1970-02 Préface à l’édition française de ‘Marxisme et liberté’ [Dunayevskaya]

« La Chine contemporaine est le foyer des contradictions mondiales. (…) Depuis quelques mois, la lutte des classes y est parvenue à un stade supérieur. (…) Renverser la toute nouvelle bourgeoisie et établir la  » Commune Populaire de Chine  » — une nouvelle société, sans bureaucrates, comme la Commune de Paris. » Où va la Chine? (Manifeste du Sheng-wu-lien, 1968.)

« Le mouvement révolutionnaire qui commença en 1789 au Cercle Social, qui, au milieu de sa carrière, eut pour représentants principaux Leclerc et Roux et finit par succomber provisoirement avec la conspiration de Babeuf, avait fait germer l’idée communiste que l’ami de Babeuf, Buonarroti, réintroduit en France après la révolution de 1830. Cette idée, développée avec conséquence, c’est l’idée du nouvel état du monde. » Karl Marx. (La Sainte Famille.)

La tradition révolutionnaire française a une profondeur et une étendue telles qu’en Europe, toutes les révolutions sociales et toutes les révolutions philosophiques postérieures à la grande révolution française, avaient leurs racines en France. Tout progrès marquant de la connaissance philosophique ayant sa source dans la découverte et dans la réalité d’une nouvelle voie vers la liberté, les révolutions philosophiques en Allemagne furent directement liées aux développements historiques en France.

C’est ainsi que la dialectique hégélienne se développa sous l’impulsion de la révolution française. Ou plus exactement, le génie de Hegel transforma en méthode philosophique la dialectique des actions humaines qui façonnaient à nouveau l’histoire.
De même, la dialectique de Marx se développa à partir de la créativité des masses françaises au moment de la révolution de 1848 et parvint à une nouvelle dimension historique lorsque les Communards «montèrent à l’assaut du ciel» en 1871. Dans la Préface à l’édition française du Capital, son œuvre théorique majeure, Marx conseille au lecteur de prendre connaissance de cette nouvelle édition car « elle possède une valeur scientifique indépendante de l’original et doit être consultée même par les lecteurs familiers avec la langue allemande ».
De même, Lénine « reformula » La Guerre Civile en France dans L’Etat et la Révolution lorsqu’il voulut poser les bases théoriques de la révolution de novembre 1917. Et en effet, comment aurait-il pu mieux exprimer son nouveau principe universel « La masse dans son ensemble » qu’en décrivant un nouvel ordre social « sans police, sans armée, sans bureaucrates. Tout ouvrier, tout paysan, tout travailleur, tout exploité, toute la population dans son ensemble! » Ainsi, même lorsque des événements révolutionnaires n’aboutissent pas à une conclusion finale, la situation pré-révolutionnaire dévoile — comme ce fut le cas pour le mouvement de mai 1968 — la force de l’auto-activité des masses qui sapèrent à la fois le pouvoir gaulliste et la croyance dans l’impossibilité d’un tel mouvement dans un pays technologiquement avancé. Les événements pré-révolutionnaires qui ébranlèrent la France industrialisée détruisirent à jamais le mythe auto-paralysant de la « rationalité technologique », laquelle avait fait des prolétaires des individus unidimensionnels, devenus, soi-disant, une partie intégrante du système capitaliste. Cette révolution qui ne parvint pas à maturité, créa cependant une nouvelle forme de rapports entre les jeunes intellectuels et les ouvriers, les comités d’action étudiants-ouvriers. Les étudiants qui avaient élevé des barricades et joué un rôle de catalyseur savaient bien de quel côté se trouvait le pouvoir lorsqu’un million d’ouvriers posèrent leurs outils et descendirent dans la rue, entraînant une grève générale de 10 millions d’hommes. Ce réveil printanier de l’auto-activité prolétarienne créa des

modes d’action qui tinrent en échec le P.C.F. et la C.G.T. Ainsi l’occupation des usines fit échouer les calculs des bureaucrates, et perturba les pourparlers que ces derniers ouvrirent avec l’État sur ses bases capitalistes. Les ouvriers créèrent, avec les étudiants, de nouveaux rapports internationaux; leur mouvement traversa les frontières françaises, laissant bien loin derrière lui les « vrais » partis d’avant-garde. Nul n’ignore, en France, les manœuvres contre-révolutionnaires du Parti communiste qui aidèrent à étouffer la révolution future. L’attitude des révolutionnaires indépendants mérite un réexamen particulier. Ils étaient prêts à aller jusqu’au bout, à renverser le capitalisme; ils soutenaient toutes les actions des ouvriers; mais ils pensaient qu’il n’était pas nécessaire de brandir un nouvel étendard philosophique pour diriger leurs actions dès les débuts de la lutte; ils en trouveraient un « en cours de route *».
Ils n’étaient pas alors équipés pour libérer les esprits des ambiguïtés toxiques du communisme, diluées dans un breuvage marxiste; actuellement, ils doivent donc relever le défi de leur époque, à savoir développer une théorie basée sur le mouvement issu de la pratique et capable de l’épouser. Théorie et pratique ne sont, séparément, qu’un des aspects de la lutte. L’une sans l’autre est stérile.
Quant aux cyniques qui prétendent que la survivance du gaullisme sans de Gaulle « prouve » tout simplement que le mouvement de mai ne fut « rien », ils doivent expliquer pourquoi, depuis, le point de référence de toute la vie française est, à l’étranger comme en France, le printemps de 1968 et non la décennie gaulliste 1958-68. Nous ne prétendons pas qu’une révolution sociale eut lieu; nous ne cachons pas non plus que l’action révolutionnaire n’ait pas abouti. Mais nous tenons à souligner que, dans l’histoire, les époques nouvelles naissent toujours au point culminant de la dernière situation révolutionnaire, que ce soit dans le pays même ou ailleurs.
Le printemps 1968 fut témoin d’une explosion révolutionnaire non seulement en France, mais aussi en Tchécoslovaquie. Au premier abord, le mouvement de « démocratisation » tchèque n’était pas comparable au mouvement pré-révolutionnaire en France; il n’avait pas, en tout cas, le caractère foudroyant de cette explosion en pays occidental. Mais, suivant leur tendance à ne considérer que l’apparence des événements, quelques révolutionnaires de l’Europe occidentale sous-estimèrent les événements tchèques, comme si le réformisme de Dubcek aurait pu tenir en bride indéfiniment les masses en mouvement, le libre cours des idées, les philosophes en quête de nouvelles méthodes de rapprochement et de nouveaux rapports avec les ouvriers. Leur erreur prouve tout simplement que le gouffre entre l’Est et l’Ouest sépare non seulement les dirigeants mais les révolutionnaires. Ce qui est certain, c’est qu’ouvriers et étudiants brisèrent les barrages et que les Partis communistes eux-mêmes, ébranlés par le mouvement, créèrent de nouvelles tendances. D’un côté, 660 000 soldats russes (quelques milliers de plus que les troupes impérialistes américaines au Vietnam). De l’autre, tout le peuple tchèque dans son ensemble, résistant, sans armes, aux chars de l’envahisseur russe, ce 20 août fatidique. Cela demande bien plus qu’une simple expression de solidarité internationale (comme le prétendit le P.C.F.). Ce qu’il nous faut comprendre, c’est qu’en faisant preuve de solidarité internationale à l’égard de la Tchécoslovaquie, nous ne faisons pas quelque chose « pour » les masses tchèques : nous apprenons d’elles quelque chose de vital. Comme j’écrivis à l’époque : « Un spectre hante le communisme, comme il hanta jadis le capitalisme privé : le spectre de l’Humanisme marxiste. Il a brisé les barrières qui s’élevaient entre nationalités au sein d’un même pays, il a abattu les frontières qui séparaient les peuples du monde. Il a percé le mur qui sépare les générations et s’interpose entre ouvriers et intellectuels; il ne tient pas sa force d’une nature suprahumaine ou suprahistorique. Il est la matière même dont l’homme fait et refait les révolutions. Sa vision unificatrice, où spontanéité et organisation ne font qu’une seule et unique force, ne saurait être emprisonnée dans aucun parti d’élite; c’est dans la poussée des masses qu’elle se manifeste. »
Le printemps de Prague ne s’épanouit peut-être pas comme la révolution hongroise de 1956 qui germa en conseils ouvriers. Mais il ouvrit de nouvelles voies pour l’unification de la théorie et de la pratique marxistes de la libération. Le souvenir de ces journées héroïques restera à jamais inscrit dans le cœur et l’esprit des combattants de la liberté du monde entier. L’invasion du 20 août ne peut effacer l’expérience tchécoslovaque, ni empêcher l’histoire de développer dialectiquement, jusqu’à son stade ultime, cette réalité tout à fait nouvelle : à savoir le marxisme authentique, l’humanisme de Marx qui déjà, à l’heure où nous écrivons, ne se limite plus aux thèses exposées par Marx en 1844 ni même à son actualisation dans la révolution hongroise de 1956.
Le mérite essentiel du peuple tchécoslovaque fut de reprendre sur de nouvelles bases la recherche d’un rapport entre théorie et pratique, philosophie et révolution, liberté et réalité. Ce qu’elle ne put achever reste la tâche des révolutionnaires du monde entier.
S’il reste en France des gens assez naïfs pour croire que la redécouverte de l’humanisme de Marx par le peuple tchèque en 1968 n’a rien de nouveau, sous prétexte qu’ils avaient eux-mêmes redécouvert le noyau authentique du marxisme dès le début de l’après-guerre, ils ne font que prouver, encore une fois, que dans tous les pays ouvriers et intellectuels habitent des mondes différents. Le débat qui s’ouvrit vers le milieu des années 40 entre existentialistes, communistes et capitalistes, pour décider qui des trois était l’héritier légitime de l’humanisme marxiste, resta à un niveau intellectuel. Aucun des trois interlocuteurs n’attaqua dans le communisme le capitalisme d’Etat qu’il représente en fait. Personne ne condamna son rôle lors de la deuxième guerre mondiale, pendant ou après l’accord Hitler-Staline; et a fortiori, personne ne songea à soulever la question d’une complicité dans les bombardements atomiques du Japon.
L’histoire n’absoudra jamais l’holocauste inhumain et gratuit de l’impérialisme américain. Elle n’oubliera pas non plus la déshumanisation du communisme international, tandis que les bombes pleuvaient sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945. Rappelons l’entrefilet paru dans le journal qui ose s’appeler L’Humanité à la veille de la deuxième explosion atomique : « La bombe atomique tombée sur Hiroshima semble avoir causé des dégâts considérables. Les dépêches américaines ne parlent de rien moins que la disparition d’une ville de 300 000 habitants de la surface de la terre. (…) Le retentissement de la découverte est considérable. Cependant le Vatican s’est avisé de la désapprouver! Qu’il nous soit permis de nous en étonner car lorsque les nazis avaient le privilège de mener la guerre totale avec une totale cruauté, le Saint-Siège ne s’était pas semblablement insurgé. » (L’Humanité, 8 août 1945.) L’Unità, l’organe du Parti communiste italien, écrivait le 10 août 1945 : « La nouvelle selon laquelle les Forces de l’Air américaines ont lancé une bombe atomique, a causé une profonde émotion dans le monde entier; partout, elle a été reçue avec un sentiment de panique et des phrases de sanction. Cette attitude fait preuve, à notre avis, d’une curieuse perversion psychologique et d’une obédience doctrinaire à une forme d’humanitarisme abstrait. (…) Quant à nous, nous ne partageons pas le sentiment de terreur exprimé dans certains commentaires de presse parce que nous gardons présent à l’esprit l’usage concret qui a été fait de ce redoutable instrument de destruction. »
Enfin, voici ce qu’écrivait le quotidien anglais The Daily Worker, le 14 août, à la veille de la reddition sans conditions du Japon : « Les puissances alliées ne laissèrent échapper aucun renseignement officiel quant au délai qu’elles avaient l’intention d’accorder au Japon avant de lancer sur le pays, dans un coup qu’elles voulaient final, toutes leurs forces, y compris la bombe atomique. »
Depuis la mort de Staline, suivie par la révolte ouvrière de l’Allemagne orientale le 17 juin 1953 puis, quelques semaines plus tard, par l’émeute des camps de Vorkhouta en U.R.S.S. même, le mouvement de la pratique reste le défi lancé au mouvement de la théorie, défi en tout cas non encore relevé dans les pays « occidentaux ». Dans l’Europe de l’Est où la révolution hongroise de 1956 se heurta ouvertement au communisme totalitaire, les ouvriers mirent en œuvre l’humanisme de Marx en formant des conseils ouvriers, en posant la liberté comme la libération du joug communiste, en fondant le pou¬voir ouvrier sur des bases humaines tout à fait nouvelles qui font de la liberté de chacun la liberté de tous. Peu après que les chars russes, avec le plein soutien de Mao, eurent réprimé la révolution prolétarienne hongroise, véritable renouveau de l’humanisme de Marx qu’ils osèrent accuser de « révisionnisme », j’achevais Marxisme et Liberté. A rencontre des intellectuels américains décadents qui déclaraient que les années 50 marquaient « la fin de l’idéologie », je prouvais que les ouvriers américains avaient soulevé les problèmes philosophiques cruciaux au cours de leurs luttes contre l’automation, soit dans la grève générale des mines, soit dans les grèves sauvages de l’industrie de l’automobile; n’avaient-ils pas lancé les questions : « quel type de travail l’homme doit-il accomplir? » et « pourquoi s’ouvre un tel abîme entre la pensée et l’action? » (Se reporter au chapitre XVI du présent ouvrage, L’automation et le nouvel humanisme.)
La première édition de Marxisme et Liberté, publiée aux U.S.A. et en Italie, s’ouvre par l’analyse de l’ère des révolutions, industrielle, politique, sociale et intellectuelle, qui inaugura l’ère du machinisme, et s’achève par les deux nouvelles pages de l’histoire de la liberté, la révolte des Allemands de l’Est contre le communisme, celle des Noirs d’Amérique contre le racisme. On m’a reproché de placer le boycott des autobus de l’Alabama (Montgomery, 1955-56) au même ni¬veau que la révolution hongroise. Avec l’apparition d’un nouveau Tiers Monde, engendré par les révolutions africaines, les Noirs devinrent une nouvelle force révolutionnaire. Mais eux aussi sont dans une impasse : faut-il choisir entre les pouvoirs étatiques existants avant de parvenir à la liberté totale? Un moment, il sembla que la Chine de Mao ouvrait une voie indépendante s’éloignant de celle des deux candidats au pouvoir mondial, l’impérialisme américain et le capitalisme d’Etat russe. Mais comme devait le prouver maintes et maintes fois la guerre du Vietnam, le conflit sino-soviétique subordonne les luttes de libération à la lutte pour la domination mondiale.
En offrant un abri idéologique aussi dérisoire que les abris anti-atomiques en cas de bombardement nucléaire, le capitalisme d’État communiste prouve pleinement à quel merdier aboutirait, comme d’ailleurs Marx le prévit il y a bien longtemps, le système capitaliste au moment de sa décomposition. Cela n’a jamais été aussi vrai que depuis les années 60 où la Chine de Mao s’est à la fois inscrite au club privé des puissances nucléaires et attaquée à l’humanisme du marxisme. Alors que la Révolution culturelle prolétarienne se poursuivait, un nouveau mouvement révolutionnaire, né en Chine même, s’opposait à la ré-apparition du nouveau monolithisme : le Sheng-wu-lien du Hunan (Grande Alliance des Révolutionnaires Prolétariens du Hunan). Voici ce qu’on lisait dans son manifeste Où va la Chine? :
« Enivré par sa victoire de février-mars, Chou En-lai, représentant général de la classe capitaliste rouge de Chine, entreprit d’instaurer à toute vitesse des comités révolutionnaires dans l’ensemble du pays. Si ce projet bourgeois avait réussi, le prolétariat aurait été enseveli. (…) La forme du pouvoir politique n’a changé que superficiellement. Les anciens comités du parti en province et l’ancien commandement militaire du
district se sont transformés en  » comités révolutionnaires « , ou en  » groupes préparatoires pour le comité révolutionnaire « . Mais les bureaucrates de jadis continuent, comme auparavant, à avoir la main sur  » le nouveau pouvoir politique « . (…) Comme dit le peuple :  » Tant de tapage pour rien; tout est resté comme auparavant.  »
« La victoire du prolétariat et des masses du peuple révolutionnaire ainsi que la disparition de la nouvelle bourgeoisie bureaucratique sont également inévitables. La grande fête du peuple révolutionnaire, qui ébranla le monde — renversement des comités révolutionnaires et naissance des communes populaires de Chine — survivra certainement. » Ce manifeste date, lui aussi, du glorieux printemps 1968. De nouvelles forces révolutionnaires jaillissent donc dans le monde et détruisent le mythe sanglant selon lequel les révolutions servent à instaurer une machine de parti; or, le monolithisme de parti a toujours étranglé la révolution, jamais il n’a libéré la créativité et les énergies du peuple. Le marxisme est une théorie de libération ou il n’est rien. Il établit, dans la pensée et dans la vie, les bases d’une nouvelle dimension humaine sans laquelle nulle société nouvelle ne saurait exister. A notre époque d’absolus, où révolutions et contre-révolutions sont si intimement liées, les intellectuels « en général » ne sont pas les seuls à devoir abandonner leur tour d’ivoire; les théoriciens marxistes doivent en faire de même. Le leitmotiv de la nécessité d’un parti d’avant-garde qui « dirige » les a empêchés de voir ce que le peuple, lui, voit parfaitement : tous sont prêts à les diriger, personne n’est prêt à les écouter. Depuis vingt ans, le mouvement de la pratique est ininterrompu, tandis que le mouvement de la théorie est pratique¬ment au point mort.
Il faut, pour relever le défi d’une époque, brandir de nouvelles bannières. Marx fut le premier à saisir toute l’ampleur et la profondeur de cette nécessité, naissance de l’histoire et actualisation de la philosophie. Ayant placé l’homme au centre de sa pensée, il fut à même d’unir théorie et pratique, idéalisme et matérialisme et, sans armes, il jeta le gant à la bourgeoisie armée. Quand on lui demanda pourquoi, lui, un intellectuel issu de la bourgeoisie, avait rompu avec sa classe pour devenir un « radical », il répliqua : « Etre un radical, c’est saisir quelque chose à sa racine même. Et la racine de l’humanité, l’être suprême, c’est l’homme lui-même. » Cela est encore vrai.
La seconde édition de Marxisme et Liberté, parue simultanément aux Etats-Unis et au Japon en 1964, comprenait un nouveau chapitre, Le Défi de Mao Tsé-toung où était retracée l’évolution de « la pensée de Mao », de 1927 jusqu’au début des années 60 lorsqu’éclata le conflit sino-soviétique. Dans la présente édition française, j’inclus une annexe sur la « révo¬lution culturelle » de Mao et des extraits du Manifeste du Sheng-wu-lien.
Je dédie cette édition aux ouvriers et étudiants français qui firent mai 68, annonçant ainsi le renouveau prochain d’une révolution sociale qui, fidèle à l’idéal de liberté de Marx, actualisera celle-ci.

Raya Dunayevskaya, Détroit, Michigan, février 1970.

* en français dans le texte

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