Articles Tagués ‘Irak’

Campagne de solidarité avec les travailleurs de la Southern Oil Company en Irak

1 mars 2013

La souffrance des travailleurs de la Southern Oil Company est devenue intolérable, faisant face à la négligence et à des sanctions quand ils expriment leur revendications. Dans le passé, ils ont organisé beaucoup de manifestations et de grèves et ont obtenu une partie de leur revendications légitimes, mais la direction est revenue sur sa position et n’a pas respecté son accord avec les travailleurs.

Nous, soussigné-e-s, soutenons les revendications légitimes posées par les travailleurs de la Southern Oil Company, qui sont aussi les revendications avancées par le Comité de défense des droits des travailleurs du secteur pétrolier :

1 Payer aux travailleurs de la société les profits désignés accumulés depuis 2010, s’élevant à 305 millions de dollars étant donné qu’à la lumière de la corruption financière, nous pensons que ce sera compromis.

2 Construire des maisons sur les terres qui ont été distribuées aux ouvriers il y a 8 ans par les sociétés d’investissement et ne pas mettre les charges sur les ouvriers, ainsi que désigner et distribuer des terres à ceux qui y sont éligibles.

3 Abolir toutes les décisions restreignant le syndicalisme et promulguer un code du travail juste et équitable.

4 Rendre accessible les traitements médicaux pour les ouvriers des champs pétroliers qui ont été des scènes de batailles et de matériaux radioactifs pendant des années, particulièrement au nord et au sud de Rumaila.

5 Arrêter la privatisation des hôpitaux désignés pour soigner les travailleurs.

6 Elever les bonus de 1000$ à 4000$ par an pour tous les travailleurs du secteur pétrolier.

7 Recommencer la prise en compte de l’âge des travailleurs et des classifications qui ont cessé depuis 11 ans.

8 Dévoiler les détails de la nouvelle prime approuvée par le ministre et l’annonce de son budget.

9 Remettre en place les rotations, les vacances et les compensations pour le travail dangereux.

10 Activer le travail du département de formation et développement et reconnaître les cours mis en place sur les champs pétroliers.

Nous appelons les amoureux de la liberté, les forces et organisations progressistes, les syndicats, à se tenir aux côtés des travailleurs du pétrole à Bassorah, qui dénoncent toutes sortes de menaces et négligences auxquelles ils sont exposés ainsi que de soutenir leur justes revendications.

signer en ligne : http://www.ahewar.org/camp/i.asp?id=389

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Premiers signataires:

Mazin Qasim (Canada), Fabienne Melmi (Italie), Stéphane Julien (France), Ali Inad (Norvège), Mryam Abdulrahman (Canada), Aras Rashid (Canada), Suzanna Zhila (Suède), Rowan Noor Younis (Irak), Evan Darraji (Irak), Cameran Azad (Australie), Khaled Khalil (Egypte), Michael Mahdi (USA), Adil Ahmed (Canada), Intisar khalil (Canada), Saeed Mustafa (USA), Nadir Abdul-Hameed (Danemark), Azar Modaresi (Grande-Bretagne), Masoud Ghahramani (Allemagne), Ladan Dawar (Allemagne), Mohamad Jafari (Grande-Bretagne), Salah Irandoust (Canada), Mino Hemati (USA), Khaled Zaheri (Suède), Renaud Romagnan (France), Noori Bashir (Grande-Bretagne), Michael Eisenscher (USA), Giorgio Corrias (Italie), Mohammed Raasti (Allemagne), Delshsd Amini (Canada), Tofigh Mohammadi (Suède), Jalal Barkhordar (Canada), Dave Bleakney (Canada), Noureddine Ziani (Maroc), Mosleh Rebwar (Suède), Mohamad Fatahi (Grande-Bretagne), Sahand Hosseini (Allemagne), Salar Saeed (Grande-Bretagne), Ammer Sabir (Australie), Taher Esa (Finlande), Jane Marsh (Canada), Imane Mrabet  (Maroc), George Tomaszewski (Canada), Erik Demeester (Belgique), Elias Assad (Canada) …

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Le nouveau code du travail irakien, code d’un nouvel esclavage

15 décembre 2012

Par Falah Alwan, président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak

LogoFWCUI

Plus de 100 objections ont été faîtes sur les 156 articles formant l’ébauche du nouveau code du travail. Un tel problème signifie que ce nouveau code est inacceptable. Et ces objections le mine.

Depuis 2004, il y eu cinq ébauches du nouveau code du travail en Irak, aucun d’eux ne fut connu publiquement ou par les syndicats ouvriers. Le Ministre du Travail, se coordonnant avec la fédération gouvernementale [1] a élaboré la dernière ébauche du code du travail subrepticement, comme si ils préparaient une conspiration. Les autres syndicats en Irak n’ont eu des copies du dernier jet il y a seulement un an, par le Solidarity Center [2].

Le brouillon récent du code du travail n’est pas simplement le résultat d’un développement normal des nécessités économiques, ou une sorte de remède à la crise économique. C’est le résultat direct de la politique du F.M.I. imposée par l’occupation américaine en collaboration avec le gouvernement. Donc combattre ce nouveau code, c’est combattre contre les politiques d’occupation et le nouveau libéralisme.

L’esprit du brouillon est de légitimer les intérêts capitalistes et de les défendre dans un cadre officiellement autorisé.

Les notes sont tellement variées que nous ne pouvons pas toutes les exposer avec détails ; ainsi nous nous focaliseront seulement sur les points importants.

Le nouveau code du travail confirme les lois de l’ancien régime, qui considéraient les travailleurs du secteur public comme des agents officiels, leur privant des droits et garanties élémentaires, les interdisant le droit d’organisation et de grève.

Beaucoup des articles du nouveau code du travail sont là pour assurer les intérêts capitalistes. Plus d’un article donne le droit aux capitalistes de licencier les travailleurs sans motif. Le renvoi des ouvriers est à la discrétion du propriétaire de l’usine.

En 2004, le gouvernement Irakien a accepté six ordres du F.M.I comme conditions pour un emprunt obligatoire d’environ 436 million de dollars. Toutes ces conditions sont l’expression des nouvelles politiques libérales sans aucun doute.

Le nouveau code du travail reflète clairement et ouvertement les intérêt de classe des capitalistes. Il légitime l’exploitation tout en justifiant la gloutonnerie des capitalistes. En un mot, le nouveau code du travail est un cadre pour intensifier et justifier l’exploitation et la répression des travailleurs. Et permettre au nouveau modèle libéral de contrôler l’économie en Irak.

Le préambule du brouillon facilite les conditions d’investissement des capitalistes.

Il y n’a aucune confirmation réelle du droit de grève, protestation, rassemblement et manifestation.

Il n’y a aucune garantie des droits des travailleurs comme :

  • L’assurance contre le licenciement
  • L’assurance-chômage
  • La sécurité d’assurance

Enfin, nous savons que nous pouvons imposer la fin de l’exploitation ou le gain de tous les droits pour la classe ouvrière en changeant ou en réformant le code du travail. De plus, la mise en œuvre du nouveau code ne changera pas le système de propriété ou la mise en œuvre d’une nouvelle société, c’est à dire le socialisme.

En réalité, nos critiques du nouveau code sont faites pour mettre en œuvre des réformes comme : le droit de grève, le droit de protestation, l’assurance-chômage, et le droit d’organiser et rejoindre des syndicats, en un mot, de renforcer la capacité de la classe ouvrière de lutter contre les exploiteurs et le capitalisme.

Falah Alwan

Novembre 2012

NDT :

[1] : Iraqi Federation of Trade Unions (IFTU) : seul syndicat reconnu actuellement en Irak. Fondé en partie par le Parti communiste d’Irak en 2003.

[2] : http://www.solidaritycenter.org/

Campaigning for women’s rights in Iraq

29 novembre 2011

Interview (en anglais) d’Houzan Mahmoud dans Women’s Fightback (journal téléchargeable au format pdf à http://www.workersliberty.org/system/files/wf11.pdf ):

Houzan Mahmoud présente à la conférence Feminist Fightback à Londres

How did OWFI begin?

OWFI was formed in June, 2003, three months after the invasion of Iraq in March. That’s eight and a half years ago.

Under Saddam, there was no way of forming any women’s organisations, trade unions, or any other group independently. Under Saddam, they were controlled by the Ba’ath Party.

Saddam did form a women’s organisation called the General Union of Iraqi Women, but this was heavily monitored by the government.

When we set up OWFI, we were just several women who worked from exile, involved in political campaigns. That’s where I got to meet Yanar Mohammed (president of OWFI) when she was working in Canada. We got to know each other through our activism.

We formed a coalition of women’s rights in Iraq, before the invasion. In this coalition, there were meant to be women in London aiding us in our activity, but they became too close to the British agenda. Yanar went back to Iraq, and I became a representative of OWFI here in the UK.

Are there any other women’s organisations in Iraq?

There are hundreds across the country, from liberal women’s groups to Islamists and conservative women’s groups. However, in my opinion, there are two main types.

There are ones which are based on neo-liberal principles, which become enterprises without any political motivation, and ones like OWFI.

OWFI is different. It incorporates left ideals. Other groups and societies take western money, particularly US and UK government funds, and follow liberal agendas removed from helping women, wasting money and time to “educate” Iraqi women and engage them in the process of transition to so called democracy, i.e. voting, and participating in parliament.

We take an active approach in actually helping them and trying to change society by making women aware of their oppression and status in society.

Who joins OWFI?

We are not dogmatic. You don’t have to be 100% socialist to join. Our purpose isn’t to indoctrinate women into Marxist theory; we want to raise awareness of women’s positions and subjugation in the male dominated society!

We have young girls, older women, veiled women, and unveiled women… all sorts of females united to fight for women’s freedom!

There are women, however, particularly the younger ones, who enjoy the atmosphere of secularist and socialist views.

Some become interested in the Worker-Communist Party of Iraq, and want to know more. They join out of their own interest. We do not actively recruit them.

I personally don’t find it impressive or clever to ask people to join organisations I belong to. I have respect for people and if you are an adult then you can make your own decision about joining groups or not!

[Houzan said this very firmly, as if the organisation had been accused of such behaviour before.

What issues do women in Iraq face?

Many: kidnapping, prostitution, sexual slavery, honour killings, stigmatising and marginalisation from wider society, as well as lack of employment and poor pay, so many different issues.

Also, women aren’t the only ones who suffer at the hands of patriarchy in the country.

OWFI was the only organisation that stood up against homophobia and the murder of homosexuals in Iraq. We raised issues homosexual Iraqis face with Shi’a Islamists.

How usual is it for women to be employed? Has it become less usual as Iraqi society moves towards Islamism?

It depends. Some places have always been deeply religious, while others are progressing towards Islamism.

If a woman finds a job, she works, but it is all about who you know. Even prostitution is now an income for some women, if they get paid at all.

Prostitution itself is illegal and we stand up for the welfare and employment and human rights of sex workers because they are victimised and dehumanised in such societies.

I met some ex-prostitutes, and they were still in danger. They sought help from many women’s groups, but were turned away for moral or security reasons.

Some groups claim to be for women’s rights, but in reality they themselves need to liberated because they are so judgemental and conservative.

We haven’t come across any issues surrounding abortions, but if we did, we would also fight for women’s reproductive rights. Abortions are still taboo in Iraq, and I suppose many women choose to have backstreet abortions due to the increasingly religious nature of Iraqi society.

Recently, OWFI has been dealing with the rising number of children born with deformities, particularly near the Hawijah military base. [The town of Hawijah became contaminated, due to the use by the American military of depleted uranium, a radioactive substance outlawed by many governments due to its high toxicity, causing a number of children to be born with severe deformities and health defects.]

There have been so many casualties. OWFI put together a report on a whole generation of Iraqi children born deformed. The report was compiled of records from our activists when they went to the town, to find out more information, and take pictures. They visited children in hospital, and talked to the people of Hawijah.

Our organisation always comes across problems. Our activists get kidnapped in Freedom Square; other were attacked, and harassed. We are intimidated, even threatened.

One of our activists, Aya Al Lamie, was kidnapped and tortured by associates of Maliki at 20 years old.

She is active and outspoken, and quickly became popular. She was kidnapped and tortured for her role and mobilisation during the Iraqi anti-government protests during the Arab Spring.

She was tortured horrifically by the Prime Minister’s men, and they kept telling her, “you have to stop your demands”.

She refused every time she was beaten and, finally, they conceded to letting her go, but not after telling her “if you continue your activity, we will gang rape you.”

When she was released, her popularity had risen and so did the popularity of OWFI due to the stands these brave women take.

But her life is important, and we told her to keep a low profile. Her nature is very outgoing and outspoken however, and after her Facebook account was hacked, she simply created another.

Militantes anglaises soutenant l'OWFI.

Militantes anglaises soutenant l'OWFI.

What do you think of women’s organisations in Britain?

I see hope in certain groups, like Feminist Fightback, and some individual campaigners. However, I don’t see a feminist movement as such, to be honest.

I find there are a lot of depoliticised charities which are removed from a political and feminist understanding of women’s situations.

This country needs a new wave of feminism, breaking away from the liberal and post-modernist feminist movements.

We can say that the post-modernist feminist school of thought sheds some light on the plights of those who were not included in the wider feminist struggle. However, I think too much emphasis on differences has fragmented the women’s movement. We need a class-based analysis, moving away from identity politics.

What can socialists, feminists and trade unionists do to support women’s struggles in Iraq?

In the beginning there was solidarity from the Alliance for Workers’ Liberty, the Communist Party of Great Britain, the Socialist Party and other groups, but it faded after the occupation of Iraq had been going on for a while, due to the discontinuity of media reportage after the media had got bored.

We receive less solidarity than before, and solidarity is important: capitalists are sneaky, they’re sly, they know how to support each other. We need to do the same.

La page de l'interview

Pour suivre l’actualité des luttes sociales et féministes en Irak, suivez le site de nos camarades de Solidarité Irak.

The US military is making Iraqi children sick

28 août 2011

Article de Falah Alwan, président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak (FWCUI), paru hier sur le site de Workers’ Liberty, qui parle notamment d’une contamination autour d’une base américaine à Haweja, près de Kirkouk, rappelle le soutien de la FWCUI aux insurrections arabes et déclare que "Le gouvernement Maliki soutient Assad dans sa répression de l’insurrection syrienne, mais ce n’est pas surprenant. "

We have a catastrophic situation in Haweeja, near Kirkuk. There is an American munitions training centre in the province and the local people are suffering from living near the weapons testing. 412 children are suffering from radiation sickness. The FWCUI recently participated in a delegation organised by the Organisation for Women’s Freedom in Iraq (OWFI) to meet local residents and discuss the issues. There are hundreds of people with illnesses, including cancer. People cannot afford proper medical treatment; FWCUI and OWFI are demanding that the weapons testing stops, that the site is cleaned up and that people are given access to the medical treatment they need.

Another important issue at the moment is the new harbour Kuwait is building near Iraq shores, Mubarak Port, which is named for the Kuwaiti ruling family. Iraq currently has very limited access to the sea through ports such as Umm Qasr and al-Faw. The new harbour will prevent Iraqi ports from functioning properly and will make sea trade difficult. There have been many demonstrations and protests against the building of the Kuwaiti harbour; workers and other activists have been holding demonstrations to demand construction ceases.

The Kuwaiti government is the main force behind the project but it may be working with others. It will reshape transport and trade in the Gulf and prevent Iraqi from exporting gas. Many countries have interests in controlling sea trade in this area including Qatar, Saudi Arabia and Iran. These countries may not be directly involved but they could benefit from the weakening of Iraq’s sea-trading potential.

According to a member of the workers’ committee in al-Faw, 100,000 jobs in Iraq will be under threat if this harbour goes ahead. Our federation has issued a statement to urge all workers to continue demonstrations and to make this issue central to the mass protest on 9 September.

The government’s privatisation project is also continuing. The government wants to privatise sections of the economy currently organised under the Ministry of Industry, starting with the big companies including textiles. In total there are 69 “companies” threatened with privatisation, which employ around 250,000 workers. The privateers include both foreign and domestic “investors”. The government has consistently used “investment” as a euphemism for privatisation and have attempted to privatise gradually in order to avoid big confrontations with workers. There is already significant foreign “investment” in many Iraqi industries, such as the French company Lafarge which operates cement factories.

The Federation of Workers’ Councils and Unions in Iraq (FWCUI) was looking into holding national conference for workers’ representatives from companies threatened with privatisation and we contacted the AFL-CIO Solidarity Centre to discuss financial support. We’ve since concluded it will be more practical to hold a series of regional conferences, which we plan to do in October 2011.

The Shiwashok oil refinery workers in Erbil ended their strike [which began on 2 August] after promises from management to improve safety, pay remunerations and increase salary. But they were only promises, not concrete agreements. 332 workers were involved in the strike. Workers are worried about losing their jobs if they continue strikes; their contracts are very insecure and the company sees workers as easily replaceable. There are huge numbers of unemployed people ready to take their jobs. There was a similar issue in a strike near Nasiriyah; 40 workers struck to win back pay but the bosses just sacked them. There is no job protection in workers’ contracts.

On the question of the Arab uprisings, FWCUI was absolutely clear from the very start that we supported uprisings and revolutions in Tunisia, Egypt, Syria and Libya. We called for workers to play a central and defining role in each uprising. We have contacts in Egypt and Tunisia, but it’s harder to make contacts in Syria and Libya. Our attitude is very clear.

The Maliki government is supporting Assad in his repression of the Syrian uprising, but that’s unsurprising. Iran supports Assad, so Maliki supports Assad. He doesn’t want to stray too far from Iran’s line. There are rumours of his government giving money to Syria to help Assad put down the uprising.

Falah Alwan en juillet dernier

Lettre ouverte des syndicats irakiens à la Banque mondiale et au FMI (2006)

8 juillet 2011

L’économie irakienne a été sévèrement affaiblie par des décennies de sanctions, de guerres et d’occupations. Les syndicats et les fédérations syndicales d’Irak croient cependant que le pays peut être reconstruit puisqu’il dispose d’immenses ressources pétrolières et minérales adéquates pour donner aux Irakiens un standard de vie décent. Certes, les guerres et l’occupation ont causé une détérioration dramatique des conditions de vie pour tous les Irakiens, notamment les travailleurs.

Nos organisations insistent sur l’importance de préserver la souveraineté de l’Irak sur ses ressources naturelles et sur son pétrole, pour que nous puissions les développer d’une manière qui permettra la reconstruction du pays. En regard aux politiques mises en place par le FMI et la Banque mondiale, nous voulons affirmer les points suivants :

  •   Nous demandons une plus grande transparence et la participation irakienne dans le processus de prises de décisions des institutions financières internationales.
  •   Nous voulons que cessent les conditionnalités découlant des politiques d’ajustement structurel dans la négociation de crédits.
  •   Nous demandons que le financement pour les services publics et les entreprises de l’État continue sans exiger leur privatisation.
  •   Nous demandons l’annulation des dettes qui proviennent de l’ancien régime.
  •   Nous rejetons la réduction des budgets alloués aux services sociaux, notamment l’élimination des subsides pour l’achat d’aliments et du système de distribution alimentaire.
  •   Nous rejetons totalement la privatisation du secteur public et notamment du pétrole, de l’éducation, de la santé, de l’électricité, du transport public, de la construction.
  •   Nous rejetons l’augmentation des prix des produits pétroliers considérant l’impact négatif que cela produit sur le niveau de vie des Irakiens.
  •   Nous demandons l’adoption d’une nouvelle législation sur les conditions de travail, les pensions et la sécurité sociale qui garantit les droits des travailleurs et qui est conforme aux réglementations internationales sur le travail et les chartes des droits humains. Le FMI et la Banque mondiale doivent également respecter ces standards.

Les organisations signataires de cette lettre ont mis en place un comité de coordination permanent qui feront connaître le point de vue syndical auprès du gouvernement irakien et des institutions financières internationales. Elles demandent de celles-ci qu’elles s’ouvrent au dialogue et à la négociation avec les syndicats irakiens. Elles demandent également l’appui des organisations syndicales internationales

Fédération générale des travailleurs irakiens

Fédération des travailleurs du pétrole de Basra

Fédération des conseils ouvriers et des syndicats en Irak

Union syndicale générale des travailleurs du Kurdistan (Arbil)

Union syndicale des travailleurs du Kurdistan irakien

Amman, le 16 janvier 2006

Des militantes de l’OWFI agressées à Badgad

11 juin 2011

Des militantes de l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak (OWFI) qui participaient à la manifestation de la place Tahrir à Bagdad hier 10 juin ont été agressées par des hommes de main du gouvernement de Miliki. 12 organisations de femmes à travers le monde ont déjà signifié leur solidarité avec ces militantes et la demande de l’OWFI que le gouvernement irakien cesse les harcèlements de manifestants, et tout particulièrement les tentatives d’humiliations de femmes par des agressions sexuelles.

L’organisation féministe MADRE a par exemple communiqué hier :

« 10 juin 2011 – New York – Aujourd’hui, MADRE a appris que les militants pro-démocratie qui réunis à Bagdad sur Tahrir Square ont été brutalement attaqués par des forces en uniforme de l’ONU. Le partenaire irakien de MADRE, l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak (OWFI), affirme que les militants qui s’étaient rassemblés sur la place depuis des semaines de manifestations pour la démocratie, des emplois et la fin de la corruption, ont été battus par des hommes armés qui se sont déchaînés pour disperser les manifestants.

L’OWFI signale également que les femmes sont spécifiquement prises pour cibles : quatre jeunes femmes ont été agressées sexuellement, une femme de 19 ans s’est vue attaqué par un groupe d’hommes qui ont tenté de la forcer à enlever ses vêtements. Une femme a perdu une dent dans l’attaque. Un autre militant OWFI, un jeune homme, a tenté d’intervenir et a été roué de coups. (…) »

Vidéo de Yanar Mohammed, présidente de l’OWFI :

Solidarité Irak

(traduction S.J.)

Enlèvement et torture d’Alaa Nabil par les services irakiens

23 mars 2011

 

(Alaa Nabil)

Après avoir été libéré hier d’une heure de détention au poste de police, Alaa Nabil, un des organisateur des protestations de la place Al Tahrir et du groupe du 25 février, a demandé à récupérer ses affaires en vue de la prochaine manif. 24 heures après, des 4×4 aux vitres teintées avec des hommes en civil sont allés à sa résidence et l’ont enlevé dans une des ruelles avoisinantes, cachant sa tête pour qu’il ne puisse voir où on l’emmenait.

On l’a mis face au mur d’une grande salle, roué de coups de pieds, fouetté avec des tuyaux et des cables sur le dos et les bras. Puis on lui a dit: "Nous allons vous couper la langue à toi et tes collègues Firas Ali, Suad Shwaili, et Falah Alwan si vous osez aller place Al-Tahrir et si vous continuez ça. Si vous persistez dans ce travail d’organisation, nous vous descendrons tous et jetterons vos corps là où on ne les retrouvera pas".

Alaa a ensuite été jeté dans une voiture et relâché place Al Alawi, près de la zone verte.

Voilà les méthodes des nouveaux services de sécurité de la "démocratie" en Irak. Voilà leur façon de gérer la liberté d’expression et des manifestations pacifiques. Il semble que les milices sectaires aient été recruté pour leurs services, cette fois contre les manifestants. Tout cela est en partie le fruit de l’occupation américaine.

Nous ne laisserons pas les criminels et les assassins l’emporter en Irak.

L’oppression, les coups contre la rébellion seront vaincus.

Vive la liberté.

Yanar Mohammed (présidente de l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, membre du groupe du 25 février), 23 mars 2011.

[traduction BS susceptible d'être améliorée]

(Yanar Mohammed au centre, avec le chemisier bleu)

Voir aussi le site de Solidarité Irak.

Fighting for the right to organise (Falah Alwan)

21 novembre 2010

Article [en anglais] de Falah Alwan, président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak (FWCUI), dans Solidarity n° 185 du 18 novembre 2010.

The biggest sector in Iraq is the public sector. According to the decrees of the former regime, public sector workers are prohibited from organising. The current Iraqi authorities still impose the same decisions.

For example, Shahristani, the Electricity Minister, has clamped down on unions organising in his sector. But they haven’t only prevented organisation; they’ve actively punished trade unionists. Shahristani was also in charge of the oil ministry and played a similar role.

On 17 October, leather workers in Baghdad held a strike calling for security benefit, which was one of the remunerations that the administration has refused to give them. They held a one day strike and the administration agreed to pay the money.

In a textile factory in Nasiriyah, 1,500 workers have signed a complaint against a manager because of his policies against workers and his failure to come up with a long-term plan for operating the factory.

Workers are worried about losing their jobs as production has now stopped. 1,500 out of a total of 1,900 workers have signed their petition. Many factories in Iraq are in the same situation. The management and the Ministry of Industry want to privatise profitable but this is just a pretext for privatising these factories. So the petition of the workers in Nasiriyah is focusing on refusing privatisation.

We have many examples that are similar. In Basra, after the decisions of Shahristani, the Ministry of Electricity issued new orders to punish workers who were involved in unions. We have copies of those orders. In factories 30km south of Baghdad, which include thousands of workers, you find conditions like those of the 19th century. It is very dangerous to work there.

In the Gas Company of Basra, I spoke to the president of the union. He spoke about foreign investment in the sector and how several companies, including the Gas Company and the Southern Oil Company, are working together in agreement with the Iraqi authorities to prevent the unionisation of the public sector.

There are also reports of huge wage differentials between workers employed by new foreign investors and the Iraqi workers who were already working there. That was the cause of huge protests amongst the workers, demanding the same opportunities for Iraqi workers to work.

Workers in the health sector in Sulaimaniyah tried to organise their own independent union, but the official union and the authorities prevented them. They’re trying to impose the same decrees as the Saddam era.

Lack of security is becoming a very important issue again. For workers who want to organise demonstrations or strikes, this is becoming a more important issue. A large number of the victims of terrorist attacks, especially in the private sector, received no compensation from the authorities because of this.

There are many issues we want to start international solidarity campaigns around, especially strategic issues facing the workers such as the attempts of the authorities to impose elections and committees on the workers. We need international solidarity to prevent the authorities from intervening and imposing their hegemony on the workers’ movement.

The second important issue is the attempt of the authorities to impose a new labour law which would disregard workers’ interests. The draft is worse than the one that existed in the Saddam era! We want a labour law that includes freedom of organisation; this is the main and most important issue for us. We need a very strong international solidarity campaign to put the Iraqi authorities under pressure.

Message de solidarité du Congrès des libertés en Irak

28 octobre 2010

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES GRÈVES EN FRANCE

(Message rapidement traduit en français par Stéphane suivi du message d’origine en anglais. )

Message de solidarité à nos camarades en France

Au nom de toutes les organisations affiliées à l’I.F.C. nous déclarons notre solidarité avec les travailleurs en France et notre soutien à leurs justes revendications.

La persistance de vos grèves, manifestations et protestations a stimulé le moral des travailleurs du monde entier et nous a encouragé de tenir bon contre les politiques du G8, du G20, de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), du Fonds monétaire international et autres institutions financières qui visent à faire porter le poids de la crise économique sur les travailleurs. L’austérité annoncée en Grèce et en Grande-Bretagne, et l’adoption de la loi sur les retraites en France, sont les premières étapes d’une reprise des droits du travail acquises par des luttes séculaires.

Nous, au Congrès des libertés en Irak, considérons que chaque progrès que vous obtenez pour le bien-être des travailleurs est une victoire pour tous les peuples épris de liberté de par le monde. Nous pensons que votre lutte opiniâtre est la seule approche ferme qui tienne face aux gouvernements d’Europe qui ont lancé des attaques contre les conquêtes ouvrières et tous les secteurs de la société (retraites, services sociaux, sécurité sociale, etc.).

Ici, en Irak, les travailleurs et les pauvres se réjouissent de votre combat quotidien, combat qui est une expérience révolutionnaire et une source d’espoir pour poursuivre la lutte contre la politique anti-ouvrière et anti-syndicale, y compris [ici] contre la liberté d’association, le droit de grève et de manifestation, politique qui diabolise toute opposition à l’occupation et impose à l’Irak les conditions du FMI, ce qui signifie davantage de chômage et de pauvreté…

Une fois encore, nous renouvelons notre soutien et notre solidarité avec votre combat et vos justes revendications.

Samir Adil

Congrès des libertés en Irak (I.F.C.)

26 octobre 2010.

A Message of Solidarity to Our Comrades in France

On behalf of all IFC affiliate organizations, forces, figures and supporters we declare our support and solidarity with the fair and just demands of the workers in France.

Your persistency on continuing strikes, demonstrations and protests have boosted the morals of the workers around the world and encouraged us to stand against the policies of G8, G20, Shanghai Cooperation Organization (SCO), the International Monetary Fund and other financial institutions that intended to force the workers to carry the heavy weight of the economic crisis. The austerity announced by Greece and Britain, and the adoption of the retirement law in France are the first steps toward taking away all labour rights that were realized through struggles of centuries.

We in Iraq Freedom Congress consider each progress you make for the well-being of workers and a better world for humanity is an achievement and victory for all freedom-loving people around the world. We believe that your continued struggle is the sole approach to stand against the governments of Europe which have started launching attacks on the gains of workers and all segments of society such as retirement, social services and social security… etc.

Here in Iraq, the eyes of the workers and the disadvantaged are looking forward to your daily fight, which in fact is a revolutionary experience and a source of hope to continue their fight against the policy of outlawing trade union work including freedom of association, strike and demonstrations, demonizing any opposition to the occupation policy and the imposition of IMF conditions on Iraq, which means more unemployment, poverty and deprivation…

Once again we renew our support and solidarity with your fight and your just demands

Long live the fight of workers in France

Samir Adil of / Iraq Freedom Congress

26-10-2010

Message de solidarité de camarades irakiens avec les luttes en France

22 octobre 2010

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES GRÈVES EN FRANCE

Communiqué de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak (FCOSI)[in english: The working class in France now, is in a real battle with capitalism]:

La classe ouvrière de France est aujourd’hui dans la vraie bataille contre le capitalisme

« La France est le pays où les luttes de classes ont été menées chaque fois, plus que partout ailleurs, jusqu’à la décision complète »

Karl Marx

La vague de grèves et de protestations s’accroît en France, jour après jour, de ville en ville, contre la politique du gouvernement Sarkozy.

Résulat de la crise économique, le gouvernement français essaie d’imposer de nouvelles lois qui ciblent les droits et les acquis des travailleurs Les politiques d’austérité, comme la nouvelle loi sur les retraites, pour augmenter l’âge de la retraite de 60 à 62 ans, est l’étincelle qui a allumé la flamme d’une vague de protestations dans tout le pays, avec une influence claire sur les autres pays d’Europe.

Les yeux de millions de travailleurs dans le monde sont focalisés sur les rues de Paris et des autres villes de France. Ils regardent et admiration et soutiennent le mouvement ouvrier.

Les ouvriers des raffineries ont réussi a paralyser tout mouvement et la classe ouvrière en France est aujourd’hui entrée dans la véritable bataille contre le capitalisme. Cela donne la possibilité, pour tous les travailleurs du monde, de s’engager dans cette bataille.

L’Union européenne a déjà observé le « danger » représenté par les travailleurs en Grèce, voici quelques mois, et décidé de soutenir financièrement les capitalistes pour éviter qu’ils s’effondrent. Le mouvement ouvrier français est à l’initiative d’un mouvement ouvrier international, c’est pour cela que nous devons nous tenir tous unis à ses côtés.

Nous applaudissons nos camarades de France.

Vive les camarades des raffineries et de tous les autres secteurs.

Vive le mouvement ouvrier en France.

Vive la solidarité internationale

Falah Alwan

Président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak

Falah Alwan, président de la fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak


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