Archive for the ‘Social’ Category

Pétition pour la défense de la gratuité des prud’hommes en format papier

10 septembre 2011

Alors que la pétition « La saisine du conseil des prud’hommes doit rester gratuite ! » approche des 3.300 signatures sur internet, voici une version de la pétition en PDF à télécharger et à imprimer pour la faire signer autour de vous :

Télécharger la pétition en PDF : petition_prudhommes

La pétition est à renvoyer à l’adresse suivante :

Campagne Prud’hommes Gratuits co/ Nicolas Dessaux, 21 rue Jules Vallès, 59800 Lille

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Campagne « La saisine du conseil des prud’hommes doit rester gratuite ! »

27 août 2011

Lancée il y a une semaine, la pétition « La saisine du conseil des prud’hommes doit rester gratuite ! » atteint déjà le millier de signatures.

Parmi les signataires, beaucoup de militant(e)s ouvriers et syndicaux,  membres de différentes organisations syndicales (CGT, SUD, FSU, FO, CFDT, CFTC, CNT, CGC), dont un bon nombre de délégué(e)s et d’élu(e)s de boîtes comme Casino, Auchan, Renault, ADDSEA, SNCF, Kéolis, Air France, Intermarché, Brink’s, Sécuritas, La Poste, SPGO, Sagem, PSA, etc. ainsi que des travailleuses et travailleurs des hôpitaux, des collectivités territoriales, de l’éducation, du bâtiment, de l’éducation, de la métallurgie, du secteur médico-social, etc.

Lancée avec des moyens limités, ce premier succès de cette pétition et de la campagne montre l’attachement des salarié(e)s au maintien de la gratuité de la juridiction prud’homales. En effet, que ce soit comme militant(e) assistant des salariés ou comme travailleurs défendant nos droits, nous savons l’utilité que peuvent avoir les prud’hommes face aux patrons et la barrière que constitueraient pour beaucoup de salarié(e)s le fait de devoir payer une taxe de 35 euros pour saisir le conseil des prud’hommes.

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Une société de précarité

18 mai 2011

Cela fait des années que se développent les CDD (Contrats à durée déterminée, contrats précaires, par opposition aux CDI), l’intérim, etc. En France on est passé de 5,2 % d’emplois précaires en 1984 à 12,4 % en 2007 [1]. Il faudrait également ajouter à ce constat les temps partiels subis, etc. Cette précarisation croissante se fait au détriment exclusif des travailleurs.
Chômage et précarité s’aggravent mutuellement : le chômage de masse permet au patronat d’accroître la précarité, et l’existence d’une précarité de masse fait que le chômage ou le simple fait de changer d’employeur deviennent des perspectives redoutables pour beaucoup de travailleurs [2].

Dans ses statistiques du chômage, le Ministère du travail présente comme « emplois durables » tous les contrats de plus de 6 mois. C’est-à-dire que le nombre d’emplois en CDI n’est même pas indiqué (!), et que les contrats précaires au-delà de 6 mois sont – contre l’évidence – annoncés comme « durables ». En mars 2011, 57 % des offres d’emplois sont des CDD d’une durée inférieure à 6 mois [3].

Il faut évidemment souligner le rôle néfaste des décisions des gouvernements, tant à direction RPR-UMP que PS, dans cette dégradation. Le développement des emplois précaires dans la fonction publique, notamment, se poursuit depuis des années.
Le Parti soi-disant socialiste avait mis en place en 1997 des « emplois-jeunes », qui étaient des contrats précaires, et il a récemment annoncé qu’il souhaitait remettre en place cette mesure s’il arrivait au pouvoir en 2012 (dans le projet du PS ces emplois-jeunes sont rebaptisés « emplois d’avenir », ce qui semble pour le moins inadapté s’agissant de CDD). Le PS écrit pourtant : « pour 80 % des jeunes actifs, l’entrée dans l’emploi se fait en contrat à durée déterminée (CDD), quand il ne s’agit pas de stages à répétition ou de travail à la pige. Casser la spirale de la précarité est une urgence nationale. » Et de s’empresser quelques lignes plus loin de proposer pour les jeunes… des CDD ! [4] Or, de deux choses l’une : soit ces emplois sont utiles et il faut alors créer de véritables postes de fonctionnaires, soit on fait perdre leur temps à des milliers de jeunes. Et quoi qu’il en soit, créer de la précarité ne servira jamais à lutter contre la « spirale de la précarité », au contraire…
Du côté des gouvernements de droite, entre autres mesures nuisibles, les projets de CIP (« Smic-jeunes », 1994) puis de CPE (2006) qu’ils ont tenté d’imposer auraient encore aggravé la situation, mais ces mesures de régression sociale ont heureusement été repoussées par d’importantes luttes sociales. Rappelons que le dogme gouvernemental actuel du « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux » fait de l’État le premier destructeur d’emplois en France [5], ce qui accroît d’autant le chômage dont l’importance tend à favoriser la précarité.

Les gouvernements se font ainsi les complices de l’arbitraire du patronat, lequel a recours à la précarité pour briser les garanties collectives des salariés et pour « individualiser » les travailleurs, cela dans le but d’aller à l’encontre des droits sociaux.
Depuis des années, la précarité rend plus difficile la lutte collective (il est beaucoup plus difficile aux précaires de se mobiliser contre leurs patrons), ce qui crée un cercle vicieux : plus il y a de précarité et moins les travailleurs peuvent se défendre, et plus le rapport de force entre classes sociales est défavorable aux salariés, plus la précarité s’accroît. Le poids de la précarité pèse donc doublement contre les travailleurs.
Ajoutons que la précarité touche encore plus ceux qui sont déjà les plus fragilisés dans la société actuelle : les femmes, les « étrangers » [6], etc. La meilleure réponse est dans l’action de tous les travailleurs unis en tant que classe, pour en finir avec la précarité et avec ses causes.

L’objectif du recours à la précarité est pour le patronat de lutter contre la tendance à la baisse du taux de profit, en sur-exploitant les travailleurs. Les privilèges de la classe capitaliste se paient, à l’autre bout de la chaîne, par la précarité subie par des millions de personnes. Et si la précarité s’accroît, c’est parce que la classe capitaliste est en position de force. Il n’y a donc que par l’action collective des travailleurs, s’unissant pour défendre leurs intérêts communs, que ce fléau pourra être vaincu. C’est à l’inversion du rapport de force entre les classes sociales qu’il nous faut contribuer, ainsi qu’à l’abolition de la société divisée en classes, donc à la fin du mode de production capitaliste ainsi qu’à la fin des rapports sociaux d’exploitation et de hiérarchie.

Critique sociale

Notes:

[1] Observatoire des inégalités, « La précarité en France », 28 octobre 2008 : http://www.inegalites.fr/spip.php?article957 .

[2] Voir « La société du chômage de masse », Critique Sociale n° 3, décembre 2008, pp. 1-4 (disponible sur http://www.critique-sociale.info/). Cf également « Travail précaire = vie précaire », Tout est à nous ! n° 102, 12 mai 2011, pp. 6-7 (disponible sur le site internet du NPA).

[3] Dares indicateurs n° 32, avril 2011, p. 14 (publié sur le site du Ministère du travail le 27 avril 2011).

[4] Supplément à L’Hebdo des socialistes n° 610, 16 avril 2011, p. 11.

[5] Cette mesure ayant de surcroît des effets lamentables sur l’état des services publics, notamment de l’enseignement. Les mobilisations actuelles contre les fermetures de classes sont donc une très bonne nouvelle ; il s’agirait de passer ensuite de ces luttes localisées à une prise de conscience généralisée des causes politiques de ces fermetures. Dans le même temps où il fait des économies contre l’enseignement public, le gouvernement fait un énorme cadeau fiscal aux privilégiés par une grosse ristourne sur l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune). C’est un évidence : il s’agit d’un gouvernement au service d’une seule classe sociale, celle des exploiteurs.

[6] Observatoire des inégalités, « Le temps partiel subi en France », 29 novembre 2010 : inegalites.fr/spip.php?article410 .

La Voix des sans-papiers N°3

26 janvier 2011

Bulletin de 8 pages daté de lundi 24 janvier 2011.

Sommaire:

  • FSM DE DAKAR : les collectifs de sans-papiers aussi seront présents
  • La dessinatrice des luttes des sans-papiers
  • «T’as pas le droit ! » : la souffrance des sans-papiers en France
  • Forums sociaux mondiaux : à qui cela profite-t-il ?
  • Le 11e collectif de sans-papiers «Romain Binazon»
  • ANGERS : «Amalgame» menacé d’expulsion
  • La lutte des réfugiés de Gonesse en région parisienne

pdf externe

La Voix des sans-papiers N°2

8 décembre 2010

Bulletin de 8 pages daté d’aujourd’hui mercredi 8 décembre 2010.

Sommaire:

  • Les femmes du 9ème collectif de sans-papiers
  • Entretien avec la CSP75

pdf

Voir aussi:

Призыв к национальной встрече в городе Тур 6 ноября. (Appel de Tours, en Russe)

13 novembre 2010

Призыв к национальной встрече в городе Тур 6 ноября.

Не время для смирения!

 

6 ноября в городе Тур собрались уполномоченные представители  или наблюдатели 25-ти общих собраний межспециалистов, общих собраний борьбы,  межпрофсоюзных организации открытые для непрофзоюзов,коллективных собраний, межсекторных координаций и т.д. городов Лаваль, Гавр, Анже, Безье, Сент-Этьен, Роанн, Шамбери, Нант, Ангулем, Коньяк, Байонна, Шинон, Ним, Тур, Сен-Дени, Руан, Шампиньи, Париж-Восток, Париж-Центр, V-ый/XIII-ой округа Парижа, XX – ый округ Парижа, Ван, Лилль, Гренобль, Нанси (города Обна, Ажен, Брест, Ренн, Монпелье и Сарла не отозвались на приглашение).

 

Рабочие госсектора и частного сектора , безрабочие, пенсионеры, учащиеся лицеев, студенты массивно мобилизированы забастовками, демонстрацией и акциями блокады  с целью отмены пенсионной реформы с поддержкой большинства населения. Однако, власть ответила только презрением, дезинформацией, наказанием, покушением на право на забастовку, и решила заставить принять насильственно своё решение.

Борьба с пенсионной реформой пришла в момент стыка. В то время  как правительство и большинство СМИ нам сообщают уже неделями об окончании мобилизации, действия блокады и солидарности проводятся во всей стране и демонстрации остаются массовыми. Этот закон должен быть отменён. Мы отказываемся прекратить движения после голосования закона.

Стратегия межпрофсоюзной организации была провалом для трудящихся. Но не время для смирении : мы решили продолжить битву. В многочисленных населенных пунктах, те, кто борются : профсоюзы различных организаций и непрофсоюзы встретились на общих и коллективных собраниях чтобы размышлять и действовать вместе : информировать, поддерживать борющиеся сектора, расширить возобновимую забастовку, организовать действия блокады. Мы хотим, чтобы эта динамика самоорганизации и общего действия увековечилась, усилилась и соглосовалась.

Это движение входит в более широкую перспективу чтобы нанести окончательный удар политике правительства и объединению предпринимателей, которые готовят новые атаки, именно против социального страхования.  Мы остаемся убеждёнными, что единственное средство выигрывать против правительства это блокировка экономики и всеобщая забастовка.

Мы призываем к тому чтобы оказать сопротивление против наказания, которое поражает все более и более жестоко тех, кто принимает участие в социальном движении.

Мы провели это национальное собрание с целью начать обсуждение между нами, чтобы согласоваться между нами и чтоб вести общие действия.

Мы призываем тех, кто борются собраться на общих собраниях, если их нет еще в их населенном пункте.

Мы призываем все общие собрания межспециалистов, общие собрания борьбы, межпрофсоюзные организации, охватывающие немежпрофсоюзыне организации и т.д.. принять участие в ближайшей национальной встрече в Нанте в субботу 27 ноября 2010, послав своих уполномоченных представителей  .

Мы призываем профсоюзные организации послать наблюдателя на эту встречу.

Мы призываем к следующим действиям, для уселения акций всякого рода, проходящие повседневно :

– символическая акция 11 ноября в 11 часов для отмены законопроекта  и в знак уважения умершим на работе так и не ушедшие на пенсию;

– день акции экономической блокировки 15 ноября, для чего мы призываем к международной поддержке ;

– символическое действие, состоящее в том, чтобы сжечь текст закона в день его утверждения.

Электронный адрес : ensemblepourleretrait@gmail. com

Веб-сайт : http://ensemblepourleretrait. wordpress.com/

 

Llamado a la reunión nacional de Tours

9 novembre 2010

Merci à Claudio pour la traduction.

No es el momento de la renuncia!

El 06 de noviembre, en Tours, se han reunido los delegados designados y observadores de las 25 Asambleas Generales Interprofesionales (AG) de lucha, intersindicales abiertas a personas no inscritas en sindicatos, colectivo o coordinadora intersectoriales, etc… de Laval, Le Havre, Angers, Béziers, Saint Etienne, Roanne, Chambery, Nantes, Angouleme, Cognac, Bayona, Chinon, Nimes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, París-Este, Centro de París, Paris Ve/XIIIe, Paris XXe, Vannes, Lille, Grenoble y  Nancy (sin olvidar a ciudades como: Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier y Sarlat).

Los trabajadores del sector público y privado, desempleados, jubilados, estudiantes segundarios y universitarios se han movilizado masivamente por la huelga, la manifestación y bloqueando la acción de la suspensión de la reforma de las pensiones, con el apoyo de la mayoría de la población. No obstante, el poder ha respondido con desprecio, desinformación, represión, la violación del derecho a la huelga, y la decisión de usar la fuerza.

La lucha contra la reforma de pensiones se produce en un momento crucial. Mientras que el Gobierno y la mayoría de los medios de comunicación nos anuncian desde semanas el final de la movilización, se realizan algunas acciones de bloqueo y solidaridad en todo el país y las manifestaciones son aún masivas.

Proponemos que aquella ley debe  derogarse. Y rechazamos al entierro del movimiento después del voto de la ley.

La estrategia de la Comisión intersindical fue un fracaso para los obreros. Sin embargo, hoy no es momento de la resignación: nos comprometemos a continuar la lucha.

En muchas comunidades, los luchadores, los miembros del sindicato, y los obreros pertenecientes a distintas organizaciones, incluyendo a los trabajadores no sindicalizados, han encontrado en las Asambleas Generales y el acto colectivo, el lugar para informar, apoyar a los sectores en lucha, extender una nueva huelga, organizar el sabotaje. Queremos que esta dinámica de auto-organización y acción conjunta sea persistente, amplia y coordinada.

Este movimiento pertenece a una perspectiva más amplia para dfrenar la política del gobierno y la patronal, que están preparando nuevos ataques, especialmente al seguro de sanidad. Permanecemos convencidos de que la única herramienta para ganar contra el gobierno es el sabotaje de la economía y la huelga general.

Llamamos a constituir un frente unido contra la represión que afecta más brutalmente, a quienes participan en movimientos sociales.

Informamos que, llevaremos a cabo una reunión nacional para comenzar a discutir entre nosotros, para coordinar y realizar acciones conjuntas. Sugerimos a los luchadores, a reunirse en la  Asamblea General siempre que exista en su localidad.

Hacemos un llamado, a todas las Asambleas Generales interprofesionales, Asambleas Generales de lucha, intersindicales que han extendido la participación de los no sindicalizados etc., Para asistir a la próxima reunión nacional, a realizarse, en Nantes el Sábado, 27 de noviembre del 2010, con el mandato de enviar delegados.

Sugerimos a los sindicatos, a enviar observadores para al encuentro.

Finalmente, apuntamos a las siguientes acciones, viniendo a reforzar reforzando las acciones de clase, desarrolladas diariamente:

–                    Una acción simbólica, el 11 de noviembre a las 11 de la mañana, a favor de la derogación del proyecto de ley y en homenaje a los muertos en el trabajo antes de su jubilación;

–                    Un día de acción de bloqueo económico, el 15 de noviembre, para el cual llamamos a la solidaridad nternacional;

–                    Una acción simbólica ,que consiste en quemar el texto de ley el día de su promulgación.

Appeal from the Tours meeting

9 novembre 2010

Traduction en anglais de l’appel de Tours.

It is no time to give up !

On November 6th, mandated delegates or observers from 25 local cross-industry General Assemblies, General Assemblies from particular disputes, joint union committees open to non-unionized workers, struggle collectives, inter-sector coordina…tions met in Tours. They came from Laval, Le Havre, Angers, Béziers, Saint Etienne, Roanne, Chambéry, Nantes, Angoulême, Cognac, Bayonne, Chinon, Nimes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, Paris-East, Paris Centre, Paris 5th, 13th and 20th districts, Vannes, Lille, Grenoble and Nancy. Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier and Sarlat sent apologies.

Workers from the public and private sectors, unemployed people, pensioners, and high school and university students have been massively protesting, striking, demonstrating, and blockading streets, motorways or petrol stations, for the withdrawal of the so-called “pension reform”, with the support of the majority of the French population. To these protests the government has only responded with contempt, disinformation, repression, violation of the right to strike, and now it has decided to try to impose a fait accompli.

The fight against the “pension reform” is at a crucial point. While the government and media are announcing the end of the mobilization, blockades and solidarity actions are still going on across the country, and demonstrations are still massive. This law must be repealed. We refuse to bury the movement after the passing of the law.
The strategy of the joint union committee at national level has led to a failure. But we are not going to give up: we are committed to continue the fight. In many towns, those who struggle, members of different unions and non-unionized workers too, have met in General Assemblies and collectives in order to discuss and act together: to inform, to support the sectors which are struggling, to extend the strikes, and to organize blockades. We want this process of self-organization and joint action to be sustained, amplified and coordinated.

This movement is part of a broader struggle to stop the offensive of the government and the bosses, who are preparing new attacks, especially on health insurance. The only way to win is to blockade the economy and organize a general strike.

We call for a common front against the increasing brutal repression used against the social movements.
We have held this national meeting to start discussing, coordinating and carrying out joint actions.
We call all those in struggle to organize general assemblies, if they have not already done so in their localities.
We call on all local cross-industry General Assemblies, General Assemblies from particular disputes, joint union committees open to non-unionized workers etc., to attend the next national meeting in Nantes on Saturday, November 27, 2010, and send mandated delegates.
We invite all trade unions to send observers.

We call for the following actions, in order to reinforce those which are already taking place daily:
– A symbolic action on November 11th at 11 am for the repeal of the law and as an homage to all those who die at work before having the possibility of retiring ;
– A day of economic blockade on November 15th, with international support;
– A symbolic burning of the text of the law on the day of its promulgation.

Appello dell’incontro nazionale di Tours (Francia)

9 novembre 2010

Traduction en italien de l’Appel de Tours. (Grazie a Marina)

Non è l’ora della rassegnazione!

Questo 6 novembre 2010 si sono riuniti a Tours i delegati mandatari o osservatori di 25 assemblee generali interprofessionali (AG) di lotta, AG intersindacali aperte alle persone non iscritte ai sindacati, collettivi, coordinamenti intersettoriali, ecc., di Laval, Le Havre, Angers, Berziers, Saint-Etienne, Roanne, Chambery, Nantes, Angoulême, Cognac, Bayonne, Chinon, Nîmes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, Parigi-Est, Parigi-Centro, Parigi Ve/XIIIe, Parigi XXe, Vannes, Lille, Grenoble e Nancy (le Città di Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier e Sarlat si sono scusate).

I lavoratori del settore pubblico e privato, i disoccupati, i pensionati, i liceali e gli studenti si sono mobilitati in massa per lo sciopero, la manifestazione e le azione di blocco per il ritiro della riforma delle pensioni, con il sostegno della maggioranza della popolazione. Ciò nonostante, il potere ha risposto solo con il disprezzo, la disinformazione, la repressione, l’attacco al diritto di sciopero, e ha deciso di far passare la legge con la forza. La lotta contro la riforma delle pensioni arriva al momento critico. Mentre il governo e la maggior parte dei media, ci annunciano, da settimane, la fine della mobilitazione, le azioni di blocco e di solidarietà continuano in tutto il paese e le manifestazioni sono ancora massicce.
Questa legge deve essere abrogata. Noi rifiutiamo il funerale del movimento dopo il voto della legge.
La strategia dell’Intersindacale rappresenta un insuccesso per i lavoratori. Ma non è l’ora della rassegnazione: siamo decisi a continuare la lotta. In numerose località tutti coloro che lottano, sindacati di diverse organizzazioni e persone non iscritte ai sindacati, si sono ritrovati nelle Assemblee Generali (AG) e nei collettivi per riflettere e agire insieme: informare, sostenere i settori nella lotta, estendere lo sciopero rinnovabile, organizzare le azione di blocco.
Vogliamo che questa dinamica dell’auto-organizzazione e dell’azione comune si perpetui, si amplifichi e si coordini. Questo movimento si inscrive in una prospettiva più larga per dare un colpo fatale alla politica del governo e del padronato che preparano nuovi attacchi, in particolare sull’assicurazione per le malattie. Restiamo convinti che il blocco economico e lo sciopero generale siano il solo mezzo per vincere contro il governo.
Facciamo appello a fare fronte unito contro la repressione che colpisce sempre più brutalmente coloro che partecipano al movimento sociale. Abbiamo tenuto questa riunione nazionale per iniziare a discutere tra noi, a coordinarci e a condurre azioni comuni. Facciamo appello a tutti coloro che lottano a riunirsi nelle AG, se ne non ce ne sono ancora nelle loro località. Ci appelliamo a tutte le AG interprofessionali, alle AG di lotta, intersindacali estese ai non iscritti ai sindacati, ecc., a partecipare al prossimo incontro nazionale a Nantes, sabato 27 novembre 10 e inviare dei delegati mandatari. Invitiamo le organizzazioni sindacali a inviare degli osservatori a quest’incontro.

Chiediamo le seguenti azioni, allo scopo di rinforzare le azioni di ogni natura che si svolgono quotidianamente:
– Un’azione simbolica, l’11 novembre alle ore 11: 00 per l’abrogazione del progetto di legge e in omaggio ai morti sul lavoro prima della pensione;
– Una giornata di azione di blocco economico, il 15 novembre, per la quale chiediamo il supporto internazionale;
– Un’azione simbolica consistente nel bruciare il testo della legge nel giorno della sua promulgazione.

Apelo para o Encontro Nacional de Tours

9 novembre 2010

Traduction en portugais par Marlana de l’Appel de Tours.

Em 06 de novembro é em Tours que estarão reunidas(os as(os delegadas(os eleitas(os ou observadoras(es de 25 Assembleias Gerais (AG) interprofissionais, AG de luta, intersindicais abertas às(aos não-sindicalizadas(os, coletivos, coordenações inter-setoriais, etc … , de Laval, Havre, Angers, Béziers, Saint Etienne, Roanne, Chambery, Nantes, Angoulême, Cognac, Bayonne, Chinon, Nimes, Tours, de Saint Denis, Rouen, Champigny, Paris-Est, Paris-Centro, Paris Ve/XIIIe, Paris XXe, Vannes, Lille, Grenoble e Nancy (sem esquecer das cidades de Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier e Sarlat).

As(Os trabalhadoras(es dos setores público e privado, as(os desempregadas(os, as(os aposentadas(os, as(os estudantes do ensino médio e as(os universitárias(os se mobilizaram massivamente pela greve, a manifestação e as ações de bloqueio pela suspensão da reforma das pensões, com o apoio da maioria da população. No entanto, o poder tem respondido com o desprezo, a desinformação, a repressão, a violação do direito à greve, e ele decide usar a força.

A luta contra a reforma da previdência vem em um momento crucial. Enquanto o governo e a maioria dos meios de comunicação anunciam por semanas o fim da mobilização, as ações de bloqueio e de solidariedade são realizadas em todo o país e as manifestações ainda são gigantescas. Esta lei deve ser revogada. Nós nos recusamos a enterrar o movimento após a aprovação da lei.

A estratégia da Intersindical foi um fracasso para as(os trabalhadoras(es. Mas o momento não é de resignação: nós estamos resolvidos a continuar o combate. Em muitas comunidades, as(os que lutam, membros de sindicatos de diversas organizações e trabalhadoras(es não sindicalizadas(os, se reencontram nas Assembléias Gerais e nos coletivos para refletir e agir juntas(os: informar, apoiar os setores em luta, estender a greve renovada (greve por tempo indeterminado), organizar as ações de bloqueio. Queremos que este processo de auto-organização e da ação conjunta se mantenha, se amplifique e se coordene.

Este movimento é parte de uma perspectiva mais ampla para dar derrotar a política do governo e do patronato, que preparam novos ataques, principalmente no seguro de saúde. Continuamos convencidas(os de que a única maneira de ganhar contra o governo é o bloqueio da economia e a greve geral.

Apelamos à unir forças contra a repressão que atinge cada vez mais fortemente aquelas(es que participam de movimentos sociais.

Nós realizamos esta reunião nacional para começar a debater entre nós, a nos coordenarmos e realizarmos ações conjuntas.
Chamamos todas(os aquelas(es que lutam para se reunirem nas Assembleias Gerais, se ainda não existerem em sua localidade.
Apelamos a todos as AG interprofissionais, AG de lutas, intersindicais estendidas as(aos não-sindicalizadas(os, etc., para participarem da próxima reunião nacional em Nantes, no sábado 27 de novembro de 2010, enviando as delegadas(os eleitas(os.

Convidamos as organizações sindicais para enviarem observadoras(es nesta reunião.

Apelamos para as seguintes ações, reforçando as ações de qualquer natureza que ocorrem diariamente:
– Uma ação simbólica em 11 de novembro, às 11h para a revogação do projeto de lei e em homenagem aos mortos no local de trabalho antes da aposentadoria;
– Um dia de ação de bloqueio econômico em 15 de novembro, que estamos chamando de apoio internacional;
– Um ato simbólico que consiste na queima do texto da lei na data da sua promulgação

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