LCR: Picquet « dépermanentisé »

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PARIS (AFP) – La direction de la LCR a décidé de mettre fin au statut de permanent dont bénéficiait depuis 28 ans le chef de file de la tendance minoritaire du parti, Christian Picquet, opposé à la stratégie de nouveau parti anticapitaliste que veut fonder la Ligue, a-t-on appris jeudi.

M. Picquet, 55 ans, dont la tendance a recueilli 14% au dernier congrès, a indiqué que la direction nationale, réunie les 15 et 16 mars, avait décidé dans une « motion » de le « dépermanentiser avec effet immédiat« . Il confirmait des informations parues dans Le Monde daté de vendredi.

Selon lui, la décision est liée au maintien de son courant public – avec une publication, Unir – comme les statuts lui « en donnent le droit« . La direction lui a signifié qu’au moment où l’organisation connaissait des succès électoraux, le maintien de ce courant public est un « mauvais signe« , raconte-t-il.

« Il s’agit d’une rupture sans précédent dans notre tradition et notre histoire. Jusqu’à présent la Ligue s’honorait de son pluralisme interne« , s’insurge M. Picquet. Pour lui, « il s’agit d’attaquer la minorité à travers sa principale figure« . « On ne se taira pas, on continuera à exister comme courant et on restera à la LCR« .

De son côté, Pierre-François Grond, membre de la direction de la Ligue, a affirmé que la décision n’était pas liée au maintien de son courant public dont il « a le droit d’être le porte-parole« . « La direction reprochait à M. Picquet de ne pas s’acquitter de la part des tâches de représentation politique du parti qui lui incombait« .

« Depuis deux ans, ces tâches ne sont plus assumées. Ses initiatives, on les découvre dans la presse. Il a sa propre politique sans nous en parler. Cette situation ne pouvait plus durer« , a-t-il ajouté.

« Des solutions seront trouvées à l’amiable sur le plan financier pour ne pas le mettre en difficulté« , a toutefois précisé M. Grond. « Il n’est absolument pas question de licenciement sec« .

Partisan d’une alliance avec les antilibéraux, M. Picquet s’était opposé à une candidature d’Olivier Besancenot à la présidentielle. Entre les deux tours des municipales, il avait appelé à voter pour le candidat de gauche, contrairement à la direction du parti.

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Christian Picquet (g) lors d’une conférence de presse en compagnie Olivier Besancenot (g) et de Christine Poupin, le 22 janvier 2006 à Saint-Denis

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4 Réponses to “LCR: Picquet « dépermanentisé »”

  1. weezer Says:

    Et alors ? On s’en fout un peu, non ?

    D’ailleurs, le principe même des permanents est mauvais.

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  2. jules Says:

    la lcr devient tout et n’importe quoi anticapitalisste ou antilibéral ne veut rien dire socialiste , communiste oui !!!!
    la ririgidité va faire fondre ce mouvement

    http://socialistedegauche65.over-blog.com/

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  3. lucien Says:

    On s’en fout un peu, non ?
    Bah ce n’est pas ce que disent les statistiques du site…

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  4. Pierre Montoya Says:

    Il y a toutefois une contradiction a être permanent d’une organisation et a animer une tendance, un courant ou une fraction de celle ci, avec un role dirigeant. Dans le cas d’un militant tel que Piquet cette contradiction pouvait être levée et se régler en camarades d’autant plus que la divergeance ne paraît pas fondamentale ,vue de l’extérieur.

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