Rencontre syndicale et populaire indépendante à Caracas

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Traduit rapidement de l’espagnol par nos soins.

Le 21 mars 2014 a eu lieu au siège du Colegio de Ingenieros de Caracas la rencontre syndicale et populaire à l’appel des organisations syndicales CCURA et UNT, avec le soutien de Provea et un relais par d’autres initiatives sociales comme La Guarura.net, El Libertario, l’Association des Conseils étudiants de LUZ Wainjirawa, Ruptura et autres. L’appel a répondu aux attentes des organisateurs avec environ 150 personnes venues de différentes parties du pays, dirigeants syndicaux pour la plupart, qui ont montré leur souhait de construire un agenda de mobilisations et des revendications indépendant et autonome des coalitions électorales de droite (MUD) et du Grand Pôle patriotique (GPP, gauche chaviste).

L’évènement était important tant par sa diversité que par la volonté de construire une alternative sociale face à la polarisation. Ces dernières années, pour diverses raisons, les syndicalistes de classe et les révolutionnaires vénézueliens n’avaient pas eu l’occasion de se rencontrer et d’essayer de s’accorder pour une action commune. Dans ce sens, ce premier pas a atteint ses objectifs.

La réunion a été ouverte par Marino Alvarado de Provea, qui a précisé que les ONG de défense des droits humains ne prétendent pas se substituer au rôle des travailleurs pour exiger leurs droits, mais de contribuer à la nécessaire refondation du mouvement syndical autonome dans le pays. Puis José Bodas, secrétaire général de la Fédération des Travailleurs du Pétrole, a pris la parole en insistant sur la proposition de demander une augmentation générale des salaires, l’indépendance face aux patrons publics ou privés, la défense du droit à manifester, la dénonciation des intérêts étrangers dans le pays (USA, Cuba, Chine, Espagne, Russie) et le rejet de toute tentative de coup d’État. Puis ce fut le tour d’Elpidio Rojas, de l’Union nationale des travailleurs (UNT), qui a dénié au processus Maduro l’appellation de « révolution », revendiquant la formation d’un mouvement syndical unifié, dénonçant le non-fonctionnement des « conseils de travailleurs », proposant un plan général de lutte et de mobilisation indépendante le Premier mai prochain, et rejetant l’intervention du Conseil national électoral dans les élections syndicales.

Une série d’interventions sur différents sujets a ensuite débuté. Celle du professeur José Quintero Weir de l’Université du Zulia et membre du mouvement indigène a touché le public en proposant la création d’espaces libres régionaux pour l’action politique indépendante, le rejet du messianisme caudilliste (…) D’autres ont dénoncé le faux contrôle ouvrier sur les entreprises expropriées et défendu la liberté syndicale, ont parlé de la répression du gouvernement de Maduro et de celle à venir de la MUD, du gouvernement maduriste comme représentant du grand capital et des flux financiers, de l’importance d’adopter une politique indépendante de classe, de protester contre le « blocage gouvernemental », de la nécessité d’un dialogue avec la base du mouvement étudiant pour dénoncer la manipulation des partis d’opposition, du licenciement de dirigeants syndicaux (…)

El Libertario continuera à contribuer à la reconstruction de l’autonomie des mouvements sociaux pour une alternative sociale libertaire avec tous ceux qui souhaitent se confronter aux pouvoirs et arracher des droits des mains des gouvernants, des maîtres, des patrons caudillos et oppresseurs.

rédaction du Libertario.

Une partie du public

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Ateliers de travail

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Intervention d’Elpidio Rojas

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2 Réponses to “Rencontre syndicale et populaire indépendante à Caracas”

  1. lucien Says:

    Les propositions du CCURA lors de la rencontre (en espagnol): http://laclase.info/nacionales/es-necesaria-una-respuesta-obrera-y-popular-la-crisis

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  2. lucien Says:

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