Pour le peuple tchécoslovaque (Guérin, 1969)

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Rapport de Daniel Guérin à la conférence de Stockholm tenue à l’initiative de la Fondation Bertrand Russell, 1°-2 février 1969. Texte repris dans Pour un marxisme libertaire sous le titre La classe ouvrière tchécoslovaque dans la résistance et la lutte pour le socialisme.

Mon propos est de rapporter sur le rôle spécifique joué par la classe ouvrière de Tchécoslovaquie pour la décolonisation de son pays.

Si l’on veut comprendre ce qui va suivre, je crois qu’il faut remonter en arrière, jusqu’à l’année 1945. Le 8 mai 1945, Prague se libère elle-même de l’occupation hitlérienne, puis est « libérée » par les troupes soviétiques. Les blindés russes sont accueillis par la population avec un enthousiasme délirant. Un déluge de fleurs s’abat sur eux.

La classe ouvrière a joué son rôle autonome dans le soulèvement de Prague. Dans les usines, confisquées aux collaborateurs et aux Allemands, puis, un peu plus tard, dans celles enlevées aux grands capitalistes, se forment des conseils d’entreprise. Encadrés par les organisations syndicales, ces conseils ouvriers constituent, en fait, des organes d’autogestion, analogues à ce qu’avaient été les soviets au lendemain de la Révolution russe.

Mais le Parti Communiste Tchécoslovaque accapare vite à son profit les fleurs lancées aux chars russes. Les travailleurs perdent rapidement leur pouvoir autogestionnaire au profit de la bureaucratie communiste et gouvernementale. Le mot d’ordre de Gottwald, président du P.C., est : « Pas de soviets, pas de socialisation. » Les ouvriers heureux d’être délivrés du nazisme, se laissent faire avec ne certaine passivité.

En février 1948, au moyen d’un coup d’Etat, le P.C. élimine les autres partis qui survivaient et s’arroge la totalité du pouvoir en même temps qu’il se subordonne étroitement les syndicats dont l’unique fonction est désormais de stimuler leurs membres à travailler davantage.

Sans doute les travailleurs ne perdent-ils pas tout de suite ni entièrement leur droit de participation à la direction de leurs entreprises. Ils peuvent encore, dans une certaine mesure, une mesure de plus en plus faible, débattre des problèmes liés à la production, déposer des propositions portant sur l’amélioration du travail et de la technique. Mais leurs attributions s’arrêtent là. C’est le directeur de l’usine qui décide s’il y a lieu ou non de tenir compte des observations qui lui ont été transmises par les ouvriers, et qui fait ce que bon lui semble. En même temps s’étiole l’influence de la centrale syndicale en ce qui concerne la défense des revendications sociales et économiques des travailleurs, aussi bien que l’activité du P.C. à la base en tant qu’organisation politique de la casse ouvrière.

C’est l’Etat, l’Etat tout-puissant et omniprésent dont le Parti Communiste est la substance qui détermine souverainement la marche des entreprises et qui s’approprie le maximum de ressources financières aux dépens de la rémunération des travailleurs. Ceux-ci se trouvent finalement dans une situation plus défavorable que les ouvriers en régime capitaliste, puisque l’Etat monopolise tout et est infiniment plus envahissant que celui de n’importe quel pays bourgeois. Les salaires tchécoslovaques tombent à un niveau plus bas que celui d’un quelconque pays occidental. La propagande officielle s’emploiera à convaincre les travailleurs qu’ils sont les « maîtres », que l’industrie nationalisée leur appartient, qu’ils sont privilégiés par rapport aux autres classes sociales. Ils y croient de moins en moins. Si les cellules communistes dans les usines conservent un semblant d’influence, les non-communistes sont traités en parias.

Comme l’a écrit Ludvik Vaculik à la fin de mai 1968 dans sa célèbre lettre dite des « deux mille mots » :

« L ‘appareil décidait de ce qu’on devrait faire ou ne pas faire. Il dirigeait les usines à la place des ouvriers. Aucune organisation n’appartenait réellement à ses membres, pas même les organisations communistes. La plus grande duperie des dirigeants, c’est qu’ils justifiaient leur arbitraire en proclamant que telle était la volonté des ouvriers« .

Mais ce système de production étatique et bureaucratique, servilement imité du modèle stalinien russe, arbitraire et centralisé à outrance, axé sur le développement excessif de l’industrie lourde au profit de l’U.R.S.S., indifférent aux besoins du consommateur, devait aboutir, à partir de 1962, à des résultats économiques désastreux. Par exemple, le rythme annuel moyen de développement de la production industrielle, qui avait été de 10,5 pour la période 1956-1960, tomba à 5,2 pour les années 1960-1965. En février 1963, l’économiste Radoslav Seloucky lançait une attaque contre le « culte du plan » et « l’adoption comme un critère absolu des structures de l’industrialisation soviétique ». Avant lui, un autre économiste, Ota Sik, s’inspirant des réformes proposées en U.R.S.S. par Liberman et autres, avait réclamé la décentralisation de la planification, la fixation des prix par la loi de l’offre et de la demande et le retour au mécanisme de marché, quelque peu idéalisé. Ce n’est sans doute pas cette réforme purement économique, qui, après tout, allait dans le sens de la décentralisation commencée en U.R.S.S., qui déchaîna la colère des Soviétiques et provoqua leur invasion: en dépit de la calomnie russe selon laquelle la réforme économique tchécoslovaque « ramènerait au capitalisme ».

Mais les limitations de ce système ne tardent pas à apparaître. Certes, l’autonomie relative des entreprises laisse davantage d’initiative aux travailleurs que le régime antérieur. Mais en même temps, les pouvoirs exorbitants enlevés à l’État sont confiés à une caste de managers-technocrates, répliques des anciens capitaines d’industrie. La réforme économique appelle donc le contrepoids de la gestion ouvrière, en même temps qu’elle a besoin du stimulant à la production que fournit l’autogestion. Ainsi les dirigeants libéraux tchèques partisans, à l’origine, d’une réforme économique modérée, ont été entraînés à prendre des décisions de plus en plus radicales.
Une enquête sociologique entreprise, en 1966-1967, par le laboratoire de sociologie industrielle de l’Ecole polytechnique de Prague établit que la tendance à l’autogestion est la conséquence naturelle du nouveau système de gestion économique.
Ainsi le Comité Central du P. C. tchécoslovaque, après l’éviction du président stalinien Antonin Novotny, adopte-t-il, le 5 avril 1968, un programme d’action où figure un chapitre consacré au « développement de la démocratie socialiste ». La participation de la collectivité laborieuse à la production lui paraît « inévitable » et il va jusqu’à proposer la création de conseils d’usine. Mais ceux-ci doivent se composer à part égale, à raison d’un tiers pour chaque groupe, de représentants de l’État, de spécialistes extérieurs à l’entreprise, représentant des intérêts généraux (par exemple, clients et fournisseurs) et, enfin, de représentants des travailleurs. A la première occasion les ouvriers auraient risqué d’être les victimes d’une collusion entre ces « spécialistes » prétendus « indépendants » ou « neutres », et l’État.
Ce projet bâtard fut vite dépassé, et le 1° juin 1968, en plein « printemps de Prague », le Comité Central du P. C. fit un nouveau pas en avant : le mot d’ « autogestion » fut aventuré et un projet de « conseils de travailleurs » adopté dont les principes généraux devaient être énoncés en juillet. Mais ce projet était encore trop limitatif. Il ne laissait aux conseils des travailleurs que le soin de nommer le directeur, à qui revenaient les décisions finales, prises après avis formulé par le conseil.

Depuis, un mouvement en faveur d’une autogestion véritable a été formé par un groupe de militants révolutionnaires qui ont condensé leurs revendications dans un programme. De son côté, dès le 29 juin 1968, l’usine de construction mécanique Wilhem Pieck rédigeait un projet démocratique détaillé en vue de sa mise en autogestion [1]. On pouvait compter alors 3 ou 4 usines autogérées par les travailleurs.
On avait pu croire que l’invasion militaire russe, à partir du 23 août 1968, allait compromettre l’extension des conseils ouvriers. Pourtant, au début de janvier 1969, le conseil d’entreprises des usines métallurgiques géantes Skoda, à Pilsen, prenait une initiative importante, celle de convoquer un « conseil des conseils », groupant quelque deux cents entreprises de toute la Tchécoslovaquie. Cette réunion, annoncée par le journal Prace, organe des syndicats, avait pour objet de permettre un échange d’information sur le fonctionnement des premiers conseils d’entreprise déjà mis en place. Commentant cette nouvelle, le journal écrivit : « La classe ouvrière a pris en main le sort du socialisme et devient le principal garant de la politique d’après janvier 1968. » « Il est permis d’assurer sans exagération que ces conseils sont aptes à devenir une importante barrière contre toute tentative de rétablir la dictature et de faire revivre le système bureaucratique ligoté. »
Sous la pression autogestionnaire des travailleurs, le chef du gouvernement tchèque, Oldrich Cernik, a annoncé, en janvier 1969, que, dès le trimestre en cours, un texte de loi préciserait le statut des conseils des travailleurs au sein des entreprises. Les conseils auraient notamment à élaborer la politique de développement de l’entreprise, à nommer et à révoquer ses dirigeants, à approuver le bilan et à décider de la répartition du profit.

Pendant toute une période, les travailleurs avaient éprouvé à l’égard des conseils ouvriers quelque méfiance : n’avaient-ils pas été accoutumés à voir réprimer, depuis tant d’années, toutes leurs initiatives ? En outre, jusqu’à une certaine époque, nombre d’entre eux avaient pu être abusés par la démagogie ouvriériste du président Novotny, notamment par ses attaques contre les « intellectuels » du parti et les auteurs de la réforme économique. Un des points fondamentaux de cette réforme économique a abouti, en fait, çà et là, à des en fonction des résultats économiques de l’entreprise, désormais autonome, qui les emploie. D’où le risque, en cas d’insuccès de telle entreprise, de réductions de salaires. Antonin Novotny, en février 1968, peu avant d’être contraint d’abandonner la présidence de la République, avait rendu visite à une usine du combinat métallurgique C. K. D. et il s’était écrié : « Si être conservateur signifie s’opposer à une baisse du niveau de vie de la classe ouvrière, alors je suis fier d’être conservateur ! »
Il faut ici préciser que, sabotée et mal appliquée, la réforme économique a abouti, en fait, çà et là, à des hausses de prix non accompagnées de hausses de salaires, ce qui a donné momentanément aux staliniens quelques armes contre elle.
Mais peu à peu, les ouvriers se sont rendu compte que la mise en pratique de l’autogestion allait leur permettre d’acquérir le pouvoir économique direct. Du même coup, ils ont cessé d’être sceptiques en ce qui concerne l’ensemble du processus de libéralisation qui s’était développé depuis janvier 1968 et ils ont compris que le « printemps de Prague » s’identifiait avec leurs intérêts de classe.

Dès mars 1968, Ota Sik et son équipe entreprenaient de visiter systématiquement les usines et coopératives agricoles. Ils suivaient Novotny à la trace et s’appliquaient à réduire son influence dans les grandes entreprises industrielles. Quand fut publiée, dans la presse, la lettre des « 2 000 mots », à la fin de mai 1968, toutes les entreprises, toutes les coopératives agricoles votèrent et signèrent des milliers de résolutions en faveur de la démocratisation en cours. Dans les usines, en juillet, les comités d’initiative pour la création de conseils ouvriers poussèrent comme des champignons après la pluie. En même temps, les travailleurs éliminaient leurs dirigeants syndicaux discrédités pour faire émerger de la clandestinité un mouvement syndical authentique, démocratique, révolutionnaire, indépendant de tout parti politique. De nombreux comités syndicaux d’usine furent élus qui ne comprenaient aucun « communiste » — tant le souvenir détestable de l’emprise dictatoriale du stalinisme novotnien était resté présent dans leur mémoire.

Aussitôt après l’invasion russe du 23 août, la classe ouvrière a joué un rôle déterminant dans la résistance.
Peu après l’occupation, c’est dans une usine de Prague que, grâce à une organisation prolétarienne impeccable, le 14e Congrès extraordinaire du Parti Communiste, sous les canons mêmes des tanks, avec photographes et cameramen, put se réunir clandestinement. La résolution finale de ce Congrès déclare, entre autres, que « la défense de la liberté n’est pas l’affaire des communistes seuls, mais de tous les travailleurs des usines et des champs ».
Dans les entreprises, les travailleurs étaient constamment à l’écoute des appels du réseau radiophonique resté fidèle au gouvernement. Un témoin raconte :

« Quant aux ouvriers praguois, sur qui le régime de Novotny prétendait s’appuyer, leur attitude a constitué une surprise. La plus grande usine de Prague tenait préparés nuit et jour des containers de métal en fusion à jeter sur les tanks en cas de tentative d’occupation. Le rédacteur d’une grande revue est transporté par un motocycliste portant l’uniforme des milices ouvrières, et c’est dans les usines que se rédigent les journaux, tandis que les soldats russes, perplexes, fouillent les salles de rédaction. »

La référence aux milices ouvrières est d’autant plus digne d’attention que celles-ci avaient été créées par le régime Novotny en tant que gardes prétoriennes, qu’elles lui étaient demeurées fidèles et que certaines d’entre elles, après l’invasion, se laissèrent entraîner à écrire une lettre aux ouvriers russes affirmant l’attachement de la classe ouvrière tchécoslovaque à l’Union Soviétique. D’ailleurs, le 24 janvier 1969, les représentants de la milice populaire de Prague et de la Bohême centrale, avaient récidivé en envoyant une lettre au Comité Central du P. C, rappelant les journalistes à l’ordre pour qu’ils pratiquent mieux « l’autocensure ».
Mais revenons à l’action ouvrière dans la résistance contre l’invasion. C’est grâce notamment au dévouement des typographes que les innombrables journaux et tracts clandestins purent être distribués à la barbe des occupants. Ecoutons le témoin déjà cité :

« Le 22 août, X a l’idée d’appeler l’imprimerie. Et cet atelier où il fallait toujours apporter une bonne bouteille si l’on voulait faire respecter les délais d’impression, déjà longs, voilà qu’à l’instant même il se trouve disponible, hommes et machines, pour des tracts, un journal, n’importe quoi. Je sais maintenant pourquoi, dans l’histoire du mouvement ouvrier, on parle si souvent des travailleurs de l’imprimerie avec respect. Les nôtres n’ont pas seulement réalisé un travail parfait, rapide, sans compter les heures, ils ont encore, par leur calme, leur endurance, leur conscience du but recherché, leur courage réfléchi, permis de rétablir en fait, dès le deuxième jour, malgré l’occupation de nombreuses imprimeries, la parution régulière de tous les organes de presse. Au moment où s’en vont les derniers diffuseurs (car nous ne devons jamais nous trouver à l’imprimerie plus de deux à la fois), la composition n’existe déjà plus, et le dernier exemplaire de rebut est depuis longtemps passé au pilon. »

Les travailleurs du Rail n’ont pas moins servi la cause de leur pays contre l’envahisseur. C’est toujours le même témoin qui parle : « Et les cheminots ! Fameuse anabase du train qui devait amener à Prague, de quelque part en Slovaquie, les installations de la puissante station émettrice « Zaria ». (Longtemps nous avons cru qu’il s’agissait d’appareils de brouillage.) Malgré que les moteurs des locomotives prennent feu et que les gares soient bloquées, ce train, finalement, qui que divers détours non prévus au programme, est arrivé quelque part, prend de la vitesse, brûle quelques stations et roule, roule longtemps. Et quand il apparaît enfin qu’il roule sur une voie sans issue, une ligne désaffectée, après bien des cris il doit faire marche arrière. Enfin il arrive à un endroit où les rails ont disparu. Aussi la station « Zaria » doit-elle être, de là, acheminée en hélicoptère. »
Plus tard, le 18 novembre 1968, répudiant la « normalisation » que prétendait imposer de force l’occupant russe, la grève de trois jours des étudiants a attiré dans les universités de nombreuses délégations ouvrières, venant participer aux meetings des grévistes. Des résolutions de solidarité ont été adoptées dans de grandes entreprises telles que Skoda. Des grèves d’un quart d’heure ou d’une demi-heure se sont déroulées pendant que, dans d’autres usines, les sirènes étaient actionnées en témoignage de sympathie. Les cheminots de Prague ont averti qu’ils se mettraient en grève au cas où le gouvernement prendrait des mesures de répression contre les étudiants. Des travailleurs de divers organismes d’État les ont ravitaillés. Ceux des transports urbains ont mis leurs autobus à la disposition des grévistes afin de leur permettre de sortir sans tomber sous le coup de la loi interdisant les rassemblements de plus de vingt personnes. Les employés des postes ont établi gratuitement certaines communications téléphoniques entre villes universitaires. Nous autres Français souhaiterions voir se manifester chez nous une solidarité aussi( étendue entre ouvriers et étudiants. Il est vrai que la composition sociale du corps étudiant tchèque est fort différente de ce qui existe chez nous ; le pourcentage de fils d’ouvriers ou d’employés dans l’université y est beaucoup plus important : au moins 60 %.

Au début de janvier 1969, la classe ouvrière a repris la lutte, cette fois pour tenter d’imposer le maintien de Josef Smirkovsky à la présidence de l’Assemblée nationale. Elle s’est souvenue qu’il avait été le premier, en janvier 1967, à s’attaquer au régime Novotny. Des débrayages se sont produits dans certaines entreprises: Fort de ses 900 000 adhérents, le syndicat des Métallurgistes tchèque a menacé de recourir à la grève générale» projet abandonné ensuite sous la pression des gouvernants à la recherche d’un compromis entre les représentants des deux entités, tchèque et slovaque. Peu après, le congrès des syndicats de Bohême et de Moravie a adopté une résolution reprenant à son compte le programme revendicatif en dix points qu’avait rédigé la Fédération des Étudiants le 18 novembre 1968. Une des revendications démocratiques de ce programme, le point 8, stipule « la continuation de la création de conseils d’entreprise comme organes d’autogestion ».
Tels sont quelques-uns des faits qui démontrent que la classe ouvrière tchécoslovaque a su se libérer de l’emprise de la démagogie novotnienne et à quel point elle a su stimuler la résistance de l’ensemble de la nation contre l’invasion militaire soviétique. Si les Russes s’obstinaient à courber sous leur joug un peuple aussi attaché à son indépendance, si la force des armes était à nouveau utilisée contre lui, si les gouvernants actuels venaient à céder davantage aux diktats de l’occupant, nul doute que le prolétariat continuerait à se battre opiniâtrement au besoin souterrainement pour une voie tchécoslovaque marxiste libertaire vers le socialisme, dans la démocratie ouvrière et la liberté.

Note:

1. Publié en français dans la revue Autogestion, n° 7, décembre 1968. On y trouve également un article de Rudolf Slansky : « Les premiers pas de l’autogestion en Tchécoslovaquie ».

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  1. Neues aus den Archiven der radikalen Linken - eine Auswahl « Entdinglichung Says:

    […] Arnold Petersen: Daniel De Leon, internationalist (1948) * Daniel Guérin: Pour le peuple tchécoslovaque (1969) * Raya Dunayevskaya: The USSR is a Capitalist Society (1941) * Charles Bonnier: La lutte […]

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