Manifestation réprimée au Venezuela

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Hier 12 mars une manifestation pour la liberté d’action syndicale à Maracay, à une centaine de kilomètres de Caracas (Venezuela), protestait notamment contre l’emprisonnement du syndicaliste Ruben Gonzalez et pour le droit aux négociations collectives. Bien que la manif soit règlementairement autorisée, la police a attaqué sans avertissement les manifestants aux lacrymogènes et arrêté et mis en garde à vue une quarantaine d’entre eux, dont Rafael Uzcátegui, membre du collectif du journal El Libertario. Ce militant a été libéré mais cet épisode confirme nos inquiétudes quant à la politique de répression par le pouvoir bolivarien de toute tentative d’expression autonome des salariés.

Témoignage de Rafael Uzcátegui:

« Laissant de côté toutes les normes élémentaires du journalisme, j’écris à la première personne. Après l’appel d’un groupe de syndicats à réaliser une manifestation dans la ville de Maracay contre les mesures économiques, la criminalisation de la protestation et pour la justice dans le cas des travailleurs assassinés pour avoir exigé des améliorations dans leur travail, trois personnes du groupe des droits de l’homme Provea, parmi lesquelles je m’inclus, et deux membres du journal El Libertario, dont je fais aussi partie, partirent avec d’autres camarades de Caracas en solidarité avec les revendications ouvrières.

Aux alentours de deux heures de l’après-midi, un groupe de 200 à 300 personnes se réunit sur l’intersection de l’avenue Bolivar avec Ayacucho de la ville. Nous reconnaissions certains visages, des syndicalistes de gauche de vieille date et venant de différents endroits du pays, mais la majorité des individus présents étaient affiliés à diverses organisations syndicales comme l’Union Nationale de Travailleurs (UNETE). La présence policière de Poliaragua (Police de l’État d’Aragua) était disproportionnée, et ils coupèrent rapidement les 4 rues que pouvait emprunter la manifestation. A tout instant l’attitude des autorités fut celle de la confrontation et de ne pas permettre le développement de l’activité. 30 minutes ne furent pas passées quand la police se mit a tiré des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants, et procéda aux premières arrestations de manière indiscriminée. Après avoir respiré les gazes toxiques et m’être ressaisi, j’accompagnai Roberto Gonzalez, secrétaire exécutif de la fédération du secteur pétrolier qui faisait des déclaration à la chaîne de télévision régionale TVS – Maracay, et alors qu’il parlait à un journaliste un groupe de plus de 30 policiers se mit à nous encercler. Dès que la caméra fut éteinte ils se jetèrent sur nous et nous montèrent de force dans leur véhicule. Dans la bousculade, ils me quittèrent pour la rompre par la suite la pancarte que j’avais à la main et qui lisait : ‘Pour l’autonomie libertaire et contre la répression des mouvements sociaux’. Nous étions 12 personnes dans la camionnette de police, parmi eux se trouvait deux activistes de la Ligue des Travailleurs pour le Socialisme (LTS). Nous ne fûmes ni informés des charges retenues contre nous ni de l’endroit où nous étions emmenés.

Nous arrivâmes au commissariat générale de l’état d’Aragua, situé dans la zone de San Jacinto. Les autres détenus, dont une femme, furent obligés à s’asseoir parterre. [Nosotros extendimos la fila]. On nous enleva les documents de identité et, peu après, on nous amena dans un bureau où il remplirent les formulaires d’entrée, avec nos données. Dans une autre salle, ils nous obligèrent à nous déshabiller, nous filmant le visage avec une caméra. Un policier obèse, habillé en civil, nous demandait pendant l’enregistrement ‘Qui vous a donné les ordres ?’, ‘Qui vous a donné les ordres ?’. Après cela, ils nous mirent à 8 dans une cellule de 2 mètres par un, en compagnie d’un mineur qui était dans cette cellule depuis 6 mois pour vol aggravé. On ne pouvait pas tous s’asseoir au même temps. Alors que la chaleur nous suffoquait, lentement, le mineur urina dans une bouteille de soda. Une fonctionnaire d’un niveau inférieure du service du Procureur arriva nous informant que les charges étaient ‘Obstruction de la voie publique, incitation à la délinquance et résistance face à l’autorité’. Sans beaucoup d’enthousiasme elle nous dit, avant de partir, que nous serions présentés le lendemain au Ministère Publique. Plusieurs fonctionnaires du service de Défense du Peuple (organisme chargé de défendre les citoyens face aux abus du pouvoir), dont l’intermédiation nous permit de quitter, après quelques heures, le trou où on nous avait mis. Deux avocats de Provea arrivèrent de Caracas, et presque avec eux, la nouvelle qu’un ordre de haut niveau avait été donné pour notre entière libération, comme si on essayait d’effacer notre passage par ce Commissariat. Après avoir attendu une autre heure on nous rendit nos affaires. Sur les séquelles de ce qui avait dû être une forte pluie, un groupe important de camarades nous attendait. Nous sortîmes tous et toutes ensembles, accolades, baisés, applaudissements, une réunion improvisée.

En peu d’heures l’information concernant notre détention avait fait le tour du monde. Beaucoup de camarades ont tout fait pour nous aider, quelques communiqués traversaient déjà cette mer qu’est Internet refusant la répression et réclamant notre libération, des appels téléphoniques se suivaient depuis différents endroits du monde. Depuis la capital le coût politique d’une détention de trois activistes des droits de l’homme fut été pesé et, aussi bien le Procureur Général que la Défense du Peuple, personnellement, contactèrent les autorités régionales pour exiger notre remise en liberté immédiate. Quel dommage qu’une telle vitesse n’existe pas pour les autres cas de rétention pour le fait d’avoir réaliser une manifestation. Si tel était le cas, il n’y aurait pas plus de 2 200 personnes soumises aux régimes de présentation au tribunal après avoir passé une odyssée comme la nôtre. Avoir ce type de traitement est un triste privilège. Ceci n’efface pas pour autant le fait que, une fois de plus, une manifestation de travailleurs fut barrée et réprimée par les autorités, qui, tout comme le montrent les faits, s’est convertit en une politique d’État.

Une autre réflexion est liée à ce que j’appellerai, vu le peu d’idées en tête en raison de ma fatigue, la politique du scandale. Notre libération rapide, qui je le répète n’est pas monnaie courante dans des cas similaires, fut le produit dans une large mesure du fait que la nouvelle se répandit instantanément à travers les réseaux sociaux, comme Twitter, mais en particulier les moyens de communication massifs pas liés à l’État. Ce qui est paradoxal c’est que l’information fut amplifiée par les médias pour lesquels nous ressentons de grandes réserves, tels que Globovision et El Nacional, mais ignorée par ceux qui sont censés accompagner les luttes populaires. Pour citer un exemple rapide Aporrea. Pour des gens qui se définissent comme ‘agence populaire alternative d’information, revue digitale ouverte et interactive du mouvement populaire et des travailleurs’, la manifestation d’aujourd’hui 12 mars à Maracay n’a pas existé – par contre il y eut une grève à Rome -, ni la répression ni la détention de deux dizaines de travailleurs et dirigeants syndicaux. Comme je l’ai déjà dit au cours d’une autre occasion il faut contraster l’information des médias ‘alternatifs’ avec ceux des médias privés et non pas le contraire, tel que ça se fait dans le reste du monde. Il faut, parfois, tirer les conclusions qui s’imposent de cette situation.

J’écris ceci de chez moi, sous la protection de ma compagne et de ma chienne, adoptée au cours d’une journée de balade dans les rues d’Aproa. Et la possibilité de dormir avec une compagnie si agréable je la dois à toute une infinité d’amis et d’amies qui se sont mobilisés rapidement et que je dois remercier personnellement, et non pas à travers une liste où je pourrai commettre l’injustice d’oublier quelqu’un. Ils et elles savent qu’ils/elles sont et sont à ce moment même en train de recevoir cet e-mail. En tant qu’être humain, en tant qu’anarchiste et comme défenseur des droits de l’homme j’espère ne pas trahir leur dévouement, et continuer ce chemin qui n’est autre qu’accompagner et fortifier, si une telle arrogante prétention est possible, la lutte des personnes qui confrontent le pouvoir, pour leurs dignités et leurs droits, qui sont les miens également. Merci. »

Rafael Uzcátegui
13.03.2010

(témoignage disponible en espagnol et en anglais en commentaires )


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8 Réponses to “Manifestation réprimée au Venezuela”

  1. lucien Says:
      Le témoignage de Rafael Uzcategui en espagnol

    :

    Saltándome todas las normas elementales del periodismo, escribo esta nota en primera persona. Tras la convocatoria de un grupo de sindicatos a realizar una manifestación en la ciudad de Maracay contra las medidas económicas, la criminalización de la protesta y justicia en el caso de los trabajadores asesinados por exigir mejoras laborales, tres personas del grupo de derechos humanos Provea, entre las que me incluyo, y dos integrantes del periódico El Libertario, entre los que también me cuento, nos desplazamos junto con otros compañeros y compañeras de Caracas a solidarizarnos con las reivindicaciones obreras. Aproximadamente a las dos de la tarde, un grupo conformado entre 200 y 300 personas se congregaban en la Avenida Bolívar con Ayacucho de la ciudad. Reconocíamos algunos rostros, activistas sindicales de izquierda de vieja data y provenientes de varios puntos del país en el sitio, pero la mayoría de los presentes eran afiliados a diversas organizaciones gremiales como la Unión Nacional de Trabajadores (UNETE). El despliegue policial de Poliaragua era desproporcionado, y rápidamente procedieron a cortar las 4 calles por donde pudiera caminar la manifestación. En todo momento la actitud de las autoridades era de confrontación y de no permitir el desarrollo de la actividad. No habían pasado más de 30 minutos cuando la policía disparo varias bombas lacrimógenas para dispersar a los manifestantes, y proceder a hacer las primeras detenciones de manera indiscriminada. Después de respirar los gases tóxicos y recuperarme, acompañe a Robert González, Secretario ejecutivo de la federación de petroleros quien estaba dando unas declaraciones a la televisora regional TVS – Maracay, y mientras hablaba con la periodista un grupo de más de 30 policías nos rodeaba. Cuando la cámara de televisión se apago se abalanzaron contra nosotros y a empujones nos subieron a la patrulla. En el forcejeo me decomisaron y rompieron la pancarta anarquista que tenia en la mano: “Por la autonomía libertaria y contra la represión a los movimientos sociales”. 12 personas estábamos dentro del camión policial, entre ellos dos activistas de la Liga de Trabajadores por el Socialismo (LTS). No nos informaron los cargos de la detención, tampoco nuestro destino.

    Llegamos a la comisaría general del estado Aragua, ubicada en la zona de San jacinto. El resto de los detenidos, incluidas una mujer, habían sido obligados a sentarse en el suelo. Nosotros extendimos la fila. Nos quitaron los documentos de identidad y, al rato, nos pasaron a una oficina en donde llenaron la planilla de ingreso, con nuestros datos. En otro cuarto nos obligaron a quitarnos la ropa, grabándonos el rostro con una cámara de video. Un policía obeso, vestido de civil, nos preguntaba en la grabación “¿Quien los mandó?, ¿Quién los mandó”. Después, nos metieron a 8 en una celda de 2 metros por uno, haciéndole compañía a un menor de edad que nos informo que tenia 6 meses en esa celda por robo agravado. No podíamos estar todos sentados a la vez. Mientras el calor nos iba sofocando, lentamente, el menor orinaba en un envase de refresco. Llegó una funcionaria de menor rango de la Fiscalía, quien nos dijo que los cargos eran de “Obstrucción a la vía publica, instigación a delinquir y resistencia a la autoridad”. Sin mucho interés nos comentó, antes de irse, que al día siguiente seriamos presentados ante el Ministerio Publico. Llegaron varios funcionarios de la Defensoría del Pueblo, por cuya intermediación pudimos salir, después de varias horas, del hueco en donde nos habían metido. Dos abogados de Provea llegaron desde Caracas, y casi con ellos, la noticia de que desde las altas esferas habían ordenado nuestra liberación plena, así como borrar los rastros de nuestro paso por esa Comisaría. Después de esperar otra hora nos entregaron nuestras pertenencias. Bajo las secuelas de lo que había sido una fuerte lluvia, un nutrido grupo de compañeros y compañeras nos esperaban. Salimos todos y todas juntas, abrazos, besos, aplausos, un mitin improvisado.

    En pocas horas la noticia de nuestra detención había dado la vuelta al mundo. Muchos compañeros y compañeras movieron cielo y tierra para interceder por nosotros, algunos comunicados ya cruzaban el mar internáutico rechazando la represión y pidiendo nuestra libertad, llamadas telefónicas se sucedían desde diferentes puntos del globo. Desde la capital rápidamente se balanceo el costo político de tener a tres activistas de derechos humanos en la cárcel y, tanto la propia Fiscal General como la Defensora del Pueblo, personalmente, se comunicaron con las autoridades regionales para exigir que fuéramos inmediatamente liberados. Ojala existiera la misma celeridad para el resto de los casos de detenidos por realizar una manifestación. Si ello fuera así, no existieran los más de 2200 casos de personas sometidas a regimenes de presentación ante un tribunal después de pasar una odisea como la nuestra. Tener este tipo de atenciones es un triste privilegio. Sin embargo no se borra el hecho que, una vez mas, una manifestación de trabajadores fue obstaculizada y reprimida por las autoridades, lo cual, los casos hablan por si solos, se ha convertido en una política de Estado.

    Una segunda reflexión tiene que ver con lo que denominare, cansado como estoy sin muchas ideas en la cabeza, la política del escándalo. Nuestra rápida liberación, que repito no es el caso de decenas de hechos similares, fue producto en buena medida del hecho que la noticia se difundió al instante por las redes sociales, como el Twitter, pero especialmente en los medios de comunicación masivos no estatales. Lo que constituye una singular paradoja es que la noticia fuera amplificada por medios con los cuales tenemos amplias reservas, como Globovision y El Nacional, pero silenciada por medios que, teórica e hipotéticamente debieran acompañar las luchas populares. Por citar un ejemplo rápido Aporrea. Para quienes se definen como “agencia popular alternativa de noticias, cartelera digital abierta e interactiva del movimiento popular y de los trabajadores”, la marcha de hoy 12 de marzo en Maracay no existió –pero si una huelga en Roma-, ni la represión ni la detención de dos decenas de trabajadores y dirigentes sindicales. Como ya he dicho en otra oportunidad en Venezuela se debe contrastar la información de los medios “alternativos” con los medios privados y no al revés, como ocurre en el resto del Mundo. De esta situación, alguna vez, tenemos que sacar las debidas conclusiones.

    Escribo esto desde mi casa, al abrigo de mi compañera y de mi perra mestiza, adoptada en una jornada callejera de Aproa. Y el dormir en tan grata compañía se la debo a infinidad de amigos y amigas que rápidamente se activaron y a los cuales debo agradecer personalmente, y no a través de una lista en la que pueda cometer la injusticia de olvidarme de alguno o alguna. Ellos y ellas saben quienes son y justo ahora están recibiendo este texto por su e-mail. Como ser humano, como anarquista y como defensor de los derechos humanos espero no defraudar su dedicación, y continuar en este camino que no es otro que acompañar y fortalecer, si cabe esta soberbia pretensión, la lucha de las personas enfrentadas al poder, por su dignidad y por sus derechos, que son tanto como los míos. Gracias.

    Rafael Uzcátegui
    13.03.2010

      Le témoignage de Rafael R. Uzcategui traduit en anglais sur Libcom

    :

    Doing away with all elementary journalistic conventions, I write this report in the first person.

    Following the callout by a group of unions to hold a demonstration in the city of Maracay against [the government’s] economic measures, the criminalisation of protest and for justice in the cases of workers assassinated for demanding improvements in their conditions, three members of [human rights organisation] Provea – of whom I was one – and two members of the El Libertario newspaper – of which I am also a member – made our way with other companeros from Caracas to show our solidarity.

    At approximately 2pm, a group of around 200-300 people congregated on the corner of the Avenidas Bolívar and Ayacucho in the city [of Maracay]. We recognised some faces – old school, left wing union militants, folk from all over the country – but most of the attendees were affiliated to various labour organisations such as the National Workers’ Union (UTE). There was a disproportionate number of police present, who quickly started to block access to each of the four streets down which the demonstration would have been able to march. Right from the start, the authorities adopted a confrontational attitude; they were committed to preventing the march from happening. No more than 30 minutes had passed when they started to detonate tear gas bombs in order to disperse the demonstrators before proceeding to detain people indiscriminately.

    Having recovered from inhaling an amount of tear gas, I accompanied Robert González – the executive secretary of the Oil Workers’ Federation (Federación Petrolera) – as he was being interviewed by TVS Maracay (a regional TV channel). While he spoke to the journalist, a group of more than 30 police surrounded us. As soon as the TV cameras switched off, they pounced on us and, pushing against us, bundled us into the van. Amidst the tussle, they seized and broke my anarchist banner, which read, « FOR LIBERTARIAN AUTONOMY AND AGAINST THE REPRESSION OF SOCIAL MOVEMENTS ». Twelve people in total were packed into the police van, including two members of the Workers’ League for Socialism (LTS). They didn’t tell us what our charges were, or where we were headed.

    We arrived at the main police station for Aragua state in the San Jacinto zone [of Maracay]. The rest of the detainees, including a woman, had been forced to sit on the floor, while we just joined the queue. They took our identification documents off us, and, after a while, they took us through into an office where they booked us in. In another room, they made us strip naked, filming our faces with a video camera as we did so. An obese policeman in civilian clothes was asking us, « Who sent you? Who sent you? » Afterwards, they put eight of us in a 2x1m cell alongside an underage kid who told us he had spent 6 months in this cell for aggravated robbery. We weren’t able to all sit down at the same time. While the heat slowly suffocated us, the underage kid urinated in a soft drink can.

    A low ranking bureaucrat from the Public Prosecutor’s office arrived and told us that we were charged with « obstruction of a public highway, incitement of criminal activity and resisting authority ». Before leaving, he rather casually informed us that we would be presented in front of the Attorney General the following day. Various Public Defenders came after them, and it was with their mediation that we were eventually able to get out of the hole they had dumped us in. Two Provea lawyers also arrived from Caracas, practically bringing with them the news that the order had come from on high to not only liberate us unconditionally but also to eradicate all evidence of our ever having been in this police station. After another hour of waiting they handed us back our belongings. An intrepid group of companeros had awaited our release, weathering the intermittent, strong rains. We came out together to hugs, kisses, applause and an impromptu rally.

    Within a few hours, news of our arrest had echoed around the whole world. Many companeros moved heaven and earth in order to intervene on our behalf, with communiqués crossing seas in rejection of repression and demanding our release and telephone calls coming in from various parts of the globe. In the capital, the cost of having three human right activists in jail was quickly weighed up and the Public Defender contacted the local authorities [in Aragua] personally to demand our immediate liberation.

    How I wish that a similar speed was used in dealing with the rest of the cases of individuals detained for demonstrating; if so, there wouldn’t be more than 2200 people [in Venezuela] facing court dates after having gone through the same odyssey as us. It is a sad privilege to be afforded this sort of service. However, it doesn’t alter the fact that yet another workers’ demonstration was blocked and attacked by the authorities. This is now the state’s policy; the cases speak for themselves.

    A second point relates to what I – finding myself to be tired and lacking in ideas – will call the politics of noise. Our swift liberation – which, as I repeat, is not the case for tens of similar cases – was, to a great extent, the product of the rapid diffusion of the news [of our arrest, not only] on social networks such as Twitter, [but also, and] in particular, the independent mass media. The paradox is that our arrest was covered by many media outlets about whom we hold great reservations – such as Globovisión and El Nacional – but ignored by the media who, hypothetically and theoretically, should be accompanying the popular struggles. A brief example of this is in the [para-state website] Aporrea. Today’s demonstration in Maracay didn’t exist for a group of people who define themselves as « a popular alternative news agency and an open, interactive billboard for popular movements and workers’ movements », yet a strike in Rome did. Neither did they mention the repression or arrest of over 20 workers and union leaders. As I’ve commented previously, in Venezuela, the news of the « alternative » media must be checked against the private media – not the other way round, like in the rest of the world. On this issue, we must draw the necessary conclusions.

    I write this from my house, in the arms of my partner and my mongrel dog, adopted via Aproa [animal welfare organisation which takes in stray dogs and find them homes]. I infinitely owe the ability to sleep with such heartwarming company to the friends who swiftly swung into action; I must thank them personally, and not through the injustice of a list [of names] where I might forget someone. They know who they are and they’re only just receiving this text via email. As a human being, an anarchist and a human rights defender I strive to constantly justify their dedication, while continuing on this path, which – if I can just squeeze in this piece of proud pretention – is nothing but accompanying and strengthening the struggles of those people who confront Power [in order to fight] for their rights and their dignity, of which they have as much as I do.

    Thank you.

    Rafael Uzcategui
    13/03/2010

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  2. yves Says:

    Un article sur les luttes ouvrières et la situation sociale au Venezuela qui
    permet de mettre les dernières arrestations dans un contexte plus large.

    ¿Por qué hay protesta social en Venezuela?

    * Para quienes ­ por desconocer la situación local, por estar fuera del
    país o por aceptar la versión oficial – se desconciertan o sorprenden ante
    el auge del malestar colectivo y las luchas populares (2.893
    manifestaciones de calle desde octubre-2008 a septiembre-2009; 1.763 en el
    mismo lapso de 2007 a 2008), les presentamos algunas razones para entender
    la conflictividad social en Venezuela.

    [[La mayoría de las cifras aquí presentadas pueden verificarse (con amplia
    indicación de fuentes originales) en el Informe PROVEA 2008-2009,
    accesible en http://www.derechos.org.ve. Otro datos han sido tomados de la prensa
    y son factibles de localizar vía Internet.]]

    _I_

    Se evidencia el fracaso de la política agroalimentaria actual al ver como
    las importaciones del sector han pasado de 1.626 millones de dólares en
    1999 a 7.477 en 2008. Para garantizar el abastecimiento de alimentos
    subsidiados, ese último año el gobierno debió adquirir afuera el 57,9 % de
    lo que requirió. Así, hemos pasado de un patrón de importación de
    alimentos de 75 dólares por persona al año en la década de los 90, a $ 267
    en la actualidad.

    Pero no es sólo que dependamos más del exterior para nuestra comida, sino
    que padecemos de una inflación en el sector de alimentos que en 2008 fue
    de 46,7 %, y en 2009 estuvo por encima del 36 %. Esta escalada de precios
    de ningún modo se compensa con los limitados aumentos de salario mínimo,
    ni tampoco con la distribución de alimentos subsidiados vía MERCAL, ya en
    franca agonía por causa del desabastecimiento y la corrupción.

    Dado lo anterior, la reciente devaluación afectará dura e inmediatamente
    nuestro consumo alimentario, en consecuencia directa de una estrategia
    gubernamental que ha descansado en la capacidad de compra del Estado y no
    en desarrollar la producción, nada distinto a lo que ha sido norma
    histórica del rentismo petrolero en Venezuela. ¡Luchemos porque no seamos
    los de abajo quienes paguemos el costo de los errores, la imprevisión y la
    corrupción del poder!

    _II_

    Aún contando con ingresos nacionales mayores a los percibidos en cualquier
    otro período de nuestra historia, la situación de pobreza y exclusión que
    persiste para amplios sectores de la sociedad venezolana ha agravado la
    violencia urbana desde que este gobierno asumió el poder. Mientras en 1998
    tuvimos una estimación nacional de 4.550 homicidios, el saldo fue de
    14.568 en 2008; o visto desde otro ángulo: la población creció un 19,1 %
    en ese decenio, mientras la tasa de homicidios subió en 320,1 %.

    Es público y notorio que tanto la boliburguesía como los ³chivos gordos²
    del gobierno y el PSUV cuentan con abundantes espalderos (pagados con
    recursos oficiales) que los protegen, mientras los demás debemos
    encerrarnos en nuestras casas para no ser víctimas de malandros o
    policías. Sobre esto último, unas cifras tenebrosas: en 2008 hubo 205
    homicidios atribuibles a evidentes violaciones del derecho a vida por
    parte de los cuerpos represivos del Estado (2/3 de los casos vía
    ejecuciones), mientras que bajo la sospechosa excusa de ³resistencia a la
    autoridad² se dio cuenta de 1.820 muertes.

    En tal ambiente de violencia desaforada cada día se enlutan más familias
    venezolanas, lo que no incomoda para nada a un gobierno que impúdicamente
    atribuye ese clima a una ³sensación de inseguridad creada por los medios
    de difusión opositores², mientras sus esfuerzos se concentran en
    eternizarse en el poder y en convencernos de la infalibilidad del ³Mi
    Comandante-Presidente².

    _III_

    A quienes han gobernado Venezuela en estos 11 años les ha sobrado tanto
    dinero como verborrea de su amor por el pueblo, pero su fracaso en atender
    el problema social básico de la vivienda ha sido descomunal. En el lapso
    1999-2008 se han construido en total 300.939 nuevas viviendas (incluyendo
    al sector público y al privado), cifra absolutamente insuficiente cuando
    el propio Estado estima que el déficit habitacional actual sería de unas 3
    millones de unidades habitacionales, por lo que sería necesario construir
    300.000 viviendas _por año_.

    Pero en lo que si han sido diligentes los caciques de la ³revolución
    bonita² es en resolverse sus propias exigencias por viviendas de postín, y
    allí están para probarlo los ³town houses² y ³pent houses² de los que
    disfrutan en urbanizaciones de lujo de las ciudades venezolanas. Con
    semejante ejemplo en las alturas, no es de extrañar la gruesa cifra de
    denuncias sobre corrupción e incapacidad entre la burocracia media y baja
    que debería resolver las demandas de la colectividad por un techo digno y
    propio para vivir.

    Esta situación ha generado un creciente caudal de bronca popular: entre
    octubre de 2007 y septiembre de 2008 ocurrieron 457 manifestaciones de
    calle referidas al tema, cifra que pasó a 588 protestas colectivas de
    octubre de 2008 a septiembre de 2009. La respuesta del supuesto ³gobierno
    popular y revolucionario² ha sido criminalizar estas acciones, llegándose
    a la sanción carcelaria o judicial (58 detenidos en el último lapso, de
    los que 23 quedaron en régimen de presentación a tribunales), o más grave
    aún, a la represión armada (67 heridos y un asesinato a manos de los
    cuerpos represivos).

    _IV_

    El carrusel de nuevos jefazos a cargo, de ofertas de voluminosos recursos
    y de anuncios programáticos grandielocuentes desfila repetidamente ante
    nuestros ojos, pero la situación de la salud pública sigue en franco
    retroceso, lo cual se constata en cualquier observación medianamente
    completa que se haga en el área, a pesar del empeño de los entes públicos
    por negar u ocultar la información que están obligados a proveer, o por
    pretender desacreditar a quien se salga del libreto que repite la
    propaganda oficial.

    Pero la realidad es terca, de modo que el mismo gobierno que por boca del
    Ministro T. El Aissami amenazó el 16/12/08 con ³caerle a zapatazos por
    mentirosos y embusteros² a los redactores de un informe que documentaba la
    profunda crisis que padecía la publicitada Misión Barrio Adentro, tuvo que
    reconocer el 20/09/09 por boca de su Presidente que 2.000 módulos de ese
    programa carecían de personal médico (sobre un total de 3.478 módulos).
    Eso por no atreverse a mencionar otras situaciones gravísimas, como la
    denuncia de que sólo el 4 % de lo invertido en equipamientos para esta
    Misión tiene el soporte adecuado de facturas.

    Tan o más alarmantes que la situación actual son las soluciones
    prometidas. Por ejemplo, otorgar el monopolio de la contratación de los
    seguros HCM para quienes laboran a la orden del Estado, a una empresa
    donde el mandamás es nada menos que el tristemente célebre Orlando Castro.
    Ante anuncios como éste, la opción es clara: ¡o protestamos o nos hunden!

    _V_

    Si algo deja al desnudo la farsa de 11 años de proclamada revolución es el
    caudal de problemas que afectan a la clase trabajadora. Se maquillan
    cifras o se aplican mecanismos tramposos de contratación temporal (por
    ejemplo, vía las Misiones o en las cooperativas y ³empresas socialistas²),
    pero los analistas económicos más consistentes indican que la tasa de
    desempleo real estaba a fines de 2009 en 12 % de la Población
    Económicamente Activa, a pesar de que la cifra oficial sólo reconoció 8 %.
    Entre quienes trabajan, 44,9 % lo hace en el sector informal de la
    economía, con todas las desventajas que ello representa.

    Agréguese a lo anterior que, desde 2009, el ingreso salarial venía siendo
    insuficiente para satisfacer las necesidades de consumo (aún las
    esenciales, que conforman la llamada Canasta Básica), lo cual reconocían
    hasta las estadísticas oficiales y se comprobaba en la vida cotidiana. La
    caída se hace más aguda con la macro-devaluación de enero de 2010, que
    termina de desmontar el cuento de que teníamos los salarios más altos de
    América Latina.

    Esos y muchos otros problemas han multiplicado las expresiones de
    descontento laboral como no había ocurrido bajo este gobierno. Entre
    octubre-2008 y septiembre-2009 se reportaron 983 acciones de protesta
    obrera, que en cerca de 80 % fueron de trabajadores al servicio del
    Estado. La respuesta oficial fue calumniar y criminalizar, llegando a la
    violencia represiva contra 43 protestas, con el resultado de más de un
    centenar de lesionados y el asesinato de dos manifestantes el 20/01/09 en
    el Edo. Anzoátegui, sin olvidar que 33 trabajadores y activistas
    sindicales fueron víctimas de medidas judiciales por participar en estas
    acciones.

    _VI_

    Según datos del Observatorio Venezolano de Prisiones, la violencia dentro
    de las cárceles del país originó 366 muertos y 635 heridos en el año 2009,
    lo que en 11 años de gestión de este gobierno da una suma de 4.030
    fallecidos y 12.036 heridos, en su mayoría por uso de armas de fuego.
    Estas cifras dejan claro por qué las prisiones de la revolución
    bolivariana se han ganado el triste mérito de ser consideradas entre las
    más sanguinarias del mundo.

    Tal brutalidad homicida es posible en modo importante gracias a las mafias
    de traficantes de armas y otras ³mercancías² al interior de los penales,
    compuestas por efectivos de la Guardia Nacional Bolivariana y de la ahora
    llamada Dirección Nacional de los Servicios Penitenciarios del Ministerio
    del Poder Popular para Relaciones Interiores y Justicia. Ese sucio negocio
    ha florecido contando con la indiferencia, incapacidad y/o complicidad de
    los 17 Directores de Servicios que han desfilado por el cargo desde 1999.

    Ejemplo de la calaña de esos burócratas es la actual ocupante de la
    Dirección, quien ante la masacre que en enero de 2010 causó 10 muertos y
    19 heridos en ³La Planta² de Caracas, con cínica desvergüenza atribuyó
    estos hechos a que en las cárceles como en las familias existían problemas
    entre sus miembros, lo cual producía discusiones y las cárceles eran un
    reflejo de las familias, para cerrar con broche de oro acusando a
    parientes y visitantes de los reclusos de ser los responsables de la
    introducción de armas. Por si interesa, esta funcionaria con postgrado en
    Criminología, pelo pintado, escolta y Blackberry se llama Consuelo
    CerradaŠ

    EL LIBERTARIO – http://www.nodo50.org/ellibertarioellibertario@nodo50.org

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  3. Venezuela : un pouvoir de plus en plus tendu « La Bataille socialiste Says:

    […] La Bataille socialiste (mostly in french) « Manifestation réprimée au Venezuela […]

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  4. lucien Says:

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  5. admin Says:

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  6. admin Says:

    Venezuela: all detainees released and charges dropped following union march in Maracay

    All the individuals detained following Friday’s demonstration were released late on Friday night, with all charges forgotten following the apparent intervention from someone from on high. Rafael from El Libertario, who was amongst the detained, filed this report: « Doing away with all elementary journalistic conventions, I write this report in the first person. —- Following the callout by a group of unions to hold a demonstration in the city of Maracay against [the government’s] economic measures, the criminalisation of protest and for justice in the cases of workers assassinated for demanding improvements in their conditions, three members of [human rights organisation] Provea – of whom I was one – and two members of the El Libertario [anarchist] newspaper – of which I am also a member – made our way with other companeros from Caracas to show our solidarity.

    At approximately 2pm, a group of around 200-300 people congregated on the corner of the Avenidas Bolívar and Ayacucho in the city [of Maracay]. We recognised some faces – old school, left wing union militants, folk from all over the country – but most of the attendees were affiliated to various labour organisations such as the National Workers’ Union (UTE). There was a disproportionate number of police present, who quickly started to block access to each of the four streets down which the demonstration would have been able to march. Right from the start, the authorities adopted a confrontational attitude; they were committed to preventing the march from happening. No more than 30 minutes had passed when they started to detonate tear gas bombs in order to disperse the demonstrators before proceeding to detain people indiscriminately.

    Having recovered from inhaling an amount of tear gas, I accompanied Robert González – the executive secretary of the Oil Workers’ Federation (Federación Petrolera) – as he was being interviewed by TVS Maracay (a regional TV channel). While he spoke to the journalist, a group of more than 30 police surrounded us. As soon as the TV cameras switched off, they pounced on us and, pushing against us, bundled us into the van. Amidst the tussle, they seized and broke my anarchist banner, which read, « FOR LIBERTARIAN AUTONOMY AND AGAINST THE REPRESSION OF SOCIAL MOVEMENTS ». Twelve people in total were packed into the police van, including two members of the Workers’ League for Socialism (LTS). They didn’t tell us what our charges were, or where we were headed.

    We arrived at the main police station for Aragua state in the San Jacinto zone [of Maracay]. The rest of the detainees, including a woman, had been forced to sit on the floor, while we just joined the queue. They took our identification documents off us, and, after a while, they took us through into an office where they booked us in. In another room, they made us strip naked, filming our faces with a video camera as we did so. An obese policeman in civilian clothes was asking us, « Who sent you? Who sent you? » Afterwards, they put eight of us in a 2x1m cell alongside an underage kid who told us he had spent 6 months in this cell for aggravated robbery. We weren’t able to all sit down at the same time. While the heat slowly suffocated us, the underage kid urinated in a soft drink can.

    A low ranking bureaucrat from the Public Prosecutor’s office arrived and told us that we were charged with « obstruction of a public highway, incitement of criminal activity and resisting authority ». Before leaving, he rather casually informed us that we would be presented in front of the Attorney General the following day. Various Public Defenders came after them, and it was with their mediation that we were eventually able to get out of the hole they had dumped us in. Two Provea lawyers also arrived from Caracas, practically bringing with them the news that the order had come from on high to not only liberate us unconditionally but also to eradicate all evidence of our ever having been in this police station. After another hour of waiting they handed us back our belongings. An intrepid group of companeros had awaited our release, weathering the intermittent, strong rains. We came out together to hugs, kisses, applause and an impromptu rally.

    Within a few hours, news of our arrest had echoed around the whole world. Many companeros moved heaven and earth in order to intervene on our behalf, with communiqués crossing seas in rejection of repression and demanding our release and telephone calls coming in from various parts of the globe. In the capital, the cost of having three human right activists in jail was quickly weighed up and the Public Defender contacted the local authorities [in Aragua] personally to demand our immediate liberation.

    How I wish that a similar speed was used in dealing with the rest of the cases of individuals detained for demonstrating; if so, there wouldn’t be more than 2200 people [in Venezuela] facing court dates after having gone through the same odyssey as us. It is a sad privilege to be afforded this sort of service. However, it doesn’t alter the fact that yet another workers’ demonstration was blocked and attacked by the authorities. This is now the state’s policy; the cases speak for themselves.

    A second point relates to what I – finding myself to be tired and lacking in ideas – will call the politics of noise. Our swift liberation – which, as I repeat, is not the case for tens of similar cases – was, to a great extent, the product of the rapid diffusion of the news [of our arrest, not only] on social networks such as Twitter, [but also, and] in particular, the independent mass media. The paradox is that our arrest was covered by many media outlets about whom we hold great reservations – such as Globovisión and El Nacional – but ignored by the media who, hypothetically and theoretically, should be accompanying the popular struggles. A brief example of this is in the [para-state website] Aporrea. Today’s demonstration in Maracay didn’t exist for a group of people who define themselves as « a popular alternative news agency and an open, interactive billboard for popular movements and workers’ movements », yet a strike in Rome did. Neither did they mention the repression or arrest of over 20 workers and union leaders. As I’ve commented previously, in Venezuela, the news of the « alternative » media must be checked against the private media – not the other way round, like in the rest of the world. On this issue, we must draw the necessary conclusions.

    I write this from my house, in the arms of my partner and my mongrel dog, adopted via Aproa [animal welfare organisation which takes in stray dogs and find them homes]. I infinitely owe the ability to sleep with such heartwarming company to the friends who swiftly swung into action; I must thank them personally, and not through the injustice of a list [of names] where I might forget someone. They know who they are and they’re only just receiving this text via email. As a human being, an anarchist and a human rights defender I strive to constantly justify their dedication, while continuing on this path, which – if I can just squeeze in this piece of proud pretention – is nothing but accompanying and strengthening the struggles of those people who confront Power [in order to fight] for their rights and their dignity, of which they have as much as I do.

    Thank you.

    Rafael Uzcategui

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