Rubel (1905-1996)

Maximilien Rubel

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Spécialiste des textes de Karl Marx, communiste conseilliste, né en Ukraine, arrivé à Paris en 1931, il milite dans la résistance internationaliste (Groupe révolutionnaire prolétarien, avec R. Bossière et les Thalmann, de 1942 à 1945), puis collabore à la Revue socialiste et occasionnellement à Masses. Fonde en 1959 et dirige depuis lors la revue Etudes de marxologie. Éditeur des Œuvres de K. Marx à la Pléiade.

Réfractaire aux dogmatisme, faisant fi des prétentions scientifiques à saucissonner l’œuvre de Marx, Rubel travailla toute une vie à traduire dans l’intégralité les manuscrits marxiens, qu’il présenta dans « La Pléiade » (4 volumes publiés). Indépendant des écoles marxistes, il avait néanmoins cultivé des relations avec les communistes dissidents qui lui paraissaient proches: les syndicalistes révolutionnaires Alfred Rosmer et Pierre Monatte, et aussi les marxistes sans attaches Anton Pannekoek, Karl Korsch, Paul Mattick…

Willy Gianinazzi.

TEXTES:

Voir aussi:

Edition Rubel de Marx dans la Pléiade (1963)

N° spécial des Cahiers de discussion pour le socialisme de conseils (1968)

N° spécial des Cahiers de discussion pour le socialisme de conseils (1968)

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9 Réponses to “Rubel (1905-1996)”

  1. Maximilien Rubel, pour redécouvrir Marx « La Bataille socialiste Says:

    [...] Rubel, pour redécouvrir Marx Un livre de Miguel Abensour et Louis Janover sur Maximilien Rubel vient de [...]

  2. Le Capital en poche « La Bataille socialiste Says:

    [...] TOME I ( Livre I, 1056 pages ): 1056 pages – 9,90 € TOME II (Livres II et III, 1216 pages) : 1216 pages – 9,90 € Acheter le Coffret des deux volumes Traduit de l’allemand par Michel Jacob, Joseph Roy, Maximilien Rubel et Suzanne Voute. Édition de Maximilien Rubel. [...]

  3. Réédition des « Pages choisies » de Karl Marx « La Bataille socialiste Says:

    [...] des « Pages choisies » de Karl Marx Textes réunis dans une « anthologie » établie par Maximilien Rubel, en deux volumes de [...]

  4. Le futur socialiste (correspondance Rubel/Socialisme mondial, 1983) « La Bataille socialiste Says:

    [...] de Maximilien Rubel et réponse, extrait de Socialisme Mondial N°22 [...]

  5. La GEME: un recyclage éditorial du PCF « La Bataille socialiste Says:

    [...] elle sera plus complète que la Pléiade, reproche à la Pléiade les orientations de son directeur Maximilien Rubel (”Marx sans Engels”), n’a pas de programmation définie (!) et parle de textes [...]

  6. Le PCF et la dictature du prolétariat « La Bataille socialiste Says:

    [...] Maximilien Rubel, Le Monde, 7 mai 1976. [...]

  7. Herr Vogt, de Karl Marx « La Bataille socialiste Says:

    [...] dans la Bibliothèque de la Pléiade, mais ce volume n’est jamais paru, du fait de la mort de Maximilien Rubel en [...]

  8. Crétinisme parlementaire et opportunisme (Marx et Engels, 1879) « La Bataille socialiste Says:

    [...] donné par Maximilien Rubel dans Pages choisies pour une éthique socialiste (1948) à cet extrait du Brouillon de la lettre [...]

  9. Maximilien Rubel, marxiste anti-bolchevik « La Bataille socialiste Says:

    [...] Maximilien Rubel est mort fin février, il n’était pas simplement un spécialiste de Marx, il était aussi quelqu’un qui a voulu le socialisme dans son véritable sens d’une société de propriété commune et de contrôle démocratique dans laquelle, comme Marx l’envisageait, les deux grandes expressions de l’aliénation humain, l’argent et l’État, auraient disparu. Il a ainsi identifié et dénoncé dans ses écrits les dirigeant de la Russie  capitaliste-d’Etat et leurs idéologues comme les grands déformateurs des idées de Marx. Son ambition, sur le plan académique, était de produire une édition définitive des écrits Marx expurgée des déformations et commentaires tendancieux des éditions émanant de Moscou et de Berlin est. À la différence de bien d’autres, Rubel n’a été sous la coupe du régime capitaliste d’Etat en Russie. En d’autres termes, il n’a jamais été un membre ou un sympathisant du parti communiste. En fait, il venait de la tradition marxiste de la vieille minorité dans la social-démocratie européenne. Il était né en 1905 à Czernowitz, alors partie de l’empire austro-hongrois (et plus tard, successivement, région de la Roumanie, de l’empire russe et maintenant  de l’Ukraine), et c’est en Autriche qu’il rencontra la première fois les idées de Marx. Il y reçut l’influence de Max Adler qui, avant la première guerre mondiale, avait été de ces sociaux-démocrates qui cherchaient à compléter la critique de Marx du capitalisme avec une dimension morale basée sur l’impératif « catégorique » de Kant : le socialisme était quelque chose que les ouvriers devaient instaurer pour des raisons morales plutôt que quelque chose qu’ils allaient inévitablement instaurer pour des raisons économiques. C’était une position controversée mais Rubel l’a adoptée et l’a exprimée dans ses propres écrits. En 1931 il s’est installé à Paris où il a vécu le reste de sa vie. Rubel était l’auteur de beaucoup de livres et d’articles sur Marx, principalement en français mais certains en anglais. Ils sont tous intéressants, même si  leur lecture est parfois difficile. Nous recommandons en particulier les textes choix de Marx et d’Engels qu’il a édité avec Tom Bottomore (Karl Marx: Selected Writings in Sociology and Social Philosophy; édité par Penguins, toujours disponible et un des meilleurs du genre) et sa biographie de Marx qu’il a écrit avec Margaret Manale Marx Without Myth. Il a également contribué  à Non-Market Socialism in the 19th & 20th Centuries qu’il a publié avec John Crump. [...]

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