Le POUM sur le front de Huesca et dans la défense de Madrid

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Traduction par le C.A.T.S. de Caen de deux textes sur la participation armée du POUM à la guerre civile espagnole: Le POUM sur le Front de Huesca (Pello Erdoziain, 2008) et Le POUM dans la défense de Madrid (Antonio Rodríguez, 1965), suivis d’une traduction du « Décalogue du Milicien du POUM » (1936).

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Extrait:

Les origines des milices du POUM étaient les GABOC : groupes d’action directe du BOC (Bloc Ouvrier et Paysan), dont les membres appartenaient à leurs Jeunesses. Ils étaient engagés dans la défense des meetings du BOC et par la suite du POUM. Ils défendaient les affichages, portaient des uniformes, effectuaient des exercices militaires et le tir périodiquement. Des rangs des GABOCS ont émergé les chefs militaires des « Centuries » des milices du POUM, lesquels étaient des dirigeants de la JCI. Les « Centuries » de miliciens du POUM se convertirent ensuite en « bataillons ».
Josep Rovira organisa les forces militaires du POUM sur le front d’Aragon. Il était responsable des Groupes d’Action du POUM. Il avait appartenu à Estat Catalá  et avait participé, avec Francesc Macia, au projet d’invasion de la Catalogne en 1926, depuis Prats de Mollo, en Catalogne Nord.

Les milices du POUM n’étaient pas une armée démocratique, même si une grande discussion politique se développait dans leurs rangs, et ses membres montraient une très grande discipline à l’entrée de combat. Avec un engagement politique très fort et des discussions de haut niveau, elles étaient le germe d’une armée révolutionnaire.
Ces milices ont été pionnières, également, dans la participation des femmes dans le combat militaire et, bien que elles étaient peu nombreuses, leur travail ne se limitait pas à des tâches auxiliaires. Les Milices du POUM seraient les plus avancées politiquement de toutes celles qui menaient des combats sur le front de Huesca.
Dans les milices du POUM (Division Lénine, plus tard la 29ème Division), il y avait 600 volontaires étrangerEs, dont la moitié, les plus remarquables, étaient des AllemandEs. Les volontaires allemandEs étaient des alliéEs politiques du POUM qui étaient venuEs se battre après avoir fui les naziEs. Ils/elles étaient les meilleurs soldats et composaient le Bataillon de Choc. Il y avait aussi des volontaires italienNEs, françaisEs et Britanniques (trente). Les milices du POUM ont atteint jusqu’à vingt-six nationalités différentes.


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