Irak: Appel au boycott des élections

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Non à un processus politique qui est empêtré dans le sectarisme, le racisme et les divisions ethniques

Boycott des élections truquées. Elles ne font que reconduire les mêmes forces qui ont causé le chaos en Irak

Le processus politique en cours, c’est le plan d’occupation imposant son ordre du jour inhumain à la société irakienne. Les architectes de l’occupation ont fondé le processus politique en Irak sur les forces sectaires et ethniques afin de légitimer leurs crimes en Irak.

Au cours des sept dernières années, le fossé entre le pouvoir politique et les gens ordinaires est resté plus large que jamais. L’administration d’occupation en Irak ne partage ni ne représente aucun intérêt commun avec les aspirations des Irakiens. En outre, les prochaines «élections» ne ressemblent en rien à une quelconque élection démocratique de l’histoire moderne. Elle représente toutefois l’hypocrisie politique et une fausse bravade quant à l’exercice de la démocratie.

L’administration d’occupation en Irak a l’intention de sauver à tout prix ce qu’il peut l’être de son projet qui a fait faillite. Pour ce faire, elle cherche à préserver et soutenir le processus politique au détriment des intérêts du peuple. L’administration d’occupation en Irak utilise les élections comme un moyen de continuer ce processus et de se présenter faussement au monde comme celle qui a apporté la démocratie en Irak.

D’autre part, les forces dans ce processus politique ne cherchent pas plus que ça des élections. Elles trompent les gens et maintiennent leur présence au pouvoir par des assassinats et des arrestations, des enlèvements et par la corruption. En d’autres termes, l’administration d’occupation vise la perpétuation de la mafia et la loi des milices sur la société irakienne.

Après les trois dernières « élections » générales, les mêmes forces sont restées au pouvoir. Les événements sanglants quotidiens qui se déroulent à la veille de l’élection: attaque militaire contre le siège de partis politiques, assassinats de candidats et interdiction de candidats sous divers motifs, sont la preuve qu’il n’y a pas de place pour des pouvoirs non-sectaires et leurs milices dans « le nouvel Irak » après la farce des élections.

Ce ne sont pas des élections. C’est un fiasco qui cherche à légitimer son pouvoir. Les résultats des élections sont déjà prêts et le même gouvernement sectaire, ethnique et raciste qui a placé le sort de l’Irak sur un volcan en éruption, se maintiendra au pouvoir.

Le Congrès des libertés en Irak appelle tous les Irakiens à boycotter ces élections. Les gens ne devraient pas se laisser duper et ne devraient pas croire qu’elles leur apporteront la sécurité, la stabilité et la prospérité. En fait, ces élections ne feront que provoquer davantage de chaos en Irak.

Le Congrès des libertés en Irak appelle les Irakiens à se rallier à sa bannière de liberté, sécurité et  prospérité. Le processus politique actuel est la cause du chaos en Irak. Le chemin qui mène à la sécurité consiste à détruire ce processus et à former un gouvernement non-ethnique et laïque de transition dans lequel la sécurité, le pain et la liberté seront en tête de son ordre du jour.

Bureau exécutif du Congrès des libertés en Irak (Iraq Freedom Congress)

22 février 2010

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5 Réponses to “Irak: Appel au boycott des élections”

  1. chamil Says:

    Bonjour

    Je trouve que cette déclaration est un peu scandaleuse. On ne peut reprocher à une majorité d’Irakiens de faire le choix des urnes, et d’élire des gens qui seront de plus en plus hostiles à la présence américaine (c’est d’ailleurs ce qui arrive depuis 2005).

    L’argument du « danger communautaire » est une lubie qui regroupe paradoxalement pro-israéliens obsédés par la « menace chiite », islamistes sunnites radicaux et sectaires qui veulent éliminer les « hérétiques », anti-arabes de tout poil pour qui l’oriental sera toujours mieux sous les dictateurs « à poigne ». Bien sûr, la cible de l’accusation est la majorité chiite irakienne, déjà martyrisée par Saddam Hussein et aujourd’hui accusée de faire le jeu de l’Iran, à l’heure où ce pays est menacé par les Etats occidentaux.

    On a bien vu cette alliance à l’oeuvre au Liban, où Frères musulmans, extrême droite chrétienne, Wahabittes saoudiens, Etats Unis et Israël se sont retrouvés contre le Hezbollah en 2006 (soutenu par l’ensemble des forces de gauche arabes malgré ses positions conservatrices). Idem contre le Hamas « pro-iranien » en 2009, quand saoudiens et égyptiens appuyaient ouvertement l’attaque israélienne.

    En fin de compte, les Américains et les Israéliens qui voient bien la démocratisation faire triompher des forces politiques qui veulent des relations amicales avec l’Iran ET avec les pays arabes voisins veulent tout simplement revenir à la dictature baathiste, et imposer un pouvoir minoritaire qui saura suivre la marche à la guerre contre l’Iran.

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  2. admin Says:

    http://www.armenews.com, 2 mars 2010:

    Des journalistes couvrant la campagne électorale pour les législatives du 7 mars au Kurdistan irakien dénoncent la multiplication des attaques et les restrictions dont ils font l’objet dans cette province, a-t-on appris vendredi auprès de leur rédaction.

    « Vous avez des armes, nous avons des stylos », écrit en Une le bi-hebdomadaire kurde Hawlati dans son édition de mercredi, pour protester contre l’agression d’un de ses journalistes et la confiscation de son matériel la semaine dernière par des inconnus près des locaux de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président irakien Jalal Talabani.

    Dans une lettre ouverte au président Talabani, son rédacteur en chef Kamal Raouf l’a appelé à mettre un terme à ces attaques qui « portent préjudice au gouvernement régional ».

    « Vous devez intervenir pour mettre fin aux attaques contre les journalistes indépendants, poursuivre leurs auteurs et permettre aux journalistes de mener à bien leur tâche », demande M. Raouf.

    Le rédacteur en chef du magazine politique Lafine, Ahmad Mira, s’est aussi élevé contre ces attaques, déplorant que les deux grands partis kurdes, l’UPK et le parti démocratique du Kurdistan (PDK) continuent de « considérer les journalistes comme des ennemis ».

    Sardar Mohammad, rédacteur en chef-adjoint du journal indépendant Oweina estime que la montée des tensions entre les partis rivaux « ne justifient en aucun cas les attaques et l’humiliation des journalistes ».

    La Haute Commission électorale (HIEC) de la province de Souleimaniyeh a annoncé la semaine dernière l’interdiction des réunions politiques en soirée en raison des violences signalées dans cette province depuis l’ouverture de la campagne électorale.

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  3. admin Says:

    The U.S.-Led Occupation Works Vigorously To Enslave Iraqis

    « It is the International Monetary Fund Phase »

    The Iraqi government has been approved loans from the two most infamous institutions in the world: the International Monetary Fund and the World Bank. These institutions, known worldwide as tools of U.S. foreign policy, are strongly associated with corrupt corporations. It is also known that the appointment of the head of IMF must be approved by the U.S. president. Interestingly, Paul Wolfowitz, an architect of the occupation of Iraq along with Donald Rumsfeld and Richard Perl, had occupied the position of IMF chairman two years ago. Wolfowitz would likely still be in the seat, were it not for a scandal.

    The IMF and World Bank have agreed to lend Iraq $3.6 billion and $250 million, respectively. The terms and conditions of the loans will, consistent with the institutions’ goals, result in further impoverishment of the people, hold them as captives for mountains of interest, and force Iraq to spin in the orbit of U.S. policy. Such policies allow the U.S. to interfere in the political scene of debtor nations while suppressing egalitarian and humanitarian movements in the society. Among the conditions is the cancellation of subsidies for essentials such as food stamps and fuel prices, privatization of industry and the flotation of local currency.

    One could ask why the Iraqi government requested this amount of funding while oil sales during the month of January of this year alone was more than $4 billion dollars and the Oil Ministry says it has $45 billion available with the Iraqi Central Bank. However, none of this revenue was spent, particularly during the last four years despite the fact that one-third of Iraqis live under the poverty line (according to figures from the UN mission in Iraq), and the great need for social and health services, electricity, employment and unemployment insurance. Visitors to Iraq witness streets and alleys of cities in central and southern Iraq decorated with piles of garbage and sewage and thousands of pits, along with disease and illiteracy in every corner in the society. In other words, what is the purpose of the Iraqi government to get these loans if not to bind Iraq with these financial robber institutions and their hellish conditions?

    As if handing us corruption, cheap labor and greedy militias were not enough, the U.S.-led occupation intends to hold the wealth of Iraqis captive as long as it can. The occupation intends to bring the country to its knees and enslave its people once and for all.

    The result of International Monetary Fund and World Bank conditions can be found in the experience of Latin America and African countries. Their economic, political, social and security situations have become so dire because of their debt to these banks that many European countries facing economic crisis have rejected the IMF loans.

    Iraq Freedom Congress takes this opportunity to educate people about the devastating economic, political, security and social consequences of IMF and World Bank loans. IFC also condemns the decision of the Iraqi government which turned to such institutions knowing the loans would only go into the pockets of corrupt political parties and forces as billions of dollars have already gone down the drain. In fact, the current political and security chaos made it possible to pass these policies.

    Iraq Freedom Congress exposed the economic, political and social fallout of the draft oil and gas law and, in so doing, thwarted its passage in the National Assembly. IFC will once again work to foil contracts between the ruling authorities in Iraq and these infamous financial institutions.

    Iraq Freedom Congress

    February 27, 2010

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  4. admin Says:

    Participation d’après chiffres officiels (source AFP):

    Le taux de participation est de 62,4%, a annoncé ce lundi la Commission électorale qui doit fournir des résultats partiels jeudi, les résultats complets le 18 mars (…) ce chiffre est en retrait par rapport à 2005 (76%).
    De plus, les sunnites, qui avaient boycotté le scrutin en 2005, ont voté en masse. La participation oscille entre 61 et 73% dans les régions sunnites, alors qu’elle est entre 57 et 63% dans les provinces chiites. Bagdad a peu voté, avec 53% de participation.

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  5. admin Says:

    Post Elections, Baghdad Has Been Witnessing a Campaign of Assassinations, Intimidation and Terror on the Eve of the Election Results

    After the elections and a lot of promises made to people regarding providing better basic services, the people of Karrada and Adhamya districts in Baghdad have been cut off of electricity and water as a fulfillment of those promises! The people of the area called on the government to intervene to restore services to the region.

    Also, people have witnessed government contractors vandalizing the water pipeline in Althawra district. It is believed that these acts came as a campaign against those who did not vote for the lists of the Islamic Supreme Council and Dawa Party, headed by al-Maliki

    In addition, people of Karrada district have witnessed shootings using sound proof guns at passers-by, which resulted in the killing of five innocents and wounding six others, all of whom were civilians.

    Those operations are being carried out while waiting for the election results and are considered part of attempts by a number of forces that ran for the office, to impose their slates on the results of the recent elections.

    Amjad Ali
    of Iraq Freedom Congress
    http://www.ifcongress.com

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