Venezuela: Tous avec Rubén González

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Entre le 11 et le 26 août 2009, le secrétaire général du syndicat de Ferrominera Orinoco,  Rubén González, avec 2000 travailleurs de l’emprise d’État, commençait une grève pour exiger l’application d’une convention collective signée le 5 janvier 2009. Un mois plus tard, il était arrêté et inculpé de conspiration, incitation au crime, entrave à la liberté du travail et violation d’une zone de sécurité. Il est resté en résidence surveillée jusqu’au 21 janvier 2010 puis a été emprisonné pendant 12 mois.

Le 28 février 2011 il a été condamné à 7 ans et demi de prison, ce qui entraîna une mobilisation des différents syndicats et organisations sociales du pays qui obtint l’annulation de ce jugement mais pas le classement de l’affaire, pour laquelle Rubén González a dû se rendre plusieurs fois à Caracas où son procès a été relancé.

Le cas du syndicaliste Rubén González est emblématique de la politique de l’État vénézuélien de criminalisation de la protestation et d’attentat à la liberté d’expression. Comme lui, plus de 120 dirigeants syndicaux  sont soumis aux régimes des présentations devant les tribunaux, pour le seul fait d’avoir engagé des grèves ou mené des protestations pour les droits légitimes des travailleurs.

Après plusieurs audiences et présentations de témoins, la prochaine audience aura lieu mercredi 23 avril à 10h30 au palais de Justice de Caracas.

Organisons un Premier Mai indépendant et combatif pour la conquête des droits des travailleurs face à tous les patrons !

El Libertario
www.nodo50.org/ellibertario

(trad. S.J.)

ruben2014

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