Militants et sympathisants étrangers du P.O.U.M.

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Article de Cindy Coignard paru dans Pandora (revue d’études hispaniques de l’Université de Paris VIII-Vincennes) N°10 (2010). [pdf ici]

Les années 1936-1939 sont tristement célèbres en Espagne puisqu’elles font écho à ce que l’on appelle tantôt « guerre civile espagnole », tantôt « Guerre d’Espagne ». Dans les deux cas, on nous renvoie à une guerre qui a lieu au sein d’un même territoire géographique (l’Espagne). Si le conflit armé oppose principalement les habitants d’un même pays, le conflit idéologique, lui, sort des frontières espagnoles et s’internationalise avec l’intervention de militants étrangers. En effet, bon nombre d’entre eux s’engagent aux côtés, notamment, des forces républicaines. Si l’on évoque souvent l’intervention des Brigades Internationales, on connaît moins l’implication d’autres militants dans les partis politiques espagnols. Ainsi, nous nous proposons d’étudier la participation étrangère au sein du POUM (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste) – parti politique numériquement réduit mais actif pendant la guerre civile notamment de juillet 1936 à juin 1937 lorsqu’il fût déclaré illégal– qui n’a été que très peu étudié jusqu’à présent. D’obédience marxiste, ce parti ouvrier voulait lutter, entre autres, contre toute forme de dictature ou de régime fasciste, non seulement en Espagne mais dans toute l’Europe. Le cas de l’écrivain George Orwell est sans doute l’exemple le plus connu – d’ailleurs peut-être davantage pour ses talents d’écrivain que pour ses prises de position dans la Guerre d’Espagne – mais ce n’est pas le seul puisque de nombreux inconnus ont combattu et ont joué un rôle important dans la guerre, donnant parfois leur vie pour leurs valeurs et leurs idées. Cette simple participation d’étrangers peut-elle suffire à dire que le conflit s’internationalise réellement ? Dans le cas contraire, dans quelle mesure peut-on affirmer que l’intervention de ces personnes entre en jeu dans la perspective d’un renforcement du combat du mouvement ouvrier européen voire mondial ?

Dépasser les frontières : l’intervention étrangère en Espagne contre le fascisme

Durant les premiers mois de la guerre civile espagnole, de nombreux étrangers arrivent dans la péninsule ibérique et intègrent, entre autres, le POUM. Avant cela, on ne compte que quelques étrangers dans le parti, souvent des exilés italiens ou allemands comme par exemple Walter Schwarz (du KPO[1]) qui devient l’un des dirigeants locaux du quartier de Gracia de Barcelone. Avec le Front Populaire en février 1936, d’autres militants arrivent et se mettent en relation avec le POUM. Et dès les premiers mois de la guerre, parmi les dizaines de milliers de combattants présents dans les milices du Parti,on compte 600 à 700 étrangers d’au moins 25 pays différents ; les plus nombreux étaient les Français, les Allemands et les Italiens[2]. A l’arrière, ils sont de plus en plus à arriver également et c’est dans un premier temps l’italien Fosco (Nicola Di Bartolomeo) qui fut chargé de s’occuper de leur organisation (il sera remplacé ensuite par l’autrichien Kurt Landau).

Comment comprendre l’intervention étrangère malgré le fait que le conflit se déclenche au sein d’un État entre habitants d’un même pays? Il faut dire que les étrangers qui décident de venir en Espagne sont pour la plupart militants dans leur propre pays et, au-delà des frontières géographiques, le devoir politique l’emporte parfois comme en témoigne le suisse Pavel Thalmann dans son livre Combats pour la Liberté:

Que faire? […] Pouvait-on se contenter d’observer de loin ce combat pour la liberté, sans intervenir? J’hésitai pendant deux jours, puis je quittai mon travail et achetai un billet pour Cerbère, avec l’intention de pénétrer en Espagne.[3]

Le point commun de tous ces militants, malgré les quelques différends qui pouvaient exister sur certains sujets, était la lutte antifasciste. Après l’installation au pouvoir de Mussolini en Italie et d’Hitler en Allemagne, l’Espagne apparaît comme le territoire où l’on pouvait directement et activement lutter contre les éléments fascistes [4]. Dans le livre de Christopher Hall, Not Just Orwell, plusieurs militants de l’ILP (Independent Labour Party, créé en 1893 à Bradford), pourtant pacifistes mais politiquement solidaires, témoignent du pourquoi de leur intervention en Espagne. Pour Harvey Buttonshaw par exemple :

C’était l’occasion d’abattre le fascisme, que je détestais. Je n’aurais pas voulu manquer cela. Je suis très content d’avoir eu l’occasion de rejoindre ces gens dévoués désireux de donner leur vie non pas pour un pays mais pour un idéal.[5]

Et selon Frank Frankford :

Chacun d’entre nous en Espagne a estimé que nous faisions partie d’une opposition mondiale au Fascisme. La seule bonne chose que nous ayons fait a été de montrer à nos camarades espagnols que les ouvriers du monde les supportaient.

Par ailleurs, les militants de l’ILP, à l’instar du POUM, n’avaient pas peur de défendre leurs idées au risque de ne pas obtenir de votes. A l’inverse du Labour Party, l’ILP défendra par exemple le vote des femmes et l’égalité entre les sexes.

Pour les militants et sympathisants du POUM, la lutte qui a lieu à cette époque en Espagne n’est pas une simple lutte entre le prolétariat espagnol et le fascisme. Elle a dépassé les limites nationales pour se convertir en une lutte contre le fascisme international, si bien que les frontières géographiques semblent ne plus exister, non seulement pour les étrangers qui arrivent sur le territoire hispanique mais aussi pour les ouvriers espagnols :

En aucune manière nous ne pouvons dire que nous, ouvriers, luttons pour défendre la terre espagnole – en tant que tels nous n’avons pas de Patrie – de l’invasion étrangère, mais en revanche nous luttons contre le fascisme, expression violente du Capitalisme, pour en finir et instaurer le Socialisme en tout lieu. Qu’une fois que notre Révolution aura triomphé, nous irons combattre le fascisme où qu’il soit. Si nous disons au prolétariat international ce que nous voulons et pourquoi nous luttons, il comprendra qu’il n’est pas suffisant de venir se battre à nos côtés, mais qu’il est nécessaire de déclencher la révolution dans leur pays, pour affaiblir la force du Capitalisme.[7]

La position des maximalistes italiens exposée dans La Batalla va dans le même sens :

La lutte qui a lieu aujourd’hui en Catalogne et en Espagne n’est pas une lutte civile qui peut se limiter aux frontières mêmes d’un pays. L’aide que le fascisme européen fournit au fascisme espagnol, au grand jour ou non, donne à cette guerre le caractère de lutte universelle contre le fascisme.[8]

Même si le POUM a commis des erreurs, il restait le parti avec lequel ces militants et sympathisants étrangers avaient le plus d’affinités et, surtout, ils le voyaient comme le parti pouvant mener à bien l’union du prolétariat international – contrairement au Parti Communiste et aux républicains. L’objectif n’est alors pas seulement de combattre le fascisme pour défendre la République en place en Espagne, mais de faire la Révolution Sociale européenne, voire mondiale.

L’Espagne : terre d’espoir pour le prolétariat international

Le choix d’intégrer le POUM s’explique pour beaucoup par la proximité des idées avec les groupes ou partis existant dans leurs propres pays. Pour l’allemand Willy Brandt (…), la guerre civile espagnole était « le plus grand événement de l’Histoire du mouvement ouvrier international depuis la grande révolution russe » et elle était porteuse de beaucoup d’espoirs.[9] Dans le cas des argentins Hippolyte et Mika Etchebéhère, membres du groupe marxiste d’opposition au stalinisme Que faire?, ils quittent dans un premier temps l’Amérique du Sud pour Berlin mais, témoins d’une gauche ravagée par ses divisions qui laisse le terrain aux nazis, la décision de rejoindre l’Espagne se fait naturellement puisque la péninsule apparaît comme le dernier territoire actif de lutte contre le fascisme :

Mon mari et moi sommes allés en Espagne chercher ce que nous avions cru trouver à Berlin en octobre 1932 : la volonté de lutte de la classe ouvrière contre les forces de la réaction qui tournaient au fascisme.[10]

Au sein du POUM, les étrangers participent de différentes manières : certains intègrent les milices et se battent au front, d’autres restent à l’arrière pour assurer différentes tâches dans le but de préparer la révolution. En effet, afin de faire connaître un maximum en Espagne et ailleurs les positions et avancées du Parti, certains militants comme Benjamin Péret, Mary Low et Juan Brea, Ewald König ou encore Lois et Charles Orr parlent à la radio (français, italien, anglais, hollandais et russe) et assurent l’édition de bulletins et journaux du POUM en langues étrangères. On trouve ainsi des journaux en italien, Bolletino d’informazione del POUM, en hollandais, Bulletin Mededelingen Van de POUM, en anglais, Information Bulletin of The POUM et The Spanish Revolution, en allemand, Die Spanische Revolution, en français, La Révolution espagnole et Juillet, et même en esperanto, La Hispania Revolucio.

Cette guerre qui s’internationalise n’apparaît pas au final comme une guerre entre états mais plutôt comme une guerre de classes. Ce n’est pas tant le territoire géographique qui importe mais le territoire au sens politique. L’Espagne devient un enjeu territorial d’une importance capitale pour le futur du mouvement ouvrier international. Le prolétariat mondial doit se réorganiser et en 1936, le POUM est pour certains le parti qui devra conduire à la reconstruction du mouvement ouvrier dans le monde.

Beaucoup d’étrangers étaient affiliés au Bureau de Londres (structure des années 1930 appelée aussi Centre marxiste révolutionnaire international) qui avait comme objectif de fédérer au niveau international les socialistes révolutionnaires [11]. Dans une réunion d’août 1936, le Bureau de Londres considère le POUM comme parti de la révolution espagnole et appelle les différents partis étrangers à être solidaires. L’ILP recueille ainsi 174 livres, le PSI 14.000 francs et le SAP 7000 francs12. Marceau Pivert, lui, fournit des infos des services secrets français [13].

On pense alors qu’agir en Espagne, c’est promouvoir une issue révolutionnaire dans toute l’Europe. Un sentiment d’exaltation s’empare des militants à tel point que dans la capitale catalane, Mary Low avait le « sentiment de renaître, de revivre. Tout [la Révolution Socialiste] semblait sur le point de devenir vrai »[14]. L’Espagne devient la base territoriale de la (re)construction d’une nouvelle Europe.

Cependant, dès la fin de l’année 1936, des dissensions se font ressentir principalement entre les communistes qui suivent la politique de Moscou d’un côté et les anarchistes et communistes dissidents du POUM de l’autre. Le territoire politique est tellement complexe et en phase de crise qu’il semble même presque ne plus exister selon Thalmann :

Sur le plan politique, nous nous trouvions dans un no man’s land, en quelque sorte. En fait, nous nous étions séparés des trotskistes du point de vue idéologique et critiquions la politique anarchiste officielle, naïve et romantique, qui n’était pas de taille à faire face aux exigences de la guerre, ni aux manœuvres de Russes. Le POUM ? Il constituait une minorité traversée par de violentes luttes fractionnelles et exposée quotidiennement aux calomnies des communistes, qui le traitaient d’organisation trotskiste criminelle. En tant que parti marxiste, il était rejeté également par les anarchistes. Cela ne devait changer en partie que lorsqu’ils devinrent, eux aussi, la cible des attaques communistes. Je décidai, malgré tout, d’entrer à la milice du POUM.[15]

Dans une guerre qui au final semble être tout sauf civile, la division du territoire politique s’accentue de plus en plus, principalement en Catalogne, sorte de bastion de la révolution.

La péninsule ibérique : territoire satellite de l’URSS ?

Tandis que les mois passent, les dissensions entre Madrid et la Catalogne se font ressentir de plus en plus. La capitale madrilène, à l’instar de la région catalane, résiste aux attaques des nationalistes mais, à l’arrière, l’ambiance révolutionnaire semble s’estomper plus rapidement à Madrid qu’à Barcelone notamment en raison des différentes organisations politiques qui « règnent » ici ou là:

Cependant ici [à Madrid], on sentait nettement l’influence du gouvernement central qui se composait de socialistes, de communistes et de républicains ; les anarchistes et le POUM n’y étaient pas représentés […] Le caractère révolutionnaire qui prédominait à Barcelone était, à Madrid, beaucoup moins prononcé.[16]

Toutefois, la Catalogne va être confrontée à un problème de taille : une lutte interne pour le pouvoir politique au sein même du territoire catalan. Les anarchistes et plus particulièrement le POUM sont dans la ligne de mire de la politique de Moscou et par conséquent en Espagne, ils subissent les affronts du PSUC (Parti Socialiste Unifié de Catalogne). La méthode russe est simple : diviser politiquement pour régner et reprendre le pouvoir.

Deux mois et demi après le début de la guerre, l’URSS intervient dans le conflit. Restée neutre jusqu’à présent afin d’éviter notamment les complications internationales (principalement avec l’Angleterre et la France), elle désire contrecarrer l’intervention de l’Allemagne et l’Italie qui prêtent main forte au Général Franco. Mais cette participation ne saurait se limiter à ces simples explications. Comme le soupçonne le POUM dans son journal La Batalla, il semble que l’URSS ait des intentions cachées et des intérêts particuliers à intervenir dans cette guerre :

Ensuite, il y a eu un changement dans l’attitude du gouvernement soviétique, un changement que nous, marxistes révolutionnaires responsables, ne pouvons nous limiter à saluer et exalter, en soi. Nous avons besoin d’interpréter et expliquer les choses aux prolétaires […] En un mot : ce qui intéresse vraiment Staline ce n’est pas l’avenir du prolétariat révolutionnaire espagnol ou international, mais la défense du gouvernement soviétique, selon la politique de pactes établis avec certains États contre d’autres États.[17]

Le territoire espagnol devient un enjeu qui met au grand jour le danger d’une nouvelle guerre mondiale. Ce n’est alors pas seulement une guerre contre le fascisme et un désir de faire la Révolution sociale, mais c’est aussi une croisade contre le communisme. Même s’ils n’étaient pas du côté du nazisme, on avait peur de la pression révolutionnaire des partis de Gauche. Dans le monde entier, l’URSS a perdu de plus en plus de positions internationales. La III Internationale représente un nombre réduit de membres en dehors du pays et elle est devenue une sorte d’appareil de propagande, d’espionnage et de terreur. Les sections étrangères existantes deviennent des centres bureaucratiques qui se contentent de transmettre et exécuter des ordres et des consignes mais qui ne reflètent pas les besoins et demandes du mouvement ouvrier.

Les militants étrangers au sein du POUM ne sont pas dupes et craignent de plus en plus les partis communistes dits « officiels » pour deux raisons principales. La première, comme le dit Mika Etchebéhère, c’est que « le gouvernement soutenu par le Parti Communiste est en train de liquider la Révolution » [18]. Le PSUC s’installe progressivement dans l’appareil politique et tente de tout contrôler en imposant ses méthodes. Lois Orr affirme d’ailleurs dans une lettre qu’à la Généralité de Catalogne où elle travailla un temps, c’était devenu « une vraie bureaucratie »[19]. Et quant aux militants du PSUC, ses paroles confirment le réel danger qu’il peut représenter en particulier pour le POUM :

Ils sont irrationnels, absurdes, ils mentent, ils diffament et, c’est le pire de tout, ils essayent de nous étouffer, quand ils nous attaquent nous et les anarchistes, qu’ils accusent aussi d’être sous l’influence des éléments trotskistes, la vraie force révolutionnaire en Espagne […] Il est évident qu’ils ne veulent pas la révolution sociale.[20]

La seconde raison, c’est que malgré l’aide matérielle que se décide à envoyer l’URSS, « avec les armes soviétiques arrivent les méthodes staliniennes, la machine à broyer qui est en train de liquider la vieille garde bolchevique en URSS »21. Staline (et avec lui Zinoviev et Kàmenev) mènent une politique contraire à celle de Lénine et n’hésite pas à éliminer physiquement ses ennemis politiques. Chaque jour qui passe, le POUM devient la cible des calomnies du PSUC, celui-ci n’hésitant pas à le traiter d’espion de Franco, de trotskiste ou encore de fasciste. L. Orr écrit déjà en février 1937 que pour les communistes, « Le POUM devait être physiquement éliminé »[22]. Le 4 avril 1937, L.Orr annonce qu’elle quitte son poste à la Généralité en raisons des difficultés rencontrées et de la crise du gouvernement catalan. En juin, de nombreux militants étrangers sont arrêtés puis relâchés. Ils quittent alors pour la plupart l’Espagne qui devient un territoire trop dangereux. D’autres, comme Kurt Landau, sont torturés puis exécutés par le NKVD (police secrète soviétique).

En raison des différents conflits qui ont opposé les différents groupes ou partis politiques, l’Espagne aura été, de 1936 à 1939, un territoire de confrontations d’ordre divers : une guerre contre le fascisme, un espoir de réaliser la Révolution Socialiste et une guerre interne au sein même des communistes. Malgré la défaite, la participation étrangère au sein du POUM est à souligner dans ces différents combats. L’esprit de solidarité, d’entraide et les espoirs en un monde qui aurait pu être, selon ces militants, meilleur, a dépassé les frontières géographiques.

Finalement, l’URSS « abandonne » la République en 1938, ce qui démontre que peu lui importait d’avoir un gouvernement satellite en Espagne puisque paradoxalement c’est à cette époque que le PCE et le PSUC acquéraient le plus de force. Etait-ce pour distraire l’attention tandis qu’en URSS l’on effectuait des purges ou était-ce pour une raison de prestige puisque l’URSS ne pouvait se permettre que l’on dise d’elle que le pays soviétique par excellence abandonnait les prolétaires espagnols? En tout cas, une troisième thèse qui serait que l’intervention soviétique se serait justifiée dans le but de créer un mouvement ouvrier international ne semble pas crédible étant donné l’attitude de Staline envers le prolétariat espagnol et étranger qui combattait en Espagne.

Dès 1937 et dans les années suivantes, pour la plupart de ceux qui ont aidé et soutenu le POUM, il faut alors partir vers un territoire géographique et/ou politique inconnu, celui de la clandestinité.

Liste des étrangers ayant soutenu et participé au sein du P.O.U.M. [23]

Anglais et Irlandais

Autres nationalités

  • Nicola Di Bartolomeo (dit Fosco). Italien.
  • Virginia Gervasini. Italienne.
  • Mario Traverso. Italien.
  • Kurt Landau. Autrichien.
  • Katia Landau (de son vrai nom, Julia Lipschutz). Autrichienne.
  • Charles Orr. Américain.
  • Loir Orr (Lois Cusick). Américaine.
  • Archie Buttonshaw. Américain.
  • Harry Milton. Américain.
  • Clara Thalmann. Suisse.
  • Pavel Thalmann. Suisse.
  • Georgette Trude. Française.
  • Benjamin Péret. Français.
  • Michel Collinet. Français.
  • Alfred Rosmer. Français.
  • Hippolyte Etchebéhère. Argentin.
  • Mika Etchebéhère (Michèle Feldman). Argentine.
  • Juan Brea. Cubain.
  • Georges Kopp. Belge.
  • Victor Serge. Né en Belgique de parents russes.
  • Vlady (Vladimir Viktorovitch Kibaltchitch, fils de l’écrivain Victor Serge). Russe.
  • Margarita Zimbal. Allemande.
  • Walter Schwarz. Allemand.
  • Ewald König.Allemand.
  • Hans Reither. Allemand.
  • Benjamin Levinski. Polonais.

Notes:

[1] Selon Willy Brandt, le SAP a envoyé 24 membres en Espagne.

[2] A.Durgan, « Les volontaires internationaux des milices du POUM », dans Tant pis si la lutte est cruelle, Paris, Syllepse, 2008, p.183-208.

[3] P. et C. Thalmann, Combats pour la Liberté, Moscou, Madrid, Barcelone, Paris, Paris, La Digitale, 1997, p.102.

[4] Au début, les insurgés espagnols n’étaient pas, à proprement parler, un groupe fasciste (en revanche la Phalange oui,
et elle apportera notamment son soutien idéologique au mouvement). Le soulèvement militaire répondait surtout à une instabilité politique. Cependant, le POUM affirmait bien lutter contre le fascisme, de peur de le voir s’installer en Espagne et de former une alliance en Europe.

[5] « It was the opportunity to bring down Fascism, which I detested. I would not have missed it. I’m very glad, that I had the opportunity to join those gracious folk willing to give their life not for a country, but for an ideal ». Harvey Buttonshaw cité par C.Hall dans Not just Orwell, Barcelona, Warren and Pell Publishing, 2009, p.172.

[6] « All of us in Spain felt we were part of a world-wide opposition to Fascism. The only real good we did was to show our Spanish comrades that the workers of the world supported them ». Frank Frankford cite par C.Hall dans Not just Orwell, Barcelona, Warren and Pell Publishing, 2009, p.188.

[7] « En cap manera hem de dir que nosaltres obrers lluitem per a defensar la terra hispana – com a tals no tenim Pàtria– de l’invasió estrangera, sinó que anem contra el feixisme, expressió violenta del Capitalisme, per a tot seguit acabar amb ell i instaurar el Socialisme a tot arreu. Que una vegada triomfi la nostra Revolució, anirem a combatre el feixisme, sigui on sigui. Si diem al proletariat internacional el que volem i pel que lluitem, comprendrà que no és suficient que vingui a lluitar amb nosaltres; sinó que és precis desencadenar al seu país la revolució, per debilitar la força del Capitalisme ». Mots mis en italiques par l’auteur. Dans Avançada, Puig Alt-de-Ter, 20.01.1937.

[8] « La lucha que tiene lugar hoy en Cataluña y España no es una lucha civil que pueda quedar limitada en los límites estrechos de un país. El apoyo claro o encubierto que el fascismo europeo da al fascismo español, da a esta guerra el carácter de lucha universal contra el fascismo ». La Batalla, 06.08.1936.

[9] « el acontecimiento más grande en la Historia del movimiento obrero internacional desde la gran revolución rusa ».
Willy Brandt cité par W.Bernecker, « Willy Brandt y la guerra civil española », dans Revista de estudios políticos, n°29, 1982, p.7-26.

[10] M.Etchebéhère, Ma guerre d’Espagne à moi, Denöel, Paris, 1975, p.10.

[11] Notamment Parti Ouvrier d’Unification Marxiste (Espagne), Parti d’Unité Prolétarienne (France), Sozialistische Arbeiterpartei (Parti socialiste ouvrier d’Allemagne), Independent Labour Party (Parti travailliste indépendant), Revolutionair-Socialistische Arbeiderspartij (Parti socialiste révolutionnaire des travailleurs, Pays-Bas), Socialistiska partiet (Parti Socialiste Suédois), Kommunistische Partei Österreichs (Parti Communiste de l’Autriche allemande), Maximalistes italiens, quelques grecs associés au journal Archives of Marxism, Hashomer Hatzair from Palestine, Polish Bund, Romanian Independent Socialist Party (Parti socialiste indépendant), Det norske Arbeiderparti (Parti travailliste norvégien).

[12] R.Tosstorff, El POUM en la revolució espanyola, Editorial Base, Barcelona, 2009, p.102.

[13] Ibidem., p.203.

[14] M.Low, Carnets de la Guerre d’Espagne [1979], Ediciones Verticales, Barcelona, 1997, p.35.

[15] P. et C. Thalmann, Op.cit, p.144.

[16] P. et C. Thalmann, Op.cit, p.114.

[17] « Luego ha habido un cambio en la actitud del gobierno soviético, cambio que nosotros marxistas revolucionarios
responsables, no podemos limitarnos a saludar y exaltar, en sí, sino que necesitamos interpretar y explicar a la clase trabajadora. […] En una palabra : lo que interesa realmente a Stalin no es la suerte del proletariado revolucionario español o internacional, sino la defensa del gobierno soviético, según la política de pactos establecidos con unos Estados frente a otros Estados ». La Batalla, 14.11.36.

[18] M. Etchebéhère, Op.Cit, p.170.

[19] G. Horn, Letters from Barcelona. An american woman in revolution and civil war, Palgrave Macmillan, New York, 2009, p.93.

[20] « They are unreasonable, absurd ; they lie ; they defame, and, what is worst of all, they are trying to strangle, when they attack us and the anarchists, whom they also accuse of being influenced by Troskyist elements, the real revolutionary force in Spain […] It is evident that they do not want the social revolution ». G. Horn, Op.cit, p.128.

[21] M.Etchebéhère, Op.cit, p.172.

[22] « The POUM should be physically exterminated ». G. Horn, Op.cit, p.128.

[23] Liste non exhaustive réalisée à partir des différentes lectures présentes dans la bibliographie.

Du même auteur:

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9 Réponses to “Militants et sympathisants étrangers du P.O.U.M.”

  1. entdinglichung Says:

    I’ll have a look in Willy Buschak’s book on the London bureau if I can find some more names, … Peter Blachstein (SAPD, than its breakaway group ‘Neuer Weg’ was for some time in the POUM militia)

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  2. From the archive of struggle « Entdinglichung Says:

    […] Bataille socialiste Résumé de l’intervention de Rosa Luxemburg au Congrès d’Amsterdam (1904)Militants et sympathisants étrangers du P.O.U.M.Les effets de la NEP sur les salaires (Carr, 1952)Quelques nouvelles de la lutte de classe en […]

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  3. Myrtille Says:

    bonjour
    Il y a erreur au sujet de « Georgette Trude, volontaire française » ; il s’agit de deux femmes différentes dont l’une allemande Augusta Marx, dite Trude, était une volontaire du SAP

    voir notre article http://gimenologues.org/spip.php?article481

    salud
    Myrtille
    pour les giménologues

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  4. Myrtille Says:

    rien sur Jean malaquais volontaire dans la section internationale de la colonne lénin ?

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  5. Cindy Coignard Says:

    Bonjour, je suis l’auteure de l’article. Je vous remercie de vos commentaires. Je vais rectifier l’erreur soulignée. Je ne connais pas Jean Malaquais, mais je chercherai. Je pense qu’il manque bien évidemment de nombreux noms, mais cet article demande à être compléter bien sûr, il fait partie d’un travail en cours.

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  6. From the archive of struggle, no.70 « Poumista Says:

    […] Cindy Coignard: Militants et sympathisants étrangers du P.O.U.M. (2010, La Bataille […]

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  7. Agustín Guillamón Says:

    Un listado como el que se propone es tan difícil como interesante.

    Le recomiento los trabajos siguientes:
    Agustín Guillamón (dir.): Documentación histórica del trosquismo español. Ediciones de la Torre, Madrid, 1996.
    La revista Quaderni Pietro Tresso dirigida por Paolo Casciola, con varios números dedicados a diferentes trosquistas italianos que intervinieron en la Guerra de España.
    Diversos trabajos de Andy Durgan, y algún artíuclo muy concreto sobre los volunatarios extranjeros en las milicias del POUM.

    Para los anarquistas (con alguna información s. el POUM):
    Un libro colectivo de Nelles, Piotrowski, García sobre el DAS en Barcelona durante la Guerra civil. Editado por Sintra.
    Un libro colectivo de Piotrowski, García, Roses de recopilación de memorias y artículos de partipantes extranjeros en los Hechos de mayo, Editado por Alikornio.
    Los libros de Godicheau y de Berry.

    Por otra parte, es necesario diferenciar quien militaba en el POUM, SIENDO ADEMÁS MILITANTE TROTSKISTA: ese sería el caso de Mary Low y su compañero Juan Breá, ese sería el caso de Bnejamin Péret (representante en España de la Cuarta Internacional) y tantos otros…

    Jean Malaquais era un novelista francés, de origen judío-polaco, potegido por Gide, autor de Les Javanais, novela elogiada por Trotsky.

    Es necesario comprender cómo se formó la Columna Internacional Lenin del POUM: Barcelona en los años treinra era refugio de antifascistas alemanes e italianos, muchos ellos expulsados de Francia. A finales de 1935 y principios de 1936 las autoridades republicanas encarcelaron a muchos de esos antifascistas (troskistas o libertarios). Hubo una campaña del POUM y de la CNT por su liberación. Se formó el CUIRA (Centro Único Internacional de Refugiados Antifascistas) presidido por Fosco. Tras la insurrección del 19 de julio el CUIRA, en un proceso evolutivo « natural » se convirtió en centro de acogida y reclutamiento de los voluntarios internacionales que venían a Barcelona a luchar contra el fascismo. Del CUIRA surgió la Columna Internacional Lenin del POUM, formada por Fosco y el capitán Enrico Russo (bordiguista iataliano).
    Etcétera…

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  8. Cindy Coignard Says:

    Gracias por esas referencias Agustín. Es verdad que este artículo puede ser completado (sobre todo la lista que propuse). Espero que con los comentarios que ponen todos, podré (o alguien podrá) hacer una lista más completa y la más exacta posible.

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  9. Jim Monaghan Says:

    Paddy Trench was an Irish militant. A member of the ILP in London. He was married to a secretary of Fenner Brockway. He was defnitley in Spain. He painted a oicture of the Ramblas. He later was active in the first Irish Trotskyist group. He died of TB in the late 40s.
    My friend Ciaran Crossey maintains a site on the war and Irelad
    http://irelandscw.com/
    I would be grateful or any mention of Trench

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Les commentaires sont fermés.


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