La banqueroute de la gauche italienne

by

Walter Veltroni, secrétaire du Parti démocrate

L’infâme Berlusconi est de retour, vainqueur d’une gauche italienne qui soit s’est fondue dans la démocratie chrétienne (le Parti démocrate « à égale distance des salariés et de l’entreprise »), soit a au moins soutenu au parlement un gouvernement centriste qui a pratiqué les attaques anti-ouvrières, notamment sur les retraites, et les envois militaires au Moyen-Orient (cf. notre billet Recomposition en Italie d’une gauche délavée du 27-12-2007). Pour la première fois depuis 1945 il n’y a aucun élu communiste, ni à l’Assemblée ni au Sénat, l’Arc-en-ciel n’obtenant qu’un million de voix (3%). Le Parti démocrate obtient 33 % des voix, ses alliés libéraux (Italie des valeurs) 4,3%. Il n’y a de fait plus de gauche parlementaire en Italie. La social-démocratie italienne (d’origine stalinienne) avait choisit de se faire hara-kiri, politiquement, socialement, organisationnellement. Voilà ce qui attend nos sociaux-libéraux bavant sur le MODEM. Lors de sa visite à la Fête nationale de l’Unità en septembre 2007, Ségolène Royal avait d’ailleurs soutenu le processus mortifère de fusion avec les centristes, déclarant même: « Ce que vous faites en Italie doit nous inciter à accélérer la rénovation du Parti socialiste » (cf. ici). Sans jamais donner de véritable relais politique aux luttes sociales, en capitulant idéologiquement devant la bourgeoisie à tous les niveaux, la pseudo-gauche n’a visiblement aucune chance de caser durablement ses bureaucrates au pouvoir: comme en France l’année dernière, le populisme s’avère plus attractif qu’un libéralisme de « centre-gauche » coupé des préoccupations des travailleurs. En Italie comme ailleurs, la faillite du réformisme doit être dépassée: la construction d’une gauche révolutionnaire pour le socialisme s’impose.

S.J.

N.B.: Selon Operai Contro, près de 2 millions d’ouvriers italiens ne sont pas allés voter.

Traduction anglaise/ English translation:

The infamous Berlusconi is back, winner of an Italian left which was merged with Christian Democracy (the Democratic Party « at the same distance of employees and the company« ), or at least in parliament supported a Government centrist who conducted the attacks against workers, including pensions, and military shipments to the Middle East. For the first time since 1945 there is no elected communist nor the House nor the Senate, the Rainbow obtain one million votes (3%). The Democratic Party gets 33% of the vote, its allies liberals (Italy values) 4.3%. There are actually no more leftist parliamentarian in Italy. The Italian Social Democracy (ex-Stalinist) had elects to be hara-kiri, politically, socially, organizationally. That’s what awaits our Social Liberals drooling on MODEM. During his visit to the National Day of the Unità in September 2007, Ségolène Royal had supported the process deadly merger with the centrists, even declaring : « What you do in Italy should encourage us to accelerate the renovation of Socialist Party « . Never give genuine political handover to the social struggles, ideologically capitulating to the bourgeoisie at all levels, the pseudo-left has apparently no chance of lasting shove its bureaucrats in power : as in France last year, populism is more attractive than liberal « center-left » cut from workers’ concerns. In Italy, as elsewhere, the failure of reformism has to be outdone : the construction of a revolutionary left for socialism is needed.

NB : According to Operai Contro, nearly 2 million Italian workers didn’t go to vote.

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