Où va la Belgique ?

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Le roi Albert vient de demander aux partis politiques de se mettre d’accord sur un programme d’austérité comme dans tous les autres pays. C’est que 7 mois après les élections du juin dernier la Belgique n’a toujours pas de gouvernement.

Le problème est que les capitalistes de la Flandre (aujourd’hui la partie de la Belgique la plus dynamique du point de vue économique) ne veulent plus financer la sécurité sociale pour les travailleurs en Wallonie (autrefois la partie la plus dynamique mais sur le déclin depuis les années septante avec le déclin des industries charbonnière et sidérurgique). Le parti qui a gagné le plus de sièges en Flandre réclame même la sécession de la Flandre.

Il faut se rappeler toutefois que c’était la gauche en Wallonie (y compris le Parti communiste et les trotskistes dont leur chef international, le belge Ernest Mandel) qui, la première, avait demandé la fédéralisation de la Belgique.

Suite à la grande grève de 1960-61, suivie massivement en Wallonie mais pas en Flandre, le dirigeant syndicaliste de gauche, André Renard, a demandé que la Wallonie ait le pouvoir de poursuivre sa propre politique économique et ainsi d’adopter des « réformes de structure anti-capitalistes ». Maintenant l’ordre des choses est inversé.

Que la Belgique devienne un État fédéral, ou même qu’elle se scinde en deux, ne concerne pas la classe travailleuse. Quelle que soit une éventuelle constitution nouvelle elle sera celle d’un État capitaliste dans lequel la classe travailleuse restera dans l’obligation de vendre sa force de travail à ceux qui possèdent les moyens de production.

La « question communautaire », c’est un leurre. Tous ceux qui doivent travailler pour un salaire ont le même intérêt à abolir le capitalisme, peu importe la langue qu’ils parlent. Comme il est inscrit sur la maison des coopératives à Gand: WERKLIEDEN ALLER LANDEN VEREENIGT U.

Socialisme mondial

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