1929-10 Pour Miasnikov

Paru dans le dernier numéro de Contre le courant (N°38, 22 octobre 1929).

Nous résumons bien volontiers l’appel du Comité qui s’est formé en faveur de Miasnikov:

Gabriel Ilitch Miasnikov appartient au plus ancien noyau du Parti bolchevik russe; il a fait de longues années de prison sous le tzarisme. Il a pris une part extrêmement active dans la Révolution d’Octobre. Dès que la Révolution commença à se bureaucratiser, il fut parmi les premiers bolcheviks qui combattirent pour la démocratie ouvrière. Dans les années suivantes, avec la Nep, les divergences d’opinion s’aiguisant, il fut envoyé en Allemagne où il publia en allemand le « Manifeste du Groupe ouvrier dans le Parti communiste russe« , ce qui lui valu d’être renvoyé en Russie et emprisonné sans jugement.

En 1927, il fut successivement transféré des prisons de Moscou, à Tomsk, puis à Viatka, où en protestation des traitements inhumains qui lui furent infligés, il dut faire la grève de la faim.

En avril 1928, libéré de la prison de Viatka, il fut, avec sa famille, déporté en Arménie soviétique, à Erivan, et placé sous une sévère surveillance policière. Cependant au prix de mille difficultés et dans les conditions les plus dangereuses, il réussit à s’évader et à passer la frontière persane.

Mais à peine arrivé en Perse, il fut à nouveau arrêté et amené le 19 mars 1929 à Téhéran. les représentants soviétiques Davtian et Loganovsky exigèrent son extradition de la police persane qui refusa. Au bout de six mois, il réussit à s’enfuir à nouveau et à atteindre Karakeus en Turquie. Il put alors pour la première fois communiquer par lettre avec ses amis.

Malgré tous les efforts du Comité Miasnikov, formé dès que la nouvelle de son évasion parvint à ses amis d’Allemagne, il n’a pas été possible à ceux-ci de le faire venir en Occident. Le visa allemand ayant été obtenu au début de juillet dernier, la diplomatie soviétique s’entremit aussitôt et, pour mettre obstacle au départ de Miasnikov, ne trouva rien de mieux que de répandre sur son compte d’infâmes calomnies qu’elle communiqua au consulat allemand. Miasnikov se trouve là-bas complètement démuni de ressources, privé de toute liberté, en butte à toutes sortes de difficultés, de menaces et de chicanes.

Le Comité de rédaction de Contre le courant a décidé de faire parvenir au Comité Miasnikov le montant de la souscription recueillie pour le « Secours Trotsky », soit 300 francs.

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