Posts Tagged ‘Egypte’

Égypte: Grève à l’usine Pirelli d’Alexandrie

3 juillet 2012

1. Communiqué égyptien:

Après une grève de presque un mois à l’entreprise de pneus (Pirelli) d’Alexandrie, en Égypte, et à la suite d’un sit-in de protestation par les travailleurs devant le consulat italien à Alexandrie, la semaine passée, une délégation de travailleurs a rencontré le consul. Ce dernier a promis d’intervenir auprès de la direction de la compagnie en Italie.

Mais au lieu de réagir positivement aux revendications légales et légitimes des travailleurs, la direction italienne de la firme a répliqué en menaçant de fermer la filiale égyptienne du groupe, en déclarant que l’entreprise possédait plus de 25 succursales dans d’autres pays et ne subirait aucun dommage en fermant la branche égyptienne. La direction italienne menace également de licencier 300 travailleurs temporaires.

Il est absolument indispensable de résister à cette attitude brutale de la direction de la compagnie en manifestant de la solidarité avec les travailleurs contre l’arrogance des employeurs qui se montrent déterminés à punir des ouvriers pour avoir osé revendiquer leurs droits.

Les différentes agences et ministères de l’Etat doivent agir en accord avec leurs responsabilités. Quelle est leur utilité s’ils n’agissent pas, alors que des travailleurs égyptiens sont humiliés dans leur propre pays et privés de leurs droits reconnus au plan légal.

Le nouveau président Morsi fera-t-il le nécessaire pour protéger les droits des ouvriers égyptiens ou soutiendra-t-il les propriétaires de la firme transnationale Pirelli contre les travailleurs?

Le 27 juin 2012 au matin, les travailleurs de l’entreprise organisent un sit-in de protestation devant le consulat italien à Alexandrie. Manifestons-leur notre solidarité.

Vive la lutte des travailleurs égyptiens. Vive la révolution égyptienne !

Fédération égyptienne des syndicats indépendants

(27 juin 2012)

Envoyez vos messages de solidarité aux adresses suivantes: fatmaramadan66@gmail.com et efitu.union@gmail.com

2. Communiqué français:

 Solidarité avec les grévistes de l’usine Pirelli (pneumatiques) en Égypte

La Fédération égyptienne des syndicats indépendants (EFITU) a lancé un appel à la solidarité internationale avec les travailleurs grévistes de Pirelli, à Alexandrie, et diffuse des informations concernant cette grève qui se déroule dans une situation difficile pour la classe ouvrière égyptienne.

Les travailleurs de Pirelli ont engagé la grève le 10 juin. Leurs revendications portent pour l’essentiel sur des questions salariales. Pirelli est un puissant groupe international qui réalise d’importants bénéfices, mais ne respecte même pas les textes sociaux en vigueur en Égypte ni la convention sociale de février 2011.

Les grévistes ayant organisé un rassemblement devant le consulat italien d’Alexandrie, et demandé que leurs revendications soient transmises à la direction du holding Pirelli ainsi qu’au gouvernement italien, la direction a répondu en menaçant de licencier 300 travailleurs intérimaires et, si nécessaire, de fermer l’usine.

Et, sans attendre, elle a licencié cinq travailleurs en les accusant d’incitation à la grève.

Émancipation tendance intersyndicale (France) s’associe à cette campagne de solidarité pour que soient mis fin à ces menaces, pour que soient réintégrés les cinq travailleurs licenciés, et que soient satisfaites les revendications des grévistes.

Le 2 juillet 2012

Émancipation, tendance intersyndicale (France)

Contact : er@emancipation.fr

3. Vidéo:

Les anarchistes et les socialistes révolutionnaires égyptien-ne-s sont attaqué-e-s !

30 décembre 2011

Cela devait avoir lieu ! Depuis plusieurs semaines, plusieurs sites internet et pages facebook qui appartiennent aux Frères Musulmans, soit de manière officielle soit administrés par ses membres, ont lancé une attaque contre les anarchistes et les socialistes révolutionnaires en Égypte, en essayant de les isoler comme incitateurs de la violence et comme propagandistes de la démolition de l’État. Aujourd’hui, un membre des Frères Musulmans a porté plainte contre 3 socialistes, dont l’un est le camarade Yaser Abdel Kawy, un anarchiste bien connu et un membre du Mouvement socialiste libertaire Égyptien. Le procureur a transmis la plainte au procureur de la sécurité d’État, un appareil d’exception du système légal qui ne fonctionne que sous l’état d’urgence.

C’était prévisible. Bien que peu nombreux, les anarchistes en Égypte ont occupé une place plutôt importante au sein des différentes forces révolutionnaire qui ont pris part à la révolution Égyptienne du 25 janvier. Les Anarchistes sont distinctement audibles sur les sites des médias sociaux, mais de manière plus importante ils sont toujours présent au premier rang dans les rues chaque fois que les révolutionnaires prennent position face à la répression brutale de l’État.

L’alliance entre les Frères musulmans et la junte militaire au pouvoir, aussi forte que difficile, a été évidente depuis le début. Les Frères musulmans étaient la seule force politique qui avait un de ses membres dans le comité législatif responsable de la préparation des modifications de la constitution de 1971, approuvées par un référendum le 19 mars. Les Frères Musulmans ont refusé de prendre part à presque toutes les manifestations contre le Conseil Supérieur des Forces Armées (CSFA) et dans bien des cas a cherché à salir ces manifestations et à attaquer ceux qui y appelaient.

Les Frères musulmans ont également adopté une posture agressive contre les travailleurs dans leur lutte continue contre les patrons soutenus par la junte militaire. Ils ont toujours condamné les manifestations ouvrières, les sit-ins, les occupations, et décrit le combat des travailleurs pour leur droit comme étant contre-révolutionnaire et incités par les clients du régime de Moubarak.

Prêts à une victoire écrasante à l’issue des élections en cours, de même que les islamistes salafistes plus radicaux, les frères musulmans tiennent à éliminer toute opposition future, en l’occurrence les socialistes.

Il est facile de savoir pourquoi si on observe les politiques que leurs homologues ont adopté en Tunisie une fois assurés de leurs nouveaux sièges au parlements. Cela est encore plus clair lorsque l’on constate les déclarations de leurs principaux leaders (essentiellement des hommes d’affaires) dans les médias, particulièrement celles décrivant les politiques financières et économiques néolibérales du régime de Moubarak comme bonne et efficace, si elle n’était pas associée avec la corruption et le clientélisme.

Nous sommes sûrs que ces nouvelles attaques du CSFA et des ses alliés islamistes ne sont rien d’autre qu’une entrée en matière. Une nouvelle phase de la révolution Égyptienne est déjà en train de prendre forme. Cette fois les vraies lignes de conflit seront claires pour tous après n’avoir été claires que pour quelques un-e-s. La révolution Égyptienne prendra son vrai visage, celui d’une guerre de classe nous opposant, nous, le prolétariat, à eux, les patrons, la junte militaire, et les conservateurs fascistes islamistes.

Mouvement socialiste libertaire – Égypte

Lancement de la campagne de solidarité avec le mouvement ouvrier en Égypte

13 septembre 2011

En Égypte, la révolution est parvenue par une série de coups successifs à mettre à bas le régime de Moubarak. Le société égyptienne est aujourd’hui traversée par une remarquable vague de lutte des classes. La conclusion de cette révolution contre la faim, la pauvreté et l’oppression politique et sociale est imminente Le conseil militaire et les forces bourgeoises sont de nouveau en train d’essayer de consolider leur pouvoir bourgeois, dans l’espoir de renvoyer la classe ouvrière chez elle les mains vides.

La classe ouvrière d’Égypte a ces derniers mois engagé un lutte puissante pour défendre ses droits et garder la révolution vivante. Le résultat de cette lutte, c’est que la classe ouvrière est plus consciente de ses intérêts de classe et que plusieurs étapes ont été franchies sur la voie de son unification.

Le conseil militaire et le nouveau gouvernement bourgeois ont opposé un refus borné aux protestations ouvrières. Les tentatives de bâillonner les revendications ont enragé la classe ouvrière et l’a conduite vers des méthodes de lutte plus efficaces.

Les militants ouvriers essaient maintenant d’organiser un grève nationale pour conquérir les droits sociaux élémentaires. Plusieurs secteurs ont déjà mené une grève le 10 septembre 2011. Immédiatement, le conseil militaire et le gouvernement ont répondu par un communiqué officiel conjoint en menaçant d’arrestations et de répression.

Au milieu de cette guerre de classe, nous, défenseurs des droits des travailleurs, nous lançons une campagne pour obtenir le soutien du mouvement ouvrier international pour la classe ouvrière en Égypte. Le but de cette campagne est non seulement de mobiliser le soutien international pour soutenir le mouvement ouvrier et ses revendications, mais aussi pour exercer une pression sur le conseil militaire et le gouvernement égyptien. Notre but est d’organiser un réponse internationale contre toute forme d’attaque qu’ils pourraient mener contre le mouvement ouvrier.

Nous appelons le mouvement ouvrier mondial, les organisations ouvrières et socialistes, les défenseurs de la liberté, de la justice et des droits humains à se soutenir le mouvement ouvrier en Égypte et à protester contre le conseil militaire et le gouvernement égyptien. Nous leur demandons de déclarer leur solidarité avec le mouvement ouvrier et à condamner la répression menée par la bourgeoisie. Nous les appelons à jouer un rôle dans le développement de la mobilisation et à aider les travailleurs à obtenir ce qu’ils revendiquent.

La campagne de solidarité avec le mouvement ouvrier égyptien vise à exposer à l’échelle internationale la politique répressive de la bourgeoisie ; à organiser concrètement le mouvement de soutien aux travailleurs d’Égypte et à exercer une pression directe sur le pouvoir bourgeois ; à soutenir internationalement la grève générale en Égypte.

Rebwar Ahmad, Fateh Sheikh, Faris Mahmood et Shamal Ali, 8 septembre 2011

Solidarity Campaign With Workers in Egypt

(+ Page Facebook)

Meeting de solidarité avec les travailleurs en lutte en Egypte, en Tunisie et ailleurs (Lyon, 24 février)

16 février 2011

Meeting de solidarité avec les peuples et les travailleurs en lutte en Égypte, en Tunisie et ailleurs !  

Donnons la parole à des militants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient !

Construisons ensemble la solidarité !

La situation révolutionnaire en Tunisie a soulevé une vague d’espoir dans toute l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et même bien au-delà. Les travailleurs et travailleuses  d’Égypte ont emboîté le pas pour en finir avec Moubarak et son régime. Ces mobilisations font suite à d’importantes grèves ouvrières dans ces pays au cours des dernières années, elles expriment la réaction des travailleurs contre la crise mondiale du capitalisme. Du Maroc à l’Iran, de l’Égypte au Yémen en passant par l’Algérie ou la Jordanie, la révolte gronde contre l’oppression politique et sociale, la misère et l’exploitation qui ne profitent qu’à des minorités privilégiées et aux grandes puissances impérialistes.

Quelle est la situation actuelle dans ces pays ? Quelles sont les forces sociales et politiques en présence ? Quel avenir se joue là et quelles leçons en tirer pour le camp des opprimés ? Comment mettre en place la solidarité internationaliste ?

Venez en discuter ! Seront présents des militants marocains, algériens, tunisiens, irakiens et iraniens :

- Loumamba Mohsni (Ligue de la gauche ouvrière – Tunisie)

- Zyed Dhimene (Marxistes Révolutionnaires – Maroc)

- Mohammed Yefsah (Parti socialiste des travailleurs – Algérie)

- Houzan Mahmoud (Parti communiste-ouvrier d’Irak)

- Yadi Kohi (Parti communiste-ouvrier d’Iran)

Le 24 février, 18h30 à l’Université Lyon 2 (Amphi Jaboulay)

86 rue Pasteur Lyon 7e

Métro D Guillotière

Tram T1 Arrêt Rue de l’Université

Réunion publique en ligne sur les révolutions en Tunisie, Egypte, etc.

9 février 2011

Si rien n’est encore gagné, tant en ce qui concerne les revendications de liberté que les revendications sociales de la population tunisienne, la fuite du départ du dictateur Ben Ali le 14 janvier grâce à la révolution est déjà un évènement historique. Après la Tunisie, c’est la population d’Egypte qui se soulève contre la dictature de Moubarak, et les protestations s’intensifient dans tous les pays arabes, comme au Yémen, en Algérie, en Syrie, etc. Du Maroc aux monarchies du Golfe, tout le monde regarde, avec espoir pour la population et la classe ouvrière, avec terreur pour les dictateurs et têtes couronnés, les révoltes et révolutions de Tunisie et d’Egypte.

Pour discuter et tenter d’analyser les révolutions en Tunisie, en Egypte et ailleurs, les militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière organisent une réunion publique en ligne (sur Paltalk) le mardi 15 février à 20 h 30 (heure de Paris).

(Voir ici comment participer)

Rassemblement devant l’ambassade d’Egypte à Londres

6 février 2011

Plus d’un millier de personnes, dont des militants communistes-ouvriers irakiens, ont manifesté hier samedi 5 février 2011 leur solidarité avec les travailleurs égyptiens devant l’ambassade d’Égypte à Londres:

[Photos Houzan Mahmoud et Osman Fatah]

A bas le régime de Moubarak ! Il faut en finir avec ce système capitaliste pourri dans son ensemble !

4 février 2011

Des soulèvements de masse ont surgi dans la plupart des villes d’Égypte ces derniers jours. Dans la première phase, les manifestants ont réclamé des réformes comme l’augmentation des salaires de 1200 livres égyptiennes, contre l’hérédité du pouvoir, pour le travail, la liberté et la justice sociale. Mais rapidement, cela s’est transformé en revendications politiques pour un changement total de régime.

C’est le soulèvement des travailleurs, de la jeunesse, des masses qui veulent la liberté face à un régime politique oppressif et à l’injustice du système capitaliste. C’est la manifestation de la lutte entre les deux classes principales de la société égyptienne, la classe ouvrière (et derrière elle, tous ceux qui veulent la liberté) et la classe dirigeante capitaliste de l’autre. Le capitalisme en Égypte, comme partout ailleurs est un système politique et social qui créée la misère, l’injustice, l’oppression et l’exploitation.

C’est le soulèvement de millions de personnes qui crient NON à ce régime d’injustice, de déni des droits les plus élémentaires, de corruption et de pillage. Le message des travailleurs d’Égypte est clair : ce régime doit partir pour de bon !

Après le renversement de la dictature en Tunisie, les développements actuels en Égypte sont le signe de changements politiques profonds dans cette région toute entière. L’Égypte est une force politique, sociale et culturelle majeure ; l’impact régional sera plus grand, plus profond et aura une plus grande signification historique que ce qui se passe en Tunisie. Mieux, la classe ouvrière en Égypte a construit ses forces durant la dernière décennie. Elle a une longue histoire de luttes, elle a acquis de l’expérience et de la sagesse face aux différentes sections de la bourgeoisie.

Ces développements vont accentuer le conflit social, conduire la mentalité de la société dans une direction nouvelle et reléguer de nombreux conflits traditionnels qui la façonnaient depuis des décennies sous la conduite de partis ennemis de la classe ouvrière.

Le rythme de la lutte doit se maintenir, les acquis politiques et sociaux doivent être consolidés. Cela dépendra de la puissance de la classe ouvrière, de son organisation, de son unité comme force politique. L’esprit d’initiative révolutionnaire des communistes et de l’avant-garde ouvrière sera particulièrement importante.

Ce qui est alarmant, c’est le flou des slogans et des revendications, qui mélangent celles de la classe ouvrière et celles de certains éléments de la bourgeoisie. Les ouvriers doivent être armés avec un message clair, bien défini radical, qui reflète de manière adéquate les aspirations des masses. C’est pour cela qu’un parti doit représenter la classe ouvrière dans le champ politique, pour transformer le destin politique de la société. C’est de cela que ce mouvement a besoin pour organiser la lutte, canaliser les énergies et lui donner son plein potentiel.

La première tâche immédiate de la classe ouvrière, c’est d’intensifier la lutte pour renverser le régime de Moubarak. Les travailleurs et les masses en lutte doivent imposer leur pouvoir dans les quartiers, dans les entreprises et dans les universités. Les manifestant doivent imposer leur pouvoir sur l’administration de la société, protéger les gens de la répression et des pillards, établir des conseils dans les quartiers et sur les lieux de travail.

Les travailleurs doivent séparer leurs luttes et leurs revendications de celles des partis bourgeois et combattre les tentatives des dirigeants occidentaux de cadrer le soulèvement par des moyens « acceptables », par des « transitions » de pouvoir, en l’offrant à des gens comme Mohammed El-Baradei et / ou par des réformes minimales.

Nous devons nous opposer vigoureusement à toute tentative de maintenir le statu quo d’une manière ou d’une autre. C’est le système politique et social tout entier, le système qui a crée la misère que doivent endurer les travailleurs Égyptiens, qui doit être changé.

Le mouvement ouvrier doit établir une distinction claire et explicite avec les courants de l’islam politique qui cherchent à exploiter la situation pour se tailler la plus grosse part du gâteau. Ils ne doivent pas répéter l’expérience de la révolution iranienne de 1979, qui a renversé le Shah, mais aussi servi de tremplin aux islamistes pour s’emparer du pouvoir.

Les travailleurs iraniens, en particulier ceux du pétrole, étaient en première ligne de l révolution contre le régime du Shah, pour la liberté et l’égalité. Mais la classe ouvrière ne s’est pas protégée contre les groupes islamiques armés et leurs idées de « justice islamique ». De la révolution ouvrière en Iran est sortie son grotesque opposé : un régime islamiste médiéval, chauvin, fasciste, qui a employé les exécutions de masse, la guerre, le crime systématique, la lapidation, le voile obligatoire et l’assassinat d’opposants politiques pour imposer la pauvreté abjecte, la faim, les privations, la drogue, la prostitution et la régression intellectuelle et morale. Les travailleurs d’Égypte devraient se méfier de ces courants et les marginaliser.

Ouvriers, communistes, militants de gauche en Égypte, vous avez une tache urgente : définir une ligne radicale, marxiste, libératrice, distincte et indépendante de celles de la bourgeoise, du nationalisme, du libéralisme, de l’islamisme et ainsi de suite…

Votre tâche est de mener le soulèvement ouvrier sur la base de cette ligne politique distincte, de proposer à la société une alternative radicale pour mettre en place un régime politique fondé sur l’implication libre, consciente et directe des masses, un régime des conseils ouvriers et un gouvernement ouvrier qui garantisse immédiatement les besoins immédiats des masses :

* Liberté politique inconditionnelle

* Droit d’organisation, de grève et de rassemblement

* Allocation chômage pour toute personne sans emploi de plus de 16 ans

* Séparation de la religion, de l’état et de l’éducation

* Égalité complète entre hommes et femmes

* Abolition de la peine de mort

* Loi progressiste sur le travail

* Sécurité économique pour les travailleurs

Travailleurs d’Égypte, le Parti communiste-ouvrier d’Irak considère votre lutte comme notre lutte. Nous exprimons notre totale solidarité dans votre combat pour la liberté et l‘égalité. Renforcer votre lutte contre le régime bourgeois de Moubarak et le système capitaliste tout entier en Égypte est une priorité pour nous, communistes et ouvriers d’Irak. Votre victoire aura un impact pour les travailleurs du monde entier, particulièrement dans le monde arabe et au Moyen-Orient. Chacune de vos victoires aura un impact majeur sur les sociétés de toute la région.

Liberté, égalité, gouvernement ouvrier !

Parti communiste-ouvrier d’Irak, 29 janvier 2011

 

Le Caire, 29 janvier 2011

Voir aussi:

Hosni Moubarak doit partir! Le régime égyptien aussi!

4 février 2011

Une nouvelle vague de protestations pour renverser Hosni Moubarak a débuté en Égypte le 25 janvier. Dans la plupart des grandes villes, comme au Caire, à Alexandrie, Damanhour et Suez, les manifestants scandaient "A bas Moubarak!", "Le régime doit s’en aller" et "Non au chômage et à la pauvreté". Des sièges de la police et des locaux du parti national démocratique [*] ont été incendiés. Les affrontements contre la police et les forces de répression ont montré le vendredi la détermination révolutionnaire du peuple à travers toute l’Égypte. La police anti-émeutes a tenté violemment mais en vain d’arrêter ces protestations. Plus de 100 personnes furent tuées par la police.

Après le massacre des manifestants, sous prétexte de "protéger le Musée national", le régime de Moubarak a déployé dans les rues les forces anti-émeutes et l’armée, jusqu’aux tanks. Dans une émission télévisée, il dit: " J’ai entendu vos protestations contre la pauvreté et le chômage, vos demandes de liberté politiques, et en tant que président je suis prêt à y répondre", disant qu’il présenterait un nouveau gouvernement le samedi et parlant de "sécurité nationale"! Pendant qu’il parlait, les gens scandaient dans les rues "A bas Moubarak!" et "A bas le régime de Moubarak!"

Le samedi, Moubarak nommait Omar Suleiman nouveau vice-président et Ahmad Shafiq premier ministre.

La situation en Égypte est la continuation de celle en Tunisie qui semble engloutir toutes les dictatures capitalistes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à une vitesse étonnante. C’est le début d’une ère révolutionnaire. Sa principale caractéristique est l’ouverture du pouvoir politique, qui dans sa première phase fera chuter les dictatures au long cours, la domination des imams, des généraux et des gouvernements corrompus. Les peuples veulent la liberté, l’égalité, la prospérité et la fin de la répression. Ils minent les fondements du capitalisme. Il s’agit d’un mouvement de masse contre la pauvreté et la dictature, un mouvement dans la force principale est constituée des travailleurs, des masses laborieuses d’Égypte. Les gens n’en peuvent plus du despotisme, de la pauvreté, de la corruption et de l’enrichissement des officiels. Ils en ont assez et ne peuvent plus absorber les conséquences des réductions des aides.  Après la chute de Ben Ali en Tunisie, tous les gouvernements de la région, sauf la République islamique d’Iran, ont renoncé à leurs politiques de baisse des aides. Mais les protestations contre tous ces gouvernements se poursuivent. Les manifestations en Tunisie, en Égypte, au Soudan, en Algérie et au Yémen, sont un prolongement des protestations en France, en Espagne et en Grèce. Elles reviendront bientôt en Europe. Elles sont essentiellement une révolte contre le système, le despotisme et la dictature capitaliste.

Le scénario tunisien se répète en Égypte. Le peuple ne veut ni de Moubarak ni de son régime. Que fait-il ? Il change de vice-président et de premier ministre! Il nomme Omar Suleiman, figure pro-occidentale et homme du milieu au sein du dispositif militaire mis en place par Moubarak, les reste du gouvernement et l’armée reprenant la situation un certain temps. El Baradei, qui vient de revenir en Égypte, et qui réclame quant à lui la "formation d’un gouvernement de transition et des élections libres", représente l’option occidentale. Toutes les solutions venant d’en haut qu’on voudrait imposer au peuple ont ceci en commun: juguler les protestations populaires et maintenir le statu quo. Si Moubarak ne peut pas être sauvé,  alors ils veulent stopper toute avancée des travailleurs égyptiens dans leur mouvement puissant afin de sauver le capitalisme. La démocratie, la réforme, les élections libres, des manifestations pacifiques et la sécurité nationale sont dès lors les codes secrets pour le sauver.

Toute progression pour les travailleurs et les masses laborieuses n’est possible qu’en renversant le régime, en oubliant l’union avec l’armée. C’est possible si les travailleurs se prennent en main aux mêmes, avec des armes, forment leur conseil, et s’oppose à toute réorganisation de la bourgeoisie et de son État visant à sauver à tous prix le statu quo. C’est la fin des Moubarak, Khadafi, Khamenei, Roi Hussein, Bashar el-Assad et Roi Fahad. Les protestations populaires et le soulèvement victorieux contre la pauvreté et le despotisme doivent servir de plate-forme à une révolution massive des travailleurs qui ramène au monde l’espoir du socialisme.

Le Parti de l’unité communiste-ouvrière salue le peuple révolutionnaire et les travailleurs d’Égypte et regarde leur victoire contre la réaction politique comme celle de tous les travailleurs à travers le monde. L’Égypte et la Tunisie reflètent l’espoir des peuples de la région et du monde. Protestons en masse contre la pauvreté et le despotisme! Vive l’unité internationale des travailleurs! Vive la révolution des travailleurs contre le capitalisme! Vive la société communiste libre!

A bas la République islamique d’Iran!

Vive la liberté, État ouvrier!

Vive la République socialiste!

Parti de l’unité communiste-ouvrière (Worker-communism Unity Party)

Le Caire, 30 janvier 2011

Note de la BS:
[*] Parti de Moubarak, membre de la soi-disante "Internationale socialiste" comme l’était le RCD de Ben Ali.

(traduction rapide par Stéphane, sujette à éventuelles améliorations)

Solidarité avec les populations de Tunisie et d’Egypte

3 février 2011

Salutations révolutionnaires aux populations courageuses de Tunisie et d’Égypte, à nos frères et sœurs militant-e-s de ces pays, nous sommes pleinement solidaires, nous sommes avec vous. Nous admirons votre bravoure pour vous être affrontés à deux dictateurs de la région dont on attendait le renversement depuis longtemps.

Les justes revendications de votre mouvement pour la justice sociale, l’égalité, le bien-être, le travail, la liberté et la dignité inspirent et donnent espoir aux millions d’opprimés, pas seulement de la région, mais de par le monde.

La lutte pour la suppression de l’establishment politique en Tunisie et en Égypte, soutenu par les États-Unis et leurs alliés occidentaux depuis des décennies, inaugure une nouvelle histoire de cette région, une histoire dont les pages seront écrites par le peuple qui a rendu cette révolution possible. Votre courage et la persistance de vos revendications pour la fin des dictateurs ont amené les États-Unis et d’autres pays occidentaux à revoir leur soutien à ces dictateurs, en tout cas pour le moment. Ils se trouvent forcés de céder à vos demandes.

Le pouvoir des travailleurs, des jeunes, des femmes et des hommes dignes et épris de la liberté, leur engagement pour un changement réel, ont forcé l’Ouest à reconnaître que le Moyen-Orient n’est pas seulement un repère de terroristes mais aussi un lieu pour les révolutionnaires et les défenseurs de la liberté qui peuvent écrire l’histoire en montrant la force des masses s’élevant au-dessus des barrières de la peur. Bien que ces dictateurs aient proposé de soi-disant "réformes", elles ont été refusé par ceux qui ont souffert d’emprisonnement, de torture, d’absence de liberté d’expression, ont été dépossédé des droits fondamentaux pendant des décennies.

Nous, à l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, nous regardons attentivement les nouvelles de Tunisie et d’Égypte, d’autres pays dirigés par des dictatures au Maghreb et au Moyen-Orient. Nous espérons et pensons que d’autres pays suivront. Les gouvernements mis en place par des coups d’État militaires au service de l’Ouest arrivent au terme de la terreur qu’ils imposaient aux civils. Le temps est venu pour que les populations reprennent leurs affaires en main, de choisir une alternative qui représente la liberté [*] et l’aspiration du peuple pour une vie meilleure, un avenir meilleur pour ses enfants, une égalité des droits pour les femmes, les travailleurs et tous sans distinctions. Les temps ont changé, les gens ont dépassé les barrières de la peur et goûté la gloire de leur force face à l’oppression.

Nous apportons notre soutien entier et notre solidarité aux populations de Tunisie et d’Égypte dans leur révolution.

Organisation pour la liberté des femmes en Irak (OWFI)

http://www.equalityiniraq.com

Note:

[*] Le mot anglais n’est pas liberté mais "free will", qui désigne plutôt le libre arbitre, l’acte de plein gré, la traduction ici en "liberté" se fait donc avec une connotation d’autodétermination, une formule plus précise ne nous venant pas à l’esprit dans cette traduction urgente et, rappelons-le, non professionnelle. [NdT]

Tribunal d’exception et prison pour les ouvriers égyptiens

17 décembre 2008

Revue de presse

Un tribunal d’exception a distribué 22 condamnations à au moins 3 ans de prison ferme pour des participants aux émeutes d’avril dernier à Mahalla, en Égypte.

AP Photo/Mahmoud al Saeed

Manifestants protestants à l’extérieur du tribunal

(Daily News Egypt)
*

LE CAIRE (AFP) — 22 personnes, en majorité des ouvriers, ont été condamnées lundi à au moins trois ans de prison ferme pour avoir participé en avril à des heurts avec la police, ayant fait trois morts à Mahalla (nord de l’Égypte), a indiqué un responsable des services de sécurité.

"Un tribunal d’exception de Tanta (delta du Nil) a condamné 22 personnes ayant participé aux affrontements avec la police à Mahalla à des peines comprises entre trois et cinq ans de prison ferme. Vingt-sept autres personnes ont été acquittées," a précisé ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

Conformément à la loi d’urgence en vigueur depuis l’assassinat du président Anouar al-Sadate en 1981, les accusés ont notamment été reconnus coupables de "résistance aux autorités", "vandalisme" et "rassemblement non autorisé", selon la même source.

L’Organisation égyptienne des droits de l’Homme (EOHR) a déploré dans un communiqué que des civils soient jugés devant des tribunaux d’exception, appelant à un nouveau procès.

L’ONG "regrette vivement la poursuite du phénomène des procès de civils devant des tribunaux militaires et de sécurité de l’Etat", selon le texte.

"Il s’agit d’une violation claire et flagrante du droit de toute personne à comparaître devant la justice ordinaire", estime l’EOHR.

L’organisation "demande que les accusés soient rejugés devant la justice ordinaire pour garantir que leurs pleins droits légaux" soient respectés.

Le 6 avril, des manifestations avaient dégénéré en affrontements dans la cité industrielle de Mahalla al-Kobra, un foyer de la contestation sociale situé dans le delta du Nil, faisant trois morts et des dizaines de blessés. Plus de 300 personnes avaient été arrêtées.

Elles étaient intervenues dans un climat de forte tension en raison d’une flambée des prix et d’une crise du pain subventionné, les ouvriers de l’usine textile de Mahalla réclamant une augmentation des salaires et d’autres mesures pour combattre la cherté de la vie.

La majorité des condamnés sont ainsi des ouvriers de ce secteur, âgés de 30 à 40 ans, a précisé le responsable de la sécurité.

En 2006, la même usine avait été le point de départ d’un grand mouvement de contestation qui avait gagné le secteur textile public, le second au sein de l’industrie égyptienne, concentré dans le nord du pays.

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