine de travail. Puis la journée sera limitée à 8 heures en 1919 (sur six jours) et enfin en 1936 on aura les 40 heures avec deux semaines de congés payés, qui sera suivie par la 3e semaine sous le gouvernement de Mollet, la 4e après mai 68 et la 5e sous Mitterrand. L’habileté de Sarkozy - car c’est lui et lui seul qui a voulu cette loi - consiste à maintenir officiellement la semaine de 35 heures comme durée légale, mais au lieu d’être un plafond, les 35 heures deviennent un plancher. Comment cela se fait-il ? Tout simplement en déconstruisant la pyramide des normes (pour parler le langage des juristes). La doctrine juridique veut que le dernier mot appartienne à la loi (le code du travail) émanant de la volonté générale. Si la loi fixe la journée maximale de travail à 8 h, un accord de branche pour la porter à 7 h, mais pas à 9 ! Si l’accord de branche est 7 h, l’accord d’entreprise peut décider 6 h mais pas 8. Or la nouvelle loi inverse ce mécanisme. Le seul accord qui vaille et qui peut déroger à toutes les normes de niveau autrefois supérieur, c’est l’accord d’entreprise, une loi qui est évidemment décidée au nom de la liberté ! Si un patron qui n’a en face de lui aucun syndicat (sauf un syndicat maison, quelle que soit son étiquette), il a effectivement la liberté totale de faire travailler ses ouvriers 40, 45 ou 48 heures par semaine. Et l’ouvrier aurait la liberté de oui à son patron ou alors de s’inscrire à la soupe populaire…

Il faut comprendre comment on en est arrivé là. L’immédiat : une loi qui découle d’un accord signé par le MEDEF, la CGPME, la CGT et la CFDT qui modifie les règles de la représentativité syndicale. Cet accord vise à mettre en cause la représentativité nationale des grandes confédérations au profit de la représentativité locale. Il est la condition nécessaire pour que la suite - c’est-à-dire la négociation locale du temps de travail puisse être mis en œuvre. CGT, CFDT, patrons, médias, gouvernement : tous en chœur annoncent qu’une nouvelle ère vient de s’ouvrir dans les relations sociales. CFTC, FO, SUD marginalisés, les gens sérieux s’occupent des choses sérieuses et Thibault se voit dans le rôle de l’interlocuteur privilégié de Sarkozy. Patatras, Sarkozy avec une grande cohérence et une grande maestria bat le fer quand il est chaud. Il joint à l’accord sur la représentativité une loi qui liquide la limitation légale du temps de travail. Là-dessus Chérèque et Thibault crient à la trahison. Sarkozy apprécie lucidement ce qui s’est passé : la félonie des dirigeants de la CGT et de la CFDT les rend, à l’évidence, incapables de s’opposer à la félonie qu’il leur concocte. Les traîtres ne doivent pas s’étonner d’être payés de la seule monnaie qu’ils connaissent. Sans l’accord avec la CGT et la CFDT, Sarkozy n’aurait jamais pu jouer cette partie avec cette facilité.

[Lire l'article entier]

illustration parue dans L’Huma du 10 juillet 2008, reproduisant une affiche de la CGT en 1911

Voir aussi:

Frères de liberté (Festival de Gavarnie)

10 juillet 2008 by lucien

Spectacle

Du 25 juillet au 3 août

(à 21h)

Mise en scène par Bruno Spiesser

Présentation: 19 Juillet 1936. Fête de la Transhumance dans la vallée de Gavarnie. Les espagnols viennent sur le versant français avec leur troupeaux. Retrouvailles! Mais le 19 juillet 1936 c’est le coup d’état militaire en Espagne et le début de la guerre civile.
La vie des 2 versants va en être bouleversé mais aussi celle de Jean Soulas, instituteur de Gèdre, passionné de légendes et amoureux d’une jeune espagnole de Broto. Jean a décidé de s’installer en Aragon mais la guerre l’empêche de partir. Pour retrouver sa belle, il est prêt à rejoindre les guerilleros de la République espagnole. Il participe alors à l’épisode héroïco-tragique de La BOLSA DE BIELSA, résistance républicaine face à l’avancée franquiste et au début de l’exil des espagnols par les Pyrénées.

Prairie de la CouradeChemin d’accès : 30 minutes de marche environ depuis le centre du village jusqu’au site du spectacle. Se munir de chaussures et vêtements appropriés.

Lieu de la représentation : Prairie de la Courade située à mi-distance entre le village de Gavarnie et le cirque à 1450 m d’altitude.

Accueil : Ouverture du site et de la billetterie tous les soirs à 19h00. Chèques, espèces et Chèques Vacances acceptés.

Buvettes : Collation campagnarde (garbure, sandwichs, gâteaux, vins, boissons) tous les soirs de 19h00 à 21h sur la prairie de la Courade.

Retour du public : Aux environs de 23h, à la lueur des flambeaux.

Parkings municipaux : Gratuits à partir de 16h sur présentation du billet d’entrée au spectacle (voiture et camping-car).

Tarifs et autres renseignements: http://www.festival-gavarnie.com