Archive for the ‘Tracts’ Category

Retraites : combattre une régression programmée

8 septembre 2013

Tract d’Emancipation – tendance intersyndicale au format pdf:

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A Caen, des tracts par et pour les immigrés

3 septembre 2013

Nous devons unir nos forces et nous organiser

En France , l’un des pays les plus riches au monde, nous subissons toutes et tous les politiques d’austérité. 2 500 000 personnes n’ont pas des logements décents ou pas de logement du tout. Parmi eux, 30 000 enfants, 38 000 personnes vivant dans des hôtels, 85 000 vivant en caravanes et cabanes. Face à cette situation, certains se tournent vers l’État, mais sans succès. Ainsi, 1 200 000 personnes sont en attente d’un logement social. Pourtant 3 500 000 logements sont vides, dont 5 500 dans l’agglomération caennaise.

Depuis fin mai, le service d’hébergement d’urgence de la Préfecture (115) ne répond plus et expulse celles et ceux qui y étaient hébergés. Ainsi, 780 demandeurs d’asile étaient hébergés fin mai, seulement 500 aujourd’hui. Donc, nous sommes 280 déjà à la rue. Et les expulsions continuent.

Face à cela, pour arrêter les expulsions et demander un logement décent pour toutes et tous, nous devons unir nos forces et nous organiser:

– Tous les lundi à 18H ===> Manifestation devant la Préfecture.
– Tous les mardi à 18H ===> Assemblée Générale au 202 rue de Bayeux.

Liste des tracts au format pdf:

Voir aussi:

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Tract 1er Mai du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

29 avril 2013

Plus de soixante organisations de différents pays et de quatre continents ont participé à Paris à la Rencontre internationale du syndicalisme alternatif du 22 au 24 mars 2013. Nous, qui nous sommes réunis à Paris, nous optons pour un syndicalisme de confrontation, opposé au syndicalisme des pactes sociaux. Nous affirmons que la lutte est la seule voie vers la transformation sociale. Nous croyons à la démocratie directe, au syndicalisme assembléiste face au syndicalisme des états-majors bureaucratiques, à l’internationalisme, à la lutte internationale de la classe ouvrière et des opprimé-es.

À l’occasion de la célébration du 1er mai, la journée internationale de lutte de la classe ouvrière, nous déclarons que:

1) La crise-escroquerie économique, politique et sociale actuelle du système capitaliste pousse les travailleurs/ses et les peuples à la misère. Et elle devient une véritable catastrophe sociale dans de nombreux pays.

2) Les gouvernements et les institutions internationales appliquent des plans de guerre sociale et la catastrophe qui les accompagne contraste avec les aides multimillionnaires scandaleuses de ces gouvernements et institutions aux banques, avec des cas de corruption éhontée qui touchent les hiérarques du système.

3) On ne peut pas continuer ainsi. Les gouvernements, loin de tenir compte du rejet social, annoncent de nouvelles coupes sombres dans les emplois, les salaires et les aides sociales, de nouvelles privatisations et le pillage de pays entiers.

La défense des travailleurs/ses et des peuples exige une lutte résolue contre ce système qui conduit l’humanité à la barbarie et à la destruction de la planète. Elle exige d’abandonner toute illusion politique de concertation sociale avec les gouvernements qui mettent en œuvre ces plans de guerre sociale. Il n’y a pas de retour en arrière dans ce processus de lutte.

4) La classe ouvrière du monde et en particulier d’Europe qui mène aujourd’hui des combats décisifs contre les gouvernements de la troïka, doit opposer à ces plans de guerre sociale ses propres mesures et ses solutions pour offrir une issue sociale et populaire à cette crise-escroquerie.

C’est pourquoi nous disons:

À bas les plans d’austérité ! Abrogation immédiate des coupes sociales et des réformes du travail !

La défense d’un salaire digne, de l’emploi, de la santé et de l’éducation publique, exige que les multiples luttes partielles, d’entreprises et de secteurs qui secouent le « vieux continent » s’unissent autour d’une demande urgente : dehors les gouvernements et les politiques d’austérité! Qu’ils s’en aillent! Pas de retour en arrière!

Nous disons qu’il y a vraiment des ressources, qu’on peut vraiment donner une solution à la crise en défendant les intérêts ouvriers et populaires. Mais cela exige de mettre en oeuvre des mesures résolument anticapitalistes. C’est pourquoi nous défendons l’arrêt immédiat du paiement de la dette, une dette illégitime que nous, les travailleurs/ses et le peuple, n’avons pas contracté.

La lutte pour l’emploi, pour le partage du travail et de la richesse exige d’arracher les ressources financières des mains des spéculateurs et des banquiers : nationalisation sans indemnisation du secteur bancaire et des entreprises clés, réformes fiscales faisant payer davantage ceux qui ont le plus, afin de mettre toutes ces ressources au service de l’unique plan de sauvetage qui manque, un Plan de sauvetage des travailleurs/ses et de la majorité sociale (99 %).

5) La classe ouvrière et d’autres mouvements sociaux mènent les luttes avec les opprimé-es du monde. Nous devons mener haut et fort la lutte contre le machisme et toutes les formes d’oppression des femmes ; la lutte contre la xénophobie, le racisme et toute forme d’oppression des travailleurs immigrés, et la lutte au droit à l’autodétermination des peuples, à la défense du droit de toutes les nationalités opprimées à exercer leur souveraineté. Sans une lutte conséquente contre toutes ces formes d’oppression, l’unité de la classe ouvrière pour la transformation et la justice sociale ne sera pas possible.

6) A l’occasion d’une journée de lutte internationale comme le 1er mai, nous réaffirmons notre solidarité la plus résolue avec tous les travailleurs/ses et les peuples du monde qui font face à l’impérialisme et aux dictatures. Notre solidarité va en particulier aux peuples arabes, du Moyen-Orient, aux communautés indigènes et à toutes les luttes populaires.

7) Nous nous engageons à préparer un 1er mai internationaliste et de lutte, en appelant l’ensemble des organisations du syndicalisme alternatif et des mouvements sociaux à faire de grands rassemblements et des manifestations alternatives à celles du syndicalisme institutionnel et bureaucratisé, qui seront une référence claire de classe et de combativité.

8) La situation particulière que nous vivons sur le continent européen et l’expérience récente du 14 novembre dernier exige que nous menions toute une activité d’explication, de coordination et d’initiatives pour arriver à une nouvelle grève générale continentale, qui ait une continuité jusqu’à ce que nous fassions sauter les politiques de la troïka et que nous, travailleurs/ses du monde entier, soyons les protagonistes d’une nouvelle société basée sur la démocratie, la liberté et la justice sociale.

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Pour la France : Union syndicale Solidaires (Solidaires), Émancipation tendance intersyndicale (Émancipation) ; Confédération Nationale du Travail-Solidarité Ouvrière (CNT SO). Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR). Confédération Nationale du Travail (CNT-f)

Ces rencontres ont été organisées par les organisations syndicales interprofessionnelles suivantes :

Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas>) – Brésil, Confederación General del Trabajo (CGT) – Etat espagnol, Union syndicale Solidaires (Solidaires) – France.

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Guy Debord est vivant et nous sommes morts

30 mars 2013

Tract de Critique sociale.

La BNF organise en ce printemps 2013 une exposition (payante !) sur Guy Debord, cofinancée par l’Etat et le lobby alcoolier. L’alliance entre l’aliénation étatique et l’aliénation privée est donc réalisée une fois de plus – cette fois sur le dos de l’un de leurs ennemis.

Curieuse exposition en vérité : une partie des notes de lecture de Debord sont placées entre 50 cm et plus de 2 mètres de hauteur, ce qui en rend une bonne partie absolument illisibles. Elles ne manquent pourtant pas d’intérêt, entre autres concernant des textes de Rosa Luxemburg, Karl Korsch, Anton Ciliga, Maximilien Rubel, etc.

Tout comme ces derniers, Debord était engagé « contre tous les aspects de la vie sociale aliénée ». En luttant pour l’auto-émancipation universelle, il s’agissait pour lui d’élaborer et de construire « la forme désaliénante de la démocratie réalisée », qu’il voyait dans l’expérience historique des conseils ouvriers. Debord participait donc à la critique impitoyable de nos conditions d’existence au sein de la société capitaliste traditionnelle, ainsi qu’à une tout aussi impitoyable critique du capitalisme d’État léniniste de l’URSS, qui était « la continuation du pouvoir de l’économie » et le maintien du « travail-marchandise », donc de l’exploitation et de l’oppression.

Hier comme aujourd’hui, on est intellectuellement mort si l’on se résout à la résignation ambiante, si l’on accepte cette société de l’ersatz généralisé à la viande de cheval avariée et à l’eau en bouteille contaminée. Contre cet état de choses, nous pouvons participer à la critique active de la société hiérarchique-capitaliste, par les luttes sociales en insistant sur leur aspect auto-organisé, pour l’abolition du système du salariat, des États et des frontières.

 Le tract en PDF

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Contre les illusions nationalistes

28 février 2013

Tract de l’Assemblée libertaire de Caen.

Avec la crise, les politicienNEs nous ressortent tous les discours nationalistes, sur des tonalités de droite, d’extrême droite ou de gauche. À les entendre, il suffirait que la France retrouve sa « souveraineté » diluée dans l’Europe, que le commerce international soit limité par du protectionnisme ou qu’on expulse les immigréEs et qu’on remettent au pas les « mauvaisES françaisES », pour que tout aille bien. Ils/elles nous culpabilisent quand nous  n’achetons pas français, comme si on avait le choix quand on doit tout compter. Ils/elles tentent de flatter les ouvrierEs qui restent encore dans ce pays. Ils/elles nous prennent pour des moutons, rassemblés derrière un drapeau, prêts à être tondus et ils/elles rêvent d’être nos bergerEs.

Tous les discours nationalistes et protectionnistes servent surtout les intérêts d’une partie du patronat qui n’est pas tourné vers l’exportation. Nous, les travailleurs/euses, notre seul intérêt, c’est de lutter pour nos droits, nos salaires, nos conditions de vie et de travail, notre environnement naturel, nos libertés d’hommes et de femmes. Il nous faudra en finir un jour avec le capitalisme, qu’il soit national ou mondialisé, où nous serons toujours exploitéEs et dominéEs.

Le nationalisme, c’est ce qui veut vous faire croire qu’il y a des intérêts communs à tout le monde dans ce pays, comme s’il n’y avait pas de classes sociales et de luttes entre elles, comme si on avait les mêmes intérêts que le patronat et les gouvernantEs. Les Mullier, Bétencourt et Arnaud ne sont pas du même côté de la barrière que nous, nous n’avons pas les mêmes préoccupations. Le nationalisme veut ainsi que les gens se rangent derrière l’État et le capitalisme et leur « Ordre » inégalitaire. Il génère de tous temps le racisme, la répression et la guerre. Celles et ceux qui y adhèrent en sont dupes et celles et ceux qui ne « collent » pas au projet en deviennent les cibles (les immigréEs, les contestataires, les minorités etc.).

Ne nous laissons pas diviser, affaiblir par celles et ceux qui veulent régner sur nos vies : travailleure-s, chômeur-e-s, avec ou sans papiers, nous sommes une seule classe ouvrière, une seule classe exploitée, partout dans le monde. Leurs frontières ne sont pas les nôtres. Les capitaux de la bourgeoisie, la spéculation et la pollution sont internationaux eux !

Notre intérêt, c’est notre libération, notre émancipation collective par nous-mêmes. Refusons les divisions entre les peuples, entre soi-disantes « communautés » nationales ou religieuses, rassemblons-nous contre tous les projets anti-sociaux, autoritaires, fascisants, intégristes, racistes et toutes les oppressions. Notre arme pour cela, c’est notre solidarité et notre détermination à lutter. Notre seule patrie est l’humanité.

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L’assemblée libertaire regroupe dans l’agglomération caennaise des personnes qui s’organisent pour résister au quotidien contre l’exploitation capitaliste et la domination étatique, dans une perspective révolutionnaire.

Tract de la campagne “Droit d’asile et droit au séjour pour les femmes victimes de violences”

6 janvier 2013

Contre les violences machistes et la violence d’Etat
Droit d’asile et droit au séjour pour les femmes victimes de violences

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Régulièrement ministres, député(e)s et autres « représentantes et représentants du peuple » dénoncent, à juste titre, les violences machistes et annoncent des projets pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Et pourtant, derrière les discours, la législation française actuelle maintient des dizaines de milliers de femmes sous le pouvoir quasiment absolu de leurs maris et autres conjoints. Ce n’est pas dans un pays où l’apartheid sexiste est inscrit dans la constitution, mais en France, « patrie des droits de l’homme », dans la France qui affiche la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » que la législation permet à un homme, sur simple déclaration de « fin de vie commune » à la Préfecture de faire renvoyer une femme à des milliers de kilomètres, c’est en France où la législation met les femmes étrangères sous la dépendance totale de leurs maris pendant trois ou quatre ans. Avant ce délais, quitter le domicile conjugal, même en cas de violences, c’est risquer de se retrouver privée de titre de séjour, sans-papier, sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire et même expulsée, et le plus souvent dans un pays où le statut de « femme divorcée » est prétexte à de nouvelles violences ou discriminations.

Oh bien sûr, d’après la législation, en cas de violences conjugales, la femme qui a quitté le domicile de son mari peut obtenir un titre de séjour. Mais pour cela, encore faut-il réussir à prouver les violences conjugales. Déjà, pour les femmes françaises, porter plainte et faire reconnaître les violences conjugales est un combat de longue haleine. Ainsi selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance (OND) publiée en juillet 2008, seulement une femme victime de violence sur cinq porte plainte contre son agresseur. En 2003, une étude de l’Observatoire des Violences Conjugales des Alpes de Haute-Provence montrait que sur 100 plaintes déposées pour violences conjugales en 2002, 68 avaient été classées sans suite.

Si la bataille juridique pour faire reconnaître les violences est difficile pour toutes les femmes victimes de violences, elle devient un véritable parcours de la combattante pour les femmes étrangères qui doivent parfois faire face aux préjugés racistes des policiers, doivent surmonter la barrière de la langue et comprendre les rouages de la machine judiciaire française, ont souvent été mises dans un état d’isolement par leurs conjoints depuis leur arrivée en France, et se retrouvent rapidement privée de leur droit au séjour ! Comment prouver les violences psychologiques ? Comment trouver des témoins des violences lorsque ces violences sont commises au domicile conjugal ? Comment se battre pour faire reconnaître les violences subies lorsque l’on est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français ?

Comment accepter qu’au 21ème siècle, dans un pays qui se veut être un exemple en matière de droits humains et donc des droits des femmes, des dizaines de milliers de femmes se retrouvent complètement liées, juridiquement, à leurs maris, sous prétexte qu’elles sont étrangères ? Comment supporter que des dizaines de milliers de femmes doivent vivre dans la peur d’être expulsées simplement parce qu’elles ont fuit des violences conjugales ? Comment ne pas réagir lorsque des femmes qui fuient la violence d’un mari doivent subir la violence du gouvernement ?

Réaffirmons le droit pour toute femme de vivre sans violence et de pouvoir être protégée et défendue lorsqu’elle est victime de violences conjugales. Cela implique un véritable droit au séjour pour les femmes victimes de violences et la régularisation immédiate de toutes les femmes qui sont actuellement sans-papiers parce qu’elles ont quitté un conjoint violent.

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