Zimmerwald : l’internationalisme contre la Première Guerre mondiale

by

L’internationalisme contre la Première Guerre mondiale

de Julien Chuzeville, préface de Jean-Numa Ducange

154 pages, éditions Demopolis, Paris.

Le centenaire de Zimmerwald est marqué par une publication éditoriale exceptionnelle : les principaux articles, comptes-rendus et manifestes avant, pendant et après l’événement, avec la conférence suivante de Kienthal, en avril 1916, sont réunis, présentés et commentés de manière concise mais très sûre 
par Julien Chuzeville, historien spécialiste 
des courants pacifistes 
et révolutionnaires. 
Un livre vif, neuf, documenté (avec la liste détaillée des délégués), émouvant aussi, qui est une belle invite à la réflexion sur les divers aspects revêtus par « l’internationalisme ».

G. Candar, L’Humanité, 18 septembre 2015

1914 avait été une catastrophe totale pour le mouvement ouvrier : des deux côtés du Rhin le ralliement à l’Union sacrée des partis socialistes, des centrales syndicales et même des anarchistes (Manifeste des Seize), le départ de toute une génération de la classe ouvrière (et en son sein de toute une génération de militants) vers le massacre, le militarisme « en maître incontesté des pays en conflit » (dixit Rosa Luxemburg). Les efforts de l’ancienne Vie ouvrière en France ou du futur Spartacus en Allemagne étaient bien minoritaires pendant la première année de guerre. La Conférence de Zimmerwald, en septembre 1915, annonça enfin une renaissance de l’internationalisme. Zimmerwald devait durablement frapper comme un symbole. Une chanson de Zimmerwald intègre le répertoire militant. En 1935 la R.P. Commence une série intitulée « Pour un nouveau Zimmerwald » et en 1951 Monatte et Rosmer fondent un Cercle Zimmerwald. Pour le centenaire de Zimmerwald, Julien Chuzeville sort un livre compilant, présentant et annotant les textes : Zimmerwald : l’internationalisme contre la Première Guerre mondiale, avec une préface de Jean-Numa Ducange , en librairies depuis le 27 août [*]. On y trouve notamment un document inédit : le compte-rendu de Merrheim à la Commission exécutive des Métaux le 9 octobre 1915 (…)

S.J., La Révolution prolétarienne N°790 (septembre 2015)

(…) ce livre est un chaleureux témoignage de ce moment où quelques militants ont sauvé le mouvement ouvrier révolutionnaire, ouvrant la voie par leur courage, leur indépendance morale et politique vis-à-vis de la bourgeoisie, leur audace, au mouvement révolutionnaire de l’après-guerre, à Octobre 1917 et à la naissance des partis communistes. À lire et à faire lire.

L’Anticapitaliste (hebdo du NPA) N° 303

zimmerwald-chuzeville


%d blogueurs aiment cette page :