1937-03 La fusillade de Clichy

Le soir du 16 mars 1937, une contre-manifestation contre une réunion du PSF (ex-Croix de Feu) à Clichy se voit tirer dessus: 5 morts et des centaines de blessés. Solange Demangel, militante GR de la 18° section socialiste, décèdera quelques jours plus tard.

Récit de Ch. Kramer, du 17° rayon:

(La Lutte ouvrière, 19-03-1937)

– A Clichy, le 16 mars après la fusillade:

« … A 22 h. Max Dormoy arrive, pâle comme un mort. « Dormoy assassin! », « Dormoy démission! » hurlent des milliers de travailleurs. Le ministre de Blum annonce que le service d’ordre va se retirer et que tout va s’arranger. Immédiatement, blêmes et effondrés, les dirigeants staliniens en profitent pour crier: « Dispersez-vous, camarades », « Discipline », « Vive le Front populaire »! Ils ne se rendent pas compte que les travailleurs de Clichy viennent de comprendre ce soir-là ce qu’est le Front populaire et ce qu’il vaut!

(La police charge à nouveau)… A 22h45, Thorez arrive, effondré… entre dans la mairie. On le supplie de se montrer au balcon et de parler. Il refuse systématiquement de parler aux ouvriers déçus. D’une voix blanche avant de repartir il dit: « Du calme!; du calme! Je vais demander la démission de Dormoy. » C’est tout.

… Quelques temps après il revient à nouveau. Près de lui un groupe d’ouvriers scande: « Milices ouvrières pour le socialisme » sur l’air des lampions. Thorez se retourne et leur lance haineusement: « Sales trotskystes »…

Obsèques des victimes de la fusillade de Clichy:

(photographies du Fonds Pivert)

3 Réponses to “1937-03 La fusillade de Clichy”

  1. La faillite du Front populaire (1937) « La Bataille socialiste Says:

    […] C’est ainsi qu’on respecte les intérêts légaux de l’impérialisme français en abandonnant le prolétariat espagnol. C’est ainsi qu’on sauvegarde l’ordre républicain en couchant sur le sol quelques prolétaires au cours de la sanglante nuit de Clichy. […]

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  2. Les “crimes” de la Gauche révolutionnaire (1937) [1] « La Bataille socialiste Says:

    […] la Seine, au moyen d’un numéro spécial de la Jeune Garde, il faut commencer par expliquer Clichy. Ces deux manifestations, sans relation matérielle directe, mais dont la parenté idéologique est […]

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  3. Marceau Pivert chargé de mission (juin 1936 – février 1937) « La Bataille socialiste Says:

    […] motion au Conseil national. Le 28 février Marceau Pivert donne sa démission. Le mois suivant, la fusillade de Clichy aggravera encore les rapports de la GR avec le gouvernement et la direction de la SFIO (qui dissout […]

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