L’impossibilisme anglo-saxon

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On appelle impossibilisme [*] le courant socialiste révolutionnaire marxiste qui s’est séparé de la social-démocratie anglo-saxonne au début du XX° siècle, avec les partis socialistes de Grande Bretagne et du Canada (1904), qui existent toujours dans le World Socialist Movement actuel, ou le Socialist Labor Party de Daniel de Leon aux USA (qui y a longtemps été le premier parti de gauche, mais est aujourd’hui en difficultés [**]). Opposé au réformisme, ce courant (surtout le WSM) s’est ensuite opposé au capitalisme d’état stalinien. Il est ainsi le seul courant (avec la gauche germano-hollandaise, disparue) à défendre encore aujourd’hui le marxisme sans être passé par une généalogie léniniste. Paul Mattick a d’ailleurs collaboré au Western socialist.

Le Mouvement socialiste mondial (WSM) milite pour une organisation sociale basée sur la propriété commune et le contrôle démocratique des moyens de production et de distribution. Il défend donc une conception du socialisme comme société non marchande, alternative radicale au capitalisme, se construisant rapidement (sans plan de réformes graduelles ni transition longue) dès lors qu’une majorité du prolétariat en sera réellement demandeuse, d’où ses efforts souvent “pédagogiques”. Il s’oppose autant à la conception d’un capitalisme réellement réformable qu’à celle d’une révolution par une minorité d’avant-garde au nom d’une majorité inconsciente, comme ce fut le cas par les bolcheviks en Russie. Il convient  toutefois de préciser que si l’impossibilisme est une dénonciation sans appel du réformisme il ne condamne pas en soi les réformes:

Parce que, par définition, le capitalisme ne peut fonctionner que dans l’intérêt des capitalistes, aucun palliatif, aucun aménagement, aucune mesure, aucune réforme, n’ont pu (et ne le pourront d’ailleurs jamais) subordonner la propriété privée capitaliste à l’intérêt général. Pour cette raison, seule la menace d’un mouvement socialiste se fixant comme seul but réaliste et immédiat l’instauration de la propriété sociale (d’où le nom de socialisme) des moyens d’existence de la société, de manière à assurer leur gestion par (et, donc, dans l’intérêt de) la collectivité tout entière, pousserait les capitalistes à concéder des réformes favorables aux travailleurs de crainte de perdre tout le gâteau.

(Tract sur la Sécu en 2007)

Les réformes, si elles ont permis d’améliorer l’existence des salariés et de leurs familles, ne peuvent apporter de solution définitive à nos problèmes puisqu’elles sont sans cesse (et même, de plus en plus) sous la menace d’une remise en cause. En ne s’attaquant pas à la racine des problèmes, qui sont intimement liés à l’organisation actuelle de la société, les réformes ne font que prolonger l’existence d’un système prédateur… et de ses maux.

(Texte sur le site du WSM)

4 de nos contributeurs militent dans le Mouvement socialiste mondial.

Notes:

[*] On parle plutôt d’impossibilism pour les socialistes canadiens et britanniques et de deleonism pour les socialistes américains du SLP, ces derniers ayant développé un intérêt pour le syndicalisme conçu comme prémisse de l’organisation future des ouvriers: le socialist industrial unionism. Le SPGB objecte pour sa part que le syndicalisme ayant vocation à être de masse, un syndicalisme socialiste ne peut être actuellement que minoritaire. Le WSP(US) se qualifie lui-même de “socialiste libertaire” et le WSM utilise parfois l’expression de “socialiste mondialiste“.

[**] Le SLP ne présente plus de candidats aux élections depuis celle de gouverneur du New Jersey en 1985 et a cessé en 2008 la publication de son journal The People (devenu mensuel en 1979).

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Brochure

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TEXTES par ordre chronologique:

socialistleague2

Membres de la Socialist League à la fin du XIX° siècle

jacklondonsocialist

Carte du SLP américain de l'écrivain Jack London (1896)

Conférence du SPGB en 1905

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En-tête de la presse du SLP

canada1917-450pix

Manifestation du Parti socialiste du Canada contre la conscription (Montréal, 30 mai 1917)

ws-october1933-450pix

Une du Western Socialist de Winnipeg (octobre 1933)

Brochure de 1936

Brochure de 1936

Brochure de 1939

(1939)

(1943)

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Turner, orateur du SPGB (Londres, 1946)

SPGB

spaustralia-rules(1929)

spgb1945Brochure (1945)

Réunion publique en 1948

spgb-1948-200pixBrochure (1948)

Brochure en espéranto du SLP (1950)

ws19652Couverture du Western socialist de Boston en 1965

Brochure (1962)

Brochure (1962)

spaking-july-1965

Sid Catt (Toronto, 1965)

Couverture du Socialist standard en juillet 1984

Couverture du Socialist standard en juillet 1984

Couverture du Socialist standard de septembre 1984

Couverture du Socialist standard de septembre 1984

Couverture du Socialist Standard de novembre 1986

Couverture du Socialist Standard de novembre 1986

Affiche contre la guerre

Livre sur le SPGB (en anglais)

spgb-badgeBadge du SPGB

wsm.jpg

Logo du Mouvement socialiste mondial (WSM)

Brochure du SPGB (1987

Brochure du SPGB (1997)

spgb-siege.jpg

Le siège du SPGB à Londres

impossibilistsl

Histoire du PS du Canada (en anglais)

summerschool

La "summer school" du SPGB à Fircroft College

Publications du SPGB

Publications du SPGB

3 réponses vers «L’impossibilisme anglo-saxon»

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    [...] Notre dossier sur l’impossibilisme [...]

  2. 3 numéros complets de Socialisme mondial (1983) « La Bataille socialiste dit :

    [...] Les autres numérisations de Socialisme mondial et d’autres textes dans notre dossier impossibilisme. [...]

  3. Histoire du Parti socialiste mondial des Etats-Unis « La Bataille socialiste dit :

    [...] Histoire du Parti socialiste mondial des Etats-Unis By lucien D’après l’article paru dans le Socialist standard de juillet 2004, partie d’une série de Peter E. Newell sur l’histoire des partis compagnons du Mouvement socialiste mondial. [...]

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