L’enquête ouvrière de Marx (Rubel, 1957)

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Extrait de Karl Marx: essai de biographie intellectuelle, par Maximilien Rubel (1957), livre basé sur sa thèse de doctorat (1954). Un précédent extrait de ce livre a déjà été publié ici.

Destiné à inaugurer une vaste enquête sur la situation des ouvriers des villes et des campagnes en France, le Questionnaire rédigé par Marx en 1880 était censé fournir un nombre de réponses suffisant en vue de l’établissement de monographies professionnelles qui devaient plus tard être réunies en volume (45). Ce qui distin­guait essentiellement l’enquête projetée des tentatives analogues faites antérieurement en France, c’était son caractère de classe : les ouvriers étaient exhortés à se livrer eux-mêmes et pour leurs fins propres à une description de leur situation économique et sociale (46). Dans un préambule, Marx insiste fortement sur ce côté révolution­naire et autoéducatif de l’entreprise, en soulignant que seuls les ouvriers peuvent décrire « en toute connaissance de cause les maux qu’ils endurent » ; « eux seuls, et non des sauveurs providentiels, peu­vent appliquer énergiquement les remèdes aux misères sociales dont ils souffrent » (47).

Les premières enquêtes menées en France à l’instigation soit des institutions académiques, soit de l’État, avaient été imprégnées le plus souvent d’esprit philanthropique ; certaines d’entre elles étaient dirigées contre les tentatives d’entraide des ouvriers et contre les théories socialistes en général, et leur opposaient les œuvres de bienfaisance et de charité dues à des initiatives cléricales ou patronales ; imbues de malthusianisme, d’autres se plaisaient à flétrir les effets désastreux de l’industrialisation croissante et à conseiller la modération aux patrons et l’abstention aux ouvriers (48). Marx dénonce, dans son préambule, l’attitude inhumaine de la bourgeoisie française qui a toutes les raisons de redouter une enquête impartiale et systématique sur les « infamies de l’exploitation capitaliste » ; il recommande au gouvernement républicain d’imiter le gouvernement monarchique d’Angleterre, qui n’a pas craint de nommer des commissions spéciales et des inspecteurs de fabriques chargés d’enquêter sur les « faits et méfaits de l’exploitation capitaliste ». Dans l’attente de ces mesures officielles, les ouvriers procèderont eux-mêmes à l’établissement de « cahiers du travail », première tâche qui incombe à la « démocratie socialiste », étape préparatoire de la « rénovation sociale ».
L’intention profonde que l’on peut dégager de ce questionnaire est de susciter chez les ouvriers une prise de conscience nette de leur situation d’êtres aliénés dans la société de type capitaliste et, plus encore — comme le fait entendre le préambule dans une phrase lapidaire —, de persuader la classe ouvrière que « l’avenir lui appartient ». L’enquête ne devait donc pas se limiter à la pure information et à la documentation statistique, lors même que les questions portaient sur les moindres détails de la condition sociale du travailleur. Les « cahiers du travail » ne devaient donc ressembler en rien aux « Cahiers de doléances » du tiers état, mais prendre, au contraire, le caractère d’une condamnation sans réserve d’un régime social et économique dont les ouvriers n’avaient à attendre aucun remède fondamental à leur condition de vie.
En bref, le questionnaire était à la fois un instrument d’éducation socialiste et invite à une action politique ayant une finalité créatrice : la réalisation du socialisme.
Le document est divisé en quatre points :
I. Structure de l’entreprise et conditions de sécurité (questions 1 à 29).
IL Durée du travail ; travail des enfants (questions 30 à 45).
III. Salaires et frais d’existence ; chômage, retraite (questions
46 à 81).
IV. Lutte contre l’exploitation et conditions de vie générales, physiques, intellectuelles et morales (questions 82 à 101).
Les questions de la première section concernent la situation écologique de l’entreprise (ville ou campagne), le nombre des personnes employées, la nature du métier (manuel, mécanisé, travail à domicile, travail régulier ou travail saisonnier, etc.), l’emploi de machines, la division du travail, les conditions d’hygiène, la protection contre les accidents du travail, le contrôle exercé par la municipalité ou le gouvernement quant au respect des conditions hygiéniques des ateliers, etc. Parmi les questions les plus significatives de cette section, on pourrait citer :

2. Est-ce que l’atelier dans lequel vous travaillez appartient à un capitaliste ou à une compagnie d’actionnaires ?
6. Donnez le nombre des surveillants et autres employés qui ne sont pas des salariés ordinaires.
9. L’industrie de votre patron travaille-t-elle exclusivement ou principalement pour les chalands de la localité, pour le marché intérieur général ou pour l’exportation étrangère ?
11. Si votre atelier est situé dans la campagne, est-ce que votre travail suffit à vous faire vivre, ou bien le combinez-vous avec un travail agricole ?
15. (…) Décrivez la spécialité dans laquelle vous êtes employé ;
parlez non seulement de la partie technique, mais encore de la fatigue musculaire et nerveuse qu’elle impose et de ses effets généraux sur la santé des ouvriers.
16. Décrivez les conditions hygiéniques de l’atelier : dimension
des pièces, espace attribué à chaque ouvrier, ventilation, température, blanchiment des murs à la chaux, lieux d’aisance, propreté générale, bruit des machines, poussières métalliques, humidité, etc.
18. Dans votre industrie, y a-t-il des émanations délétères spéciales engendrant des maladies spécifiques parmi les ouvriers ?
20. La force motrice, les appareils de transmission et les machines sont-ils protégés de manière à prévenir tout accident ?

Dans la même section, on remarque plusieurs questions concernant le travail dans les mines, les usines métallurgiques, les usines de produits chimiques, etc., l’accent étant mis sur les mesures de protection prises par les employeurs en vue de prévenir les accidents. L’éclairage, la défense contre les incendies, le service d’infirmerie ne sont pas oubliés, pas plus que la situation de l’ouvrier victime d’un accident du travail :

26. En cas d’accident, l’employeur est-il obligé légalement d’indemniser l’ouvrier ou sa famille ?

27. Sinon, a-t-il jamais indemnisé ceux à qui il est arrivé malheur pendant qu’ils travaillaient à l’enrichir ?

Les questions de la deuxième section nous introduisent de façon plus intime dans le lieu de travail. L’ouvrier est invité à indi­quer les heures de travail quotidiennes et hebdomadaires, le nombre des jours fériés pendant l’année, les interruptions de la journée de travail ; deux questions concernant les repas de l’ouvrier pendant sa journée de travail :

33. Les repas sont-ils pris à des intervalles déterminés ou irrégulièrement ? Sont-ils pris dans ou en dehors de l’atelier ?

34. Travaillez-vous pendant les heures de repas ?

Viennent ensuite les questions relatives au travail de nuit, au travail des enfants et des «jeunes personnes au-dessous de 16 ans » ; l’attention de l’ouvrier est attirée plus particulièrement sur le problème de l’instruction que les enfants et les jeunes ouvriers reçoi­vent en dehors du lieu de travail :

40. Existe-t-il des écoles pour les enfants et les jeunes personnes employés dans votre métier ? S’il y en a, quelles sont les heures d’école ? Qui les dirige ? Qu’y enseigne-t-on ?

D’autres précisions sont demandées quant à la prolongation de la durée du travail pendant les périodes d’intense activité indus­trielle, quant au nettoyage et à l’entretien des machines, aux pénalités prévues en cas de retard. La deuxième section se termine par la ques­tion suivante :

45. Quel temps perdez-vous en vous rendant à l’atelier et en ren­trant chez vous ?

La troisième section du questionnaire met tout d’abord l’ouvrier en face de l’employeur, acheteur de la force de travail. Une vingtaine de questions sont consacrées aux diverses stipulations du contrat de travail et plus particulièrement au salaire; la plupart d’entre elles sont formulées de manière à faire saisir à l’ouvrier la nature profondément antagonique des liens qui l’unissent à son employeur et le caractère aléatoire des occasions de travail. La différence entre le salaire au temps et le salaire à la pièce est fortement soulignée comme pour avertir l’ouvrier des manipulations éventuelles qui tendraient à le frustrer d’une partie de son gain. Qu’il soit payé à la pièce ou au temps, l’ouvrier ne doit pas oublier qu’il fait crédit à son patron, puisqu’il ne reçoit son salaire qu’après avoir exécuté le travail prévu dans le contrat. Les fluctuations du salaire et du marché du travail, les modalités de payement (marchandages, etc.), etc., font l’objet de plusieurs questions détaillées qui rendent palpable la précarité de la condition ouvrière.
Avec non moins de détails, l’enquête s’appesantit sur le budget des dépenses de l’ouvrier et de sa famille. A cet égard, la question 69 paraît particulièrement suggestive :

Quels sont les prix des objets nécessaires, tels que :
a) Loyer de votre habitation ; conditions de location ; nombre
des pièces qui la composent, des personnes qui y demeurent ; réparations, assurances ; achat et entretien du mobilier, chauffage, éclairage, eau, etc.
b) Nourriture : pain, viande, légumes, pommes de terre, etc. ;
laitages, œufs, poisson, beurre, huile, saindoux, sucre, sel, épiceries,
café, chicorée, bière, cidre, vin, etc. ; tabac.
c) Habillement pour les parents et les enfants, blanchissage,
soins de propreté, bains, savons, etc.
d) Frais divers : port de lettres, emprunts et dépôts aux monts-
de-piété, frais d’école des enfants, d’apprentissage, achat de journaux, de livres, etc. ; contributions à des sociétés de secours mutuels, pour des grèves, des coalitions, des sociétés de résistance, etc.
e) Frais, s’il y en a, occasionnés par l’exercice de votre métier.
f) Impôts.

L’ouvrier est exhorté à établir un budget complet hebdomadaire et annuel de ses revenus et de ses dépenses, à observer régulièrement, d’une part, les hausses dans les prix des denrées, du loyer, etc., et, d’autre part, les variations du taux du salaire, à enregistrer les baisses des salaires dans les périodes de stagnation et de crise industrielle ; à noter la hausse des salaires « dans les prétendus temps de prospérité » (49). Il est invité à comparer les prix des objets qu’il produit ou des services qu’il rend à la rémunération de son travail.
Plusieurs questions de l’enquête suggèrent à l’ouvrier de rédiger une sorte de journal de son activité professionnelle en mentionnant soigneusement les « interruptions dans le travail » dues au « changement des modes » et aux « crises particulières et générales » (50). « Racontez, lui est-il demandé, vos propres chômages involontaires » (51). Mais ce n’est pas seulement à son sort individuel et à la situation de sa famille que l’ouvrier doit s’intéresser. Le questionnaire lui fait un devoir de noter attentivement les conditions de travail des femmes et des enfants qui font partie de la même entreprise ; de s’enquérir du sort des ouvriers « déplacés par l’introduction des machines » ou par les perfectionnements apportés aux procédés de fabrication (52) ; enfin, de se tourner vers ceux de sa classe qui ont atteint l’âge de connaître une retraite tranquille :

80. Avez-vous jamais connu des ouvriers ordinaires qui aient pu se retirer à l’âge de 50 ans et vivre sur l’argent gagné en leur qualité de salarié ?

La dernière question de cette troisième section engage l’ouvrier à calculer le nombre d’années pendant lequel, dans son métier, « un ouvrier de santé moyenne peut continuer à travailler ». Il convient de rappeler que dans la même section le problème des répercussions du progrès du machinisme et de la productivité du travail sur l’intensité et la durée du travail figure parmi les principaux points de cette enquête (53).
Les problèmes de la lutte ouvrière contre l’exploitation capitaliste forment le thème de la quatrième et dernière section (54).
Elle s’ouvre sur une question concernant les « sociétés de résistance » (55). Viennent alors plusieurs questions visant les grèves dans les divers métiers, les ouvriers interrogés étant invités à procéder à un véritable historique de leurs luttes pour l’amélioration de leurs conditions économiques ; le nombre, la durée, le caractère (général ou partiel) et les résultats des grèves comptent parmi les points sur lesquels l’enquête demande des éclaircissements (56). Une question particulière demande des précisions sur les causes et les objectifs des mouvements de grève :

86. (Les grèves) avaient-elles pour but une hausse des salaires ou étaient-elles faites pour résister à une réduction des salaires, ou se rapportaient-elles à la longueur de la journée de travail, ou étaient-elles causées par d »autres motifs ?

Dans le même ordre d’idées, le questionnaire tend à réunir des témoignages sur la solidarité ouvrière :

89. Votre métier a-t-il soutenu des grèves d’ouvriers appartenant à d’autres corps de métiers ?

La même précision est demandée pour dénoncer les ententes patronales qui cherchent à imposer des réductions de salaires ou des augmentations de la durée de travail ou à entraver les grèves (57). Plusieurs questions ont pour thème l’attitude du patronat et du gouvernement (58).
Les sociétés de secours mutuels ne sont pas oubliées. Le questionnaire en énumère les diverses catégories et demande aux ouvriers de s’en procurer les statuts et les règlements (59). Là encore l’enquête réclame certains détails sur la structure du mutualisme, en insistant notamment sur le pouvoir de contrôle que les ouvriers peuvent exercer sur la gestion des fonds des sociétés dont ils font partie (60). Même précision concernant les sociétés coopératives, l’enquête portant plus particulièrement sur la nature de la direction et sur l’emploi d’ouvriers non intégrés dans l’entreprise (61).
Une des dernières questions de l’enquête a trait aux entreprises qui accordent à leurs ouvriers une participation aux bénéfices :
99. Existe-t-il dans votre métier des ateliers où les rétributions
des ouvriers sont payées partie sous le nom de salaire et partie sous le nom de prétendue co-participation dans les profits ? Comparez les sommes reçues par d’autres ouvriers là où il n’existe pas de prétendue co-participation dans les profits. Enumérez les engagements des ouvriers vivants sous ce régime. Peuvent-ils faire des grèves, etc., ou leur est-il seulement permis d’être les humbles serviteurs de leurs maîtres ?
Le questionnaire se termine par une interrogation qui est comme un appel à la prise de conscience, par l’ouvrier, de la condition humaine et sociale dans laquelle lui et ses camarades, hommes et femmes, vivent sous le règne du capital :
100. Quelles sont les conditions générales, physiques, intellectuelles, morales, des ouvriers et ouvrières employés dans votre
métier ? (62).

* * *

Un examen tant soit peu attentif de ce document montre la correspondance entre les divers points de l’enquête et les trois grands problèmes traités dans le premier Livre du Capital : la production de la plus-value absolue (journée de travail), la production de la plus-value relative (division et intensification du travail, législation de fabrique, etc.), le salaire (salaire au temps, salaire aux pièces). Datant de 1867, les illustrations et les statistiques, à propos de ces problèmes, devaient être désormais complétées et renouvelées par des témoignages provenant des ouvriers eux-mêmes, si bien que le Questionnaire devait, en fin de compte, prendre l’aspect d’un véritable manuel ouvrier d’économie politique. Toutefois, si l’on en juge d’après certaines tournures employées dans tel ou tel point de l’enquête, l’intention profonde de Marx était d’inciter les ouvriers français à devenir conscients de leur aliénation sociale pour appréhender un mode d’émancipation dépassant de loin la conquête d’éphémères avantages matériels. Toute la démarche de l’enquêteur répondait au postulat de l’autoémancipation ouvrière entendue dans le sens d’une libération positive et créatrice ; comme ne manquait pas de préciser le préambule du Questionnaire, la classe ouvrière, pour s’émanciper, devait délibérément tourner le dos aux « sauveurs providentiels » (63).

Le questionnaire de 1881 montre à quel point les théorèmes les plus abstraits du Capital peuvent se ramener à un langage quotidien, accessible aux esprits les moins avertis des problèmes de théorie économique pure.

Notes
(43) ENGELS, Herrn Eugen Dühring’s Umwälzung der Wissenschaft, Werke [MEW] vol. XX, p. 262. Dans l’édition de 1894, Engels remplaça la dernière phrase par des remarques rejetant la formule lassallienne de l’ « État populaire libre » et la thèse anarchiste de la suppression immédiate de l’État.
(44) Cf. F. Engels à A. Bebel, 18-28 mars 1875. Voir également G. BOURGIN, La Commune, 1953, p. 55 sq.
(45) Le Questionnaire parut dans La Revue socialiste de B. Malon le 20 avril 1880. L’auteur n’y est pas nommé, mais Marx mentionne son travail dans une lettre à F. SORGE, le 5 novembre 1880. Le document fut tiré à part en 25 000 exemplaires, sans que l’enquête eût apporté des résultats intéressants. Cf. PL. Ec, t. I, p. 1527 sq.
(46) Cf. H. WEISS, « Die « Enquête ouvrière » von Karl Marx ». Zeitschrift fur Sozialforschung, 1936.
(47) Préambule du Questionnaire. Cf. PL. Ec, t. I, op. cit., p. 1528.
(48) Cf. Hilde RIGAUDIAS-WEISS, Les Enquêtes ouvrières en France entre 1830 et 1848, Paris, 1936. — Voir également E. LABROUSSE, Le Mouvement ouvrier et lei idées sociales en France de 1815 à la fin du XIXe siècle. « Les cours de Sorbonne », Paris, s. d., p. 130 sq. : « La mentalité sociale de la bourgeoisie conservatrice », puis les « Idées des réformateurs sociaux ».
Parmi les enquêtes ouvrières françaises de caractère franchement « ouvriériste », il faut signaler le livre d’Eugène BURET, De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France (1840), que Marx cite dans ses manuscrits parisiens (1844).
(49) Question 74.
(50) Question 75.
(51) Ibid.
(52) Questions 63 et 77.
(53) Question 78.
(54) Signalons qu’à la date de la rédaction du Questionnaire les articles 414, 415 et 416 du Code pénal étaient encore en vigueur. La constitution, sous certaines conditions, de syndicats professionnels ne sera autorisée que quatre ans plus tard, par la loi du 21-mars 1844 abolissant à la fois l’article 416 du Code pénal et la loi Le Chapelier de 1791. Cf. E. DOLLEANS, Histoire du mouvement ouvrier, vol. II, 1946, p. 23 sq.
(55) Question 82. — « La société de résistance est une mutualité de combat, qui se trouve couvrir, outre les risques traditionnels (maladie, décès, parfois vieillesse) les risques de lutte et, notamment le chômage de grève. » E. LABROUSSE, op. cit., p. 82.
(56) Questions 83 à 87.
(57) Question 91.
(58) Questions 92 à 94.
(59) Question 95.
(60) Questions 96 et 97.
(61) Question 98. En voici un passage caractéristique : « Est-ce que (les coopératives) emploient des ouvriers du dehors de la même façon que le font les capitalistes ? »
(62) Suit la question 101 réservée aux « Observations générales ».
(63) On pourrait à propos de ce texte de Marx citer les mots qu’inspirent à M. Georges FRIEDMANN certains passages du Capital : « (…) Marx, dont beaucoup de disciples contemporains ressassent les mêmes textes sans chercher à prolonger la pensée, désigne un large champ de méditation et de recherches à ceux qu’attire, plutôt qu’une scolastique revêche et vaniteuse, une doctrine ouverte et vivante. » Où va le travail humain ? 1950, p. 372.

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