La révolution russe de 1917 (SPGB, 1938)

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(Article écrit en français, septembre 1938)

En 1917, nous autres du Socialist Party of Great Britain avons dit que la révolution russe n’était pas socialiste et qu’elle n’amènerait pas le socialisme. Nous avons insisté que le résultat en serait un développement du capitalisme.

Par le socialisme nous entendons un système de société où les moyens de production appartiennent à la société et où ses moyens sont administrés démocratiquement. C’est le système de société qui suit le capitalisme, ainsi que le capitalisme a suivi la féodalité.

Avant qu’on puisse avoir le socialisme, ce qu’il faut c’est le capitalisme avancé qui met en opposition deux classes – celle des capitalistes qui vivent sans travailler parce qu’’ils détiennent entre leurs mains les moyens de production, et celle des travailleurs, qui travaillent pour vivre parce qu’ils ne possédant rien sauf leur force – leur pouvoir de travailler. Ces deux classes ayant des intérêts tout à fait opposés, il se produit un conflit entre eux, qui continue toujours sous le capitalisme, jusqu’au point où le prolétariat, voyant qu’il ne peut plus rien espérer du capitalisme, s’organise pour gainer le pouvoir politique, et met fin au capitalisme en transformant la propriété privée en propriété commune.

La Russie de 1917 n’était pas avancée à ce point. Le nombre d’ouvriers était relativement petit, car la grande industrie avait fait peu de progrès sauf dans de certaines régions. La plupart de la population se composait de paysans, paysans qui voulaient posséder la terre, qui avaient eu très peu d’expérience dans la production sociale, qui étaient isolés, qui ne savaient ni lire ni écrire. Ces paysans, qui constituaient la plupart de la population, n’avaient pas la moindre idée de ce que nous entendons par le socialisme; par conséquent ils n’auraient pu le désirer. En 1917, tout ce que les paysans désiraient, c’était la paix, le pain, et la terre, et c’est dans le but de gainer le pouvoir que les Bolcheviks leur ont promis de satisfaire à ces désirs. Voici le point important – en gagnant le pouvoir, les bolcheviks n’étaient pas soutenus par une population qui demandait le socialisme.

Ainsi qu’a dit Marx, le socialisme doit être établi par le prolétariat lui-même. On ne peut pas le lui donner. C’est un ordre social qui est avantageux à la classe salariée, et c’est à eux de l’établir.

En Russie, c’est une minorité qui a essayé d’imposer d’en haut le socialisme, pendant que les paysans – eux, la plupart de la population – ne le désiraient pas.

Si une population ne comprend pas le socialisme, si elle ne veut pas l’avoir, comment peut-on l’imposer, quand pour le socialisme il faut une majorité qui le comprend et qui est prête à prendre part à l’administrer.

Quoiqu’il se peut que les bolcheviks aient désiré le socialisme, ils ne pouvaient donc pas l’imposer sur une population qui ne l’a pas compris. En outre, comme nous avons déjà dit, les choses n’étaient pas encore mûres – les moyens de production n’étaient pas assez développés. C’est la fonction du capitalisme de faire avancer les moyens de production; mais, en 1917, le capitalisme était jeune encore en Russie. Aussi les bolcheviks ont-ils dû s’incliner devant les obstacles (industrie peu développée et population anti-socialiste) et pour maintenir leur pouvoir, ils ont été obligés d’abandonner toute idée d’établir le socialisme. Ce qu’ils font depuis 1917, c’est de développer le capitalisme.

Naturellement le capitalisme en se développant apporte les mêmes maux en Russie qu’ailleurs. Pour les masses il y a la pauvreté, les mauvaises demeures, etc.; pour un petit nombre il y a la vie luxueuse. Déjà ces vices commencent à se faire voir en Russie – voir Yvon, Ce qu’est devenue la Révolution Russe, et Gide, Retour de l’U.R.S.S. En outre, avec le développement du capitalisme, en Russie comme ailleurs, il se produit un conflit entre les deux classes dont est constitué le capitalisme. Mais pour la classe des salariés, il est nécessaire qu’ils puissent discuter librement sur les questions politiques et sociales, établir des organisations indépendantes, et apprendre à apprécier ainsi le fait qu’ils ne sont qu’une classe assujettie. Il n’est pas permis aux salariés russes de faire ainsi. Ils ne peuvent pas établir leurs propres organisations. En effet, le parti bolchevik n’a d’autre but que de conserver l’ordre actuel.

Reste aux salariés russes, avec les salariés des autres pays, d’établir le socialisme. Les minorités ne peuvent pas le faire, quels que soient leurs noms.

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12 Réponses to “La révolution russe de 1917 (SPGB, 1938)”

  1. Monade Says:

    Ce blog est vraiment super, mais cet article c’est du grand n’importe quoi. Je trouve ça assez bizarre de vanter les mérites de revues marxistes-humanistes qui se ré-approprient la dialectique hégélienne, et en même temps d’accorder du crédit à ces théories complètement anti-dialectiques. On a vraiment là un exemple d’idéologie du progrès, de conception mécaniste du développement des forces productives. Au fond, en accusant les bolcheviks d’avoir voulu installer dans un pays « pas assez développé » le socialisme, ils se conforment à la doctrine stalinenne de la révolution par étapes, justifiant tous les actes contre-révolutionnaires des parti communistes stalinisés – on consolide la démocratie, on désarme les ouvriers, on arrête la révolution espagnole, on installe une république bourgeoise dans les pays décolonisés, et après on verra, on fera peut-être la révolution si on est d’humeur.

    Anecdote d’un camarade trotskiste :

    « Petit souvenir d’un camarade iranien (membre du PCOI-H) sur la révolution :
    Jeune marxiste en 1979 il suivait une grève dans une usine de taille moyenne. Le patron, pour faire cesser la grève, s’était adressé aux ouvriers pour leur dire « vous en êtes au stade de la révolution nationale démocratique. Je suis moi-même membre de la bourgeoisie nationale progressiste, bla bla… ». Le camarade, racontant cette anecdote, avait conclu « je n’avais alors que peu de formation marxiste, mais je me rendais compte que la théorie de la révolution par étape c’était de la merde ». »

    La seule théorie valable est à mon avis celle de la révolution permanente : permanence entre la révolution bourgeoise et la révolution ouvrière, permanence entre la révolution nationale et la révolution internationale, ou alors on aboutit à une réaction sanglante, qu’elle soit bureaucratique ou fascisante.

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  2. Mondialiste Says:

    D’abord, il s’agit d’un document historique — en 1938 il n’y avait pas grand monde qui voyait que la Russie n’avait rien d’ »ouvrière », mais que le gouvernement là-bas développait le capitalisme en exploitant les travailleurs pour de la plus-value. Le grand Trotski croyait que la Russie était une espèce d’ »Etat ouvrier » (malgré l’évidence au contraire fournie par M. Yvon dans son livre) et était donc (comme Staline le prétendait) plus « progressiste » que les autres pays capitalistes et digne de soutien des travailleurs de ces pays.
    Si on croit que le peu de développement des forces productives en Russie n’avait rien à voir avec l’échec des bolcheviques même d’instaurer un régime pro-travailleur, il faut en offrir une autre explication. Celle des trotskistes et des trotskisants? Que le gouvernement russe n’a pas adopté les politiques proposées par Trotski! Très « dialectique », cela.
    En tout cas, l’article ne soutient pas la théorie de « révolution par étapes » même s’il reconnaît que la classe travailleuse peut mieux s’organiser dans le cadre de la « démocratie bourgeoise » que dans celui d’une dictature d’un seul parti comme préconisée par Trotski aussi bien que par Staline.

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  3. Aubert Says:

    Bref, si on comprend bien le grand tort des bolcheviks c’est d’avoir pris le pouvoir et s’être battus becs et ongles pour le garder.

    Que ne se sont-ils contentés de commenter les événements de Londres ou de Genève.

    Mieux vaut citer Rosa Luxemburg qui concluait sa brochure sur la Révolution russe par: »Lénine, Trotsky et leurs amis ont les premiers par leur exemple ouvert la voie au prolétariat mondial (…) en ce sens, l’avenir appartient partout au « Bolchevisme ». »

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  4. lucien Says:

    La question de fond aujourd’hui n’est pas seulement d’avoir pris le pouvoir et de l’avoir gardé mais de ce qu’ils en ont fait; n’est plus seulement de leurs intentions mais de leurs résultats. Le texte posté par mondialiste est remarquable à plusieurs égards, rien que parce qu’il montre qu’en 38 des socialistes anglais connaissaient la brochure d’Yvon (ce qui ne doit pas être ton cas). L’argumentaire du SPGB a toute sa place dans une libre discussion sur la révolution russe. Nous avons déjà publié de nombreux autres points de vue sur la question et continuerons. On peut parfaitement comprendre ton désaccord avec l’interprétation de cette révolution comme une révolution bourgeoise (faite par les ouvriers, mais n’est-ce pas le cas de presque toutes les révolutions bourgeoises?) et non prolétarienne. Tu verras que le SPGB n’a d’ailleurs pas été le seul à proposer cette définition. Rosa Luxembourg nous la citons aussi et continuerons. En tout cas les suggestions de censure de commentateurs ne nous feront pas reculer dans notre projet éditorial. Si tu cherches exclusivement le ronron habituel du trotskysme sur la révolution russe (dont, pour certains d’entre nous, on attend encore une explication vraiment convaincante de l’absence absolue de continuité entre le bolchevisme et le stalinisme et de ce qu’est un « État ouvrier dégénéré »), il y a après tout d’autres sites qui font ça très bien.

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  5. Aubert Says:

    Je connaissais la brochure d’Yvon. J’en posséde même un exemplaire.
    Je connais aussi la critique que Trotsky en a fait en son temps.

    Quand à l’absence de continuité entre le bolchevisme et le stalinisme elle est peut-être à chercher dans les caves de la Loubianka, les isolateurs et dans une villa de Mexico un certain 20 août 1940.

    Je ne demande aucune censure, et laisse chacun citer Rosa comme il l’entend.

    Je rappelais simplement qu’elle fut complètement solidaire de la prise du pouvoir par les bolcheviks.

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  6. lucien Says:

    Quand à l’absence de continuité entre le bolchevisme et le stalinisme elle est peut-être à chercher dans les caves de la Loubianka, les isolateurs et dans une villa de Mexico un certain 20 août 1940.
    Non mais tu m’avais compris, c’est pas de ça qu’il s’agit. Le questionnement est depuis longtemps sur ce qui relèverait de la déviation « accidentelle » ou des prémisses, de ce qui aurait pu être des erreurs en germe dans le léninisme, de ce qui doit être corrigé pour ne pas risquer de reproduire de mêmes erreurs. Cela passe par une interprétation de ce qu’a été, de ce qu’est la bureaucratie, le vieux débat sur Thermidor ou dictature-du-parti-se-substituant-à-la-classe. Tout aurait t-il été irréprochable avant la mort de Lénine? Voudrais-tu te présenter aux jeunes en brandissant l’étendard d’Octobre sans accepter un vrai débat et une vraie réflexion sur ces (vieilles) questions. Nous avons déjà fait la promo d’un petit livre de Ferro sur les soviets qui montre concrètement à la fois la réalité de la poussée ouvrière et paysanne en 17 et l’émergence très vite de symptômes de bureaucratisation du mouvement des soviets. Ce n’est pas qu’une question propre à la révolution russe. Tu sais que dans n’importe quel comité de grève, n’importe quelle AG d’aujourd’hui, il y a toujours une tendance à la délégation sur des « professionnels de la parole » qui chercheront presque toujours à éviter le mandat impératif. La question de la démocratie ouvrière et du bureaucratisme est incontournable. Revisiter une pluralité d’approches sur ce thème est d’une grande utilité, surtout quand il s’agit ici d’un courant marxiste anglais très peu connu en France. Nous avons déjà présenté des textes sur la Révolution russe différents de celui-ci. Personne n’est tenu d’approuver un document choisi par la BS, c’est une évidence (ce serait d’ailleurs tout à fait impossible de les approuver tous tant ils sont parfois contradictoires) mais la BS défendra l’utilité de tous les textes choisis.
    Pour le reste, excuse-moi si je t’ai donné le sentiment de te répondre de façon peut-être un peu vive mais ton commentaire s’ajoutait à celui (désagréable) de monade et ça donnait une impression de débuts d’attaques en cascade.

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  7. Monade Says:

    « Si on croit que le peu de développement des forces productives en Russie n’avait rien à voir avec l’échec des bolcheviques même d’instaurer un régime pro-travailleur, il faut en offrir une autre explication. Celle des trotskistes et des trotskisants? Que le gouvernement russe n’a pas adopté les politiques proposées par Trotski! Très “dialectique”, cela.
    En tout cas, l’article ne soutient pas la théorie de “révolution par étapes” même s’il reconnaît que la classe travailleuse peut mieux s’organiser dans le cadre de la “démocratie bourgeoise” que dans celui d’une dictature d’un seul parti comme préconisée par Trotski aussi bien que par Staline. »

    L’analyse trotskiste se base sur la question des forces productives, il suffit de lire la révolution trahie pour le savoir : la bureaucratisation était inévitable dans de telles circonstances. Trotsky a effectivement proposé des alternatives quand il était dans l’opposition de gauche, parce qu’il fallait bien trouver des solutions d’appoint, mais c’est un militant qui n’a jamais douté de la nécessité d’une révolution anti-bureaucratique et d’une extension du socialisme à des pays développés. Enfin, parler de la dictature d’un seul parti pour Trotsky est calomnieux, dans la mesure où dans la Révolution Trahie, il s’est exprimé explicitement en faveur du multipartisme.

    « L’interdiction des partis d’opposition fut une mesure provisoire dictée par les nécessités de la guerre civile, du blocus, de l’intervention étrangère et de la famine. »

    « A la vérité, les classes sont hétérogènes, déchirées par des antagonismes intérieurs, et n’arrivent à leurs fins communes que par la lutte des tendances, des groupements et des partis. On peut reconnaître avec quelques restrictions qu’un parti est une « fraction de classe ». Mais comme une classe est faite de nombre de fractions — les unes regardant en avant et les autres en arrière —, la même classe peut former plusieurs partis. Pour la même raison, un parti peut s’appuyer sur des fractions de plusieurs classes. On ne trouvera pas dans toute l’histoire politique un seul parti représentant une classe unique si, bien entendu, on ne consent pas à prendre une fiction policière pour la réalité. »

    http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revtrahie/frodcp10.htm

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  8. Mondialiste Says:

    Au pouvoir, Trotski a soutenu et a justifié la suppression de tout parti sauf le parti bolchevique. Il a même soutenu et justifié la suppression des factions au sein du parti bolchevique. Éjecté du pouvoir, il a, d’accord, admet le principe de l’existence légale d’autres partis que le parti bolchevique. Mais permettez-moi de douter que, si c’était Trotski qui a éjecté Staline en 1928 et non pas l’inverse, Trotski ait permis la légalisation du parti menchevique, du parti socialiste-révolutionnaire, des groupes anarchistes, etc.
    « L’analyse trotskiste se base sur la question des forces productives, il suffit de lire la révolution trahie pour le savoir : la bureaucratisation était inévitable dans de telles circonstances. »
    L’article de 1938 disait que dans de telles circonstances, c’était le développement du capitalisme qui était inévitable. Les faits (l’exploitation, l’oppression, les privilèges) ne sont pas en dispute, c’en est l’interprétation qui diffère. On revient à la vielle question de « la nature de l’URSS »: « Etat ouvrier dégénéré », nouvelle société de classe, ou capitalisme (d’Etat)?

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  9. Monade Says:

    En même temps on s’en fout un peu de ce que Trotsky aurait fait ou pas s’il avait été au pouvoir non ? Le débat était sur l’analyse de la révolution russe. Or, la divergence n’est pas sur une question de « nature » de l’URSS (je n’ai pas de position de principe là dessus, la thèse du capitalisme d’état ne me rebute pas forcément), mais sur le processus révolutionnaire : fallait-il attendre que le capitalisme se consolide, genre la classe ouvrière fait la révolution de février et on lui dit « non, les mecs, attendez un peu, là faut soutenir votre bourgeoisie nationale progressiste » ? Répondre oui à cette question, sous prétexte qu’une bureaucratisation est inévitable compte tenu du développement des forces productives, c’est totalement antidialectique. La doctrine de la révolution permanente montre que d’une part, le prolétariat doit conduire une révolution nationale dans un pays sous-développé et qu’il doit la conduire non-seulement jusqu’à la démocratie bourgeoise, mais qu’une permanence dans la révolution est inévitable, si bien que « c’est refuser d’aller de l’avant que de refuser d’aller au socialisme » ; d’autre part, une permanence internationale de la révolution est indispensable pour que celle-ci ne dégénère pas. Autrement dit : l’intervention politique du prolétariat est inévitable, mais elle doit se prolonger sur l’arène internationale pour survivre. Je pense personnellement que l’URSS était un état ouvrier au moins jusqu’au premier plan quinquennal, après j’hésite entre la théorie du capitalisme d’état et celle du bon vieil état ouvrier dégénéré. Mais ce qui est certain, c’est que la révolution d’octobre a été une authentique révolution ouvrière.

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  10. Mondialiste Says:

    En Russie avant 1917, il y avait presque unanimité parmi les révolutionnaires anti-tsaristes se réclamant du marxisme que, vu la nature semi-féodale du système de production, la révolution à venir ne pouvait qu’être une révolution bourgeoise dans ce sens qu’elle instaurerait une république démocratique dans le cadre de laquelle se développerait et le capitalisme et la classe ouvrière.
    Mais il y avait un problème. Personne ne croyait la « bourgeoisie nationale » russe capable de mener une telle révolution. Qui le ferait donc? La réponse était: les révolutionnaires russes eux-mêmes. Cette notion d’une révolution bourgeoise sans et même contre la bourgeoisie était monnaie courante dans la Russie d’avant 1917. Même Lénine et les bolcheviques y souscrivaient.
    La révolution russe de 1917 était une telle révolution bourgeoise contre la bourgeoisie. Toutefois il y avait une différence avec ce qui était préconisé avant 1917: cette révolution n’était pas menée par l’ensemble des révolutionnaires anti-tsaristes mais par une seule partie d’entr’eux (les bolcheviques) contre les autres.
    Mais cela ne changerait rien du point de vue économique et matériel. La Russie restait mûre que pour le capitalisme, et c’était donc le capitalisme qui allait y développer dans une forme ou dans d’une autre, peu importe le régime politique. L’existence de la dictature bolchevique faisait qu’il a pris la forme d’un capitalisme d’Etat.

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  11. yu Says:

    une carte de la russie avant la revolution j’aurais aimee trouver

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  12. lucien Says:

    Russie d’Europe en 1906:
    http://etc.usf.edu/maps/pages/1300/1376/1376.htm
    et en 1910:
    http://etc.usf.edu/maps/pages/1900/1926/1926.htm

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