« Nous n’occupons pas, nous sommes chez nous » (1938)

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Extrait de L’Ouest-Eclair du 16 avril 1938.

« Nous n’occupons pas…, nous sommes chez nous… »

PARIS, 15 avril – « Nous n’occupons pas les locaux, a déclaré M. Daniel Guérin, un des secrétaires de la fédération de la Seine. Ces locaux sont les nôtres. Des camarades sont simplement venus ici en permanence pour parer à toute éventualité. »

– Ce service de garde est nocturne et diurne ?

– Il existe depuis 1934 pour nous préserver de nos adversaires politiques.

– Pourtant l’animation aujourd’hui est inaccoutumée.

– Dans les locaux décorés d’affiches et de banderoles en faveur de l’Espagne républicaine, les adhérents viennent aux nouvelles sans arrêts.

Dans la salle du fond, le bureau de la fédération excommuniée siège sans désamparer.

Cité Malesherbes, au siège du parti S.F.I.O., règne par contre le calme le plus complet.

« Nous ne songeons pour le moment nullement à faire déloger ceux qui sont restés fidèles à la rue Meslay. Ceux-là ne sont plus du parti S.F.I.O. Ce dont vous pouvez être sûrs, en tout cas, c’est que l’on va rapidement reformer une fédération socialiste de la Seine. C’est au congrès national du parti S.F.I.O. qui se tiendra à Royan du 2 au 5 juin, que se jouera le dernier acte de cette tragi-comédie ».

Note de la BS:

La ponctuation semble erronée. On suppose que le dernier tiret n’a pas lieu d’être et que le dernier guillemet devrait venir plus tôt, après Seine.

Extrait de L’Humanité du 16 avril 1938.

Un communiqué de la Fédération de la Seine

La Fédération socialiste de la Seine communiquait:

On sait que par près de 11.500 mandats contre 204 le conseil fédéral de la Seine, réuni mercredi soir, avait décidé de confirmer dans leurs fonctions M. Marceau Pivert et les dirigeants fédéraux suspendus par la commission nationale des conflits, le 11 avril. La C.A.P. du Parti socialiste a répondu au vote du conseil fédéral par la dissolution de la fédération. Le bureau fédéral vient de lancer aux militants un appel. Il leur confirme toutes les décisions du conseil fédéral. Il les invite à rester groupés dans leurs sections et à déjouer toutes les tentatives scissionnistes tendant à constituer des organisations dissidentes.

La fédération de la Seine continue avec les dirigeants qu’elle s’est librement donnés. Les sections socialistes continuent. L’émotion grandit, par ailleurs, dans la S.F.I.O. et des télégrammes de solidarité affluent de la province au siège de la Fédération de la Seine.

Les pivertistes montent la garde devant les locaux de la fédération dissoute

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Une Réponse to “« Nous n’occupons pas, nous sommes chez nous » (1938)”

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