Y a-t-il un « autre » mouvement ouvrier ? (Mattick, 1975)

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Texte paru dans les Cahiers du Centre de documentation critique internationale N°1 (janvier 1980). Disponible pour l’instant uniquement au format pdf, le texte n’est pas toujours très facile à lire et il nous faudra prochainement le transcrire. On savait que P. Mattick défendait l’idée d’une production de plus-value relativement « globalisée » dans le capitalisme moderne, l’article que nous présentons ici, critiquant l’opéraïsme italien, se refuse de la même façon à restreindre la classe ouvrière aux seuls productifs de la grande industrie :

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La parution récente d’une traduction partielle de l’ouvrage de K. H. Roth, « L’autre mouvement ouvrier », nous offre l’occasion de faire connaître aussi aux lecteurs français le compte-rendu que Paul Mattick fit de ce livre en 1975.

Les analyses de Roth, comme plus généralement celles du courant dit « opéraïste », entendent se situer du point de vue « d’en-bas », celui des travailleurs les plus exploités et les plus opprimés ; ceux dont la résistance entraine le capital à répondre a la fois par la violence ininterrompue, la répression ordinaire et extraordinaire, et le progrès technologique. Elles se proposent donc de mettre en relief les conduites présentes et passées d’un sujet révolutionnaire méconnu ou dénigré ( « l’ouvrier-masse’’), et de restaurer la signification radicale de ses luttes sauvages, spontanées, autonomes, comme de son hostilité à l’idéologie du travail, productiviste et pro-capitaliste, qui anime les courants dominants du marxisme établi. Perspective qui débouche par conséquent sur une critique également radicale des organisations ouvrières traditionnelles, réformistes ou révolutionnaires, et des séparations dont elles vivent : l’économique et le politique, la conscience et l’action, la théorie et la pratique.


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