Articles Tagués ‘Venezuela’

3 communiqués sur la mort de Chávez

7 mars 2013

En pleine vague de chavezolâtrie en France, nous reproduisons les textes suivants:

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Image publiée en septembre 2011 dans le journal vénézuelien (pro-Chavez) Correo del Orinoco.

1.Réaction d’Alternative libertaire:

Chavez, fin d’un caudillo

Le président du Venezuela est mort, la gauche latino-américaine et européenne pleure son modèle, celui qui prétendait réaliser un « socialisme du XXIe siècle » et qui, en réalité, a surtout cherché à bâtir un capitalisme national, main dans la main avec un patronat patriote. S’il a mis la rente pétrolière au service des programmes sociaux, le régime chaviste a, pour le reste, toujours étranglé toute voix dissidente sur sa gauche, toute manifestation d’un mouvement social autonome. Chavez était un caudillo, dans la tradition latino-américaine : un leader charismatique porté par les masses. C’est l’occasion de relire ce qu’Alternative libertaire a écrit à son sujet :

- « Venezuela : Les deux visages du chavisme », dans les pages International de janvier 2007.
- « 1992 : Chávez, du putschiste au caudillo », les pages Histoire de février 2012.

2. La traduction du communiqué d’El Libertario par l’OCL:

Ni en deuil, ni en fête ! L’heure de l’autonomie des luttes sociales est arrivée !

Lorsque s’additionnent une très grave maladie, des soins médicaux conditionnés par des décisions politiques à courte vue, et un patient halluciné par le pouvoir, seule une telle fin était attendue : le chef est mort, et alors, nous nous retrouvons avec un changement substantiel sur la scène politique vénézuélienne.

En un instant, ce qui fut la plus grande force du régime est devenu sa principale faiblesse : Chávez était tout et, s’il n’est plus là, il ne reste plus qu’à conjurer la fidélité absolue à sa mémoire avec l’obéissance à ses dispositions successorales ; ce qui met en évidence la faiblesse d’un gouvernement qui a cherché à renforcer son caractère prétendument « socialiste et populaire » avec la pratique d’un grotesque culte de la personnalité, devenue désormais l’invocation vide de son âme. Le défunt lui-même est le principal responsable de ce dénouement. Le secret qui a entouré sa maladie a été actionné par les mêmes ressorts de la centralisation extrême du pouvoir, ce qui, par manque de cohérence idéologique interne, laisse ses disciples se débrouiller entre eux pour l’héritage du commandement, avec un clair avantage pour les hauts bureaucrates ‟rojo-rojitos” [rouges foncés] et la caste militaire, dans des tâches de négociation afin de s’assurer l’impunité pour leur corruption.

Quant à l’opposition de droite et social-démocrate, la nouvelle situation les trouve sans qu’elle ait surmonté les défaites des élections présidentielle du 7-O [7 octobre] et régionales du 16-D [16 décembre], élections dans lesquelles ils s’étaient engagés avec des illusions gigantesques et avec l’offre d’un « populisme de riches », promettant aux électeurs de maintenir et d’être efficaces dans l’usage des instruments clientélistes qui ont tant profité à Chávez. Maintenant, cette opposition accommodante veut croire qu’une métastase fortuite a enfin placé à sa portée son ascension à ce pouvoir politique duquel ses ambitions et ses erreurs, sa paresse et son incompétence les avaient tenus éloignés depuis de nombreuses années, un pouvoir qu’ils exerceraient avec une bêtise et une ardeur prédatrice similaires à celles que la bobibourgeoisie chaviste [bourgeoisie bolivarienne] a pratiqué.

Face à ce tableau de calculs mesquins et opportunistes, où s’équivalent le Gran Polo Patriótico et l’opposition de la Mesa de Unidad Democrática, nous avons la grave situation du pays : inflation galopante, chômage en hausse et précarité des emplois, dévaluation de la monnaie, terrible insécurité des personnes, crise dans les services de l’eau et de l’électricité, de l’éducation et de la santé des sols, manque de logement, travaux publics obsolètes ou dans une mise en œuvre précipitée, aides uniquement démagogiques pour les carences extrêmes des plus nécessiteux, et une longue liste qui n’en est pas moins désastreuse.

Ces problèmes ne sont pas la préoccupation centrale des deux camps en lice pour la Silla de Miraflores [siège de la présidence] et pour le butin pétrolier. Pour cette raison, notre réponse collective doit ignorer leur chantage qui exige de nous un soutien électoral en échange de solutions qui n’arrivent jamais ou qui sont ridiculement incomplètes.

C’est le moment de déborder ces directions politiques pourries et de construire, d’en bas, une véritable démocratie, avec égalité, justice sociale et liberté. Nous devons renforcer l’indignation généralisée par la situation dont nous souffrons, la transformer en luttes sociales autonomes, prolongées et autogérées, disant clairement aux politiciens du pouvoir que nous n’avons pas besoin d’eux comme intermédiaires ou comme puissants nous octroyant ce que nous, d’en bas et unis, pouvons récolter, sans « mains blanches » ni « bérets rouges ».

Le collectif éditeur de El Libertario / / ellibertario@nodo50.org

www.nodo50.org/ellibertariowww.periodicoellibertario.blogspot.com

3. Communiqué de l’Initiative communiste-ouvrière:

Venezuela : La mort d’un chef d’Etat bourgeois

Il n’est pas dans les habitudes de l’Initiative Communiste-Ouvrière de commenter les décès des "grands de ce monde". Mais avec la mort d’Hugo Chavez, de nombreux groupes, partis et organisations de la gauche radicale ou même de l’extrême-gauche multiplient les communiqués pour saluer « le révolutionnaires », et au mieux, lorsque des critiques sont formulées comme son soutien aux dictatures de Libye, de Syrie ou d’Iran, elles sont faites comme si le président vénézuélien avait été « un camarade avec qui on avait des divergences ».

Non, Hugo Chavez n’était pas de notre camp, celui des travailleurs. La base de son opposition aux Etats-Unis, qui plait tant à la gauche anti-impérialiste, était celle du nationalisme, c’est-à-dire une opposition verbale à des dirigeants de multinationales américaines pour mieux défendre les intérêts de la bourgeoisie nationale vénézuélienne. Au-delà des discours populistes et anti-impérialistes, l’Etat géré par Hugo Chavez a toujours su s’en prendre avec violences aux militants ouvriers et en particulier à ceux qui luttent pour des syndicats indépendants de l’appareil d’Etat et du patronat. Comme dans les autres pays du monde, l’appareil d’Etat au Venezuela, dirigé par Chavez, est toujours resté un instrument de la bourgeoisie tourné avant tout contre la classe ouvrière.

Pour nous, travailleuses et travailleurs, il n’y a pas de larmes à verser sur la mort d’un chef d’Etat bourgeois, que ce soit en Europe, en Amérique Latine ou ailleurs. Nous avons déjà bien assez de larmes à verser pour celles et ceux de notre classe qui meurent chaque jour sous les coups de la répression ou brisés par l’oppression quotidienne de l’exploitation capitaliste.

Voir aussi:

Rafael Uzcátegui

Livre de Rafael Uzcátegui publié en français par Spartacus

Assassinat de Sabino Romero au Venezuela

4 mars 2013

En plein procès contre deux associations ayant défendu les indiens yukpa contre les propriétaires fonciers, le chef yukpa Sabino Romero a été assassiné hier soir 3 mars par des hommes armés. En 2012, des indiens Yukpa avaient déjà été assassinés par des tueurs à gages. En 2009, c’est le père de Sabino Romero qui avait été aussi assassiné.

El Libertario salue dans son communiqué la mémoire de celui qui « rejoint la liste des militants tués sous le gouvernement bolivarien pour défendre leurs droits, comme Michael Martinez, Luis Hernandez, Richard Gallardo et Carlos Requena ». Pour le journal trotskyste Opción Obrera, « l’Etat est complice ». Le Parti Socialisme et Liberté considère que les commanditaires sont parmi les intérêts miniers dans la région, mais que l’Etat porte une responsabilité politique en raison de l’impunité ayant accompagné les derniers crimes.

Cacique-Sabino-romero

En anglais, lire:

Venezuela: Le procès contre Homo & Natura et Provea vise à criminaliser la solidarité

11 février 2013

Jeudi 7 février s’est ouvert le procès contre les associations Homo et Natura (défense des droits des populations autochtones) et Provea ( défense des droits humains) pour leur soutien à une manifestation yukpa en 2010. Les Yukpa sont victimes des propriétaires fonciers et des intérêts miniers. On veut punir ces deux organisations pour avoir exprimé leur solidarité avec la protestation Yukpa, avoir diffusé des infos à ce sujet, et fourni un soutien logistique.

yukpa t  s  j

Entretien de Ruben González avec El Libertario

18 juillet 2012

Entretien avec le syndicaliste vénézuelien réalisé à la sortie de l’audience du 16 juillet. La suite de la procédure est (encore) reportée au 23 août. Fichier audio en espagnol:


télécharger

Voir aussi:

Venezuela: Le procès contre Rubén González réactivé à la veille des élections syndicales

12 juillet 2012

Article publié dans le Correo del Caroni et sur le site PROVEA le 9 juillet 2012, traduit par nos soins.

Rubén González

Le 16 juillet, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Ferrominera Orinoco (Sintraferrominera), Rubén González, devra comparaître à nouveau en justice.

Le procès, annulé le 3 mars 2011, après une condamnation de 7 ans et demi pour avoir représenté les travailleurs lors d’une manifestation, va reprendre deux jours avant le début de la campagne électorale à Sintraferrominera. Cette fois le public sera tenu à distance, ce ne sera pas à Ciudad Guayana mais à 676 kilomètres de distance, à Caracas dans la 24ème cour de première instance sous la responsabilité de la juge Blanca Pacheco.

González est accusé des délits de conspiration, d’incitation au crime, d’entrave à la liberté du travail et de violation de propriété privée; il est convaincu qu’aujourd’hui plus que jamais, ce sera un jugement du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) contre la liberté d’association syndicale.

« Pourquoi ? Parce que je ne me couche pas devant l’injustice » dit le secrétaire général à la porte de Ferrominera Orinoco (FMO) où un piquet de 6 travailleurs dure depuis 60 jours.

Accompagné des secrétaires généraux Henry Arias (Sintralcasa), Edgar Valentine (Sintrabauxilum), Emilio Campos (Sutracarbonorca), de travailleurs de Venalum, Tavsa, Alcasa et de la Corporación Venezolana de Guayana (CVG), le dirigeant proclame la défense des droits ouvriers dans leur camp.

A son avis, les discours «politiciens» des «esquiroles» (jaunes) doivent pas tromper les travailleurs, « parce qu’on ne vas pas perdre Emilio Campos, Ruben Gonzalez et Henry Arias, nous allons perdre tous les Vénézuéliens.»

Gonzalez a mis en cause le sectarisme de ceux qui gouvernent et a rappelé que la direction du syndicat n’est pas sur une ligne « puisque nous avons un parti » (…) « Le 7 octobre, quelque soit celui qui gagne, ce sera notre position: la défense des intérêts des travailleurs » .

Confiance ouvrière

Alors que Gonzalez a présidé la conférence de presse, les six travailleurs licenciés de la FMO ont levé leurs mains enchaînées devant la locomotive au logo de la compagnie d’État.

Bien que la déclaration portait sur son affaire, pour laquelle il a déjà effectué  17 mois de détention sans procès, le leader a parlé de ses compagnons.

« Ils me font un procès parce que je représente travailleurs. Eh bien, je vais continuer à le faire, je vais continuer à représenter les travailleurs,  c’est pour cela que nous sommes ici.  »

Compte tenu de la proximité des élections syndicales les 27 et 28 juillet et 28, reportées il y a un an, Gonzalez est "sûr" que les travailleurs vont le soutenir. "Les ferromineros ne sont pas masochistes : vous voteriez pour les méthodes terroristes d’intimidation, les employeurs, et jaunes gouvernementaux ? ».

Il conclut que la lutte est «contre un pouvoir qui ne résout pas le problème des entreprises, mais en profite pour ses affaires. »

Contre tous

La conséquence de la lutte au sein du bureau officiel, est le non-paiement des salaires à Bauxilum Carbonorca et Tavsa, a expliqué le secrétaire général de Sintrabauxilum, Edgar Valentine.

La chronique d’une mort annoncée, comme il l’appelait, s’inscrit dans le cadre de la cession, des erreurs de directions et de la lutte de pouvoir pour le contrôle des usines par le PSUV.

« Je voudrais écouter les collègues de Venalum qui n’ont pas pris le travail aujourd’hui, ou ceux d’Alcasa. Ah! Mais ils ne paient pas les factures à Bauxilum, c’est bonbon » se moque-t-il. En étant réalistes, dit Valentine, Bauxilum survit parce que les navires sont envoyés à des transnationales comme Glencore.

(…) Face à cela, dit Valentine, la base des travailleurs est mobilisée: « Rubén González n’est pas seul. »

« Comment expliquer que s’il y a le socialisme et le marxisme, les travailleurs de Carbonorca n’aient pas été payés, qu’on criminalise la protestation des ferromineros et Rubén González ? Comment Hugo Chávez, patron et chef de ce pays, explique-t-il que Rubén González aille à un procès qui était terminé? Comment expliquez-vous un gouvernement des travailleurs où on ne discute pas les conventions collectives? », dit Emilio Campos, secrétaire général de Sutracarbonorca.

60 jours de silence officiel

L’un des six travailleurs licenciés de Ferrominera Orinoco, Jesús Pérez, a été soigné d’urgence dans la nuit de samedi après 60 jours à la porte de l’usine.

Selon le secrétaire général, Rubén González, l’appendicite suspecte est causée par les mauvais soins que les travailleurs reçoivent lors de la protestation.

Clavel Rangel, Correo del Caroní, 09.07.12

Solidarité avec Ruben Gonzalez face à la criminalisation par le capitalisme d’État de la République bolivarienne

5 novembre 2011

Le mardi 1er novembre a redémarré la campagne contre la criminalisation et le harcèlement du dirigeant syndical de Ferrominera: Ruben Gonzalez. Comme vous le savez, Gonzalez est devenu célèbre lorsqu’après une grève dans l’entreprise d’État de production et d’exportation du minerai de fer, exigeant le paiement des salaires impayés et l’application de la négociation collective du travail, il fut arrêté en septembre 2009 et fit 14 mois de prison. Le 28 Février 2011 il avait été condamné à 7 ans et 6 mois, une décision qui a déclenché un mouvement tel qu’il y avait eu annulation, le leader syndical restant astreint à se présenter régulièrement au tribunal dans l’attente d’un nouveau procès.

Le 9 Juin lors d’une réunion aux portes de l’entreprise, dans la confusion, le travailleur Renny Rojas a été assassiné. Des témoins ont identifié l’auteur du crime, mais plusieurs porte-parole régionaux du gouvernement bolivarien et du syndicat jaune ont accusé Ruben Gonzalez d’avoir orchestré l’assassinat. Ce mois-ci, Gonzalez a reçu une assignation à comparaître pour témoigner sur l’affaire, la tendance "officialiste" dirigée par Alfred Spooner en profitant pour fabriquer une fausse déclaration de la «junte de direction» de Sintraferrominera accusant Gonzalez d’assassinat. À ce point du récapitulatif, nous nous devons de rappeler que Rubén González est élu Secrétaire Général de Sintraferrominera, et vu la proximité des élections, où il semble devoir être réélu, le gouvernement a déployé diverses stratégies pour contrôler le syndicat d’en haut et du dehors, avec par exemple la suspension d’une élection par ordre du Conseil national électoral (CNE), dans un nouvel exemple d’ingérence étatique dans les questions relevant de la liberté d’association.

Le paradoxe de cette situation est que Gonzalez est un membre du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), le parti au pouvoir, mais qu’il est un ardent défenseur de l’autonomie des syndicats et de leurs activités de défense des droits des travailleurs, une attitude honnête qui le catalogue pourtant comme ennemi par ceux qui, sous couvert d’un gouvernement auto-proclamé révolutionnaire, mènent un offensive anti-ouvrière et utilisent les organisations syndicales pour accumuler des privilèges de toutes sortes. Le gouvernement sait que Gonzalez est devenu un symbole de la refondation du syndicalisme vénézuélien, loin des pourritures du passé et des démagogues du présent, sur la base de l’autonomie et de la combativité dans la défense des droits des travailleurs.

Les faits concrets sont le reflet des conditions de la politique anti-ouvrière des patrons bolivariens. Chaque année une inflation moyenne de 30% mange les miettes des hausses octroyées unilatéralement par l’exécutif. Le blocage de la négociation collective dans le secteur public et une flexibilisation progressive des conditions de travail – masquée par des subterfuges comme la promotion par décret des coopératives qui remplacent les emplois stables avec leurs acquis – ont fait que la masse des salariés est devenu le secteur qui proteste le plus au Venezuela, un pays avec une conflictualité croissante qui enregistre plus de 10 manifestations quotidiennes, dont 4 portent sur les conditions de travail.

Pour El Libertario, les initiatives syndicales des travailleurs sont partie prenante des mouvements sociaux, et leur autonomie et leur combattivité en feront les véritables promoteurs d’un vrai changement structurel et culturel des conditions oppressives de pauvreté dans la vie quotidienne. Nous réaffirmons que ce sont ces mouvements, basés sur des valeurs comme la liberté et la justice sociale, l’indépendance, le soutien mutuel et une coopération sans compter, et non les gouvernements, du style de celui-là, qui peuvent vraiment transformer la société.

Solidarité et mobilisation pour Ruben Gonzalez et tous les militants sociaux victimes de criminalisation au Venezuela.

El Libertario

(traduit de l’espagnol par S.J.)

Rubén González

Rubén González

Voir aussi:

La judicialización de la Libertad Sindical en Venezuela y el asesinato de sindicalistas

31 octobre 2011

Rapport (en espagnol) sur les libertés syndicales au Venezuela.

Por Fadess / Provea, 28 de octubre de 2011. [View this document on Scribd ]

El Frente Autónomo Sindical para la Defensa del Empleo y los Sindicatos (Fades), el Sindicato Carbonorca, El Programa Venezolano de Educación-Acción en Derechos Humanos (PROVEA), y la organización Espacio Público tenemos el honor de dirigirnos a la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (en adelante “la Ilustre Comisión”, “la Comisión” “la Comisión Interamericana”), para exponer la preocupante situación del creciente proceso de restricciones a la libertad sindical incluyendo la apertura de juicios penales a a líderes sindicales y asociados de sindicatos por ejercer el derecho a la huelga y el derecho a la manifestación pacífica e igualmente aportar información sobre el asesinato de sindicalistas en Venezuela.

Como bien lo expresó la Comisión en su Informe Democracia y Derechos Humanos en Venezuela, una de las preocupaciones sobre la situación de los derechos humanos es el uso de figuras penales para detener a personas en el marco de manifestaciones contra políticas oficiales. Uso que se extiende a quienes participan en paros y huelgas.
El uso de tales figuras viene afectando a líderes campesinos, estudiantiles, comunitarios y sindicales.
Si bien no podemos afirmar que en nuestro país los sindicalistas no tienen la posibilidad de ejercer sus funciones, asociarse y realizar procesos de exigibilidad de derechos, si existe un progresivo proceso de restricción a la garantía del ejercicio de la libertad sindical y un incremento de los riesgos a la vida, la integridad persona y la libertad por desarrollar acciones de naturaleza sindical.
Se desarrollan por patrones públicos y privados y por funcionarios del Estado un conjunto de medidas antisindicales que se expresan entre otras formas a través de: descalificación pública por parte de funcionarios, amenazas públicas o privadas, apertura de juicios penales, medidas cautelares dictadas por jueces penales que prohíben a los sindicalistas acercarse a los centros de trabajo, amenaza de despido a trabajadores si participan en asambleas, prohibición de realización de asambleas en jornada laboral, despidos injustificados y asesinato de sindicalistas.

Uno de los aspectos más preocupantes es la política de Estado de judicialización del ejercicio de la libertad sindical. Se somete a sindicalistas a investigaciones penales, se les procesa y en algunos casos se les encarcela por convocar concentraciones, paros o huelgas en reclamos de derechos laborales. Esta política es un componente del proceso de criminalización de la protesta pacífica, que viene siendo denunciada desde 2009 por diversas organizaciones sociales en el país[1].
A la fecha más de 2500 activistas sociales se encuentran sometidos a juicios de naturaleza penal por ejercer el derecho a la manifestación pacífica o participar en acciones sindicales.
Aproximadamente 150 sindicalistas están sometidos a procesos penales. Es una política que pretende intimidar a la dirigencia sindical del país y obstaculizar los procesos de exigibilidad que desarrollan trabajadores y trabajadoras de distintos sectores y regiones de Venezuela.

El sector laboral encabeza las protestas en el país. Las acciones de exigibilidad de derechos a través de paros, huelgas, tomas de establecimientos, cierre de calle, concentraciones y otras modalidades sumaron durante todo el 2010 la cantidad de 1121 de un total de 3114 equivalente al 36%[2]. En el primer semestre de 2011 de un total de 2365 protestas, el sector laboral protagonizó 989, es decir, el 41,82%, lo cual evidencia una línea ascendente de descontento y disposición a exigir los derechos[3].

Frente a esa incesante exigencias de derechos, la apertura de procesos penales pretender intimidar a los sindicalistas y a los afiliados de las organizaciones sindicales como una manera de generar desmovilización en el sector laboral.
Las acusaciones más frecuentes son delitos contra la seguridad de la nación, violación de zonas de seguridad, asociación para delinquir, obstrucción de vías y restricción a la libertad del trabajo.
Entre los dispositivos legales que se usan para iniciar procedimientos penales están: el artículo 139 del Decreto Ley para la Defensa de las Personas en el Acceso a los Bienes y Servicios; el Código Penal Venezolano reformado el 13 de abril de 2005 y la Ley Orgánica de Seguridad de la Nación. Esta última Ley y el mencionado artículo 139 del Decreto Ley para la Defensa de las Personas en el Acceso a los Bienes, prácticamente eliminan el derecho a la huelga de los trabajadores y trabajadores. Dicha normativa castiga con prisión a quienes paralicen servicios públicos o impidan el traslado de bienes esenciales para la población. Cualquier acción sindical que paralice parcial o totalmente un establecimiento que preste servicio público puede dar lugar a un proceso de naturaleza penal. De la misma manera una acción de calle que sea considerada la causa por la cual no fue posible el traslado de bienes esenciales (combustible, alimentos, medicinas, etc) puede ser usada por el Ministerio Público para imputar a cualquier persona que participe de la protesta.
Caso emblemático de judicialización del ejercicio de la libertad sindical lo constituye la sentencia mediante la cual se condenó al sindicalista Rubén González, Secretario General del Sindicato que agrupa a los trabajadores de la empresa del Estado Ferrominera del Orinoco, a la pena de siete (7) años, seis (6) meses, veintidós (22) días y doce (12) horas de prisión[4].
Se le imputaron los delitos de Instigación a Delinquir, establecido en el artículo 283 del Código Penal, Restricción a la Libertad del Trabajo, establecido en el artículo 191 en concordancia con los artículos 192 y 193 del Código Penal, e Incumplimiento del Régimen Especial de la Zona de Seguridad, establecido en el artículo 56 de la Ley Orgánica de Seguridad de la Nación, en concordancia con los artículos 83 y 80 del Código Penal[5]. La sentencia se dictó cuando el sindicalista tenía más de 12 meses encarcelado.

La decisión judicial produjo una reacción inmediata y contundente de las organizaciones sindicales del país. Dirigentes de casi todas las corrientes laborales y sindicales se pronunciaron en su contra y exhortaron a la realización de un paro nacional para exigir la libertad inmediata de Rubén González.

El repudio generalizado a dicho fallo judicial y la posibilidad que se produjera una situación de protesta a escala nacional, motivó a la Sala Penal del Tribunal Supremo de Justicia a utilizar el recurso previsto en los artículos 106 y 107 de la Ley Orgánica del Tribunal Supremo de Justicia[6] y con ello, avocarse a conocer la causa de Rubén González.
Expresó la Sala Penal lo siguiente:

se procedió al examen de las actas que integran la presente; observándose que la sentencia condenatoria dictada por el Tribunal Sexto de Primera Instancia, en funciones de Juicio del Circuito Judicial Penal del Estado Bolívar, extensión Puerto Ordaz, se encuentra inmersa en el vicio de inmotivación que infringe principios y garantías constitucionales, como lo son la Tutela Judicial Efectiva y el derecho al debido proceso, consagrados en los artículos 26 y 49.1 de la Constitución de la República Bolivariana de Venezuela, siendo necesario el avocamiento y nulidad del referido fallo”[7]
Del texto se desprende que además del injusto proceso y detención por más de un año, el tribunal dictó sentencia violando varias garantía el derecho humano a la justicia.
La Sala Penal del Tribunal Supremo de Justicia decretó la libertad restringida de Rubén González quien quedó sometido a régimen de presentación en tribunales cada 45 días.

Como respuesta a su libertad Rubén González expresó: “aunque estoy en la calle la sentencia de la Sala Penal también es injusta pues se debió declarar mi libertad plena ya que lo único que he hecho y continuaré realizando es defender los intereses de los trabajadores en el marco de los derechos que me concede la Constitución”[8].

Otro caso de judicialización del ejercicio de la libertad sindical es el de los trabajadores de Sintra Callao, en el estado Bolívar. La Fiscalía Quinta del Ministerio Público en la población de Tumeremo, estado Bolívar imputó a cuatro trabajadores por participar en la paralización de la mina Isidora donde opera la empresa de capital mixto Venrus.[9] Los trabajadores exigían se discutiera la convención colectiva que tiene más de seis años vencida. Se les imputó los delitos de agavillamiento, instigación a delinquir e impedimento al trabajo[10].

El 05.09.2011 cumplieron cuatro años bajo régimen de libertad restringida y presentación periódica en tribunales 3 dirigentes sindicales y 11 trabajadores de la empresa Transporte Camila, del estado Bolìvar. El juicio ha sido suspendido en varias oportunidades[11].
Los sindicalistas y trabajadores de esta empresa al estar sometidos a régimen de presentación no pueden trasladarse fuera de la región donde habitan sin autorización del tribunal, no pueden participar en asambleas y acciones laborales y no pueden declarar públicamente sobre su caso.
Hay que resaltar que entre los años 2009 y 2011 sindicalistas de varias empresas e instituciones públicas antes de recibir libertad condicional bajo régimen de presentación estuvieron varios meses encarcelados. Es el caso por ejemplo de 11 trabajadores de Petróleos de Venezuela sección Anaco detenidos por realizar una toma pacífica del Ministerio del Trabajo y 10 trabajadores de la Alcaldía Metropolitana de Caracas detenidos por realizar una manifestación frente al Tribunal Supremo de Justicia.

El uso de los tribunales penales para perseguir a sindicalistas no se limita solo a someterlos a libertad restringida y controlada. Jueces dictan medidas cautelas mediante las cuales se impide a sindicalistas convocar asambleas o acercarse a las empresas. La consecuencia de desobedecer la medida es abrir un juicio penal al dirigente sindical.
Es el caso por ejemplo de sindicalistas de la empresa ALENTUY en el Estado Lara en el año 2009 sobre quienes se dictó una medida que les impedía acercarse a las instalaciones de la empresa y conversar con las trabajadoras y trabajadores[12]. También ese mismo año se dictó medidas de igual naturaleza a sindicalistas del sector petrolero y de industrias básicas metalmecánicas.

Las amenazas de funcionarios del Estado es otra manera de actuación antisindical. Tales amenazas incluyen la de despedir al dirigente y a quienes acaten sus llamados a asamblea o paros y también amenazas de muerte. Es el caso, por ejemplo, de Antonio Acosta, Presidente del Sindicato de Empleados del Municipio Sotillo, estado Anzoátegui, quien acusó al Alcalde Stalin Fuentes de amenazas a su persona y afiliados[13].
Amenazas de despido acompañada de campaña de desprestigio sufre actualmente el sindicalista Carlos Patiño del Sindicato Nacional de Trabajadores del Instituto Nacional de Capacitación Educativa Socialista (INCES). El dirigente es uno de los peticionarios de la presente audiencia. Esta Institución del Estado amenaza a los trabajadores y trabajadores de despido si participan en las asambleas o actividades que organiza el sindicato.

Amenazas también recibieron varios dirigentes sindicales de la Alcaldía del Municipio Libertador de Caracas. Algunos de ellos además fueron objeto de despidos violándose el fuero sindical. Se les desalojó por la fuerza de las sedes sindicales requiriendo para ello la actuación de organismos policiales.[14]

El dirigente sindical Alexis Polanco, Coordinador de la Unión Nacional de Trabajadores en el estado Carabobo denunció a principios del año 2011 amenazas de muerte por parte de funcionarios militares y civiles en cargos públicos, que lo obligaron a salir del país por varios meses.[15] El sindicalista de amplia trayectoria en el estado Carabobo realizó denuncias sobre hechos de corrupción en los trámites que se realizan en el puerto de Puerto Cabello. Ante las amenazas y falta de garantías por parte de las instituciones del Estado para garantizar su vida, se vio obligado a salir del país.

Varios dirigentes sindicales fueron despedidos por la Dirección Ejecutiva de la Magistratura violando el fuero sindical y no garantizando el debido proceso en instancias administrativas.

Hace una semana apenas 49 Trabajadores de la empresa básica Carbonorca, en Puerto Ordaz, estado Bolívar fueron sometidos a calificación de despido por participar en un paro que duró 50 días exigiendo cumplimiento a la contratación colectiva. La misma empresa anunció que se solicitará el despido de 100 trabajadores más. Esta situación impidió que su Secretario General el sindicalista Emilio Campos pudiera estar presente en la audiencia ante esta instancia internacional.

Ante toda esta situación de violación a la libertad sindical y convenciones colectivas un conjunto de sindicatos agrupados en el El Frente Autónomo Sindical para la Defensa del Empleo y los Sindicatos (Fades) convocaron el pasado 20 de octubre a una jornada nacional obrera de protesta. La convocatoria pretendió ser descalificada por funcionarios públicos acusando a la dirigencia sindical de ser parte de un plan de desestabilización. Aunque en esta oportunidad no se conoce se hayan iniciado acciones penales contra los sindicalistas que convocaron la protesta, advertimos que tal situación pudiese presentarse ya que la mencionada coalición sindical tiene previsto realizar otras convocatorias.

Violencia sindical

La violencia entre sindicalistas[16] o contra sindicalistas cometidas por terceras personas año tras año deja un saldo de víctimas tanto de muertos como heridos[17]. De octubre 2010 a septiembre 2011 fueron asesinados presuntamente por hechos relacionados a asuntos sindicales un total de 37 sindicalistas[18].
Esta situación de violencia que produce muertes de líderes sindicales y trabajadores asociados a los sindicatos se empezó a agravar a partir del año 2005. En un número significativo de los casos, el presunto motivo es la venta de puestos de trabajo por parte de sindicalistas, hecho en el que según denuncian se moviliza una importante cantidad de dinero que se le cobra al trabajador beneficiado.
Para diciembre de 2005 la cifra de personas asesinadas por conflictos relacionados a la venta de puestos de trabajo se elevaba a 45 la mayoría de ellas en el estado Bolívar. Al año siguiente la cifra aumentó a 48 en todo el país. Para septiembre de 2007 el monitoreo realizado por la organización Provea indicó que la cifra bajó a 29homicidios la mayoría bajo la modalidad de sicariato.
En 2008 se incrementó de nuevo hasta 46 trabajadores asesinados. Ante esta situación, la respuesta de las autoridades ha sido ambigua. Ese año, por primera vez, el Presidente de la República se refirió a la situación del asesinato de sindicalistas.
El propio Presidente ha emitido señales contradictorias. No fue la cifra total de homicidios de sindicalistas lo que motivó su pronunciamiento, sino el asesinato simultáneo de tres dirigentes sindicales de reconocida trayectoria en el estado Aragua. En aquella oportunidad (2008) ordenó se constituyera una Comisión de Alto Nivel que analizara el problema y adoptara medidas adecuadas. La Comisión integrada por representantes del gobierno, la Defensoría del Pueblo y algunos dirigentes sindicales se reunió dos veces y no dejó ningún saldo positivo. Al contrario de lo esperado, la cifra de asesinatos continuó incrementándose.
Contradictoriamente, el 1 de agosto del 2010, en su columna “Las líneas de Chávez”, negaba la existencia de sindicalistas asesinados en el país: “Debe entender el pueblo colombiano, que en la Venezuela bolivariana no tenemos ni sindicalistas asesinados, ni desplazados, ni fuerzas insurgentes a lo largo y ancho del país; no tenemos grupos paramilitares, ni importantes extensiones de tierra al servicio de la producción de drogas, ni bases militares estadounidenses, ni fosas comunes ahítas de cadáveres. Nadie puede ignorar que éstos sí son elementos definitorios de la realidad colombiana”.
La Defensoría del Pueblo en su último Informe no dedica ni una sola línea al problema. La Fiscal General tampoco se refiere al asunto.
La Comisión integrada por representantes del gobierno, la Defensoría del Pueblo y algunos dirigentes sindicales se reunió dos veces y no dejó ningún saldo positivo. Al contrario de lo esperado, la cifra de asesinatos se incrementó considerablemente.
De octubre de 2009 a septiembre 2010 se registraron 68 trabajadores asesinados incluyendo varios dirigentes sindicales.
En total desde 2005 hasta la fecha han sido asesinados 273 trabajadores entre líderes sindicales y asociados a sindicatos la mayoría afiliados al sindicato de la construcción.

Un caso emblemático de la violencia sindical durante el año 2011 lo constituyó el asesinato del trabajador de la empresa Ferrominera del Orinoco, ROJAS Renny ocurrido el 09.06.11, a las puertas de la empresa, en medio de una concentración de trabajadores que elegirían la comisión Electoral del Sindicato[19]. Un enfrentamiento entre trabajadores de la empresa dejó como saldo el asesinato del trabajador y 2 personas heridas de bala, identificadas como GUILIARTE Luis y LEZAMA Agustín[20]. Las investigaciones preliminares señalaron al sindicalista Héctor Maicán como culpable, razón por la cual fue detenido inmediatamente, pero posteriormente quedó en libertad[21]. Días después fue detenido un trabajador de la empresa de nombre Rodney Álvarez Rodríguez[22] a quien el Ministerio Público imputó por el homicidio[23].

En un caso similar resultó herido de bala el sindicalista MOROCOIMA José Luis Secretario General del Sindicato Único de Trabajadores de la Alumina (Sutralumina).[24] En momentos en que se realizaba una asamblea de trabajadores de la empresa CVG Bauxilum personas ajenas a la empresa golpearon a varios trabajadores y dispararon contra el sindicalista.[25]

El estado Bolívar continúa concentrando los mayores hechos de violencia intrasindical y contra los sindicalistas. Sin embargo los asesinatos de sindicalistas en el 2011 se produjeron en el Distrito Capital y en los Estados Aragua, Carabobo, Anzoátegui, Sucre, Miranda, Monagas, Zulia, Mérida y Falcón.
Según el diagnóstico realizado por diferentes organizaciones de derechos humanos esta posee varias causas. Una de ellas es el debilitamiento del sindicalismo como herramienta para la defensa de los derechos de los trabajadores y trabajadoras del país, acumulando vicios e irregularidades que condenan a buena parte de la masa laboral del país al desamparo.
Esta minusvalía ha sido profundizada por los consecutivos ataques a la libertad y autonomía sindical, realizados por algunos voceros del alto gobierno, y la promoción del llamado “paralelismo” sindical, mediante el cual de manera artificial y por decreto se ordena la creación de nuevas organizaciones obreras dentro de las empresas, las cuales rápidamente asumen y extienden las prácticas desviadas del ejercicio sindical .El Ministerio del Trabajo durante años se ha convertido en un ente promotor del paralelismo sindical en el país y a él se debe una cuota de responsabilidad en la creciente rivalidad intersincal.
Toda la situación de violencia en el campo sindical se ha caracterizado en los últimos años por una alta impunidad. Los asesinatos ocurren, las investigaciones no se realizan o tardan años y quienes ejecutan la violencia se ven favorecidos para repetir hechos violentos.
Según un estudio realizado por las organizaciones de derechos humanos Vicaría de Derechos Humanos de Caracas y Provea, de 52 casos estudiados hasta el año 2007 apenas 3, es decir sólo el 5.7% del total, fueron sancionados los responsables de los ataques por una sentencia firme en tribunales y privados de su libertad en un centro penitenciario. Esta impunidad es posible, como sugieren las denuncias, por la complicidad no sólo de funcionarios policiales sino también de encargados de los órganos de investigación y administración de justicia. La violencia contra sindicalistas, además, refleja la propia situación de orfandad del derecho a la seguridad ciudadana y el derecho a la vida en el país.
La Ilustre Comisión en sus informes ha realizado una serie de recomendaciones frente a toda esta situación. Igualmente lo ha expresado la Organización Internacional del Trabajo (OIT). Queremos transmitirle a la Comisión algunas de las preocupaciones manifestadas también por la OIT

En febrero de 2001 la Comisión de Expertos en Aplicación de Convenios y Recomendaciones de la Organización Internacional del Trabajo manifestó una vez más preocupación por los asesinatos de sindicalistas, la judicialización del ejercicio de la libertad sindical y la criminalización de las protestas de los y las trabajadoras.
La Comisión pide al Gobierno que comunique informaciones sobre la totalidad de los casos de violencia antisindical en el país, sobre la apertura de investigaciones y procesos penales contra los responsables, las órdenes de detención emitidas y las sentencias dictadas
La Comisión deplora el elevado número de asesinatos de dirigentes sindicales y de sindicalistas y expresa su grave preocupación ante esta situación y ante el hecho de que las cifras sobre el número de asesinatos alegados por las organizaciones sindicales divergen notablemente con las que derivan de las informaciones suministradas por el Gobierno. La Comisión toma debida nota de que el Gobierno señala que los autores provienen del «sicariato» y del crimen organizado; toma nota también de la identificación y detención de cierto número de autores, así como de la creación de una mesa de trabajo sobre la violencia en el sector de la construcción y de una comisión especial a petición de la UNT. Sin embargo, la Comisión debe subrayar que corresponde al Gobierno garantizar la vida y la seguridad de todos los dirigentes sindicales. El panorama descrito por las organizaciones sindicales incluye también alegatos de represión de manifestaciones, detenciones, amenazas de muerte y numerosos despidos antisindicales, así como restricciones al derecho de huelga y a la libertad de las personas derivadas de la aplicación de una serie de leyes, desde el Código Penal hasta otras leyes que persiguen garantizar el derecho de las personas en el acceso a bienes y servicios, la lucha contra el acaparamiento, la defensa de la soberanía agroalimentaria, o leyes relativas a productos de primera necesidad o sometidos al control de precios. La Comisión observa que los comentarios de las organizaciones sindicales se refieren también a un número muy elevado de medidas cautelares de presentación periódica ante los tribunales que tienen un efecto intimidatorio en el ejercicio de los derechos sindicales.
La Comisión urge al Gobierno a que cree una comisión tripartita nacional sobre las situaciones de violencia y de violación de derechos fundamentales de los sindicalistas y de las organizaciones de empleadores y sus dirigentes — incluido el examen de las disposiciones penales (y su aplicación) criticadas por las organizaciones sindicales — y que le informe al respecto.
La Comisión pide al Gobierno que se asegure que sean garantizados el derecho a la vida y a la seguridad de las personas, el derecho de manifestación y el de libre expresión, así como que se garantice que el «régimen de presentación» ante la autoridad judicial penal no se utilice con fines de control o de intimidación de los dirigentes sindicales o empleadores. La Comisión pide además al Gobierno que se asegure que los derechos sindicales como el derecho de huelga no sean restringidos en base a disposiciones legales penales ambiguas, invocando la defensa de otros derechos constitucionales. La Comisión pide al Gobierno que evalúe con las organizaciones de trabajadores y de empleadores más representativas el impacto de tales disposiciones en sus derechos y en los de sus dirigentes, así como que la informe al respecto " [26]

Aún cuando el Estado de Venezuela continúa desacatando las distantas recomendaciones de los organismos internacionales de protección de los derechos humanos, reiteramos la importancia de continuar orientando y exhortando al Estado para que adopte políticas y medidas que permitan el ejercicio por parte de trabajadores y trabajadores de la libertad sindical sin riesgo a la vida, la integridad física y la libertad.
Peticiones:
1.-Se solicite al Estado de Venezuela una investigación pronta, transparente, imparcial y eficaz sobre los asesinatos de sindicalistas, se establezcan responsabilidades y se impongan sanciones.
2.-Se recomiende al Estado de Venezuela se abstenga de continuar usando tipos penales para procesar a sindicalistas y trabajadores por participar en protestas pacíficas, paros y huelgas.
3.-Se exhorte al Estado de Venezuela garantice el pleno ejercicio de la libertad sindical, cese la política de promover sindicatos paralelos y se respete el fuero sindical.
4.-Cese en las empresas e instituciones del Estado los despidos de dirigentes sindicales o de trabajadores y trabajadoras por participar en actividades convocadas por las organizaciones sindicales y se exhorte a las Inspectorías del Trabajo a impedir estas prácticas en el sector privado.
5. Se recomiende al Estado de Venezuela genere espacios para el diálogo con la dirigencia sindical para canalizar por mecanismos democráticos los reclamos del sector laboral.

Octubre 28 de 2011

[1] En el año 2009 organizaciones sindicales, estudiantiles y organizaciones de derechos humanos promovieron una intensa campaña contra la criminalización de la protesta que obligó a pronunciamientos de altos funcionarios del Estado y coadyuvó para que el Ministerio del Interior y Justicia dictara una Resolución que regula la actuación de los organismos policiales en manifestaciones públicas
[2] Informe de las organizaciones Espacio Público y Provea sobre manifestaciones en el país durante el año 2010. Disponible en: http://bit.ly/ezq9CF
[3] Informe de las organizaciones Espacio Público y Provea sobre manifestaciones en el país durante el primer semestre de 2011. Disponible en: http://bit.ly/pk7JJU
[4] La sentencia fue dictada por el Tribunal Sexto de Primera Instancia, en funciones de Juicio del Circuito Judicial Penal del estado Bolívar, extensión Puerto Ordaz
[5] Idem.

[6] Artículo 106. Competencia. Cualquiera de las Salas del Tribunal Supremo de Justicia, en las materias de su respectiva competencia, de oficio o a instancia de parte, con conocimiento sumario de la situación, podrá recabar de cualquier tribunal, en el estado en que se encuentre, cualquier expediente o causa para resolver si se avoca y asume el conocimiento del asunto o, en su defecto, lo asigna a otro tribunal.

Artículo 107. Procedencia. El avocamiento será ejercido con suma prudencia y sólo en caso de graves desórdenes procesales o de escandalosas violaciones al ordenamiento jurídico que perjudiquen ostensiblemente la imagen del Poder Judicial, la paz pública o la institucionalidad democrática.

[7] TRIBUNAL SUPREMO DE JUSTICIA. Sala Penal. Sentencia de fecha 03.03.11. Exp Nro 11-88 (en línea) < http://bit.ly/hDRRZK&gt;. Consulta del 19.09.11
[8] Entrevista concedida por Rubén González a Provea en fecha 07.07.11
[9] Empresa de capital mixto desde 2008 con capitales venezolanos y de la República Federativa de Rusia
[10] Los sindicalistas imputados fueron: Edwar López Secretario General, Ruby Chirinos Secretario de Actas, Alan Ortega Secretario de Organización y José Infante Secretario de Reclamos.
[11] Se les imputan los delitos de violación a la zona de seguridad, apropiación indebida calificada, obstaculización al ejercicio del derecho laboral y hacerse justicia por sus propias manos.

[12] MINISTERIO DEL PODER POPULAR PARA EL TRABAJO Y SEGURIDAD SOCIAL. Memoria y Cuenta 2010. Capítulo III. Logros institucionales. Versión digital.

[13] El Tiempo. Sindicalista dijo que ha recibido amenazas. 09.04.11 pág. 3
[14] testimonio presentado ante la organización Provea por los sindicalistas Lexis Vegas, Alexander García y Carlos Salazar en fecha 23.05.11
[15] Testimonio de Alexis Polanco ante Provea el 15.06.11
[16] Durante seis años organizaciones sindicales y de derechos humanos vienen denunciando enfrentamientos violentos entre sindicalistas por el control de la venta de puestos de trabajo y otras desviaciones de la actividad sindical.
[17] Se presume que en muy pocos casos las muertes o heridos son resultado de la acción de funcionarios del Estado o por mandato de éstos.
[18] Corresponde al Ministerio Público investigar las causas de los homicidios y determinar responsabilidades.

[19] Agencia venezolana de Noticias. CICPC y órganos de seguridad de Bolívar investigan muerte de trabajador de Ferrominera (en línea) Consulta del 16.08.11
[20] Los sindicalistas del sindicato de Ferrominera Rubén González como Alfreddo Spooner se acusaron mutuamente de ser responsables de los hechos violentos
[21] El sindicalista quedó bajo régimen de presentación cada quince días acusado de porte ilícito de arma de fuego.
[22] MINISTERIO PÚBLICO. (en línea) http://www.ministeriopublico.gob.ve Ministerio Público acusó a hombre por muerte de trabajador de Ferrominera. < http://bit.ly/oBJwHZ&gt; Consulta del 16.08.11.

[23] El sindicalista Rubén González en entrevista concedida a Provea en fecha 08.07.09 afirmó que el trabajador Rodney Álvarez había sido torturado y se le había prometido libertad si lo acusaba de ser el autor intelectual del homicidio.
[24] Agencia Venezolana de Noticias. (en línea) http://www.avn. info.ve Mibam rechaza acciones de violencia en portones de empresas básicas < http://www.avn.info.ve/node/58307&gt; Consulta del 16.08.11
[25] En entrevista concedida a Provea en fecha 10.07.11 el sindicalista acusó a integrantes del grupo Muralla Roja del sector construcción de ser los responsables de los hechos violentos. Por el caso están procesados dos personas uno de ellos Jorge Alejandro Martínez Escalona hijo del líder del sindicato Muralla Roja Andrés Escalona..
[26] ORGANIZACIÓN INTERNACIONAL DEL TRABAJO. Comisión de Expertos en Aplicación de Convenios y Recomendaciones. pág 208-223 (en línea)

Chavez appelle les capitalistes à construire le "socialisme du XXIe siècle"

30 juillet 2011

Article publié par Laclase.info le 28 juillet 2011. Traduit par nos soins.

Le chavisme n’est ni socialiste ni révolutionnaire

Caracas, Juillet 28 .- Ce mercredi, le président Chavez a fait un nouvel appel au secteur des entrepreneurs à participer à la construction de son modèle de capitalisme, officiellement appelé le «socialisme du XXIe siècle». Chavez, qui affirme diriger une révolution, mais qui favorise un projet de conciliation de classe, a invité les capitalistes à développer un modèle économique «participatif et intégrateur, socialiste».

«Je vous invite à faire des entreprises mixtes, à unir les efforts», a déclaré le président par téléphone à une rencontre des entrepreneurs agroindustriels avec le gouvernement, tenue à Parque Central, à Caracas, et conduite par le vice-président Elias Jaua.

Selon Chavez, «le pays a besoin l’industrie (capitaliste) pour stimuler l’économie», et appelle à des «projets communs avec les hommes d’affaires honnêtes.»  «Nous allons nous allier … Mettons-nous corps et âme au développement du pays", a-t-il dit. Chávez est souvent présenté comme «socialiste» en dépit du fait que son gouvernement fonde son orientation économique sur des accords politiques avec le capital transnational et la bourgeoisie nationale.

Chavez a même parlé d’inciter davantage les capitalistes à investir et à s’enrichir. Il a précisé que son gouvernement n’a aucun plan pour éliminer les entreprises privées.

Capitalisme ou socialisme ?

Avec la contradiction qui caractérise son discours, Chavez a appelé les entrepreneurs privés à «construire et s’associer à un modèle économique socialiste, constructif et équilibré.» "Nous avons besoin de vous et vous de nous", a déclaré le chef de l’État, démontrant que votre projet ne compte pas dépasser le cadre du capitalisme, bien qu’il se proclame «révolutionnaire».

Les ministres de l’Alimentation, Carlos Osorio et de l’Agriculture et des Terres, Juan Carlos Loyo, étaient également à la réunion tenue avec les entrepreneurs de Feporcina, Fedeagro, Confagan.

Chavez a déclaré que son modèle de socialisme avec les entrepreneurs était «chrétien» : «Nous allons vers le socialisme, la voie chrétienne», a-t-il dit.

Le gouvernement n’a rien contre la bourgeoisie

Le vice-président Jaua a déclaré que la loi de régulation des prix n’est pas une menace pour le secteur privé. "Nous n’amènerons personne à  produire à perte", a déclaré Jaua.

Durant la décennie du gouvernement Chavez, les secteurs bourgeois comme le secteur financier et le secteur d’importation ont réalisé des gains spectaculaires en raison de ce que Chavez appelle l’ «alliance stratégique avec la bourgeoisie».

Voir aussi:

  • Traduction en italien en commentaire ci-dessous.

Campaña de firmas en defensa de Rubén González

9 juillet 2011

Repudio a las bandas armadas, el sicariato y la criminalización de la protesta

No a la persecución a Rubén González

Un nuevo acto de impunidad comienza a tejerse en Venezuela, promovido por el gobierno del presidente Hugo Chávez, y con el aval del sistema judicial. El Tribunal Segundo de Control del estado Bolívar otorgó medida cautelar de libertad, con régimen de presentación cada 30 días, al ciudadano Héctor Maicán, secretario de Finanzas de Sintraferrominera y militante del PSUV. Esta persona fue arrestada minutos después de presentarse una agresión armada contra los trabajadores participantes de una asamblea que sesionaba para elegir la Comisión Electoral Sindical. Como conoce la opinión pública, en el hecho resultó muerto Renny Rojas y herido Luis Manuel Quilarque, trabajadores de Ferrominera. También resultó herida una persona no vinculada laboralmente con la empresa, de nombre Agustín Lezama.

Pese a las evidencias presentadas y las acusaciones hechas por varios trabajadores que presenciaron la agresión, el tribunal desestimó las acusaciones presentadas por la Fiscalía Novena Nacional y la Cuarta de Ciudad Guayana, cuyos representantes imputaron al detenido por el delito de homicidio calificado por motivos fútiles e innobles, y sólo precalificó los delitos de porte ilícito de armas y lesiones leves.

Simultáneamente con este hecho, el gobernador del Estado, Francisco Rangel, Alfredo Spooner, secretario de Organización del sindicato, representantes del PSUV en la región, y el propio presidente de Ferrominera, Radwan Sabbagh, han iniciado una campaña de persecución contra Rubén González, secretario general de Sintraferrominera, tratando de hacerlo responsable de los hechos antes mencionados. Como se sabe, González estuvo detenido injustamente durante 17 meses, violándose todos sus derechos, por el único delito de encabezar una justa huelga demandando cumplimiento a los compromisos contractuales adquiridos por la empresa.

Los abajo firmantes, en nuestra calidad de dirigentes sindicales, populares y personalidades democráticas de Venezuela y del resto del mundo, nos dirigimos al Presidente de la República Bolivariana de Venezuela, Hugo Rafael Chávez Frías, para reclamarle que cese la política de criminalización de la protesta, de violación de la autonomía sindical, de intimidación a los periodistas que desarrollan el derecho democrático de informar a la sociedad, y que se detenga la impunidad mediante la cual se permite a sicarios y bandas armadas identificados con el gobierno, actuar en contra de los trabajadores y dirigentes sindicales que luchan por sus derechos.

Demandamos una investigación libre de presiones políticas y abogamos que se detenga la hostilidad jurídica y laboral contra Rubén González y la dirigencia sindical de Sintraferrominera y de todo el país, que defiende incondicionalmente los derechos de los trabajadores y promueve la autonomía sindical.

Firmas:

Venezuela

Orlando Chirino, miembro de coordinación del Frente Autónomo en Defensa del Empleo, el Salario y el Sindicato (Fadess), coordinador de CCURA
Rodrigo Penso, miembro coordinación de Fadess
Froilán Barrios, miembro coordinación de Fadess
Dick Guanique, miembro coordinación de Fadess
José Bodas, secretario general de la Futpv
Héctor Valecillos, prof. UCV
Heinz Sonntag, prof. Cendes/UCV
Carlos Eduardo Morreo, Sindicato de Profesores de la UCAB, profesor UCV, investigador Celarg
Víctor Maldonado, prof. UCAB y director ejecutivo de la Cámara de Comercio de Caracas
Ivan Guillermo Barrios, decano de la Facultad de Arquitectura, UCV
María de la Esperanza Hermida, expresidenta del Suontraj (tribunales)
Armando Guerra, profesor del Cultca, miembro de CCURA y Fadess
Miguel Angel Hernández, prof. UCV y secretario general de la Unidad Socialista de Izquierda
Carlos Mascareño, prof. UCV
Nelly Arenas, investigadora del Cendes/UCV
Margarita López Maya, prof. UCV jubilada
Héctor Sánchez, secretario general de Vanguardia Popular, Aragua
Frank Quijada, secretario general sindicato de Polar Los Cortijos
Juan Crespo, presidente de Fetraharina
José Matute, presidente de Sunepinparques
Carlos Patiño, presidente Sintrainces
Carmelo Sánchez, directivo de Sintrainces
Emilio Campos, secretario general de Sindicato de Carbonorca
José Luis Morocoima, secretario general de Sindicato de Bauxilum
Juan Gómez, secretario general de Sindicato de CVG
Rubén González, secretario general de Sintraferrominera
Héctor Lucena, prof. Universidad de Carabobo
José Enrique Molina Vega, prof. Jubilado Universidad del Zulia
Juan Mario Guadano
Antonio Espinoza, directivo de Sindicato de Profesores del IUET, La Victoria, Aragua
Hugo Pérez Hernáiz, profesor Sociología/UCV
José Domingo Mujica, prof. UCV
Enrique Ochoa Antich
Trino Márquez, profesor UCV
Edgar Capriles, médico, estado Aragua
Geovanni Siem, prof. UCV
Atilio Hernández, abogado laboralista
Carmen Luisa Roche, prof. (a) UCV
Marielsa López, Centro de Investigaciones Culturales y Educativas
Michaelle Ascencio, prof. (a) UCV
Oswaldo Pacheco, economista
Clara Linares, comunicadora social, Sindicato Nacional de Trabajadores de la Prensa
Mikel Las Heras
Humberto De Carli, abogado
Marco Ponce, investigador de Provea
Rafael Uzcátegui, coordinador de Investigación de Provea y miembro del equipo editor de El Libertario
Iván Freites, secretario ejecutivo de la Futpv
Robert González, secretario ejecutivo de la Futpv
Francisco Luna, secretario ejecutivo de la Futpv
Orlwins Maizo, consejero estudiantil, Consejo de Facultad de Humanidades y Educación, UCV
Sergio Saldivia, consejero estudiantil, Consejo de Escuela de Ciencias Políticas, ULA
Silvana Solano, consejera estudiantil, Consejo de Escuela de Ciencias Políticas, ULA
Ana Lisett Rangel, prof. UCV
Gisela González
Antonieta Rodríguez
Humberto Njaim, prof. UCV y Universidad Metropolitana
Alexis Mercado, prof. Cendes/UCV
Miguel Méndez, investigador IVIC
Ricardo Ríos, director de OBE/UCV
Jacqueline Richter, prof. UCV
Judermi García, secretaria general Sindicato Único de Empleados Públicos de la Gobernación de Carabobo
Mabel Mundó, prof. Cendes/UCV
Gregorio Castro, prof. jubilado UCV
Ligia Sánchez, prof. UCV
Roger Mérida, Fadess/Miranda
Tosca Hernández, prof. UCV
Joaquín Marta Sosa, prof. USB
Omar Noria, prof. UCV
Douglas Bravo, Tercer Camino
Julio Fandiño, Tercer Camino
Santiago Martínez, Uniandes
Jorge Díaz Polanco, Coordinador del Observatorio Venezolano de la Salud, Cendes/UCV
Enrique Marín Quijada, profesor universitario
Nelson Garrido, fotógrafo, Organización Nelson Garrido
Heriberto Araujo, Acción Campesina
Alejandro Mendible, prof. UCV
Mirtha Durand Rey, comunicadora social
Lexys Rendón, El Libertario
Héctor Silva Michelena, prof. UCV
Adicea Castillo, prof. UCV
Maribel Ferrer, Red de Encuentro Ciudadano Queremos Elegir
Sindicato de Trabajadores del Consejo Nacional Electoral (Sutcne)
Edgar Caldera, exdirector laboral de Alcasa
Iván Darío Hernández, artista plástico, premio nacional de dibujo y grabado
Andrés Boersner, escritor y librero
Simón Rodríguez Porras, Laclase.info

Argentina

Liliana Olivero,diputada de Córdoba (Izquierda Socialista, Argentina)
Rubén Sobrero, Cuerpo de Delegados de Ferroviarios TBA, Sarmiento
Edgardo Reynoso, Cuerpo de Delegados de Ferroviarios TBA, Sarmiento
Angélica Lagunas, comisión directiva ATEN Neuquén
Graciela Calderón, Comisión Directiva SUTEBA La Matanza
Aldo Videla, Comisión Directiva Unión Obrera Gráfica de Córdoba
Armando Aligia, delegado general comisión interna Centro Atómico Bariloche, Río Negro
Marcela Almeida, Comisión Interna INDEC (ATE- Estatales)
Victor Garay, Comisión Interna Hospital Francés, Sanidad Capital
Carlos Alberto Rodríguez, Delegado General Luz y Fuerza, Edenor
Carlos Freites, Delegado Ministerio de la Solidaridad ATE , Córdoba
María Isabel Giordano, Delegada Hospital Córdoba ATE, Córdoba
José Castillo, Comisión Directiva, Asociación Gremial Docente, Ciencias Sociales, UBA
Viviana Carranza, Delegada de los telefónicos, Foetra, Buenos Aires
Nelsa Bou Abdo, Delegada de los telefónicos, Foetra, Buenos Aires
Raul Cubas, activista de derechos humanos, sobreviviente de la Escuela Superior de Mecánica de la Armada (Esma)
Rolando Astarita, prof. Universidad de Buenos Aires y Universidad Nacional de Quilmes

Brasil

Alexsandro de Castro Costa, Corriente Socialista de los Trabajadores (CST), Unidos Pra Lutar, PSOL

Perú

Hugo Blanco, dirigente histórico de la Federación Campesina del Cuzco
Enrique Fernández Chacón, exdiputado nacional, dirigente de Uníos
Miguel Tauro Lama, exsindicalista

Italia

Fabienne Melmi, coordinadora de Red Nacional Antinuclear (RNA)

Francia

Stéphane Julien, sindicalista
Pierre Loinod, Democracia Comunista Luxemburguista
Christian Ronse, prof. Universidad de Strasbourg
Yves Coleman, Ni patria, ni fronteras, traductor
Vincent Presumey, secretario departamental de la Federación Sindical Unitaria de Allier
Olivier Delbeke, sindicalista CGT
Nicolás Dessaux, Solidarité Irak
Renaud Romagnan, especialista en computación
Quentin Dauphiné, sindicalista
Sophie Szabo, sindicalista

República Dominicana

Pastor de la Rosa, presidente de la Asociación de Profesores del Centro Universitario Regional del Suroeste de la Universidad Autónoma de Santo Domingo
Hugo Cedeño, Trinchera de los Trabajadores
Rafael Capellán, Espacio profesoral Narciso González

España

Antonio Avila Cabello, representante de la Asociación de Vecinos de Palleja, Barcelona
Luis M. Sáenz, coeditor revista Trasversales

México

Justino Alaves Ramírez, prof. Universidad Juárez Autónoma de Tabasco
Partido Obrero Socialista (POS)
Jesús Torres Nuño, exsecretario general del Sindicato de Euzkadi y presidente de Trabajadores Democráticos dr Occidente, SC

Reino Unido

Hubert Gieschen, consejo de administración del Sindicato de Servicios Públicos y Comerciales

Si usted está de acuerdo en suscribir el documento, por favor escriba a los siguientes correos: miguelaha2003@yahoo.com y laclase.info@gmail.com, su nombre y N° de cédula, así como lugar de adscripción, bien sea sindicato, universidad, organización social o política, ONG, etc.

[en français] [in english]

Présentation de la campagne:

Venezuela: against armed gangs, murders and the criminalisation of struggle! Stop the persecution of Rubén González

20 juin 2011

Traduction en anglais de l’appel initié par La Clase réalisée par Workers’ Liberty:

Venezuela has seen a new display of impunity from the Chavez government, supported by the judiciary. The second Bolivarian State tribunal has set free Hector Maico, treasurer of Sintraferrominera and member of the PSUV. This man had been arrested a few minutes after an armed attack on workers who took part in a workplace meeting to elect a trade union electoral commission. It is public knowledge that this attack resulted in the death of Renny Rojas and wounding of Manuel Quilarque, both of them workers in Ferrominera. Augustin Lezama was also wounded.

Despite obvious proof and witness statements from several workers who were targeted in the attack, the tribunal rejected the murder charge and only considered the charges of possession of illegal arms and causing minor injury.

At the same time, State governor Francisco Rangel and Alfredo Spooner, regional secretary of PSUV trade union reps, and the president of the Ferrominera company Radwan Sabbagh, started a campaign of persecution against Ruben Gonzalez, the general secretary of the Sintraferrominera trade union. They tried to paint him as responsible for the attack. As is known, Gonzalez had been imprisoned for 17 months, in disregard of his rights, for nothing more than having led a strike to demand that the company simply respect its own contractual obligations.

We, the under-signed trade unionists and figures in Venezuela and around the world, demand of the President of the Bolivarian Republic of Venezuela, Hugo Chavez, that he cease his policy of the criminalisation of struggles, the violation of trade union autonomy, the intimidation of journalists who are acting on the democratic right to inform society, and put a halt to the impunity with which armed gangs affiliated with the government to act against workers and trade union leaders who are fighting for their rights.

We demand an inquest which is free of the least political pressure; the end of judicial attacks against Ruben Gonzalez and the leadership of the Sintraferrominera union, and against all those in the country who are supporting workers’ rights and promoting trade union autonomy.

Venezuela

* Orlando Chirino, membre de la coordination du Frente Autónomo en Defensa del Empleo, el Salario y el Sindicato (Fadess), coordinateur de CCURA
* Rodrigo Penso, membre coordination de Fadess
* Froilán Barrios, membre coordination de Fadess
* Dick Guanique, membre coordination Fadess
* José Bodas, secrétaire général de la Futpv
* Héctor Valecillos, prof. UCV
* Heinz Sonntag, prof. Cendes/UCV
* Carlos Eduardo Morreo, Syndicat des Professeurs de la UCAB, professeur UCV, Celarg
* Víctor Maldonado, prof. UCAB et directeur exécutif de la Chambre de commerce de Caracas
* Ivan Guillermo Barrios, Faculté d’Architecture, UCV
* María de la Esperanza Hermida, ex-président du Suontraj (tribunaux)
* Armando Guerra, professeur du Cultca, membre de CCURA et Fadess
* Miguel Angel Hernández, prof. UCV et secrétaire général de la Unidad Socialista de Izquierda
* Carlos Mascareño, prof. UCV
* Nelly Arenas, Cendes/UCV
* Margarita López Maya, prof. UCV en retraite
* Héctor Sánchez, secrétaire général de Vanguardia Popular, Aragua
* Frank Quijada, secrétaire général du syndicat de Polar Los Cortijos
* Juan Crespo, président de Fetraharina
* José Matute, président de Sunepinparques
* Carlos Patiño, président Sintrainces
* Carmelo Sánchez, directeur de Sintrainces
* Emilio Campos, secrétaire général du Syndicat de Carbonorca
* José Luis Morocoima, secrétaire général du Syndicat de Bauxilum
* Juan Gómez, secrétaire général du syndicat de CVG
* Rubén González, secrétaire général de Sintraferrominera
* Héctor Lucena, prof. Université de Carabobo
* José Enrique Molina Vega, prof. Jubilado Université de Zulia
* Juan Mario Guadano
* Antonio Espinoza, syndicat des professeur de l’IUET, La Victoria, Aragua
* Hugo Pérez Hernáiz, professeur de sociologie/UCV
* José Domingo Mujica, prof. UCV
* Enrique Ochoa Antich
* Trino Márquez, profesor UCV
* Edgar Capriles, médecin, estado Aragua
* Geovanni Siem, prof. UCV
* Atilio Hernández, avocat du travail
* Carmen Luisa Roche, prof. (a) UCV
* Marielsa López, Centro de Investigaciones Culturales y Educativas
* Michaelle Ascencio, prof. (a) UCV
* Oswaldo pacheco, économiste
* Clara Linares, Sindicato Nacional de Trabajadores de la Prensa
* Mikel Las Heras
* Humberto De Carli, avocat
* Marco Ponce, enquêteur de Provea
* Rafael Uzcátegui, coordinateur d’enquête de Provea et membre de l’équipe éditrice de El Libertario
* Iván Freites, secrétaire exécutif de la Futpv
* Robert González, secrétaire exécutif de la Futpv
* Francisco Luna, secrétaire exécutif de la Futpv
* Ana Lisett Rangel, prof. UCV
* Gisela González
* Antonieta Rodríguez
* Humberto Njaim, prof. UCV et Universidad Metropolitana
* Alexis Mercado, prof. Cendes/UCV
* Miguel Méndez, IVIC
* Ricardo Ríos, directeur de OBE/UCV
* Jacqueline Richter, prof. UCV
* Judermi García, secrétaire général Syndicat Unique des employés publics de la Gobernación de Carabobo
* Mabel Mundó, prof. Cendes/UCV
* Gregorio Castro, prof. en retraite UCV
* Ligia Sánchez, prof. UCV
* Roger Mérida, Fadess/Miranda
* Tosca Hernández, prof. UCV
* Joaquín Marta Sosa, prof. USB
* Omar Noria, prof. UCV
* Douglas Bravo, Tercer Camino
* Julio Fandiño, Tercer camino
* Santiago Martínez, Uniandes
* Jorge Díaz Polanco, Coordinateur de l’Observatorio Venezolano de la Salud, Cendes/UCV
* Enrique Marín Quijada, professeur d’université
* Nelson Garrido, photographe, Organización Nelson Garrido
* Heriberto Araujo, Acción Campesina
* Alejandro Mendible, prof. UCV
* Mirtha Durand Rey, comunicadora social
* Lexys Rendón, El Libertario
* Héctor Silva Michelena, prof. UCV
* Adicea Castillo, prof. UCV
* Maribel Ferrer, Red de Encuentro Ciudadno Queremos Elegir
* Sindicato de Trabajadores del Consejo Nacional Electoral (Sutcne)
* Edgar Caldera, ancien directeur du travail de Alcasa
* Iván Darío Hernández, artiste plasticien

Argentina

* Liliana Olivero,député de Córdoba (Izquierda Socialista, Argentina)
* Rubén Sobrero, Corps des Délégués de Ferroviarios TBA, Sarmiento
* Edgardo Reynoso, Corps des Délégués de Ferroviarios TBA, Sarmiento
* Angélica Lagunas, commission directrice ATEN Neuquén
* Graciela Calderón, Comission directrice SUTEBA La Matanza
* Aldo Videla, Commission directrice Unión Obrera Gráfica de Córdoba
* Armando Aligia, délégué général commission interne Centro Atómico Bariloche, Río Negro
* Marcela Almeida, Commission interne INDEC (ATE- Estatales)
* Victor Garay, commission interne Hospital Francés, Sanidad Capital
* Carlos Alberto Rodríguez, Délégué général Luz y Fuerza, Edenor
* Carlos Freites, Delegado Ministère de la Solidarité ATE , Córdoba
* María Isabel Giordano, Déléguée Hôpital Córdoba ATE, Córdoba
* José Castillo, Comission directrice, Asociación Gremial Docente, Ciencias Sociales, UBA

Brazil

* Alexsandro de Castro Costa, Corriente Socialista de los Trabajadores (CST), Unidos Pra Lutar, PSOL

Peru

* Hugo Blanco, dirigeant historique de la Federación Campesina del Cuzco
* Enrique Fernández Chacón, ex-député, dirigeant de Uníos
* Miguel Tauro Lama, ancien syndicaliste

Italy

* Fabienne Melmi, coordinatrice de Rete Nazionale Antinucleare (RNA)

France

* Stéphane Julien, enseignant et syndicaliste (ex-secr. nat. SNUipp)
* Pierre Loinod, Démocratie Communiste – Luxemburgiste
* Christian Rouse, prof. Université de Strasbourg
* Yves Coleman, Ni Patrie Ni Frontières, traducteur
* Olivier Delbeke, syndicaliste CGT (IGN)
* Vincent Présumey, secrétaire départemental de la FSU Allier
* Nicolas Dessaux, Solidarité Irak
* Renaud Romagnan, spécialiste en informatique
* Quentin Dauphiné, syndicaliste
* Sophie Szabo, syndicaliste

Dominican Republic

* Pastor de la Rosa, président de l’Association des professeurs du Centro Universitario Regional del Suroeste de la Universidad Autónoma de Santo Domingo

Spain

* Antonio Avila Cabello, représentant de l’Asociación de Vecinos de Palleja, Barcelona
* Luis M. Sáenz, co-éditeur de la revue Trasversales

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