Bigot (1878-1962)

Marthe Bigot

Institutrice syndicaliste, fille d’un boulanger, elle est secrétaire de la XII° section de la Fédération SFIO de la Seine avant 1921, militante du Comité pour la reprise des relations internationales, puis du Comité de la IIIe Internationale. Signataire de la motion Loriot-Souvarine pour le congrès de Tours, elle participe à la fondation du Parti Communiste. Elle eut aussi alors une réelle activité en défense du droit des femmes : comité des femmes pour la paix permanente, Fédération Féministe Universitaire, manifeste pour le droit de vote de 1919, etc. Elle sera révoquée de son poste pour son activité militante en 1921 et réintégrée en 1924.

Secrétaire du PC à la propagande féminine (1921-24) et fondatrice du journal L’Ouvrière, elle dénonce par exemple le fardeau des tâches ménagères et prône une nouvelle société « reconstruite en vue d’une organisation socialiste de la tenue de la maison » (brochure La Servitude des femmes, publiée par la librairie de L’Humanité, 1924). Membre de l’opposition communiste de gauche avec Fernand Loriot, elle quitte le PC fin 1925 et rejoint l’équipe de La Révolution Prolétarienne dirigée par Monatte, fait partie du Cercle Marx-Lénine de Souvarine en 1927-28. Rosmer et Trotsky (qu’elle rencontre à Prinkipo en 1929) la convainquent de faire partie du casting de lancement de la revue La Vérité. Elle retourne bientôt à la R.P. et milite pour l’unification syndicale. Son dernier article connu est Cent ans de féminisme dans la R.P. d’août 1948.

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TEXTES:

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Au congrès de Marseille du PCF (1921), de gauche à droite: Marie Mayoux, Germaine Goujon, Lucie Colliard, Marthe Bigot, Suzanne Girault

Billet sur la révocation de Marthe Bigot dans l’Humanité du 28 septembre 1921 par Amédée Dunois.

Bigot 1921

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