Archive for the ‘Italie’ Category

Fulvio Dal Bò est mort

26 novembre 2016

Le 31 octobre 2016 le camarade Fulvio est décédé à son domicile à Rivoli, en Italie. Il avait fondé le cercle ouvrier Circolo Operaio di Via Monte Albergian puis le groupe et journal turinois Inchiesta Operaia (Enquête ouvrière) qui avait notamment manifesté sa solidarité avec les luttes ouvrières en Irak et en Iran. Nous avions ainsi traduit le tract Iran: Solidarité d’Inchiesta operaia en 2009. Fulvio était un grand militant, honnête et passionné, de l’émancipation de la classe ouvrière.

fulvio

Histoire du Comité ouvrier de la Magneti Marelli (Milan, 1975-78)

13 septembre 2011

Le site Libcom vient de mettre en ligne le livre d’Emilio Mentasti : La « Garde rouge » raconte. Histoire du Comité ouvrier de la Magneti Marelli (Milan, 1975-78). Traduit de l’italien par Yves Coleman et Antoine Hasard (Les nuits rouges, 2009):

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La solidarité aux migrants à Brescia

13 novembre 2010

Suite à la procédure de régularisation de certaines catégories de travailleurs sans papiers lancée en mars 2009 par le gouvernement italien, de nombreux immigrés ont rempli les papiers demandés par la préfecture et payé plusieurs centaines d’euros en vue de leur régularisation (500 euros pour la procédure elle-même plus la  régularisation des contributions sociales). Depuis, ici à Brescia (ville industrieuse du nord d’environ 400.000 ha, à 70 km de Milan) 4000 demandes ont été mises en attente et 1000 ont été rejetées (l’argent ayant été par contre bel et bien encaissé par l’État).

On a organisé un sit-in devant la préfecture pendant 32 jours, peu visible (la préfecture n’étant pas dans le centre) mais régulier, avec aussi des manifs de soutien régulières. Profitant d’une manif (non autorisée) le samedi 30 octobre dernier, la police a rasé le camp de protestation. 6 migrants de diverses nationalités, désespérés, ont alors grimpé sur une grue, à 35 mètres de hauteur, sans sécurité, en plein centre ville; c’est une grue d’un chantier pour la construction du métro (et la ville – liée à la LEGA Nord- nous reproche les 25000 euros quotidiens que couteraient le blocage du chantier).

On a organisé un nouveau sit in en bas de la grue pour rester en contact avec les six, leur transmettre vivres, couvertures et changes secs régulièrement.
Samedi dernier, du jamais vu ici à Brescia, une manifestation de solidarité aux migrants de 10.000 personnes. Résultat: lundi matin à l’aube, nouvelle offensive de la police qui a défait le sit-in, arrété violemment des militants, des journalistes, avec chasse au clandestin dans les rue de la villes, plusieurs se sont retrouvés en centre de détention et leur futur est incertain.

La journée de lundi a été tendue, les citoyens, on était 500-600, se sont regroupés spontanément sous la grue, dans le périmètre laissé libre par la police, qui a chargé. Progressivement la situation s’est détendue mais les frères sont désormais isolés, on ne peut leur faire passer les vivres que ponctuellement, en négociant à chaque fois, il y a du monde jour et nuit face au cordon permanent de la police. L’artère centrale de la ville est ainsi bloquée. Le cordon est juste en face de l’entrée de
l’université et les entrées sont filtrées.

On multiplie les actions de solidarité. Ce matin on a organisé des « leçons sous la grue » avec des enseignants universitaires sur l’économie de l’immigration et la légalité des procédures.
L’ambiance n’est pas des plus joyeuses, on a peur que le découragement des « fratelli » comme on les appelle ici (les frères), ne leur fasse commettre l’irréparable ou que tout bêtement, ils glissent sur les tubes d’acier. Ils n’ont aucune protection, les pompiers ont refusés de les déloger par la force car dès qu’ils s’approchent les migrants menacent de se jeter. Pas de dialogue avec les autorités qui demandent à ce qu’ils descendent avant toute négociation.
Solidarité à Milan où 5 autres migrants occupent une tour de 90 m de haut. On commence à avoir une certaine audience dans les média, mais relative.

Les migrants s’appuient sur deux organisations locales très militantes :
l’association antiraciste « Diritti per tutti » et la radio libre locale « Radio onda d’urto » ( (www.radiondadurto.org).
Quelques photos et vidéo sur ce site:
http://milano.corriere.it/notizie/cronaca/10_novembre_8/immigrati_brescia_milano-1804119175852.shtml

Tous les témoignages de solidarité sont les bienvenus et transmis dans la mesure du possible aux migrants.

Dernière minute: hier dans l’après-midi, Singh, l’un des six, de la communauté indienne, est descendu de la grue. Il a été amené par les forces de l’ordre et nous n’avons plus de contact, nous savons juste qu’il a été examiné par des médecins et qu’il va bien. Le juge de paix (qui peut prononcer l’ordre d’expulsion immédiate) examine son cas aujourd’hui. Nous savons que les 5 frères qui sont encore sur la grue sont très déterminés. En revanche, depuis que l’on ne peut plus assurer leur ravitaillement librement, ils ne reçoivent très peu ou pas de nourriture et les forces de l’ordre ne veulent pas faire monter de couvertures (il fait déjà très froid ici). Il n’y a pas non plus la possibilité de recharger leurs téléphones et le seul contact possible est visuel, nous sommes toujours plusieurs dizaines ou plusieurs centaines à leur manifester notre solidarité, jour et nuit.

Il y a eu hier une petite manif de soutien à Paris face à l’ambassade italienne.
Toute manifestation de soutien, expression de solidarité est la bienvenue.

LES DROITS NE SE MÉRITENT PAS. ILS SE CONQUIÈRENT.

Je vous garde informée.

Une amie en lutte à Brescia (Italie du Nord)

Brochure sur la tendance de Michele Pappalardi

16 septembre 2010

Pagine marxiste consacre son dernier cahier (en italien) à la tendance de Michele (ou Michelangelo) Pappalardi (1895-1940), militant de la gauche communiste italienne en exil en France qui se rapprocha des analyses de Karl Korsch et fonda Le Réveil Communiste puis L’Ouvrier communiste. Il s’agit d’un retirage d’une brochure de Dino Erba parue en 2005 et épuisée. La présentation souligne que si la durée du groupe Pappalardi fut brève, elle se situe dans une période, de 1927 à 1931, où le reflux de la vague révolutionnaire et la crise économique mondiale (krach de Wall Street en 1929) posèrent de vrais défis à l’analyse qui en un sens restent d’actualité.

6,50 euros (port compris, mais vérifier auprès de P.M. s’il n’y a pas de surcoût pour l’envoi hors Italie).

Voir aussi:

Référendum à l’usine Fiat de Pomigliano d’Arco

26 juin 2010

Mardi dernier un référendum d’entreprise a attiré l’attention sur l’usine Fiat de Pomigliano d’Arco et ses 5 000 ouvriers. Le patron de FIAT a conditionné une relocalisation de production de la Pologne vers l’Italie à l’acceptation par les salariés d’un plan de flexibilité (cadences, rotations, temps de pause, heures supplémentaires, absentéisme…). Les NON ayant, malgré le chantage et l’aval donné à l’accord par la plupart des syndicats [*], atteint les 36 % , soit plus que ce qui était  exigé de la direction,  « le constructeur pourrait décider de créer une nouvelle société qui embaucherait uniquement les salariés prêts à accepter les nouvelles conditions de travail dans leur contrat » (Le Monde, 24-06-10). Que faut-il attendre de tels chantages ? On se rappelle qu’en France un « accord » portant sur un retour aux 40 heures hebdomadaires en 2007 chez Continental n’avait pas évité les licenciements deux ans plus tard (la direction déclarant ensuite cyniquement que ledit accord n’avait  « jamais comporté de clause de garantie, ni pour les emplois de Clairoix ni pour le site »). En mai dernier, c’était Opel qui obtenait l’accord des syndicats pour un gel des salaires jusqu’en 2014, raflant doublement la mise puisque cet accord (265 millions d’euros d’économies sur les salaires!) lui ouvrait des facilités de subventions d’État (cf. ici).

Lire l’article du Monde du 24-06-10

image AFP

Réactions dans l’extrême-gauche italienne:

Les COBAS se présentent comme de nouveaux syndicats de base alternatifs.

[*] La FIOM-CGIL a quant à elle déclaré que « c’est une violation flagrante des principes constitutionnels et des droits acquis comme celui de grève » et qu’elle engagera des actions en justice pour que soient déclarés anticonstitutionnels aussi bien le référendum que l’accord.

La réaction à l’oeuvre en Italie

26 février 2009


Vers la limitation du droit de grève

Prévue par le projet de loi gouvernemental qui devait être présenté aujourd’hui en conseil des ministres. Pour proclamer une grève dans le secteur des transports, il faudra ou bien avoir consulté d’abord les travailleurs par référendum, ou bien être représentatif de plus de 50% des salariés, ou bien se contenter une “grève virtuelle”.

Par ailleurs, la semaine dernière, 3 députés européens faisaient remarquer dans une question au Parlement que « Au moins deux fois en une semaine, à Pomigliano D’arco et à Milan, la police a mené l’assaut contre des ouvriers qui manifestaient contre leur licenciement et la fermeture de leur usine« .

Voir:

Un prof italien sanctionné pour avoir retiré le crucifix pendant ses cours

Franco Coppoli, professeur d’histoire et littérature d’un lycée professionnel public italien s’est vu interdire d’enseigner pendant 30 jours, avec suspension de son salaire, par une décision du Conseil National de l’éducation Publique (Consiglio nazionale della pubblica istruzione), pour avoir enlevé le crucifix du mur pendant ses heures de classe. Courage Franco, nous sommes tous avec toi!

Voir:

[Syndicalisme de lutte, 24-02-2009]

Lampedusa: situation humanitaire urgente

Depuis quelque temps circule l’idée qu’il est nécessaire de militariser les centres de détention pour migrants (CPT en italien). Aujourd’hui la situation dans le CPT de Lampedusa est devenue insupportable.

Voir :

La question des Roms en Italie

13 décembre 2008

Source: site du Partito Comunista Internazionalista (Battaglia Comunista). Traduction par Notes Internationalistes de Rom — Alcune considerazioni sulle vergogne della borghesia italiana, paru dans le BCinforma du 31 mai 2008.

La question des Roms – Quelques considérations sur la honte de la bourgeoisie italienne

  1. La Droite peut bien changer d’habits mais elle ne peut pas changer ses habitudes. Sitôt de retour au pouvoir, le gouvernement Berlusconi a déclenché une incroyable campagne de répression à l’encontre de la population Rom à Naples, Milan, Florence et en de nombreux autres lieux à travers l’Italie. La répression, le démantèlement des camps et les arrestations ont permis d’alimenter un climat de chasse aux sorcières à leur endroit, le tout accompagné d’une proposition de loi sans précédent sur la «sécurité» dans le nouveau paysage politique, également sans précédent, avec une autre formation politique qui tient encore à se déclarer être la Gauche. [1]
  2. Mise à part cette question des nouveaux habits couvrant de vieux péchés, l’opération anti-roms a un objectif évident — créer un climat de peur et d’insécurité sociale comme marchepied pour préparer la prochaine étape, qui est le passage aux questions que l’ensemble de la classe ouvrière doit vraiment redouter — la précarité, le chômage, les salaires de famine, l’inflation et l’insécurité face à l’avenir.
  3. La politique sociale du nouveau gouvernement est une politique de prévention. Elle prépare une nouvelle période de larmes et de sang pour le monde du travail. Le nouveau président de la Confindustria, la confédération du patronat, l’a déjà admis et Berlusconi s’y est déjà engagé. Mais quoi de mieux qu’une manœuvre de diversion pour détourner les regards du public sur les attaques planifiées. Il est plus aisé de gloser contre les Roms et les sans-papiers qui peuvent être arrêtés et expulsés du pays que de chercher du travail, alors même que lorsqu’on en trouve, il est souvent précaire et mal rémunéré.
  4. Ce nouvel exemple de nettoyage ethnique nous rappelle que, comme tous les autres, il est la conséquence du capitalisme. Les Roms sont synonymes de marginalisation et de faim et vivent dans une pauvreté que la société préfère ignorer. Mais, lorsque cela fait son affaire, la classe capitaliste choisit la criminalisation et la répression plutôt que de tenter de les intégrer, pour la bonne et simple raison que cela serait trop onéreux et, qu’en ces temps difficiles, le capital a vraiment autre chose à faire.
  5. En retour, les Roms comme tous les autres immigrants, avec ou sans-papiers, sont autorisés à vivre dans des conditions semblables à des bêtes, dans des camps illégaux sans systèmes sanitaires. C’est un genre de camp de concentration avec les portes ouvertes seulement pour leur permettre de vendre leur force de travail pour trois ou quatre euros de l’heure, jusqu’à douze heures par jour, dans les champs du Sud ou les petites entreprises du Nord.
  6. Le racisme et l’exploitation sont les deux faces de la même médaille. Confronter l’un implique combattre l’autre. Ils sont tous les deux des rejetons du capitalisme, ce système social pervers qui crée des divisions pour nous exploiter quand cela fait son affaire et qui criminalise certains d’entre nous lorsqu’il en sent le besoin. Il utilise le racisme pour créer des victimes expiatoires qui servent à contrôler d’autres «urgences» et avertir tous les autres travailleurs ainsi que les autres «immigrants illégaux» de se tenir tranquilles et d’accepter de n’être rien de plus que de la main d’œuvre à exploiter.

Note

[1] Le Parti démocrate de Walter Veltroni [note du traducteur].

Voir aussi:

Manifestation nationale antiraciste à Rome le 4 octobre

23 septembre 2008

C’est le moment de réagir aux logiques et aux multiples actes de racisme institutionnel et diffus – qui vont jusqu’à attaquer et menacer la vie même – pour mieux vivre et être tous plus libres. Les mesures proposées par le gouvernement Berlusconi, qui envisagent le délit de « clandestinité », aggravent et alimentent le racisme. La reconnaissance de notre humanité commune motive une mobilisation forte, directe et unitaire pour affirmer la solidarité et l’accueil pour tous.

• Contre tous les racismes
• Arrêt des tragédies sur mer! Liberté de circulation pour tous!
• Pour la liberté et la sécurité de tous : solidarité et accueil
• Retrait immédiat du « paquet sécurité » du gouvernement
• Contre la disposition de l’UE sur la reconduite
• Contre les logiques répressives et criminelles de toutes provenances

Italie : Grève à l’usine Fiat de Pomigliano

19 avril 2008

Depuis jeudi, le 10 avril à 22h00, l’usine Fiat de Pomigliano est paralysée par une grève. Un comité ouvrier, formé indépendamment de l’appareil syndical, organise la mobilisation. Jusqu’à dimanche, les piquets de grève ont été soutenus par 99% de la main d’œuvre. Lundi, le 14 avril, les grévistes ont décidé de bloquer le passage des marchandises de manière à fermer entièrement l’usine.

Le conflit porte sur le sort de 316 ouvriers qualifiés de «gênants» par l’entreprise qui a décidé de les donner en sous-traitance au centre logistique de Nola, qui de l’avis de tout le monde n’est qu’une antichambre vers le chômage. Ce qui est en jeu est donc l’avenir de tout le personnel de l’usine qui n’offre aucune garantie de sécurité d’emploi.

Le blocage des camions se poursuivra tant que les 316 travailleurs n’auront pas été réintégrés dans l’usine. Le soutien et la solidarité active sont essentiels pour les grévistes qui maintiennent des piquets 24 heures par jour. Perdre cette bataille dans la plus importante usine du Sud de l’Italie condamnerait des milliers de familles au chômage et à la pauvreté. Mais vaincre serait un coup significatif contre l’appauvrissement progressif, la désorientation et la précarité qui menacent aujourd’hui tous les travailleurs et toutes les travailleuses.

Les Internationalistes de Battaglia Comunista, section italienne du Bureau International pour le Parti Révolutionnaire

La banqueroute de la gauche italienne

15 avril 2008

Walter Veltroni, secrétaire du Parti démocrate

L’infâme Berlusconi est de retour, vainqueur d’une gauche italienne qui soit s’est fondue dans la démocratie chrétienne (le Parti démocrate « à égale distance des salariés et de l’entreprise »), soit a au moins soutenu au parlement un gouvernement centriste qui a pratiqué les attaques anti-ouvrières, notamment sur les retraites, et les envois militaires au Moyen-Orient (cf. notre billet Recomposition en Italie d’une gauche délavée du 27-12-2007). Pour la première fois depuis 1945 il n’y a aucun élu communiste, ni à l’Assemblée ni au Sénat, l’Arc-en-ciel n’obtenant qu’un million de voix (3%). Le Parti démocrate obtient 33 % des voix, ses alliés libéraux (Italie des valeurs) 4,3%. Il n’y a de fait plus de gauche parlementaire en Italie. La social-démocratie italienne (d’origine stalinienne) avait choisit de se faire hara-kiri, politiquement, socialement, organisationnellement. Voilà ce qui attend nos sociaux-libéraux bavant sur le MODEM. Lors de sa visite à la Fête nationale de l’Unità en septembre 2007, Ségolène Royal avait d’ailleurs soutenu le processus mortifère de fusion avec les centristes, déclarant même: « Ce que vous faites en Italie doit nous inciter à accélérer la rénovation du Parti socialiste » (cf. ici). Sans jamais donner de véritable relais politique aux luttes sociales, en capitulant idéologiquement devant la bourgeoisie à tous les niveaux, la pseudo-gauche n’a visiblement aucune chance de caser durablement ses bureaucrates au pouvoir: comme en France l’année dernière, le populisme s’avère plus attractif qu’un libéralisme de « centre-gauche » coupé des préoccupations des travailleurs. En Italie comme ailleurs, la faillite du réformisme doit être dépassée: la construction d’une gauche révolutionnaire pour le socialisme s’impose.

S.J.

N.B.: Selon Operai Contro, près de 2 millions d’ouvriers italiens ne sont pas allés voter.

Traduction anglaise/ English translation:

The infamous Berlusconi is back, winner of an Italian left which was merged with Christian Democracy (the Democratic Party « at the same distance of employees and the company« ), or at least in parliament supported a Government centrist who conducted the attacks against workers, including pensions, and military shipments to the Middle East. For the first time since 1945 there is no elected communist nor the House nor the Senate, the Rainbow obtain one million votes (3%). The Democratic Party gets 33% of the vote, its allies liberals (Italy values) 4.3%. There are actually no more leftist parliamentarian in Italy. The Italian Social Democracy (ex-Stalinist) had elects to be hara-kiri, politically, socially, organizationally. That’s what awaits our Social Liberals drooling on MODEM. During his visit to the National Day of the Unità in September 2007, Ségolène Royal had supported the process deadly merger with the centrists, even declaring : « What you do in Italy should encourage us to accelerate the renovation of Socialist Party « . Never give genuine political handover to the social struggles, ideologically capitulating to the bourgeoisie at all levels, the pseudo-left has apparently no chance of lasting shove its bureaucrats in power : as in France last year, populism is more attractive than liberal « center-left » cut from workers’ concerns. In Italy, as elsewhere, the failure of reformism has to be outdone : the construction of a revolutionary left for socialism is needed.

NB : According to Operai Contro, nearly 2 million Italian workers didn’t go to vote.