Archive for the ‘Actualité’ Category

De « La lucha por Barcelona » à « El elogio del trabajo »: L’anticapitalisme des anarchistes et anarcho-syndicalistes espagnols des années trente

24 juillet 2016

80ème anniversaire de la Révolution espagnole

Texte de Myrtille, des Giménologues (site http://gimenologues.org), tout récemment republié en brochure par La Sociale de Montréal.

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Voir aussi:

35 photographies du POUM en 1936-37

17 juillet 2016

80ème anniversaire de la Révolution espagnole

Republications estivales

POUM - colonne internationale

colonne internationale du POUM

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Présence du POUM dans les rues de Barcelone

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Miliciens sur le front de Huesca, hiver 1936-37

POUM - salle de presse de l'Espurna

Salle de presse de L’Espurna à Gérone

Miliciens du POUM dans la sierra de Alcubierre, sur le front d’Aragon.

Combattants au front sous le commandement de Mika Etchebehere

Combattants au front sous le commandement de Mika Etchebehere

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Un local

POUM - cavaliers

cavaliers sur le front (agence Keystone)

POUM - Militants à  Lecinena, Frente de  Aragon août 1936

Miliciens à Lecinena, sur le front d’Aragon (août 1936)

POUM - Militant août-sept 1936

Un militant photographié par Robert Capa en août ou septembre 1936

POUM (2) - Barcelone août 1936

Barcelone, août 1936

POUM - Façade du localo à Barcelone

Façade du local à Barcelone

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Miliciens

POUM (3) - blindé

Blindé

POUM (21) - comité-militar-poum-josep-rovira

comité militaire avec Josep Rovira

POUM - miliciens (3)

miliciens

POUM (8) - camion des milices

camion des milices

POUM (24) - marinos del destructor Almirante Miranda. Verano 1936

marins, été 1936

POUM (28)

caserne Lénine (2)

POUM (14) - Nin et Maurin en 1936

Nin et Maurin en 1936

POUM (3) - caballera del poum

cavalerie

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miliciens

POUM (31) - Oficina de alistamiento del POUM en Barcelona (Teatro Principal). été 1936

Bureau d’enrôlement à Barcelone

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Militantes du Secours rouge

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juillet 1936 (archives Pivert)

POUM - blindé

blindé

POUM - Acte de propaganda del POUM en homenatge a Miguel Pedrola 1937

Hommage à Miguel Pedrola (février 1937)

JCI-POUM - local à Barcelone 1936

local des Jeunesses du POUM

Solano y Nin

A. Nin et W. Solano

gorkin sur le front d'aragon

Visite de J. Gorkin sur le front d’Aragon

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Repas sur le front

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Défilé du secrétariat féminin

Banderas del Socorro Rojo y de los pioneros del POUM. Barcelona, otoño 1936

Défilé des pionniers

local del POUM en Lleida

local du POUM à Lleida

Au secours de l’Espagne socialiste (1936)

15 juillet 2016

Republications estivales

Brochure également publiée en Cahiers Spartacus N°3 (décembre 1936), numérisée par l’IISH d’Amsterdam:

AVERTISSEMENT DE L’AUTEUR

Cette brochure, destinée à discuter et combattre la position prise envers la guerre civile espagnole par le gouvernement français dirigé par un socialiste, a été écrite par un socialiste. Voilà le fait.

J’ai essayé de faire entendre par les voies régulières de mon Parti la protestation de ce qui me paraissait être plus que la voix de ma conscience.; la voix du socialisme même. Mais je ne suis qu’un militant de la base. On ne m’a pas entendu. On ne m’a même pas écouté. J’ai réussi à faire voter des motions par ma section. On les a jetées au panier. J’ai essayé de remuer les tendances organisées du Parti; efforts vains. Partout, le gouvernement est tabou. Même à la « Gauche Révolutionnaire », où le dévouement pour l’Espagne est le plus grand, la consigne est de demander des armes aux quatre coins du monde, sauf au gouvernement que nous avons fait. Dominant tout, la personne de Léon Blum est venue fausser le débat. Depuis le discours de Luna-Park, la question n’est plus: pour ou contre le soutien de l’Espagne socialiste, mais pour ou contre Léon Blum.

Or, les heures passaient, toujours plus tragiques, toujours plus graves. La plus sinistre, la plus répugnante comédie qui se soit jamais vue, la farce odieuse de la non-intervention à sens unique, étranglait chaque heure davantage nos frères d’Espagne. A l’heure où paraîtront ces lignes, Madrid sera peut-être tombée. Et une passivité redoutable, une coalition de toutes les erreurs et de toutes les lâchetés, étouffait le cri vengeur du socialisme, tout prêt à sortir. Alors je n’ai plus pu y tenir. Discipline ou non, il fallait réagir. Il fallait secouer, secouer rudement le Parti qui se déshonorait. Il fallait proclamer ce qui est. J’ai pris la plume, et sans penser davantage à ce qu’on en dira dans le Parti, m’abandonnant volontairement à mon instinct meurtri et à ma conviction socialiste bafouée, j’ai écrit, sans précaution de style, sans égard pour les personnes, les pages qu’on va lire. Maintenant que c’est fait, je trouve que je n’ai eu qu’un seul tort: l’avoir fait si tard.

Il y a, dans le mouvement ouvrier, bien des militants pour qui le silence est le dernier mot de la vertu prolétarienne. Ils ne conçoivent la force du Parti que sur le type militaire; élaboration du sommet, exécution à la base, adoration des chefs, discipline unilatérale. Ils n’ont jamais réfléchi que c’était l’essence même de toutes les idéologies bourgeoises que de ne concevoir de force que sur le type « vertical », et que c’était l’ambition même du socialisme que de réaliser sa force sur le type « horizontal », c’est-à-dire comme un concours d’initiatives et de libre examen de tous. Aussi les voit-on inconsciemment pratiquer entre eux tout ce qu’ils critiquent dans l’organisation bourgeoise du pouvoir. Ils ont leur « raison d’État »: la discipline du Parti. Ils ont leur « union sacrée »: l’effacement des critiques. Ils ont leur « crétinisme parlementaire »: le fétichisme du Parti. Ils ont leur « religion »: l’adoration des chefs du Parti.

Je n’en suis pas. Je n’en serai jamais. Je sais qu’un Parti a besoin de discipline; celle qui est librement établie par ses membres. Je sais qu’il faut parfois s’incliner: quand tous ses membres ne sont pas d’accord. Encore faut-il que ces membres soient consultés, et, plus que consultés, informés. Encore faut-il que ne pèse pas sur leur décision le prestige d’un chef ou la peur de la vérité. Celle-ci doit leur être plus chère, en toute circonstance, que leur propre parti. C’est pourquoi je sais aussi que le socialisme ne saurait être suiviste que dans les chaînes et qu’un socialiste ne saurait être muet que dans la tombe. Et que, s’il est déjà grave que le socialisme laisse écraser une révolution sans bouger, il serait encore plus grave, et définitivement mortel pour l’humanité, que les socialistes se bouchent les yeux pour ne pas le voir et, qu’ayant vu, ils se ferment la bouche pour ne pas le crier.

Un dernier mot. Le Parti Communiste s’est emparé du mot d’ordre de l’armement de l’Espagne pour des fins qui ne sont pas socialistes. Je ne partage aucune de ses vues. Je me réjouis de sa campagne dans la mesure où elle dresse les masses pour une idée juste en elle-même. Mais je sais que Thorez place des manœuvres derrière cette idée. Je partage l’idée, je participe même de grand cœur à l’action engagée par le P.C. contre le blocus, mais je désavoue nettement les brochures qui y sont consacrées. Je fais plus, je les dénonce et les combat. Plusieurs pages de cette brochure y sont consacrées. Qu’on ne m’accuse donc pas d’être de connivence avec le stalinisme. C’est au contraire dans la mesure où, plus vivement peut-être que bien des révolutionnaires, je me rends compte de la nocivité du stalinisme, que je redouble d’ardeur, puisque j’ai la conscience qu’il faut non seulement défendre un mot d’ordre juste, mais encore l’enlever à ceux qui ne peuvent que le compromettre; et essayer de le replacer entre les seuls mains qui auraient dû le manier: celles de mon Parti, auquel je reste attaché.

Cette brochure a pu être éditée grâce à l’appui du « Comité pour la Révolution Espagnole » qui, en étroite liaison avec le P.O.U.M. de Barcelone (« Parti Ouvrier d’Unification Marxiste ») s’efforce de faire connaître en France les combats du socialisme ibérique. J’engage vivement tous les camarades désireux de comprendre la lutte espagnole de s’abonner au bulletin de la « Révolution espagnole » et d’appuyer son action.

Jean PRADER

Membre de la 13° section

de la Fédération de la Seine

du Parti socialiste S.F.I.O.

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La Révolution espagnole (1936-1937)

13 juillet 2016

80ème anniversaire de la Révolution espagnole

Journal en langue française du P.O.U.M.

Numéros complets disponibles au format pdf:

38-001-00010-01.eps

Aperçu de la situation (A. Nin, 1936)

12 juillet 2016

80ème anniversaire de la Révolution espagnole

Republications estivales

Dans quelques jours ce sera le 80ème anniversaire de la Révolution espagnole. Nous republions ce texte d’un résumé oral de la situation à Barcelone fait par André Nin à l’été 1936 au militant suisse Pavel Thalmann qui arrivait, extrait de Combats pour la liberté. Il s’agit bien sûr d’une reconstitution de mémoire par Pavel Thalmann, et donc à considérer avec les précautions d’usage pour tout témoignage de seconde main.

Tout d’abord, nous sommes en guerre. Et c’est une guerre qui sera longue. Nous sommes mal organisés et notre peuple ne sait pas ce qu’est la guerre. Notre premier devoir est donc de former une armée et d’approvisionner le front. Le gouvernement madrilène est incapable et devra bientôt démissionner. Ici, en Catalogne, la guerre a un caractère nettement révolutionnaire. En fait, le gouvernement de Lluis Companys est un gouvernement fantôme, une façade seulement. Le pouvoir réel se trouve entre les mains du Comité central des Milices antifascistes qui se compose de trois représentants pour chacun des groupes suivants: la CNT et la FAI, qui sont les organisations syndicale et politique des anarchistes, l’UGT et le POUM, le PSUC et les Républicains catalans; ils y ont chacun un représentant. Mais cela ne correspond en aucun cas aux rapports réels, puisque les anarchistes, qui sont de loin les plus forts, devraient avoir la majorité absolue. Ils y ont renoncé volontairement, sachant parfaitement qu’ils ont la majorité de la population derrière eux et que, conformément à leurs théories, ils n’attachent aucune importance aux moyens politiques traditionnels du pouvoir. Ce comité est notre « gouvernement des Conseils », qui se distingue cependant de ses modèles historiques, étant donné que les anarchistes, comme vous le savez, refusent de faire de la « politique » et se dressent contre toute forme étatique quelle qu’elle soit. Si nous réussissons à persuader les masses de prendre non seulement le pouvoir économique, mais aussi le pouvoir politique, nous aurons fait un grand pas. Mais ce ne sera pas facile, car la tradition anarchiste est bien ancrée en Espagne, et la politique russe avec ses pratiques autoritaires fera tout pour nous en empêcher. La situation est bien différente dans les autres provinces du pays. A Madrid, les socialistes sont en majorité, et le POUM et les anarchistes plus faibles qu’ici. Au Pays basque, les problèmes sont encore compliqués par la question des nationalités, comme en Catalogne. Nous ne participerions jamais à un gouvernement de Front populaire. Les acquis révolutionnaires en Catalogne, à savoir l’expropriation de la classe dirigeante, la reprise en main de l’économie par les syndicats, la collectivisation de la terre, la milice ouvrière et l’autonomie catalane ne peuvent plus être supprimés. Nous nous efforçons ici de montrer l’exemple au pays entier, afin qu’il nous suive. Mais il s’agit avant tout de gagner la guerre contre Franco et les interventions italienne et allemande dans notre conflit, qui ont déjà commencé, peuvent avoir des conséquences internationales incalculables. En principe, notre lutte ne peut aboutir que par des mesures révolutionnaires, sans compromis ni équivoque.

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Josep Rebull, la voie révolutionnaire

11 juillet 2016

80ème anniversaire de la Révolution espagnole

Note de lecture parue dans La Révolution prolétarienne N°787 (décembre 2014).

Connaître la Révolution espagnole, c’est non seulement connaître et reconnaître les faits (certains staliniens n’en sont même pas encore là), mais aussi connaître les points de vue révolutionnaires sur cette expérience, à commencer par ceux qui l’ont vécue. Josep Rebull, militant au cœur des Journées de mai 1937 à Barcelone et voix d’une « gauche » du P.O.U.M., avait déjà été évoqué et étudié dans le livre de Chazé Chroniques de la Révolution espagnole (Spartacus, 1979), dans la revue barcelonaise Balance N°19-20 (2000) et les Cahiers Léon Trotsky N°71 (2000). Agustín Guillamón, infatigable historien de cette période, a publié une étude complète des textes qui souligne leur importance et leur originalité dans un livre publié chez Spartacus en juin dernier: Espagne 1937 – Josep Rebull, la voie révolutionnaire. On y découvre ou redécouvre son point de vue sur l’insuffisance des comités de juillet 1936, sa dénonciation des renoncements, des limites d’une collectivisation relevant du « capitalisme syndical », et d’une mise à la remorque de la C.N.T. par la direction de son parti, ce POUM auquel il restera pourtant fidèle, porteur d’une opposition interne loyale. Traduit par mes amis du Collectif Anarchiste de Traduction et Scannérisation de Caen, le livre ne coûte que 12 euros port compris (http://spartacus.atheles.org/commander?ref_livre=3037).

Une lecture vivement conseillée (et indispensable pour tou-te-s les passionné-e-s par la Révolution espagnole).

Stéphane JULIEN

Agustín Guillamón – Espagne 1937 : Josep Rebull, la voie révolutionnaire. 170 pages Spartacus. ISBN : 9782902963706

 

La révolution espagnole (De Leone, 1936)

11 juillet 2016

80ème anniversaire de la Révolution espagnole

Article de la minorité bordiguiste. Mario De Leone (Tito) mourra d’une crise cardiaque à Barcelone.

Cet article d’un camarade de la minorité de la fraction a été écrit le 8 août, à un moment donc où l’extrême pénurie des nouvelles ne permettait guère une analyse des événements en cours. Il n’a pas été possible de permettre à l’auteur de revoir son texte afin d’y apporter tes rectifications nécessaires quant à certains faits qui y sont évoqués. Le lecteur voudra bien en tenir compte.

– La chute de la monarchie, bien qu’elle se soit accomplie paisiblement et de façon chevaleresque, dans une ambiance de réjouissances et non de luttes, ouvre la crise révolutionnaire en Espagne. La dictature de Primo de Rivera en est aussi un symptôme.

La structure politique et économique de l’Espagne est entièrement, construite sur l’échafaudage féodal d’un État qui. pendant quatre siècles, a vécu en parasite en exploitant un empire colonial immense, rempli de richesses inépuisables. A la fin du XIXe siècle, par la perte des dernières possessions coloniales, le rôle de l’Espagne est réduit à celui d’un pays de troisième ordre, vivotant au travers de l’exportation de sa production agraire. La crise mondiale survenue après la guerre rétrécit considérablement les marchés, amoindrit les réserves de l’accumulation qui s’était faite pendant la guerre par suite de la neutralité du pays, et pose le problème de sa transformation économique. Le stimulant des forces de production tendant à créer un appareil industriel moderne, et à susciter un marché intérieur pour la production industrielle au travers de la transformation des systèmes productifs à la campagne, se heurte à l’esprit conservateur des vieilles castes féodales privilégiées.

Cinq années de gouvernements successifs de gauche et de droite ne résolvent même pas le problème politique de la forme constitutionnelle ; la République elle-même est menacée par un parti monarchique décidé. Aucune solution, n’est davantage apportée au problème économique qui ne peut trouver de solution définitive qu’au travers de la rupture violente des rapports sociaux dans les campagnes. La question agraire est d’importance primordiale; elle ne peut être résolue dans le cadre des institutions bourgeoises, mais par la voie révolutionnaire au travers de l’expropriation sans indemnisation des latifundia et des domaines seigneuriaux.

Sur un demi-million de kilomètres carrés que représente la surface de l’Espagne, deux tiers des terres appartiennent à 20.000 propriétaires. Les bribes restantes sont laissées à vingt millions d’êtres qui consomment leur misère dans l’abrutissement et l’ignorance séculaires.

La tentative de réforme agraire de Azana ne put donner que des résultats négatifs. La confiscation, avec indemnisation aux propriétaires, est suivie d’une répartition de la terre, onéreuse pour le paysan qui doit commencer à cultiver une terre souvent aride et négligée, avec une dette initiale et sans aucun capital de circulation. Là où la répartition des terres s’est faite, une irritation se produit parmi les paysans qui n’ont pu tirer aucun avantage de la possession de la terre. Cette situation de mécontentement peut expliquer pourquoi les « rebelles » ont trouvé dans certaines provinces agraires, un appui de la part des populations locales.

La menace d’une attaque réactionnaire à fond, après deux années de gouvernement de droite, détermine la formation d’une coalition des partis républicains et ouvriers, et provoque la victoire électorale du 16 février. La pression des masses qui ouvrent les prisons aux 30.000 emprisonnés politiques avant même que soit promulgué le décret d’amnistie, déplace le rapport des forces, mais l’espoir des masses est déçu. Au cours des cinq mois d’activité du gouvernement de Front Populaire aucun changement radical ne se vérifie dans la situation. La situation économique, d’autre part, ne perd pas son caractère de gravité. Rien n’est fait pour tenter une solution définitive, et cela s’explique par le caractère bourgeois du nouveau gouvernement qui se borne à une défensive envers le parti monarchique en déplaçant vers le Maroc un grand nombre d’officiers infidèles au régime républicain. Ce qui explique que le Maroc était le berceau de la rébellion militaire, qui en quelques jours put compter sur une armée de 10.000 hommes complètement équipés, à l’abri de toute menace répressive. La Légion Etrangère « La Bandera » qui a formé la base de cette armée, ne compte que très peu d’éléments étrangers (10-15 p. c.) tandis que dans sa majorité elle groupe des espagnols enrôlés: chômeurs, déclassés, criminels, c’est-à-dire de véritables mercenaires qu’il est facile d’attirer par le mirage d’une solde.

Le meurtre du lieutenant de Castillo, socialiste, suivi le lendemain, par représaille, du meurtre de Carlos Sotelo, chef monarchiste (9 et 10 juillet), décida la droite à agir. Le 17 juillet l’insurrection commence. Elle n’a pas le caractère du pronunciamento militaire typique qui compte sur la surprise, la rapidité et a toujours des buts et objectifs limités: généralement le changement du personnel gouvernemental.

La durée et l’intensité de la lutte prouvent que nous nous trouvons devant un vaste mouvement social qui bouleverse jusqu’à ses racines, la société espagnole, la preuve en est que le gouvernement démocratique, modifié deux fois en quelques heures, au lieu de se replier ou de se hâter de faire un compromis avec les chefs militaires insurgés, préfère s’allier avec les organisations ouvrières et consigner les armes au prolétariat.

Cet événement a une importance énorme. La lutte bien qu’elle reste formellement insérée dans les cadres d’une compétition entre groupes bourgeois, et bien qu’elle trouve son prétexte dans la défense de la république démocratique contre la menace de la dictature fasciste, atteint aujourd’hui une signification plus ample, une valeur profonde de classe, elle devient le levain, le ferment propulseur d’une véritable guerre sociale.

L’autorité du gouvernement est en pièces : en quelques jours le contrôle des opérations militaires passe aux mains de la milice ouvrière ; les services de la logistique, la direction en général des affaires inhérentes à la conduite de la guerre,, la circulation, la production, la distribution; tout est remis aux organisations ouvrières.

Le gouvernement de fait est aux organisations ouvrières, l’autre, le gouvernement légal est une coque vide, un simulacre, un prisonnier de la situation.

Incendie de toutes les églises, confiscation de biens; occupation de maisons et de propriétés, réquisition de journaux, condamnations et exécutions sommaires, d’étrangers aussi, voilà les expressions formidables, ardentes, plébéiennes de ce profond bouleversement des rapports de classe que le gouvernement bourgeois ne peut plus empêcher. Entretemps le gouvernement intervient non pas pour anéantir, mais pour légaliser « l’arbitraire ». On met la main sur les banques et sur la propriété des usines abandonnées par les patrons, les usines qui produisent pour la guerre sont nationalisées. Des mesures sociales sont prises: semaine des 40 heures, 15 p. c. d’augmentation des salaires, réduction de 50 p. c. des loyers.

Le 6 août un remaniement ministériel a lieu en Catalogne sous la pression de la C. N. T. Companys, président de la Généralité, est obligé, paraît-il, par les organisations ouvrières de rester à sa place pour éviter des complications internationales, qui, au reste ne manqueront pas de se produire au cours des événements.

Le gouvernement bourgeois est encore debout. Sans doute, une fois le danger écarté, il essayera de reprendre désespérément l’autorité perdue. Une nouvelle phase de la lutte commencera pour la classe ouvrière.

*

Il est indéniable que la lutte a été déchaînée par les compétitions entre deux fractions bourgeoises. La classe ouvrière s’est rangée à l’avantage de celle dominée par l’idéologie du Front Populaire.

Le gouvernement démocratique arme le prolétariat, moyen extrême de sa défense. Mais l’état de dissolution de l’économie bourgeoise exclut toute possibilité de réajustement, soit avec la victoire du fascisme, soit avec la victoire de la démocratie. Seule une intervention successive, autonome du prolétariat pourra résoudre la crise de régime de la société espagnole. Mais le résultat de cette intervention est conditionnée par la situation internationale. La révolution espagnole est strictement reliée au problème de la révolution mondiale.

La victoire d’un groupe ou de l’autre ne peut résoudre le problème général qui consiste dans la modification des rapports fondamentaux des classes sur l’échelle internationale, et de la désintoxication des masses hypnotysées par le serpent du Front Populaire. Toutefois la victoire d’un groupe plutôt que d’un autre détermine des répercussions politiques et psychologiques dont il faut tenir compte dans l’analyse de la situation. La victoire des militaires ne signifierait pas seulement une victoire sur la méthode démocratique de la bourgeoisie, mais signifierait aussi, la victoire brutale et sans merci sur la classe ouvrière qui s’est engagée à fond et comme telle, dans la mêlée. La classe ouvrière serait clouée à la croix de sa défaite, de façon irrémissible et totale, comme il est arrivé en Italie et en Allemagne. En outre toute la situation internationale serait modelée sur la victoire du fascisme espagnol. Une rafale de répression violente s’abattrait sur la classe travailleuse dans le monde entier.

Ne discutons même pas la conception qui soutient que, après la victoire des réactionnaires, le prolétariat retrouverait plus hardiment, sa conscience de classe.

La victoire gouvernementale créerait des déplacements de grande importance dans la situation internationale, en redonnant conscience et hardiesse au prolétariat dans les différents pays. Sans doute ces avantages seraient on partie neutralisés par l’influence délétère d’une intense propagande nationaliste, antifasciste, fourrière de guerre des partis du Front Populaire, et en toute première ligne du parti communiste.

Il est douteux que la défaite des militaires ait comme conséquence inéluctable un renforcement du gouvernement démocratique . Par contre, il est certain que les masses, encore armées, dans l’orgueil de la victoire douloureuse et contestée mais fortes d’une expérience acquise dans l’âpreté de la bataille, demanderaient des comptes à ce gouvernement. Les poudrières idéologiques données par le Front Populaire pour confondre les masses, pourraient éclater dans les mains de la bourgeoisie elle-même.

Seule une méfiance extrême dans l’intelligence de classe des masses peut amener à admettre que la démobilisation de millions d’ouvriers qui ont soutenu un combat dur et long, puisse se vérifier sans heurts et sans tempêtes.

Mais, même dans l’hypothèse qu’à la victoire du gouvernement succède, sans frictions, le désarmement matériel et spirituel du prolétariat, on ne peut pas exclure que tous les rapports de classe seraient déplacés. Des énergies nouvelles et puissantes pourraient émerger de cette vaste conflagration sociale et l’évolution vers la formation du parti de classe en serait accélérée.

La lutte de classe n’est pas de la cire molle qui se modèle suivant nos schémas et nos préférences. Elle se détermine de façon dialectique. En politique, la prévision représente toujours une approximation de la réalité. Fermer les yeux en face de la réalité uniquement parce qu’elle ne correspond pas au schéma mental que nous nous sommes forgé, signifie s’extraire du mouvement et s’expulser de façon définitive du dynamisme de la situation.

La corruption idéologique du Front Populaire et le défaut du parti de classe sont deux éléments négatifs et d’une importance écrasante. Mais c’est justement pour cela qu’aujourd’hui notre effort doit se porter du côté des ouvriers espagnols.

Leur dire : ce danger vous menace et ne pas intervenir nous-mêmes pour combattre ce danger, est manifestation d’insensibilité et de dilettantisme.

Notre abstentionnisme dans la question espagnole signifie la liquidation de notre fraction, une sorte de suicide dû à une indigestion de formules doctrinaires.

Imbus de nous-mêmes, comme Narcisse, nous nous noyons dans les eaux des abstractions où nous nous complaisons tandis que la belle nymphe Echo meurt de langueur par amour pour nous.

TITO.

http://bilan.collectif-smolny.info/BILAN_N35_SEP36.pdf

Voir aussi:

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8 juillet 2016

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L’islamophobie, une invention du colonialisme français

3 juillet 2016

Article paru dans Anarchosyndicalisme ! N°149 (avril-mai 2016) et dans La Révolution prolétarienne N°793 (juin 2016):

« Islamophobie », le terme a envahi le discours politique. Sa datation a été l’occasion d’une belle polémique. Observatrice attentive des dynamiques religieuses actuelles, Caroline Fourest avait cru qu’il était apparu fin année 70 / début années 80. En fait, il avait été forgé au tout début du XXe siècle. Cette erreur de datation, les islamobaratineurs n’ont pas manqué d’en faire des gorges chaudes. Fouillant les archives (plusieurs sont universitaires et donc payés pour ça), ils ont en effet fini par découvrir que c’est vers 1910 qu’un certain Alain Quellien avait forgé ce néologisme1. Ensuite, le terme a été repris vers 1912 par d’autres auteurs, il aurait circulé quelque peu jusqu’au milieu des années 1920, avant semble-t-il, de disparaître totalement de la circulation.

Dans les années 1980, quand C. Fourest l’observe, ce n’est donc pas «  d’apparition » qu’elle aurait dû parler mais de « réapparition ». Donnons sur ce point toute la raison aux islamobaratineurs et rendons-leur grâce de nous avoir fait découvrir Quellien dont la lecture est bien intéressante : elle montre toute la perversité du concept d’islamophobie.

La personnalité même du fondateur du concept d’islamophobie est finalement, bien embarrassante pour ceux qui l’ont exhumé. Aussi, le présentent-ils tantôt comme membre d’une sorte d’amicale d’« administrateurs-ethnologues »[2] – amusant concept qui sent le bricolage – tantôt comme un « orientaliste français spécialiste de l’islam ouest-africain »[3]. « Ah, qu’en termes galants ces choses là sont dites » se serait écrié Molière !

Quellien, et on comprend tout de suite ce qui gêne les enfumeurs, était en réalité un cadre supérieur du ministère des Colonies, en lien avec l’officier « qui dirige avec compétence et distinction, le service des informations islamiques au ministère des Colonies »[4]. Foin donc « d’administrateur-ethnologue » ou de sympathique « orientaliste », Quellien est un Attaché du ministère des Colonies qui fait son travail : conseiller la meilleure stratégie de colonisation possible. C’est bien là tout l’objectif de son ouvrage « La Politique musulmane dans l’Afrique occidentale française »[5].

C’est dans cet objectif, qu’après une réflexion bien nourrie et mûrie, il crée le concept « d’islamophobie », une «  islamophobie » que Quellien pourfend avec force dans tout un long chapitre.

Qu’un fonctionnaire totalement dévoué à la cause de la colonisation en arrive à créer le terme d’islamophobie dans le but de dénoncer les islamophobes avec beaucoup de vigueur, paraît, à première vue étonnant. En fait, c’est une conséquence logique de sa position raciste et de son soutien à la colonisation.

À la base, Quellien fait un constat : le colonisateur ne « tire » pas tout le bénéfice qu’il pourrait de sa colonisation. Par exemple la partie du « Soudan, demeurant aux fétichistes (…) est une riche contrée vouée à l’immobilité, sans commerce, sans industrie, sans culture, sans aucun progrès dans l’avenir ». Chacun perçoit tout de suite la profondeur du drame : le pays est « une riche contrée », mais le colonisateur n’en tire rien ; ses habitants n’ont pas envie de l’exploiter (et de se faire exploiter) au sens capitaliste du terme. Et ils n’ont pas plus envie d’être asservi par un État.

Or, toujours au Soudan, une partie est islamisée. Quelle différence ! Et Quellien de citer un de ses contemporains : « Le Soudan, accaparé par l’Islam, c’est la discipline et l’organisation de masses d’hommes, jusqu’ici isolés et farouches ;(…) [qui va vers] la formation d’une société, d’un État (…) Avec le temps, on arrivera à faire de l’Islam (…) le plus précieux auxiliaire des intérêts français en Afrique »[6].

Voici donc, en quelques lignes tout le raisonnement : l’autochtone non islamisé (Quellien et autres « orientalistes » et « administrateurs-ethnologues » ne se gênent pas pour écrire « le nègre », le «  fétichiste » et laisser libre court à leur racisme…) n’obéit pas et est improductif (au goût du maître) ; par contre le «  nègre » islamisé devient obéissant et accepte de travailler davantage.

La diffusion de l’Islam en Afrique noire sert donc les intérêts du colonisateur français. C’est un « précieux auxiliaire ». S’attaquer à la propagande islamique, être « islamophobe » comme le sont les colonialistes les plus stupides, c’est nuire aux intérêts coloniaux de la France[7].

Reste à justifier le raisonnement, car tous ses contemporains sont loin d’être convaincus.

La première étape est de persuader tout un chacun de « l’infériorité » des noirs. Et là, Quellien, plutôt cauteleux par ailleurs, n’y va pas avec le dos de la cuillère, soit qu’il cite d’autres auteurs, soit qu’il se « lâche » lui-même. Petit florilège :

« Le noir comprend difficilement les idées abstraites »
« Son intellectualité [est] très restreinte et son indolence naturelle le [pousse] vers le moindre effort… »
« … comme l’esprit d’imitation existe à haute dose chez le nègre, celui-ci sera porté tout naturellement à répéter les gestes qu’il a vus et à prononcer les paroles qu’il a entendues, même s’il ne les comprend pas »
« … le système de famille chez les nègres n’est pas le patriarcat, comme chez les sémites [dont les arabes], c’est une forme plus animale, le matriarcat,… »
« Un abîme profond, …, sépare les noirs des chrétiens, dans l’ordre intellectuel, moral, social et religieux », « Cela tient à ce que la race noire est une race inférieure à qui ne peuvent convenir les subtilités complexes de notre civilisation »

Bref, d’après l’inventeur du terme «  islamophobie », le « nègre » n’ayant qu’une intellectualité restreinte ne saisirait pas les idées abstraites, tout au plus pourrait-il imiter des gestes et répéter des paroles qu’il ne comprend pas. Son organisation familiale serait même animale.

Et, pour ceux qui ne seraient pas, malgré ces « arguments » convaincus, de cette infériorité, voici l’argument massue : le « nègre » serait, nécessairement, cannibale : « … le fétichisme obéit toujours à des pratiques hideuses, il tue souvent et dévore son ennemi vaincu »[8].

L’étalage de ces affirmations aussi fausses qu’humiliantes est à proprement parler écœurant. Oui, mais il est indispensable à la construction du concept d’islamophobie.

Car c’est cette « infériorité » supposée du « nègre » qui justifie son islamisation, présentée comme un « progrès ». En effet, toujours d’après le pourfendeur de l’islamophobie, le noir malgré ses insuffisances intellectuelles serait tout de même conscient de la supériorité de l’Européen. Il voudrait bien l’imiter, mais il ne peut y parvenir. Par contre «  (…) il a, tout à côté de lui, le musulman dont l’exemple est facile à suivre…» car « La distance qui sépare (…) [le noir] du musulman n’est pas si considérable ». Le noir, avec un petit effort, peut devenir musulman et, alors il « (…) a presque immédiatement conscience de s’être élevé dans la hiérarchie humaine ». Surtout, et ce n’est pas pour rien que Quellien rappelle qu’Islam veut dire soumission et que sa pratique exige des efforts, le noir islamisé devient un bon petit colonisé : « Au point de vue pratique, il [l’Islam] a l’avantage de constituer des tribus plus facilement gouvernables et administrables que les tribus restées fétichistes, à cause … de leur obéissance à l’égard de leurs chefs. ». «  L’action du mahométisme s’est également exercée dans les manifestations économiques et commerciales. La vie commerciale et industrielle s’est développée et à vu naître des industries… ».

Bref, comme le note un autre auteur  : « Avec une sécurité plus grande sur les parcours commerciaux, il a provoqué une consommation plus intense, la circulation d’une monnaie fiduciaire et le change. Enfin l’Islam n’a pas été un obstacle au recrutement de nos troupes et de nos marins… (…) Il faut ajouter encore que dans l’ordre économique, à côté de la propriété commune qu’il a laissé subsister, l’élévation sociale s’est manifestée aussi par la constitution d’une propriété individuelle et dans le respect de l’autorité »[9].

L’Islam est là, et enfin, le colonisateur respire ! Les tribus deviennent gouvernables, une vie commerciale démarre, la monnaie fiduciaire circule, le change se développe, la propriété collective disparait progressivement au profit de la propriété individuelle, et tout cela sans affecter le recrutement de nos soldats et marins (dont des milliers, une fois convertis à l’Islam, viendront gentiment se faire exterminer dans les tranchées en 14/18). Et tout ça grâce à quoi ? Grâce à l’islamisation de l’Afrique noire. En un mot comme en cent, la colonisation et l’islamisation marchent la main dans la main, chacune tirant bénéfice des progrès de l’autre. C’est la conclusion à laquelle parvient, après sa longue étude, Quellien. C’est pourquoi, a contrario, il comprend qu’un des obstacles qui peuvent bloquer les « progrès » de la colonisation, c’est… la critique de l’Islam. C’est pour lutter contre cette possibilité d’entraver la colonisation que Quellien crée le terme « islamophobie »[10] et c’est pourquoi aussi il pourfend cette « islamophobie » dans tout un long chapitre.

Cependant, s’il accorde une « valeur » à l’Islam (celle de constituer un palier bien utile entre « le nègre » et l’Européen et de faciliter ainsi grandement la colonisation), Quellien affiche un certain mépris pour cette religion dont le « … dogme est simple, [qui] manque d’originalité et de sacerdoce… [qui] traite de la vie matérielle et des occupations sensuelles chères aux noirs, dont il flatte les instincts. L’Islam est en harmonie avec les idées du milieu, car il tolère l’esclavage et admet la polygamie et la croyance aux génies et aux amulettes… ». Bien plus, le créateur du concept d’islamophobie affirme qu’« Il importe avant tout de réprimer, immédiatement et énergiquement, toutes les tentatives de soulèvement qui revêtent un caractère plus ou moins religieux » des islamistes. Des positions qui, aujourd’hui, le feraient taxer « d’islamophobe » !

Le concept « d’islamophobie » est donc, depuis son invention, un concept pervers. Il a été inventé pour servir les intérêts du colonialisme français. Aujourd’hui il sert les intérêts du capitalisme international. Sûrement aurons-nous l’occasion de revenir sur ce dernier point…

CNT-AIT de Toulouse

Notes:
1. Ainsi, Wikipédia écrit : « En fait, le terme « islamophobie » était apparu en 1910 dans l’ouvrage d’Alain Quellien La Politique musulmane dans l’Afrique occidentale française ». Les autres ouvrages cités sont plus tardifs d’une paire d’année.
2. Ainsi, dans l’article «  Islamophobie : une invention française  » (mai 2012) de Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, le terme « administrateurs-ethnologues » est utilisé plusieurs fois. C’est seulement dans une note de bas de page que les véritables fonctions de Quellien sont indiquées. L’article, s’il souligne que c’est un Français qui a inventé le terme se garde bien de dénoncer le racisme de ses écrits et sa volonté colonialiste affirmée.
3. http://www.humanite.fr/que-recouvre-le-terme-dislamophobie-568608
4. Termes des remerciements que Quellien lui adresse dans son ouvrage.
5. Facilement consultable en fac-similé sur le site de la bibliothèque Gallica. Toutes les citations de l’ouvrage sont extraites de cette édition.
6. Edouard Viard. Au Bas-Niger. Quellin trouve cette opinion trop tranchée.
7. Plus prudent en cela que les politiciens actuels – car s’étant donné la peine de bien étudier le sujet – Quellien est plus réservé sur les conséquences, à terme, de cette islamisation.
8.- E.-L. Bonnefon. L’Afrique politique en 1900.
9.- Qu’il définit très clairement comme un : « préjugé contre l’Islam  », définition actuelle.

La_Politique_musulmane_dans_l'Afrique_[...]Quellien_Alain_bpt6k6152175h

Des photos inédites de Trotsky

23 février 2016

Dix-huit négatifs inédits de Trotsky et ses proches au Mexique, pris par Gilbert Walusinski, collaborateur de la revue La Révolution prolétarienne, ont été mis en ligne aujourd’hui sur le site http://delibere.fr, ici.

Au premier plan, Léon Trotsky et Alfred Rosmer. Au second plan, Seva Volkov, Marguerite Rosmer et Natalia Sedova (1939)