La mort d’Etchebehere dans La Batalla (1936)

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(Une partie du texte, illisible, n’a pu être traduit)

Un grand camarade est mort: LUIS HIPOLITO ETCHEBEHERE

Un fatidique télégramme urgent apporte la douloureuse, la tragique nouvelle : « Luis Hipólito Etchebehere, de notre colonne de Madrid, est mort en vrai révolutionnaire dans le combat livré aujourd’hui à Atienza contre les fascistes – Comité de Madrid. »

J’ai peine à croire la nouvelle, pourtant je dois me résigner à l’expliquer. Il n’y a que 48 heures que je me séparai de lui à Madrid pour partir vers Barcelone. Vendredi dernier, Etchebehere est allé à Madrid pour assister à une réunion du Comité. Il y était pour régler les difficultés de notre colonne madrilène à Sigüenza. Plein d’optimisme et d’énergie, il était parti sur le front de Sigüenza.

Le télégramme des camarades de Madrid ne donne pas de détails, mais dit l’essentiel: « Mort comme un véritable révolutionnaire », c’est-à-dire comme il avait toujours vécu. Etchebehere était plus connu en France et en Allemagne qu’en Espagne, où il était arrivé il y a trois mois. C’était un vrai révolutionnaire professionnel, au sens le plus juste du terme. (…). Excellent auteur, dont les articles sur les révolution allemande dans « Masses », sous le pseudonyme de « Juan Rústico » (…). Extraordinaire (…), d’une grande culture (…). Il était un un militant complet.

Dès le début du mouvement, Etchebehere se présenta immédiatement à notre section de Madrid, sollicitant un poste au front. Qa grande capacité, la confiance illimitée que sa sérénité nous inspirait, et ses relatives connaissances militaires vues les circonstances, conduisirent le Comité de Madrid a le nommer aussitôt chef de notre colonne.

(…) profonde tristesse qu’une telle perte irréparable produira dans notre (…) de Siguenza. Et pas seulement chez nous, mais parmi tous les combattants du front de Guadalajara, qui avaient trouvé en lui le meilleur militant et homme de confiance.
(…) Il y a quelques jours, les paysans demandaient de ses nouvelles suite à un petit rhume (…)

Etchebehere appartenait au groupe « Que faire ? », de Paris, avec lequel [?]. Il s’identifiait politiquement avec Landau. (…)

Notre colonne de Sigüenza a perdu un chef (…). Le mouvement ouvrier international un de ses meilleurs militants.

Etchebehere était de nationalité franco-argentine. Il était venu en Espagne pour trouver un (…) contres les (…) et (…) intérêt politique pour notre pays. Entre Sigüenza et Atienza, il a perdu la vie.

Nous partageons l’expression de notre douleur et solidarité la plus absolue avec la camarade Mika Etchebehere, qui a (…) recueilli le corps encore tiède de son compagnon bien-aimé. Mika, « la madredita » [petite mère] comme la connaissent les miliciens de notre colonne, fait aussi partie de la (…) sur le front de Sigüenza comme dirigeante militaire du P.O.U.M. Mais (…) sa mission est aussi de prodiguer l’affection d’une vraie mère aux «garçons» de notre colonne, comme elle le dit.

Juan Andrade

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Extrait de La Batalla du 18 août 1936

(second article, non traduit)

Nuevos detalles sobre la heroica muerte del camarada Etchebehere.

Con motivo de la muerte de nuestro querido camarada Luis Hipólito Etchebehere, la Columna del P.O.U.M. de Madrid, que opera en Sigüenza, ha recibido numerosos testimonios de solidaridad de todos los trabajadores, tanto socialistas, como comunistas y anarquistas, que actuan en aquel frente.
(foto) Nuestro camarada Luis Hipólito Etchebehere, muerto heroícamente en el combate librado el día 17 en Atienza contra los fascistas.
En una carta que recibimos de nuestros camaradas de Madrid, se completan los informes sobre las circunstancias en que tuvo efecto la muerte de nuestro heroíco camarada Etchebehere.
« La muerte del camarada Etchebehere-dice la carta de los compañeros de Madrid, se produjo en la siguiente forma. Estábamos al pie del pueblo, sin nada que nos guareciese del fuego enemigo. Esto nos obligaba a permanecer tumbados. En estas [?], Etchebehere se levantó para inspeccionar el campo enemigo, y al volver a su sitio tuvo la mala fortuna de que lo alcanzase una bala enemiga.
El capitán Martínez presente nos hizo ver la imposiblidad de recoger el cadáver para llevarlo a Sigüenza y después a Madrid. Dicha operación habría de costar varias vidas, y ello nos obligó a desistir, con gran sentimiento de todos, que a toda costa queríamos traernos el cadáver de nuestro camarada. Le muerte del camarada Etchebehere ha producido en toda la columna hondo sentimiento. Todos los milicianos de todas las tendencias obreras estrecharon las manos de nuestros camaradas como prueba de solidaridad ante el dolor que a todos nos ha producido la muerte de Etchebehere.

El prestigio de nuestro Partido ha crecido enormemente. Los [?] y las gentes del pueblo han considerado la toma de Atienza como una cuestión de honor para el P.O.U.M. Al llegar a Sigüenza se acercaron a nosotros algunos anarquistas que se expresaron poco más o menos de la siguiente manera : somos anarquistas, pero sentíamos hacia nuestro jefe gran devoción por su bondad y sobre todo por su valor personal. Creemos que nos será dificil encontrar otro camarada de las condiciones de Etchebehere.
Estas pruebas de solidaridad por parte de todos los milicianos, alientan a nuestros camaradas que hoy no sienten más que deseos de vengar en breve al camarada Etchebehere. Como se desprende de las anteriores líneas de nuestros camaradas madrileños, Etchebehere ha muerto como un verdadero revolucionario, y su cadáver quedó en el campo de batalla. Nuestro sentimiento es doble por haberlo perdido y por no poder dedicarle nuestra despedida emocionada. Esperamos, como dicen nuestros camaradas de Madrid, que pronto será vengado.

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Extrait de La Batalla du 20 août 1936


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