Archive for the ‘Campagnes & pétitions’ Category

Campagne de solidarité avec les travailleurs de la Southern Oil Company en Irak

1 mars 2013

La souffrance des travailleurs de la Southern Oil Company est devenue intolérable, faisant face à la négligence et à des sanctions quand ils expriment leur revendications. Dans le passé, ils ont organisé beaucoup de manifestations et de grèves et ont obtenu une partie de leur revendications légitimes, mais la direction est revenue sur sa position et n’a pas respecté son accord avec les travailleurs.

Nous, soussigné-e-s, soutenons les revendications légitimes posées par les travailleurs de la Southern Oil Company, qui sont aussi les revendications avancées par le Comité de défense des droits des travailleurs du secteur pétrolier :

1 Payer aux travailleurs de la société les profits désignés accumulés depuis 2010, s’élevant à 305 millions de dollars étant donné qu’à la lumière de la corruption financière, nous pensons que ce sera compromis.

2 Construire des maisons sur les terres qui ont été distribuées aux ouvriers il y a 8 ans par les sociétés d’investissement et ne pas mettre les charges sur les ouvriers, ainsi que désigner et distribuer des terres à ceux qui y sont éligibles.

3 Abolir toutes les décisions restreignant le syndicalisme et promulguer un code du travail juste et équitable.

4 Rendre accessible les traitements médicaux pour les ouvriers des champs pétroliers qui ont été des scènes de batailles et de matériaux radioactifs pendant des années, particulièrement au nord et au sud de Rumaila.

5 Arrêter la privatisation des hôpitaux désignés pour soigner les travailleurs.

6 Elever les bonus de 1000$ à 4000$ par an pour tous les travailleurs du secteur pétrolier.

7 Recommencer la prise en compte de l’âge des travailleurs et des classifications qui ont cessé depuis 11 ans.

8 Dévoiler les détails de la nouvelle prime approuvée par le ministre et l’annonce de son budget.

9 Remettre en place les rotations, les vacances et les compensations pour le travail dangereux.

10 Activer le travail du département de formation et développement et reconnaître les cours mis en place sur les champs pétroliers.

Nous appelons les amoureux de la liberté, les forces et organisations progressistes, les syndicats, à se tenir aux côtés des travailleurs du pétrole à Bassorah, qui dénoncent toutes sortes de menaces et négligences auxquelles ils sont exposés ainsi que de soutenir leur justes revendications.

signer en ligne : http://www.ahewar.org/camp/i.asp?id=389

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Premiers signataires:

Mazin Qasim (Canada), Fabienne Melmi (Italie), Stéphane Julien (France), Ali Inad (Norvège), Mryam Abdulrahman (Canada), Aras Rashid (Canada), Suzanna Zhila (Suède), Rowan Noor Younis (Irak), Evan Darraji (Irak), Cameran Azad (Australie), Khaled Khalil (Egypte), Michael Mahdi (USA), Adil Ahmed (Canada), Intisar khalil (Canada), Saeed Mustafa (USA), Nadir Abdul-Hameed (Danemark), Azar Modaresi (Grande-Bretagne), Masoud Ghahramani (Allemagne), Ladan Dawar (Allemagne), Mohamad Jafari (Grande-Bretagne), Salah Irandoust (Canada), Mino Hemati (USA), Khaled Zaheri (Suède), Renaud Romagnan (France), Noori Bashir (Grande-Bretagne), Michael Eisenscher (USA), Giorgio Corrias (Italie), Mohammed Raasti (Allemagne), Delshsd Amini (Canada), Tofigh Mohammadi (Suède), Jalal Barkhordar (Canada), Dave Bleakney (Canada), Noureddine Ziani (Maroc), Mosleh Rebwar (Suède), Mohamad Fatahi (Grande-Bretagne), Sahand Hosseini (Allemagne), Salar Saeed (Grande-Bretagne), Ammer Sabir (Australie), Taher Esa (Finlande), Jane Marsh (Canada), Imane Mrabet  (Maroc), George Tomaszewski (Canada), Erik Demeester (Belgique), Elias Assad (Canada) …

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Tract de la campagne “Droit d’asile et droit au séjour pour les femmes victimes de violences”

6 janvier 2013

Contre les violences machistes et la violence d’Etat
Droit d’asile et droit au séjour pour les femmes victimes de violences

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Régulièrement ministres, député(e)s et autres « représentantes et représentants du peuple » dénoncent, à juste titre, les violences machistes et annoncent des projets pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Et pourtant, derrière les discours, la législation française actuelle maintient des dizaines de milliers de femmes sous le pouvoir quasiment absolu de leurs maris et autres conjoints. Ce n’est pas dans un pays où l’apartheid sexiste est inscrit dans la constitution, mais en France, « patrie des droits de l’homme », dans la France qui affiche la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » que la législation permet à un homme, sur simple déclaration de « fin de vie commune » à la Préfecture de faire renvoyer une femme à des milliers de kilomètres, c’est en France où la législation met les femmes étrangères sous la dépendance totale de leurs maris pendant trois ou quatre ans. Avant ce délais, quitter le domicile conjugal, même en cas de violences, c’est risquer de se retrouver privée de titre de séjour, sans-papier, sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire et même expulsée, et le plus souvent dans un pays où le statut de « femme divorcée » est prétexte à de nouvelles violences ou discriminations.

Oh bien sûr, d’après la législation, en cas de violences conjugales, la femme qui a quitté le domicile de son mari peut obtenir un titre de séjour. Mais pour cela, encore faut-il réussir à prouver les violences conjugales. Déjà, pour les femmes françaises, porter plainte et faire reconnaître les violences conjugales est un combat de longue haleine. Ainsi selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance (OND) publiée en juillet 2008, seulement une femme victime de violence sur cinq porte plainte contre son agresseur. En 2003, une étude de l’Observatoire des Violences Conjugales des Alpes de Haute-Provence montrait que sur 100 plaintes déposées pour violences conjugales en 2002, 68 avaient été classées sans suite.

Si la bataille juridique pour faire reconnaître les violences est difficile pour toutes les femmes victimes de violences, elle devient un véritable parcours de la combattante pour les femmes étrangères qui doivent parfois faire face aux préjugés racistes des policiers, doivent surmonter la barrière de la langue et comprendre les rouages de la machine judiciaire française, ont souvent été mises dans un état d’isolement par leurs conjoints depuis leur arrivée en France, et se retrouvent rapidement privée de leur droit au séjour ! Comment prouver les violences psychologiques ? Comment trouver des témoins des violences lorsque ces violences sont commises au domicile conjugal ? Comment se battre pour faire reconnaître les violences subies lorsque l’on est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français ?

Comment accepter qu’au 21ème siècle, dans un pays qui se veut être un exemple en matière de droits humains et donc des droits des femmes, des dizaines de milliers de femmes se retrouvent complètement liées, juridiquement, à leurs maris, sous prétexte qu’elles sont étrangères ? Comment supporter que des dizaines de milliers de femmes doivent vivre dans la peur d’être expulsées simplement parce qu’elles ont fuit des violences conjugales ? Comment ne pas réagir lorsque des femmes qui fuient la violence d’un mari doivent subir la violence du gouvernement ?

Réaffirmons le droit pour toute femme de vivre sans violence et de pouvoir être protégée et défendue lorsqu’elle est victime de violences conjugales. Cela implique un véritable droit au séjour pour les femmes victimes de violences et la régularisation immédiate de toutes les femmes qui sont actuellement sans-papiers parce qu’elles ont quitté un conjoint violent.

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Droit d’asile et au séjour pour toutes les femmes victimes de violences

11 octobre 2012

Des militantes et militants de différents pays d’Europe, militantes et militants des droits des femmes, artistes, syndicalistes, politiques, anti-racistes et autres, lancent une campagne « Droit d’asile et droit au séjour pour toutes les femmes victimes de violences »:

Elles ont fui des mariages forcés, l’excision pour leurs filles, des menaces de crimes d’honneur, la traite des êtres humains ou autres violences, dans des pays ou des régions où règnent des lois discriminatoires et misogynes, voir un véritable apartheid sexiste, ou des régions où aucune protection réelle n’est accordée aux femmes victimes de violences. Et pourtant, elles sont nombreuses, à n’avoir pas obtenu le droit d’asile en Europe et à vivre, sans papiers, sous la menace d’une expulsion.

Elles sont venues en Europe en croyant à des promesses d’amour, conjointe mariée de citoyens européens, pour découvrir rapidement les coups, la séquestration au domicile, parfois le viol conjugal et autres violences conjugales, physiques ou psychologiques. Fuyant les violences avant d’avoir obtenu une carte de séjour de longue durée, elles sont nombreuses aussi, à se retrouver sans papiers, sans droits, et sous la menace d’une expulsion, parfois dans un pays où on ne veut plus d’elle considérant que leur statut de femme divorcée ou séparée apporterait la « honte » sur leurs familles.

Pour obtenir le droit d’asile pour les premières ou le droit au séjour pour les secondes, les restrictions sur le droit d’asile, les réglementations de plus en plus dures contre l’immigration et la démagogie raciste et xénophobe à l’encontre des personnes immigrées, les obligent à multiplier les « preuves » des violences subies ou des menaces, comme si des documents administratifs mentionnaient des menaces de mariages forcés ou de crimes d’honneur, comme si les femmes étrangères mariées à des citoyens européens avaient subi les violences devant témoins…

Victimes à la fois des violences et de l’oppression sexistes et des législations xénophobes anti-immigrés des États européens, ces femmes sont soumises à une double violence inacceptable pour toute personne ayant un minimum d’humanité.

Aussi nous demandons tant aux différents chefs d’Etat, gouvernements et autres législateurs des pays européens qu’aux instances de l’Union Européenne, d’accorder un titre de séjour à toutes les femmes victimes de violences, que ces violences aient été subies dans le pays d’origine ou après leur arrivée en Europe.

Premiers signataires :

Allemagne :

  • Sherwin Rasekh, Berlin

France :

Grande-Bretagne :

Italie :

  • Fabienne Michèle Melmi, L’Aquila

La pétition, adressée aux autorités de l’Union Européenne et des différents États membres, peut être signée en ligne à cette adresse :

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/asylum-rights-and-the-right-to-stay-for-all-victims-of-gender-based-violence

Elle est disponible ici en français : http://europeancampaignwomen.wordpress.com/francais-2/

Elle est également disponible en de nombreuses autres langues : Arabe, Albanais, Allemand, Anglais, Italien et Serbo-croate.

Pour soutenir la campagne vous pouvez :

1) Signer et faire signer la pétition en ligne : http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/asylum-rights-and-the-right-to-stay-for-all-victims-of-gender-based-violence

2) Signer et faire signer autour de vous la pétition en format papier qui peut être téléchargée ici en PDF :  http://europeancampaignwomen.files.wordpress.com/2012/10/pet_asile.pdf

3) Pour les organisations et personnalités, vous pouvez nous envoyer des communiqués de soutien.

Pour tout contact :

E-mail : campaign_right_to_stay@riseup.net

Par téléphone : 06.76.16.78.89 (Pascal : en français, allemand, anglais ou arabe).

Blog de la campagne : http://europeancampaignwomen.wordpress.com/

We condemn the brutal massacre of Marikana miners by the police

1 septembre 2012

We workers and union activists strongly condemn the massacre of Marikana platinum miners in South Africa by the police on august 16th. This was a shear barbarity and a crime against humanity. This was clear massacre of defenceless workers who just demanded a wage increase. All evidences point to a pre planned bloody attack on the strikers by the police and employer, and no excuses justify this act of brutality against workers. We call upon all international workers and trade unionist and all people of the world to protest and condemn this barbarity by the South African police and employers. We declare that:

1- The identity of all the murdered miners should be publicized as soon as possible. All arrested workers and protesters must be released immediately.
2- All authorities and individuals who were in any level involved in this mass killing from decision making to organizing and shooting; should be put on trial in a public court.
3- The miners and families of all the victims should have access to free legal defense and jurisdiction consults during this trial.
4- All families of the victims should immediately receive financial support in a reasonable standard for whole their lives
5- All injured miners should have access to free and high standard medical treatment and should receive their full wage until they are completely recovered.
6- Marikana platinum miners were demanding wage rise when they were brutally attacked by the police. This mass killing shouldn’t overshadow miners’ wage demand. We support marikna miner’ wage rise.
7- We undersigned declare the day of miners’ mass killing as International day of protest against Capitalism’s barbarity against workers of the world. We call upon all trade unions, workers and humanists of the world to stand by this demand and encourage their organizations’ to officially ratify this demand.

Initial signers:

  • Marcel Amiyeto, ODT-travailleurs immigrés – Marocco
  • Ludovic Arberet, member of Syndicat National du Ministère de l’Agriculture et de la Pèche et des établissements publics CGT (SYAC CGT) – France
  • Masoud Arjang, unionist in Vancouver – Canada
  • Alain Baron, member of the commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Donatella Biancardi, national chairpersonn of Unione Sindacale di Base (USB) – Italy
  • Emmanuelle Bigot, member of the commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Luis Blanco, Intersindical Alternativa de Cataluña (IAC) – Catalunia, Spain
  • Sophie Boiszeau, Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Angel Bosqued, member of the international secretariat of the Confederación General del Trabajo (CGT) – Spain
  • Pascal Brun, Union syndicale Solidaires du Var – France
  • Biel Caldentey, international co-ordinator of the Confederación de Sindicatos de Trabajadores y Trabajadoras de la Enseñanza ; Intersindical – Spain
  • Anaïs Cintas, member of the CGT PEP -Lyon – France
  • Comités Syndicalistes Révolutionnaires – France
  • Confederation Solidaridad Obrera – Spain
  • Annick Coupé, general delegate of the Union syndicale Solidaires – France
  • Shahla Daneshfar, co-ordinator of International Labour Solidarity Committee– Iran
  • Pascal Descamps, member of the CGT ADDSEA, Besançon – France
  • Nicolas Dessaux, Solidarité Irak – France
  • Emancipation, unionist tendency – France
  • Stéphane Enjalran, member of the commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Paco González, Sindicato Trabajadores del Metal – Intersindical Valenciana
  • Goran Gustafson, LO – Sweden
  • Aleksa Gvozden, Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Willi Hajek, réseau international syndical et associatif Transnationals Information Exchange (TIE).
  • Stéphane Julien, member of SNUipp-FSU and Solidarité Irak – France
  • Yadi Kohi, member of CGT PEP – Lyon – France
  • Marcel Kounouho, Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASESH) – Bénin
  • Ali Lofti, secrétaire général de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) – Marocco
  • Christian Mahieux, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Vicent Maurí Genovés, secrétaire de la Confederación Intersindical – Spain
  • Frédéric Michel (SUD-Rail), co-ordinator of the réseau international syndical et associatif Rail Sans Frontières (RSF) – France
  • Giulio Moretti, national deputy of the Organizzazione Sindacati autonomi e di base (Or.S.A.) – Italy
  • Saïd Nafi, national deputy of the Observatoire des Droits des Travailleurs et des Libertés Syndicales au Maroc (ODTLSM) – Marocco
  • Arsalan Nazeri, contact in Australia of theof International Labour Solidarity Committee – Iran
  • Mamadou Niang, Département International CGTM – Mauritanie
  • Organisation Démocratique du Travail – Marocco
  • Vincent Présumey, FSU Allier – France.
  • Habib Rezapour, Vahed Bus Drivers Union – Iran
  • Fernando Rodal, Confederación Educadores Americanos – Uruguay
  • Mohamed Salem Sadali, secretary of the SATEF – Algérie
  • Luis Serrano, international relations of the Confederación General del Trabajo (CGT) – Spain
  • Bahram Soroush, speaker of International Labour Solidarity Committee-Iran – Iran
  • Bayla Sow, Syndicat Unique des Travailleurs des Transports Aériens et Activités Annexes (SUTTAAAS) – Sénégal
  • Pierre Stambul, Emancipation tendency, SNES/FSU – France
  • Dirceu Travesso, Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas)  – Brazil
  • Helmut Weiss, LabourNet – Germany
  • Workers Party of America – USA
  • Brahim Yakine, Organisation Démocratique du Rail (ODR) – Marocco

Sign this petition online

Nous condamnons le massacre brutal des mineurs de Marikana par la police

27 août 2012

Nous, militants ouvriers et syndicalistes, condamnons fermement le massacre des mineurs de platine par la police le 16 août en Afrique du Sud. C’est une véritable barbarie et un crime contre l’humanité. C’est clairement un massacre d’ouvriers sans défense qui ne font que défendre la juste revendication d’une hausse de salaire. Toutes les preuves montrent que c’est une attaque sanglante contre des grévistes planifiée par la police et l’employeur, et qu’aucun prétexte ne peut justifier cette brutalité contre des travailleurs. Nous appelons tous les travailleurs, les syndicalistes, et les gens du monde entier à protester et à condamner cette barbarie commise par la police sud-africaine et les patrons.

Nous déclarons que :

1- L’identité de tous les assassins de mineurs doit être rendue publique dès que possible. Tous les travailleurs et manifestants arrêtés doivent être immédiatement libérés.

2- Toutes les autorités et tous les individus qui sont, à un niveau ou à un autre, impliqués dans ce massacre, que ce soit en le décidant, en l’organisant ou en tirant, doivent être jugés au cours d’une audience publique.

3- Les mineurs et les familles de toutes les victimes doivent avoir accès gratuitement à des conseillers juridiques et à des avocats lors de ce procès.

4- Toutes les familles des victimes doivent immédiatement recevoir un soutien financier leur permettant d’avoir un niveau de vie décent pendant toutes leurs vies.

5- Tous les mineurs blessés doivent avoir un accès gratuits et de qualité pour les soins médicaux et recevoir l’intégralité de leurs salaires jusqu’à ce qu’ils soient complètement guéris.

6- Les travailleurs de la mine de platine de Marikana revendiquaient une hausse de salaire lorsqu’ils ont été brutalement attaqués par la police. Le massacre ne doit pas faire oublier les revendications salariales des mineurs. Nous soutenons la revendication de hausse des salaires des mineurs de Marikana.

7- Nous, signataires, déclarons le jour du massacre des mineurs comme journée internationale de protestation contre la barbarie du capitalisme à l’encontre des travailleurs dans le monde. Nous appelons tous les syndicats, ouvriers et humanistes du monde à soutenir ces revendications et à encourager leurs organisations à signer officiellement ce texte.

Premiers signataires :

  • Marcel Amiyeto, secrétaire général ODT-travailleurs immigrés – Maroc
  • Ludovic Arberet, militant du Syndicat National du Ministère de l’Agriculture et de la Pèche et des établissements publics CGT (SYAC CGT) – France
  • Masoud Arjang, syndicaliste de Vancouver – Canada
  • Alain Baron, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Donatella Biancardi, secrétaire national de l’Unione Sindacale di Base (USB) – Italie
  • Emmanuelle Bigot, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Luis Blanco, secrétaire de l’Intersindical Alternativa de Cataluña (IAC) – Catalogne
  • Sophie Boiszeau, Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Angel Bosqued, membre du secrétariat aux relations internationales de la Confederación General del Trabajo (CGT) – État espagnol
  • Pascal Brun, secrétaire départemental de l’Union syndicale Solidaires du Var – France
  • Biel Caldentey, coordinateur international de la Confederación de Sindicatos de Trabajadores y Trabajadoras de la Enseñanza ; Intersindical – État espagnol
  • Anaïs Cintas, militante du syndicat CGT PEP -Lyon – France
  • Comités Syndicalistes Révolutionnaires – France
  • Confédération Solidaridad Obrera – Espagne
  • Annick Coupé, déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Shahla Daneshfar, coordinatrice du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Pascal Descamps, militant du syndicat CGT ADDSEA, Besançon – France
  • Nicolas Dessaux, Solidarité Irak – France
  • Émancipation tendance intersyndicale – France
  • Stéphane Enjalran, membre de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Paco González, secrétaire du Sindicato Trabajadores del Metal – Intersindical Valenciana
  • Goran Gustafson, LO – Suède
  • Aleksa Gvozden, militant de l’Initiative Communiste-Ouvrière – France
  • Willi Hajek, coordinateur du réseau international syndical et associatif Transnationals Information Exchange (TIE).
  • Stéphane Julien, militant du SNUipp-FSU (tendance Émancipation) et de Solidarité Irak – France
  • Yadi Kohi, militant du syndicat CGT PEP – Lyon – France
  • Marcel Kounouho, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (SYNTRASESH) – Bénin
  • Ali Lofti, secrétaire général de l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) – Maroc
  • Christian Mahieux, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires – France
  • Vicent Maurí Genovés, secrétaire de la Confederación Intersindical – État espagnol
  • Frédéric Michel (SUD-Rail), coordinateur du réseau international syndical et associatif Rail Sans Frontières (RSF) – France
  • Giulio Moretti, responsable national de l’Organizzazione Sindacati autonomi e di base (Or.S.A.) – Italie
  • Saïd Nafi, responsable national de l’Observatoire des Droits des Travailleurs et des Libertés Syndicales au Maroc (ODTLSM) – Maroc
  • Arsalan Nazeri, responsable en Australie du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Mamadou Niang, Département International CGTM – Mauritanie
  • Organisation Démocratique du Travail – Maroc
  • Vincent Présumey, secrétaire départemental de la FSU Allier – France.
  • Habib Rezapour, Syndicat des Travailleurs de la Compagnie de Bus Vahed Téhéran et Banlieue – Iran
  • Fernando Rodal, président de la Confederación Educadores Americanos – Uruguay
  • Mohamed Salem Sadali, secrétaire général du SATEF ( Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Éducation et de la Formation) – Algérie
  • Luis Serrano, secrétaire aux relations internationales de la Confederación General del Trabajo (CGT) – État espagnol
  • Bahram Soroush, porte-parole du Comité de Solidarité Ouvrière Internationale – Iran
  • Bayla Sow, secrétaire général du Syndicat Unique des Travailleurs des Transports Aériens et Activités Annexes (SUTTAAAS) – Sénégal
  • Pierre Stambul, animateur national de la tendance Émancipation, SNES/FSU – France
  • Dirceu Travesso, secrétaire national  de la Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas)  – Brésil
  • Workers Party of America – États-Unis
  • Helmut Weiss, LabourNet – Allemagne
  • Brahim Yakine, secrétaire national de l’Organisation Démocratique du Rail (ODR) – Maroc
  • Syndicat Local Construction-Bois Ameublement CGT 31- France

Pétition à signer en ligne

Tract pdf

Justice pour Nigar Rahim

9 août 2012

Un appel aux organisations de femmes et aux militants des droits humains pour condamner le gouvernement du Kurdistan régional et chercher justice pour Nigar Rahim

Violée par un frère, tuée par un autre frère pour laver la honte sur « l’honneur » de la famille.

Nigar Rahim n’avait que 15 ans quand elle a été assassinée par son frère le 20 juillet à Garmian au Kurdistan d’Irak. Nigar avait été violée et mise enceinte par un de ses frères. Elle avait été protégée avec son enfant par la Direction des enquêtes sur les violences contre les femmes pendant six mois après avoir accouché. Nigar et son frère ont été arrêtés au début de cette année ; son frère a été condamné à 20 ans d’emprisonnement tandis que Nigar a été libérée sous caution, d’après la police de Garmian où l’affaire avait été traitée. Elle se trouvait alors sous la protection de la Direction.

Après six mois, un autre frère de Nigar est entré en négociation avec la police et a signé un document promettant de ne pas lui faire de mal. La police l’a remise à la famille le 12 juin, mais elle a été tuée par cet autre frère le 20 juillet.

Le viol et le meurtre d’une jeune femme de cette façon montre un manque de responsabilité de la part des institutions de l’Etat qui ne font ainsi que promouvoir de tels crimes en ne fournissant pas une protection intense à long terme et une attention dans des cas comme celui de Nigar. La situation d’une jeune fille de 15 ans qui est violée par son propre frère, qui est traumatisée, en choc et qui donne naissance à un enfant de son propre frère dans une société hautement patriarcale et socialement conservatrice est très complexe. Les victimes de viol sont considérées comme coupables et pour cette raison méritent la mort pour effacer la honte portée au soi-disant honneur de la famille.

Au Kurdistan, où quotidiennement des femmes sont tuées, dégradées ou forcées au suicide par auto-immolation, même la vie de filles jeunes n’est pas en sûreté. Ces 20 dernières années, le gouvernement régional du Kurdistan a fermé les yeux sur la condition des femmes, au point que la situation est à présent presque hors de contrôle. Malgré la colère et les protestations de militants et d’organisations opposés à cette situation, le meurtre et la violence contre les femmes continuent.

Il est temps pour le gouvernement et ses institutions de prendre les étapes nécessaires pour déraciner ces pratiques misogynes, patriarcales et tribales qui ont transformé le pays en un enfer et une prison pour les femmes.

Pour cette raison, les sous-signé-e-s exigent :

1. Qu’on mène une enquête sur le responsable de la Direction et les personnes qui ont été impliquées dans la remise de Nigar à sa famille.

2. Qu’on arrête de remettre à la famille des femmes et des filles dont la vie coure un risque, sur simple signature d’un document sans conséquences judiciaires, car ceci donne aux familles la liberté de les tuer.

3. Qu’une enquête claire et transparente soit entreprise sur ce cas, avec des résultats rendus publics.

4. Que le viol soit déclaré un crime et l’abolition de toute punition pour la victime.

5. Que protection, soins médicaux et aide sociale soient fournis aux victimes de viol pour qu’elles aient la possibilité de reconstruire leur vie.

Les sous-signé-e-s de cet appel sont :

  • Houzan Mahmoud: Organisation de la liberté des femmes en Irak-RU
  • Ophelia Benson, blogger et éditorialiste.
  • Najiba Mahmud: Militante des droits des femmes, Suède
  • Edith Rubinstein: pensionnée, Femme en Noir.
  • Jim Catterson: personne de contact régional MENA Region Industrial Global Union
  • ChomanHardi: Ecrivain (ou écrivaine) et chercheur universitaire
  • MariwanKanie: Assistant professeur ou (professeure) d’arabe et d’études sur le Moyen-orient à  l’ Université d’Amsterdam-Pays-Bas
  • BaharMonzir: Militante des droits des femmes, -Kurdistan
  • Réseau Féministe de Londres RU
  • MADRE: Organisation internationale des droits des femmes, -U.S.A
  • Thomas Schmidinger: Scientifique  politique – Autriche.
  • FuadQaradaghy: Ecrivain-Kurdistan
  • Mary Kreutzer: (Leeza, Association pour la Coopération Emancipatoire du Dévelopment; et Université de Sciences appliquées Dornbirn)-Autriche
  • Nicola Stott: Centre pour les etudes femmes, Université de York-RU
  •  Lesley Abdela: Shevolution-RU
  • Bill Weinberg, auteur et journaliste indépendant, New York
  • ChiluraHardi: Militante des droits des femmes, -Kurdistan
  • Deanne Rauscher:Journaliste chercheuse (membre de l’Association suédoise du Journalisme)-Sweden
  • Valeria Dessì: étudiante – recherche, SOAS-University of London-RU
  • GöranGustavsson: Membre de l’ assemblée représentative du syndicat des travailleurs Municipaux Stockholm- Suède.
  • Noori Bashir: Ecrivaine – RU
  • Avin Fatah: Militante des droits des femmes, et chercheuse sociale à Hawler-Kurdistan
  • Maryam Namazie: Porte-parole de Droits égaux maintenant – Organisation contre la Discrimination des femmes en Iran et de Une loi pour tous RU
  • Maria Fantappie: Chercheuse et écrivaine -Italie
  • Lisa-Marie Taylor: gestionnaire du projet Féminisme à Londres 2013 – RU
  • Gjuner Nebiu: Initiatives civiques de femmes Antico, République de Macédoine
  • Sawsan Zakzak: chercheuse- Syrie
  • Lilian Halls-French:  Initiative Féministe Européenne IFE-EFI-France
  • MuslihIrwani: conférencière et chercheuse-RU
  • Diana Ferrus: Ecrivaine et poète de l’Université du Cape occidental, Cape Town- Afrique du Sud
  • Lawzha Jawad: Militante des droits des femmes, – Danemark
  • Stara Arif: Journaliste, et militante de la société civile-Kurdistan
  • Parwa Ali: Journaliste-Kurdistan
  • Shwan Mohammed: Journaliste-Kurdistan
  • Arian Omed Arif: group d’Honneur rouge -Norvège
  • Christian Ronse, Professeur d’Université en  Science informatique (France)
  • Nask Hussein: Poète-Canada
  • Aso Jabar: Ecrivain-USA
  • Tara Twana: Membre du parti  Social Démocrate & de la municipalité de Stockholm -Suède
  • Halala Rafie: Nina Centre-Suède
  • Sarkaw Hadi: auteure  théatrale et écrivaine
  • NahidMokri: Militante des droits des femmes, et écrivaine Suède
  • Glyn Harries:Hackney Conseil des syndicats RU
  • Gona Saed: Militante des droits des femmes, RU
  • Nyaz Abdullah: journaliste et Militante des droits des femmes -Kurdistan
  • Saira Zuberi: Association pour les droits des femmes en  Développement (AWID)
  • Sophie Boiszeau: Initiative-Communiste-Ouvrière-France
  • Stéphane Julien: enseignant, Solidarité Irak-France
  • Liam McNulty: Alliance pour la liberté des travailleurs – RU
  • Jani Diylan: Journaliste-USA
  • Rebecca  Hybbinette: Docteure en  philosophie politique -Suède
  • Shahla Nouri: Directrice de Libération des femmes-Suède
  • Joana Vicente Baginha: Membre de l’organisation de féministes portugaises UMAR-UK
  • Floyd Codlin: PCS Présidence du syndicat de la bibliothèque britannique-RU
  • Esther Townsend: Liberté des travailleurs, Résistance des femmes & NCAFC Comité des femmes (PC)-RU
  • Twana Taha: Journaliste-Soran-Kurdistan
  • Kawan Kadir: Artiste-Canada
  • San Saravan: réalisateur de films documentaires-Kurdistan
  • Hawzhin Gharib: Journaliste-Kurdistan
  • Halwest Abdulah Karim: militante de la société civile-Kurdistan
  • Salah Raouf: Musicien-Pays-Bas
  • Sara Omar: Ecrivaine et avocate (Danrmark – Allemagne)
  • Muhsin Adib: Ecrivain et chercheur en théorie du droit
  • Sara Qadir: Journaliste, et conférencière à l’Université Sulaymaniah -Kurdistan
  •  Naliya Ibrahim- Militante des droits des femmes, Suède
  • Sara Mohamed: Présidente de l’organisation N’oubliez jamais Pela et Fadime en Suède
  • Arland Mehmetaj: militant d’Initiative communiste-ouvrière-France
  • Nwenar Ahmad: Artiste, Musicien, directeur de la Maison d’Art Bara
  • Samal Ali: conférencier de Philosophie à l’université de Raparin-Kurdistan
  • Zilan Ali: Journaliste à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Nergiz Qadir: Journaliste à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Arsalan Rahman: Journaliste à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Sakar Rostam: Journaliste et gestionnaire du programme à la Fondation Warvin pour les droits des femmes-Kurdistan
  • Kaywan Hawrami: Journaliste-Kurdistan
  • Faraidon Arif: Ecrivaine et journaliste -Inde & Kurdistan
  • Yadgar Fayaq: présentateur et journaliste TV -Kurdistan
  • Aram Jalal: Membre du réseau de défense des droits et des libertés du people au Kurdistan & critique religieux basé en Finlande
  • Yaseen Hama Ali: Dessinateur dans le journal Hawlati -Sulaymania
  • Akram Nadir: Représentant international de FWCUI-Canada
  • Khulia Hussein / Poète et défenseuse des droits des femmes
  • Pola Qasim Nori: étudiante à l’Institut des Beaux-Arts -Kurdistan
  • Kazhal Nuri: Ecrivain et militant de la société civile – Pays-Bas
  • Dr.Yousuf Zangana: Universitaire, Londres RU
  • Dr. Rebwar Karim Mahmoud: conférencier en science politique -Université of Sulaymania-Kurdistan
  • Kaziwa Salih: Ecrivaine et journaliste-Canada
  • Chiman Salih: Editeur en chef de KurdistanOnline
  • Awezan Noori: Ecrivain et militant des droits humains-Kerku
  • Dr.Salar Basira: Université de Sulaymaniah-Kurdistan
  • Aziz Raouf: Ecrivain-Kurdistan
  •  Sarbast K. Arif: Peintre, écrivain – Norvège
  • Fariba Mohamadi: Ecrivaine-Kurdistan
  • Mahin Shokrolahpoor: Militante des droits des femmes -France
  • Chia Yasin: Journaliste et Militante des droits des femmes
  • Ibrahim Abbas: Journaliste-Kurdistan
  • Azad Hama Rasoul: Artiste-Norvège
  • Halgurd Samad, Journaliste/ France
  • Shwan Raouf: militant de la société civile-Kurdistan
  • Tara Hawrami: Militante des droits des femmes -Suède
  • Adiba Ahmad: Journaliste- Kurdistan
  • Shwan Sdiq: Journaliste- Kurdistan
  • Shankar Abdula: Journaliste-Kurdistan
  • Kamil Ahmed: Artiste – Allemagne
  • Jasim Gafour: Artiste-RU
  • Twana Ali: Journaliste-Kurdistan
  • Kit Larsen Hughes: Enseignante – Suède
  • Avin Mirawdeli: étudiant en doctorat RU
  • Mihraban Ali: Militante des droits des femmes -Finlande
  • Serwa Ali: Militante des droits des femmes -Canada
  • Hana Ali: Militante des droits des femmes – Canada
  • Samira Hamasalih Fathulla: Infirmière – Finlande
  • Laura Guidetti: journal féministe Italien Marea, Italie
  • Jaza Hamasalih Wali: chercheuse soaciale-Kurdistan
  • Salah Fathollah: Artiste-Finlande
  • Sarkawt  Ahmad: UK
  • Salah Kermashani: Finlande
  •  Aram Hawrami: Gothenburg-Sweden
  • Nigar Ibrahim: Pas à pas à Gothenburg-U.S.A
  • Blend Said: Kurdistan
  • Hazha Najat: Kurdistan
  • Rebwar Raza Chuchani: Journaliste-Kurdistan
  • Nicolas Dessaux, au nom de Solidarité Irak- France
  • Shahen Husain: Kurdistan
  • Goran Jaf: Suisse
  • Hawrey Nishtman: Kurdistan
  • Rubar Gule: Kurdistan
  • Dana Sherzan Osman: Kurdistan
  • Goran Osman: Travailleur-Suisse
  • Soran Palani: avocate et journaliste
  • Kalè Karim: Militante des droits des femmes -Suisse
  • Choman Osman: Journaliste-Kurdistan
  • Goran Ali: Ecrivain Suède
  • Pekin Hussein: Kurdistan
  • Muhammed Rash: Kurdistan
  • Dillan zandy: Kurdistan
  • Farman Sadiq: Journalist-Kurdistan
  • Aram Salim: Kurdistan
  • Mohammed Ahmad Hassan: Kurdistan
  • Chra Ali: Kurdistan
  • Sangar Salem: Kurdistan
  • Lanja Abdullah: Directrice de Warvin pour les droits des femmes au Kurdistan
  • Warvin Fondation pour les droits des femmes- Kurdistan
  •  Roj Aziz: militant politique
  • Hersh Yasin: Kurdistan
  • Shahla Dabaghi: Militante des droits des femmes -Suède
  • Soraya Taher: RU
  • Vian Mariwani: Germany
  • Halima Rasouli: Militante des droits des femmes -Kurdistan
  • Katha Pollitt: The Nation
  • Aram Ali: Universitaire à la Sulaymaniah University-Kurdistan
  • Tara Jaff: Musicien-RU
  • Dalia Mahmood: Suède
  • Hama Ghafour: Militant politique-Pays-Bas
  • Sozan Amin: militante des droits des femmes et membre du Nina Centre-Suède
  • Joanna Payton: Iranian and Kurdish Women’s Rights Organisation
  • Karzan Ali: RU
  • Women Living Under Muslim Laws (WLUML): RU
  • BAOBAB for Women’s Human Rights – Nigeria
  • Justice For Iran Organisation
  • Vincent Présumey, secrétaire départemental de la FSU de l’Allier – France
  • Lateef Kayode Akinbode, Président de la Community Women’s Rights Foundation
  • Salmmah Women Resource Centre- Soudan
  • Hina Noureen, Présidente – Baidarie, Pakistan
  • Vision Spring Initiatives- Nigeria
  • Gambia Committee on Traditional Practices Affecting the Health of Women and Children (GAMCOTRAP)- Gambie
  • BAOBAB for Women’s Human Rights – Nigéria
  • Nancy Mereska, President, Stop Polygamy in Canada Society
  • K. Dee Ignatin, Executive Director, Americans Against Abuses of Polygamy – USA
  • Outaleb Fatima, UAF- Maroc
  • Shirkat Gah- Pakistan
  • Association for Women’s Rights in Development (AWID)- Istanbul, Turquie
  • The Canadian Council of Muslim Women- Canada
  • Fatima Outaleb, Union de L’Action Féminine- Maroc
  • EDI for Gender Justice- Nigéria
  • Femmes et Droits Humains
  • Faizun Zackariya, Muslim Women’s Research and Action Forum- Sri Lanka
  • Future Leadership Development Initiative (FLD)

Égypte: Grève à l’usine Pirelli d’Alexandrie

3 juillet 2012

1. Communiqué égyptien:

Après une grève de presque un mois à l’entreprise de pneus (Pirelli) d’Alexandrie, en Égypte, et à la suite d’un sit-in de protestation par les travailleurs devant le consulat italien à Alexandrie, la semaine passée, une délégation de travailleurs a rencontré le consul. Ce dernier a promis d’intervenir auprès de la direction de la compagnie en Italie.

Mais au lieu de réagir positivement aux revendications légales et légitimes des travailleurs, la direction italienne de la firme a répliqué en menaçant de fermer la filiale égyptienne du groupe, en déclarant que l’entreprise possédait plus de 25 succursales dans d’autres pays et ne subirait aucun dommage en fermant la branche égyptienne. La direction italienne menace également de licencier 300 travailleurs temporaires.

Il est absolument indispensable de résister à cette attitude brutale de la direction de la compagnie en manifestant de la solidarité avec les travailleurs contre l’arrogance des employeurs qui se montrent déterminés à punir des ouvriers pour avoir osé revendiquer leurs droits.

Les différentes agences et ministères de l’Etat doivent agir en accord avec leurs responsabilités. Quelle est leur utilité s’ils n’agissent pas, alors que des travailleurs égyptiens sont humiliés dans leur propre pays et privés de leurs droits reconnus au plan légal.

Le nouveau président Morsi fera-t-il le nécessaire pour protéger les droits des ouvriers égyptiens ou soutiendra-t-il les propriétaires de la firme transnationale Pirelli contre les travailleurs?

Le 27 juin 2012 au matin, les travailleurs de l’entreprise organisent un sit-in de protestation devant le consulat italien à Alexandrie. Manifestons-leur notre solidarité.

Vive la lutte des travailleurs égyptiens. Vive la révolution égyptienne !

Fédération égyptienne des syndicats indépendants

(27 juin 2012)

Envoyez vos messages de solidarité aux adresses suivantes: fatmaramadan66@gmail.com et efitu.union@gmail.com

2. Communiqué français:

 Solidarité avec les grévistes de l’usine Pirelli (pneumatiques) en Égypte

La Fédération égyptienne des syndicats indépendants (EFITU) a lancé un appel à la solidarité internationale avec les travailleurs grévistes de Pirelli, à Alexandrie, et diffuse des informations concernant cette grève qui se déroule dans une situation difficile pour la classe ouvrière égyptienne.

Les travailleurs de Pirelli ont engagé la grève le 10 juin. Leurs revendications portent pour l’essentiel sur des questions salariales. Pirelli est un puissant groupe international qui réalise d’importants bénéfices, mais ne respecte même pas les textes sociaux en vigueur en Égypte ni la convention sociale de février 2011.

Les grévistes ayant organisé un rassemblement devant le consulat italien d’Alexandrie, et demandé que leurs revendications soient transmises à la direction du holding Pirelli ainsi qu’au gouvernement italien, la direction a répondu en menaçant de licencier 300 travailleurs intérimaires et, si nécessaire, de fermer l’usine.

Et, sans attendre, elle a licencié cinq travailleurs en les accusant d’incitation à la grève.

Émancipation tendance intersyndicale (France) s’associe à cette campagne de solidarité pour que soient mis fin à ces menaces, pour que soient réintégrés les cinq travailleurs licenciés, et que soient satisfaites les revendications des grévistes.

Le 2 juillet 2012

Émancipation, tendance intersyndicale (France)

Contact : er@emancipation.fr

3. Vidéo:

Liberté pour Hamza Kashgari

15 février 2012

Le 12 Février, la police malaisienne expulsait Hamza Kashgari,  chroniqueur saoudien âgé de 23 ans, qui avait fui l’Arabie saoudite après avoir fait des commentaires sur Twitter considérés par certains comme une « insulte » au prophète Mahomet. Il y a de nombreux appels d’islamistes pour son exécution; en Arabie saoudite le blasphème est puni de mort.

Les régimes théocratiques comme l’Arabie saoudite ne tolèrent pas la liberté la plus élémentaire de pensée et d’expression. Nous défendons le droit de chacun dans le monde d’exprimer librement ses points de vue, y compris de critiquer la religion. Nous condamnons le gouvernement malaisien pour la détention de Kashgari qui avait fui le pays et le fait de l’avoir remis aux autorités saoudiennes. Nous sommes également préoccupés d’apprendre le rôle d’INTERPOL qui aurait émis un mandat du gouvernement saoudien pour son arrestation. Cela implique qu’aucun demandeur d’asile ou réfugié n’est à l’abri de la moindre persécution, même après avoir fui.

Nous exigeons que les autorités saoudiennes libèrent immédiatement et inconditionnellement Kashgari. Il n’a commis aucun crime.

Signer la pétition

Premières signatures:

Yanar Mohammed, Présidente de l’Organisation of Women’s Freedom in Iraq, Irak
Houzan Mahmoud, Militante des droits des femmes kurdes, GB/ Irak
Maryam Namazie, Porte-parole de One Law for All et de Equal Rights Now – Organisation against Women’s Discrimination in Iran, GB
A C Grayling, Philosophe, GB
Ahlam Akram, écrivain pacifiste et militant des droits humains, Palestine/GB
Akram Nadir, Syndicaliste en Irak et Kurdistan, Irak
Akram Zaki, Ingénieur, Irak
Ali Salam Amil, Norvège
Alison Brown, Alliance for Workers Liberty, GB
Alom Shaha, Écrivain, GB
Annie Sugier, Cofondatrice de la League of Women’s International Rights, France
Ariane Brunet, cofondatrice d’Urgent Action Fund, USA
Caroline Fourest, Auteur, Rédactrice-en-chef de ProChoix, France
Charles Pottins, Jewish Socialists’ Group, GB
Daniel Salvatore Schiffer, Philosophe, Ecrivain, France
Eli Vieira Araujo Júnior, Président de la Secular Humanist League of Brazil, Brésil
Evan Darraji, Artiste, Irak
Evan Siegel, Traductrice
Evelyne Accad, Universtaire
Fariborz Pooya, Iranian Secular Society, GB
Faris Alkamil, Journaliste, Irak
Farzana Hassan, Auteur, Canada
Ghanim Alotaibi, Kowait
Gita Sahgal, Directeur exécutif du Centre for Secular Space, GB
Glyn Harries, Syndicaliste, GB
Gona Saed, Militante des droits des femmes, GB
Hameeda Hossain, Militante des droits des femmes, Bangladesh
Harem Karem, Kurdistan Tribune
Harry Kroto, Professeur de chimie, Prix Nobel, USA/GB
Hassan Radwan, administrateur du Council of Ex-Muslims of Britain, GB
Ibn Warraq, Écrivain, USA
Intisar Khalil, Canada
Joan Smith, Journaliste, GB
Joanne Royston, Abolition UK, GB
Julie Bindel, Écrivain, GB
Laura Guidetti, revue Marea, Italie
Leo Igwe, Fondateur de la Nigerian Humanist Society, Nigéria
Lilian Halls French, Co-Présidente de l’ IFE-EFI, France
Maria Arvantiti Sotiropoulou, Auteur de Président de Greek Affiliate of IPPNW
Maria Hagberg, Militante des droits des femmes, Irak/Suède
Marieme Helie Lucas, Coordinatrice de Secularism is a Women’s Issue, France
Mark Osborn, Alliance for Workers Liberty, UK
Mazin AlYasery, Journaliste
Meghna Guhathakurta, Chercheur, Bangladesh
Meredith Tax, directrice du Centre for Secular Space, USA
Mina Ahadi, Comité international contre la lapidation, Allemagne
Nick Doody, Comédien, GB
Nicola Stott, Centre for Women’s Studies, York, GB
Nicolas Dessaux, Solidarité Irak, France
Ophelia Benson, Ecrivain, USA
Patrick Smith, University College Union, GB
Patty Debonitas, Iran Solidarity, GB
Peter Tatchell, Militant des droits humains, GB
Polly Toynbee, Ecrivain, GB
Pragna Patel, Fondatrice des Southall Black Sisters, GB
Rafid Hamady, Irak
Rafiq Mahmood, Ecrivain, Indonésie
Rahila Gupta, Ecrivain, GB
Rega Rauf, Ecrivain et militante des droits des femmes, Suède
Richard Dawkins, Scientifique, GB
Roberto Malini, écrivain, groupe EveryOne, Italie
Ronald A. Lindsay, Center for Free Inquiry, USA
Roy Brown, International Humanist and Ethical Union, GB
Russell Blackford, Philosophe et écrivain, Australie
Sacha Ismael, Alliance for Workers Liberty,GB
Saeed Arman, International Organisation of Iranian Refugees, GB
Salman Rushdie, Écrivain, GB
Sam Mahmoud, Designer
Shabana Rehman, Comédien, Norvège
Shahla Nouri, Militante des droits des femmes, iranienne, Suède
Soad Baba Aissa, Féministe laïque, France
Stasa Zajovic, Femmes en Noir de Belgrade et Serbian Network, Serbie
Stéphane Julien, Solidarité Irak, France
Tarek Fateh, Écrivain, Canada
Tauriq Moosa, Écrivain, Afrique du sud
Terry Sanderson, Président, National Secular Society, GB
Xulfi Marxis, militant
Yasmin Alibhai-Brown, écrivain, GB.

Freedom for Saudi writer Hamza Kashgari

13 février 2012

On 12 February, Malaysian police deported 23 year old Saudi columnist Hamza Kashgari, who fled Saudi Arabia after making comments on Twitter claimed by some to be « insulting » to the prophet Muhammad. There have been widespread calls from Islamists for his execution – and in Saudi Arabia, blasphemy is punishable by death.

Theocratic regimes like Saudi Arabia will not tolerate the most basic freedom of thought and expression. We defend the right of everyone in the world to freely express their views, including to criticise religion. We condemn the Malaysian government for detaining Kashgari who had fled the country and handing him over to the Saudi authorities. We are also concerned to learn that Interpol had issued a warrant for his arrest based on the Saudi government’s request. The implications of this means that no asylum seeker or refugee is free from persecution even after having fled.

We demand that the Saudi authorities immediately and unconditionally release Kashgari. He has not committed any crime.

To join our campaign please sign this statement by sending your or your organisation’s name to: kashgaricampaign@yahoo.com

Signatures:

  • Yanar Mohammed: President of Organisation of Women’s Freedom in Iraq
  • Houzan Mahmoud: Kurdish women’s rights activist from Iraq
  • Maryam Namazie, One Law for All, Rights Campaigner, UK
  • Sacha Ismael: Alliance for Workers Liberty-UK
  • Evan Darraji – writer & artist from Iraq
  • Akram Nadir (Union Organizer in Iraq and Kurdistan)
  • Shahla Nouri: women´s rights activist from Iran
  • Harem Karem – The Editor of Kurdistan Tribune
  • Mazin AlYasery: Journalist
  • Maria Hagberg: International women’s rights activist
  • Mark Osborn: Alliance for Workers Liberty-UK
  • Saeed Arman: International Organisation of Iranian Refugees
  • Evan Siegel, Persian translator
  • Sam Mahmoud – Designer
  • Ali Salam Amil: Norway
  • Intisar Khalil: Canada
  • Patrick Smith, University College Union-UK
  • Stéphane Julien: Solidarité Irak – France
  • Caroline Fourest, Writer, Editor-in-Chief of ProChoix, France
  • Nicolas Dessaux, Solidarité Irak, France
  • Peter Tatchell, Human Rights Campaigner, UK
  • Salman Rushdie, Writer, UK
  • Stasa Zajovic, Women in Black of Belgrade and Serbian Network, Serbia
  • Terry Sanderson, National Secular Society, UK

Sign the petition

Solidarité avec Ruben Gonzalez face à la criminalisation par le capitalisme d’État de la République bolivarienne

5 novembre 2011

Le mardi 1er novembre a redémarré la campagne contre la criminalisation et le harcèlement du dirigeant syndical de Ferrominera: Ruben Gonzalez. Comme vous le savez, Gonzalez est devenu célèbre lorsqu’après une grève dans l’entreprise d’État de production et d’exportation du minerai de fer, exigeant le paiement des salaires impayés et l’application de la négociation collective du travail, il fut arrêté en septembre 2009 et fit 14 mois de prison. Le 28 Février 2011 il avait été condamné à 7 ans et 6 mois, une décision qui a déclenché un mouvement tel qu’il y avait eu annulation, le leader syndical restant astreint à se présenter régulièrement au tribunal dans l’attente d’un nouveau procès.

Le 9 Juin lors d’une réunion aux portes de l’entreprise, dans la confusion, le travailleur Renny Rojas a été assassiné. Des témoins ont identifié l’auteur du crime, mais plusieurs porte-parole régionaux du gouvernement bolivarien et du syndicat jaune ont accusé Ruben Gonzalez d’avoir orchestré l’assassinat. Ce mois-ci, Gonzalez a reçu une assignation à comparaître pour témoigner sur l’affaire, la tendance « officialiste » dirigée par Alfred Spooner en profitant pour fabriquer une fausse déclaration de la «junte de direction» de Sintraferrominera accusant Gonzalez d’assassinat. À ce point du récapitulatif, nous nous devons de rappeler que Rubén González est élu Secrétaire Général de Sintraferrominera, et vu la proximité des élections, où il semble devoir être réélu, le gouvernement a déployé diverses stratégies pour contrôler le syndicat d’en haut et du dehors, avec par exemple la suspension d’une élection par ordre du Conseil national électoral (CNE), dans un nouvel exemple d’ingérence étatique dans les questions relevant de la liberté d’association.

Le paradoxe de cette situation est que Gonzalez est un membre du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), le parti au pouvoir, mais qu’il est un ardent défenseur de l’autonomie des syndicats et de leurs activités de défense des droits des travailleurs, une attitude honnête qui le catalogue pourtant comme ennemi par ceux qui, sous couvert d’un gouvernement auto-proclamé révolutionnaire, mènent un offensive anti-ouvrière et utilisent les organisations syndicales pour accumuler des privilèges de toutes sortes. Le gouvernement sait que Gonzalez est devenu un symbole de la refondation du syndicalisme vénézuélien, loin des pourritures du passé et des démagogues du présent, sur la base de l’autonomie et de la combativité dans la défense des droits des travailleurs.

Les faits concrets sont le reflet des conditions de la politique anti-ouvrière des patrons bolivariens. Chaque année une inflation moyenne de 30% mange les miettes des hausses octroyées unilatéralement par l’exécutif. Le blocage de la négociation collective dans le secteur public et une flexibilisation progressive des conditions de travail – masquée par des subterfuges comme la promotion par décret des coopératives qui remplacent les emplois stables avec leurs acquis – ont fait que la masse des salariés est devenu le secteur qui proteste le plus au Venezuela, un pays avec une conflictualité croissante qui enregistre plus de 10 manifestations quotidiennes, dont 4 portent sur les conditions de travail.

Pour El Libertario, les initiatives syndicales des travailleurs sont partie prenante des mouvements sociaux, et leur autonomie et leur combattivité en feront les véritables promoteurs d’un vrai changement structurel et culturel des conditions oppressives de pauvreté dans la vie quotidienne. Nous réaffirmons que ce sont ces mouvements, basés sur des valeurs comme la liberté et la justice sociale, l’indépendance, le soutien mutuel et une coopération sans compter, et non les gouvernements, du style de celui-là, qui peuvent vraiment transformer la société.

Solidarité et mobilisation pour Ruben Gonzalez et tous les militants sociaux victimes de criminalisation au Venezuela.

El Libertario

(traduit de l’espagnol par S.J.)

Rubén González

Rubén González

Voir aussi: