1960-03 Déclaration du FOR

Publié dans le Bulletin N° 1, Organe du Centre International de Correspondance  (mars 1960). Nous avons déjà publié un autre extrait de ce bulletin: La crise mondiale et le vide théorique, par R. Dunayevskaya.

Nous croyons que sans partis révolutionnaires l’émancipation du proletariat est impossible. Si l’on pouvait imaginer une telle perspective, il faudrait contempler une trés longue période (des siècles) pendant laquelle le Capitalisme développerait sans cesse, plus encore que la production, la consommation, la Culture et la Liberté du prolétariat. Ce serait donc un accomplissement réformiste de la grande tâche de la Révolution Sociale.

Il y a un siécle les anarchistes fuyaient la politique de crainte de renforcer l’État. Celui qui croit favoriser l’apparition de la Bureaucratie en constituant des Partis révolutionnaires ou en élaborant leur programme relève de la même catégorie. S’il est indéniable que certaines formes d’organisation sont plus susceptibles que d’autres de susciter la Bureaucratie, il est futile de parer à ce danger en renonçant aux Partis et aux programmes. La source de la Bureaucratisation se trouve, non dans les organisations quelles qu’elles soient, mais dans l’aliénation de l’homme. On ne peut la combattre par des ruses organiques mais par la pénétration des idées révolutionnaires et la transformation sociale.

Une grande idée constitue d’elle-même une tendance et. de l’accord des hommes pour transposer cette idée en action historique, résulte un parti. Y renoncer revient à abandonner les grands enseignements idéologiques de la lutte de classes mondiale pour se limiter à la routine quotidienne et empirique de chaque génération à tous les instants.

Nous nous prononçons donc sans ambages pour la constitution d’un Parti révolutionnaire dont l’absence, même à l’état embryonnaire, rend le jeu facile aux ennemis “ouvrièristes” et “intellectualistes” du Prolétariat. A l’heure actuelle, il faut constater avec le plus grand regret l’éxistence des groupes de cette espèce, incapables d’agir comme des noyaux des partis révolutoinnaires.

Loin de faire du Parti (ou même des Partis) un substitut de l’émancipation du Prolétariat par le Prolétariat lui-même, tout ne condamnant le parti unique comme une menace thermidorienne presque inévitable, nous voyons dans l’association des révolutionnaires le plus puissant facteur de la subversion du Capitalisme.

N.B. Cette note doit-être considérée comme un bref aperçu d’un document qui sera présenté ultérieurement.

Le Groupe Fomento Obrero Revolucionario
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