Un militant nommé Lefeuvre (1985)

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Publié dans le mensuel Enjeu: pour la république et le socialisme n° 24, juillet-août 1985.

« Ma vie n’est pas très intéressante tu sais ! »: voilà comment débute un entretien avec René Lefeuvre. Modestie caractéristique de ces intellectuels ouvriers qui ont en dépôt une part de la mémoire du Mouvement ouvrier. Et pourtant, à 83 ans, quelle expérience ! Rappelons quelques traits de son itinéraire. Il est né en 1902 en Ille-et-Vilaine. Son père était maçon et sa mère brodeuse. A 16 ans, il deviendra apprenti maçon. Après l’armée, il monte à Paris et, en 1928, il devient commis d’entreprise, avant de se reconvertir pour « cause de chômage ». Il sera dorénavant correcteur. Nous sommes en 1934.

En 1930, secrétaire des Amis de Monde, l’hebdomadaire d’Henri Barbusse, il avait créé divers groupes d’études : études sociales et histoire du mouvement ouvrier, économie politique, groupe artistique, etc. Ces groupes ont donné naissance à la revue Masses en 1933, d’où sortirent, en 1934, Les Cahiers de Spartacus… Un demi-siècle au service de l’édition militante.

Quand va se faire chez toi la rupture avec le stalinisme, puis le bolchévisme ?

— J’étais soldat à Paris. Et pendant ces années 1923-24, j’achetais le Bulletin Communiste de Souvarine. Bien entendu, quand Souvarine a été exclu du PC, ça m’a posé des questions. Mais je n’étais pas, à ce moment-là, formé politiquement pour en tirer toutes les conclusions.

— Tu n’as jamais adhéré au PC ?

— Non, jamais. J’ai sympathisé seulement un temps. Mais quand j’ai été nommé secrétaire des Amis de Monde, je fréquentais déjà les cercles Souvarine. Et les questions que je posais à l’égard de l’URSS impliquaient des réserves très grandes. Mais je n’avais pas à provoquer des discussions à ce sujet dans le groupe. On faisait quand même des conférences d’un esprit aussi large que possible. Et il était difficile aux rédacteurs de Monde, qui étaient des anti-staliniens convaincus, comme Rossi et Laurat, de ne pas faire passer à travers leurs interventions leurs réserves, qui étaient d’ailleurs fort bien perçues par les camarades un peu avertis. Par contre, dans Masses, j’ai publié des articles doctrinaux qui affirmaient des positions en rupture avec le bolchévisme.

masses

— Tu adhères quand à la SFIO ?

— C’est un peu plus tard, en 1934. On a été traumatisé par les événements de février. On a été écœuré de la collusion entre les communistes, plutôt les staliniens, car je n’aime pas salir le mot de communiste à leur sujet, et les fascisants, lors des manifestations de février 1934. Cela a amené une bonne fraction des collaborateurs de Masses à adhérer au Parti socialiste. Pour ma part j’adhère à la 5° section, à la tendance la « Bataille Socialiste », animée alors par Jean Zyromski et Marceau Pivert. Zyromski appartenait, d’ailleurs, à la 5e section. Puis, Marceau Pivert prend contact avec moi et quelques autres, et on décide de former une nouvelle tendance, la « Gauche Révolutionnaire ». A ce moment-là, j’avais cessé la publication de Masses parce que j’avais perdu mon travail, et que ça posait des problèmes de financement. On m’a alors demandé de me charger du bulletin La Gauche Révolutionnaire, ce que j’ai fait. Je m’occupais aussi particulièrement de la rubrique syndicale, je me suis mis d’accord avec Marceau pour pouvoir ressortir, parallèlement à ce bulletin, qui était interne au Parti socialiste, Masses, en remplaçant les articles qui posaient des problèmes intérieurs au Parti par des contributions d’anciens collaborateurs de Masses, contributions concernant des problèmes doctrinaux et d’histoire du Mouvement ouvrier. Malheureusement, toute initiative suscitant des jaloux, certains ont mené campagne pour que j’arrête Masses prétextant qu’ils en avaient déjà lu une partie dans La Gauche Révolutionnaire. C’est alors que j’ai décidé de lancer Les Cahiers de Spartacus.

— Qu’est-ce qui a séparé Zyromski et Pivert ?

Les positions de Marceau sur le plan révolutionnaire étaient plus nettes que celles de Zyromski. Et Zyromski, qui deviendra après la guerre sénateur communiste, avait déjà une attitude équivoque à l’égard de l’URSS. Cela le gênait que le problème de l’URSS soit posé. Si Marceau n’en faisait pas un cheval de bataille, l’esprit était nettement anti-stalinien.

Comment la « Gauche Révolutionnaire » arrivait-elle à concilier sa politique très unitaire à l’égard du PC et une attitude clairement anti-stalinienne ?

En fait, c’était assez difficile à tenir pour moi. J’étais anti-stalinien à fond. Je savais, par Souvarine et par les copains du Cercle Communiste Démocratique, ce qui se passait en URSS et ce qui se préparait. C’était en 1936 et on n’ignorait pas que la vieille garde bolchévique était condamnée. Mais, en même temps, il y avait un esprit unitaire en 1936 qui a emporté tout le monde. Même les gens deLa Révolution prolétarienne, la revue syndicaliste révolutionnaire de Rosmer et Monatte. Mais, contrairement à Zyromski, la « Gauche Révolutionnaire » menait son action unitaire tout en osant poser les problèmes concernant l’URSS.

A propos de Blum, Daniel Guérin, alors militant de la « Gauche Révolutionnaire », écrit dans son livre sur le Front populaire : « Nous avons contribué nous-mêmes à la sacralisation de Léon Blum (…) Qui est metteur en scène de ce culte ? Nul autre que Marceau Pivert. Un peu plus tard, trop tard, il invitera les militants à sa libérer d’une « certaine religiosité » qui leur interdit de juger sainement la politique des « militants les plus prestigieux » (mai 1937) ; mais en attendant c’est lui qui fait office de grand prêtre »1

— C’est un peu vrai que la « Gauche Révolutionnaire » a participé à la création d’un « mythe Blum » et que cela s’est retourné contre elle. Mais elle a surtout participé, en fait, à l’enthousiasme général que créait le Front Populaire. Des nuances, il y en avait, mais au fond elles n’étaient pas tellement accusées face au Parti qui prenait le pouvoir. La « Gauche Révolutionnaire » a été entraînée par le mouvement.

Que peux-tu dire des rapports entre la SFIO et le gouvernement ?

C’était la même chose pour le Parti. Il y avait une nette influence de la situation sur lui. Il jouait le jeu, avec des réticences peut-être, mais il jouait le jeu. A ce propos, je vais te citer une anecdote qui m’a été racontée par Marceau Pivert. Cela se passait lors d’une réunion de la C.A.P. (Commission Administrative Permanente) du Parti socialiste où il était question de manifestations au cours desquelles il y avait du sang. Marceau préconisant la résistance aux éléments fascisants, Blum s’est alors écrié : « Oh, du sang, du sang dans la rue, je ne veux pas ! ». Il a piqué une crise, presque hystérique. Alors, le vieux Bracke lui a dit : « Mais, enfin, Léon, nous sommes des révolutionnaires »… Cette anecdote m’est toujours restée en mémoire.

Et la poussée de la Gauche au sein de la SFIO ? Au 34e congrès de Marseille, juillet 1937, la « Gauche Révolutionnaire » et la « Bataille Socialiste » font, si on totalise leurs votes, plus de 45 %…

Oui, incontestablement, il y avait une poussée de la gauche. Mais nous nous sommes heurtés à la force de l’appareil, dominé par Paul Faure et des municipalités. Il faut toutefois préciser que l’appareil de la SFIO n’avait rien à voir avec la puissance d’un appareil stalinien. Alors, les grandes idées sur lesquelles on a réuni occasionnellement une majorité n’étaient pas appuyées sur un mouvement solide, structuré. Malgré, par exemple, un début de développement des « Amicales Socialistes » d’entreprise, impulsées par la « Gauche Révolutionnaire »2, dans lesquelles je n’étais pas directement impliqué, et qui étaient conçues comme complémentaires à l’action électorale. Il n’empêche que cette majorité occasionnelle a quand même flanqué la frousse à Paul Faure. Mais il a su jouer habilement – c’était un fin manoeuvrier – sur les divergences réelles qui existaient entre la « Gauche Révolutionnaire » et la « Bataille Socialiste ». Et puis, il a manoeuvré pour faire apparaître la « Gauche Révolutionnaire » comme scissioniste. En fait, un des rares scissionistes clairement déclaré au sein de la « Gauche Révolutionnaire » était Daniel Guérin. Finalement, on a été poussé par l’appareil à la scission à cause de la dissolution de la Fédération de la Seine alors animée par Marceau et la « Gauche Révolutionnaire ». Personnellement, j’étais contre cette scission et la création du PSOP (Parti Socialiste Ouvrier et Paysan) qui l’a accompagnée. J’ai suivi parce que je ne pouvais pas quitter les gens avec lesquels j’étais en accord. J’ai donc suivi, mais en considérant, contrairement à Guérin, que c’était une blague. Seulement, il n’était pas de bon ton de le dire. Mais je l’ai quand même dit. Cela ne pouvait que conduire à l’échec, les gens étant extrêmement attachés au Parti. Et Marceau lui-même, c’est à contre-coeur qu’il l’a fait.

On parle d’environ 6 000 adhérents au PSOP dont 4 000 dans la région parisienne, sur 30 000 sympathisants de la « Gauche Révolutionnaire ».

Ces chiffres ne m’étonnent pas.

L’hétérogénéité de la « Gauche Révolutionnaire » a provoqué des divisions internes, notamment sur la guerre d’Espagne. Ainsi Marceau Pivert, dans un premier temps, tout en participant à l’aide clandestine à la République espagnole, va approuver la politique de non-intervention de Blum, puis il reviendra sur sa position pour rejoindre la lutte contre l’embargo…

Ça, c’est la contradiction qu’il y avait en Marceau Pivert lui-même, qui était un pacifiste. C’était, il ne faut pas l’oublier, un ancien « gazé » de 14-18.

Au début, il y a eu alors désaccord entre Pivert et ceux qui, comme Colette Audry et Michel Collinet, participaient avec des militants de la « Bataille Socialiste », par exemple Longuet et Zyromski, au Comité d’Action Socialiste pour l’Espagne (CASPE). Dans cette controverse, tu te situais comment ?

J’étais pour le soutien à l’Espagne et la levée de l’embargo. J’avais déjà été en rapport personnel avec le POUM 3 (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste) pour lequel j’avais beaucoup de sympathie. La « Gauche Révolutionnaire » a d’ailleurs fortement développé ses contacts avec le POUM. Marceau entretenait une correspondance monumentale : c’est fou, l’importance qu’il accordait aux liaisons avec les groupes révolutionnaires des autres pays !

D’autres divergences vont apparaître, notamment lors du 1er congrès du PSOP en mai 1939. En gros, on va voir s’opposer les « pacifistes intégraux » à ceux qui, comme Guérin, se présentent comme des « pacifistes révolutionnaires » et ceux qui, comme Michel Collinet, insistent sur la différence entre le fascisme et les démocraties bourgeoises. Dans son livre, Guérin critique la position de Collinet, jugée par lui proche du « social-patriotisme » de Zyromski. Tu as pris quelle position dans ces débats ?

Tu sais, Guérin n’était pas avare de jugements sur les autres mais il ne faisait pas souvent son autocritique. Il y avait une tendance générale à appliquer les schémas de la Première Guerre mondiale à ce qui se préparait. Le pacifisme issu de la Première Guerre a pu, alors, freiner la prise de conscience face à l’hitlérisme. Personnellement, je considérais qu’on allait fatalement à la guerre et qu’on ne pouvait pas être déserteur. Mais en tant que secrétaire de rédaction de Juin 36, l’organe du PSOP, j’ai vu parfois se passer des choses qui étaient loin de me plaire. Et, contrairement à Guérin qui est parti à l’étranger, j’ai accepté la mobilisation. J’ai plus été entraîné par le mouvement, d’ailleurs, que je n’ai pris position pour la mobilisation. Puis, j’ai été fait prisonnier à Dunkerque et amené en Allemagne où j’ai passé le reste de la guerre. J’ai vu alors la terreur que le totalitarisme pouvait faire régner sur un pays. Mais il y avait aussi des opposants, par exemple, cet ancien social-démocrate qui a été un de mes gardiens et qui me parlait des réunions clandestines qu’il tenait avec ses camarades. Pour en revenir aux débats du PSOP, je me situais assez nettement aux côtés de Collinet.

Lors de ce congrès du PSOP, tu es monté au créneau contre les « activités fractionnelles » des trotskystes…

Oui, c’est ce qui m’a alors vivement opposé à mon vieil ami-ennemi Guérin qui était trotskysant à cette époque et qui, d’ailleurs, me traite dans son livre de « Fouquier-Tinville au petit pied ». Car je n’ai pas hésité à demander au congrès l’exclusion des trotskystes. Je ne suis pas, par tempérament, un épurateur, mais quand tu vois venir dans ton organisation des gens qui sont assez bavards et assez crétins pour dire : « On vient pour ramasser des jeunes pour les emmener chez les trotskystes » et foutre en l’air les jeunes du PSOP, eh bien, je pense qu’on n’a qu’une chose à faire : leur répondre « va-t-en faire ton boulot ailleurs ! » et les flanquer dehors. Or, ils étaient aussi nets que ça. Guérin le savait parfaitement, mais il ne fallait pas les toucher. Une des choses fantastiques était leur facilité de bluff, et elle est permanente. Quand ils sont entrés au PSOP, ils étaient, paraît-il, 500, mais on n’en a jamais vu plus de 50… Et puis, les trotskystes restaient très bolchévisés.

Quelles ont été les brochures que tu as publiées avant la guerre dans le cadre de Spartacus ?

— On a publié La Révolution russe de Rosa Luxemburg — j’avais déjà publié en 1934 dans Masses le « Discours sur le programme de la ligue spartakiste », prononcé par Rosa en décembre 1918 et qui m’avait fortement marqué, 16 fusillés à Moscou de Victor Serge, Union sacrée de Rosmer et Modiano, Au secours de l’Espagne socialiste de Prader, ainsi que plusieurs autres brochures sur la Révolution espagnole et les crimes staliniens en Espagne.

A la Libération, tu as participé au secrétariat de rédaction du Populaire, Pivert va lui-même rejoindre la SFIO. Il fait partie d’ailleurs de la coalition « de gauche » qui porte Guy Mollet au secrétariat contre Daniel Mayer

Ce qui n’a pas été pour le mieux… Après le Populaire, je suis passé aux Éditions de la Liberté, les éditions du Parti dirigées par Mme Fuzier. Certaines brochures ont été ainsi co-publiées par les Éditions de la Liberté et Spartacus, que j’avais repris, notamment des textes de Jaurès. Mais en 1949-50, une chute des ventes, liée au climat général de désintérêt pour la critique politique, m’a amené à arrêter Spartacus. Et puis, avec la politique coloniale de Mollet, j’ai quitté la SFIO, mais sur la pointe des pieds, sans fanfare… J’avais quitté auparavant les Éditions de la Liberté qui tombaient en quenouille. Parce qu’une des caractéristiques de Mollet alors, c’était son désintérêt pour la formation culturelle et doctrinale des militants. Après sa mise à l’écart du PS, il a créé l’OURS, qui n’est pas mal, qui apporte des éléments intéressants, mais ce n’était pas du tout le cas quand il était Secrétaire général. Après, je n’ai guère eu d’activité politique jusqu’à ma retraite, car j’étais assez découragé. En 1957, j’ai entrepris la construction d’un maison sur un terrain de banlieue. Un maçon est orphelin, s’il n’a pas de maison…

Est-ce que tu connais les conditions dans lesquelles Zyromski est entré au PC à la Libération ?

Je ne le sais pas précisément. Ce serait à travers la Résistance, le PC lui aurait offert un poste de sénateur. Je ne veux surtout pas le rabaisser. Je crois que c’était un type honnête au fond. Du moins tel que je l’ai connu, tel que je l’ai vu vivre à la 5e section. Il n’a pas été parmi les acharnés contre Marceau Pivert. En général, quand les gens se séparent, ils se salissent mutuellement. Je n’ai jamais entendu dire qu’il l’ait fait.

Tu as redémarré l’édition quand ?

En 1968. J’avais 66 ans et je disposais d’un stock important de brochures dont la vente avait repris. Entre 1968 et 1979, je vais publier 15 numéros de la revue Spartacus et une centaine de bouquins : Pannekoek, Korsch, Mattick, Archinov, etc. A la fois des marxistes hétérodoxes et des libertaires, ce qui a fait découvrir au public des éléments de l’histoire et de la pensée révolutionnaires qui étaient encore peu connus. Même Rosa Luxemburg, Maspéro n’a commencé à s’y intéresser qu’une fois que les bouquins que j’avais publiés dans les années 50 ont été remis en vente.

Quelle est ton attitude aujourd’hui par rapport au marxisme ?

Je serais pour un marxisme libertaire. Je considère encore que l’apport de Marx est fondamental. Mais il a quand même donné naissance à des courants autoritaires. Par exemple, Lénine, qui s’est recommandé de lui en le tortillant comme il pouvait, en le trahissant selon moi. Et il y a dans le marxisme des idées parfois contradictoires qui demandent à être révisées. De toute façon, il n’existe pas un marxisme, il existe de multiples interprétations de Marx, multiplicité qui est assez justifiée par les nuances mêmes de la pensée de Marx qui a évolué. Par exemple, il n’aurait pas écrit, après la Commune, le « Manifeste Communiste » de la même façon. Et puis, il y a l’apport non négligeable de gens comme Bakounine. Sur un autre plan, Marx et Bakounine utilisaient des moyens vraiment « politiciens » pour se tirer dans les pattes. Pour en revenir à ta question, je considère le marxisme comme la base la plus solide jusqu’à ce qu’on ait trouvé quelque chose de nouveau. Mais aujourd’hui, il s’agit surtout de tirer des leçons des expériences et des mouvements révolutionnaires qui se sont produits depuis la dernière guerre, et surtout tirer les leçons de ce qu’on a pu faire du marxisme à travers le bolchévisme, qui est une véritable négation du marxisme tel que je le comprends.

(propos recueillis par Philippe Corcuff)

Notes:

[1] Daniel Guérin : « Front populaire, révolution manquée. Témoignage militant », Ed. Maspéro, 1970.

[2] Cf. Jean-Pierre Rioux : « Les socialistes dans l’entreprise au temps du Front Populaire. Quelques remarques sur les Amicales socialistes, 1936-1939 », revue Le Mouvement social, janvier-mars 1979.

[3] Le POUM était un parti essentiellement catalan, d’abord trotskysant mais qui a finalement rompu avec Trotsky. Il était considéré comme « le parti frère » de la Gauche Révolutionnaire, Michel Collinet ayant même la double appartenance. Il subira la double répression des franquistes et des agents de Staline.


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