2002-12 Déclaration de l’Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan

Traduction de la déclaration politique, datée du 26 décembre 2002, de l’organisation afghane (Workers Socialist Organization of Afghanistan) qui édite le journal nommé Asre Jadid (« Nouvelle ère »).

Au cours de l’histoire le mouvement socialiste des travailleurs et les communistes sont nés des agressions brutales de la bourgeoisie et des élites. Après la fin de la guerre froide et la «victoire» du capitalisme d’économie de libre marché sur le capitalisme d’État, qui avait  été un détournement du nom de socialisme, la bourgeoisie et les élites exploiteuses ont commencé à  battre le tambour  annonçant la fin du communisme. Le capitalisme d’économie de libre marché libre a toujours revendiqué faussement l’augmentation du niveau de vie, la diminution de la pauvreté et la défense de la paix et de la liberté, mais dans la pratique, il n’y a rien eu d’autre au cours des dix dernières années que guerre, pauvreté, développement des forces réactionnaires et diminution du niveau de vie pour la majorité pauvre de la population mondiale.

Le système politique, économique et de domination intellectuelle de la bourgeoisie n’a cessé de croître, et continue.  Malheureusement, pour un grand nombre de personnes, la lutte socialiste est dorénavant quelque chose de démodé et un grand nombre d’anciens socialistes se trouvent aujourd’hui dans les rangs de la bourgeoisie réactionnaire, certains ont perdu l’espoir et la foi en la création d’un monde humain libéré de toute oppression et d e toute exploitation et ont abandonné le terrain.

Les actions et manifestations contre la mondialisation du capital et l’augmentation de la pauvreté et de chômage au cours des dernières années, à Seattle et ailleurs dans le monde ,sont entrés dans une nouvelle phase. Bien que ces manifestations aient encore un long chemin à parcourir avant de d’être un mouvement radical socialiste contre le capitalisme, cette nouvelle vague du camp de classe contre la domination absolue du capitalisme est une brise  de fraîcheur pour une ère nouvelle d’insurrection de la classe ouvrière et du prolétariat contre le capitalisme international.

L’opposition du socialisme des travailleurs contre le capitalisme au siècle dernier a été la conséquence de certains facteurs matériels et intellectuels. Les travailleurs en tant que classe, sont et ont toujours été le facteur le plus important dans un réel camp opposé au capitalisme. Mais avec la domination d’une variété  de socialismes non-ouvriers et de socialismes bourgeois, qu’ils soient russe ou  chinois ou la version occidentale de la  social-démocratie du dernier siècle, le socialisme des travailleurs s’est trouvé marginalisé.  Avec l’affaiblissement  profond du socialisme bourgeois non-ouvrier jusqu’au point mort, et l’absence d’un véritable et puissant mouvement socialiste des travailleurs, l’environnement favorise l’émergence des mouvements réactionnaires dans la classe ouvrière et le reste des masses laborieuses.

Une lutte active et organisée de communistes pour faire connaître la nécessité d’une  réorganisation des travailleurs permettrait le développement d’une alternative socialiste dans l’avenir. Il ne fait aucun doute que la lutte a besoin d’une énorme quantité de travail et d’énergie pour réussir. C’est une tâche énorme et difficile que de militer pour la victoire du socialisme dominante, mais cette difficulté n’a pas d’égale partout ailleurs dans le monde. L’Afghanistan est l’un des endroits où la transformation du socialisme des travailleurs en une force dominante et un mouvement social populaire  devrait faire face à quelques-uns des plus grands obstacles.

Parmi ces obstacles il y a le précédent gouvernement du Parti démocratique populaire (PDP), l’invasion des forces armées de l’URSS et les brutalités de cette période qui ont été conduites au nom du socialisme. Cette expérience négative reste encore dans la mémoire de l’ensemble de la population. Le despotisme d’État du PDP et l’invasion des troupes russes n’ont pas eu d’autres conséquences qu’une croissance incroyable de l’influence des groupes réactionnaires ethniques et religieux.  Bien que la terreur noire des groupes tribaux et religieux les ait coupé de leur base et du soutien des masses dans le pays, ils ont pu maintenir une position dominante à la fois politiquement et militairement en raison de la faiblesse des socialistes et des forces progressistes et du soutien massif de l’impérialisme international aux forces réactionnaires. La présence d’une force réactionnaire est  donc un autre obstacle pour le progrès d’un mouvement socialiste.

À l’heure actuelle, les conséquences économiques et sociales de plus de deux décennies de guerre ont détérioré les conditions d’un combat socialiste dans le pays. L’économie du pays est en ruines, et la majorité de la population n’a plus que ses deux mains pour survivre. La priorité des gens est juste d’obtenir un emploi et de vaincre la faim. Dans de telles circonstances, la lutte pour de meilleures conditions de travail et les revendications économiques seront limitées, du moins dans la période immédiate. D’ailleurs, dans l’arène politique, les communistes et les travailleurs d’Afghanistan doivent faire face à la fois aux forces réactionnaires et à l’Amérique et ses alliés, ce qui rend la lutte en Afghanistan très globale, dépendant du mouvement socialiste international.

La situation mondiale

Dès la fin de la guerre froide et du monde bipolaire, l’Amérique et ses alliés ont revendiqué un nouvel ordre mondial. L’intention des États-Unis, la seule super-puissance restante sur la planète, a été d’imposer sa domination totale sur le monde. Au cours de la décennie qui a suivi la chute du bloc de l’Est, le monde n’a pas connu d’expérience politique particulière ou de conflit militaire majeur, mais plutôt une extension planétaire du  libéralisme économique international. Le monde était livré aux rivalités entre les sociétés multinationales  et les trusts. Cette expansion incontestable de l’économie de libre marché après la guerre froide a représenté un nouveau phénomène qui a été appelé la  «mondialisation». Il en a résulté une intensification de la pauvreté, un accroissement des écarts de revenus des différentes classes, la crise économique, la guerre et le chômage.

Dans cette période, l’Afghanistan, qui avait été au centre des attentions occidentales durant la guerre froide, a été ignoré comme d’autres parties du monde considérées comme négligeables économiquement.  Le 11 septembre 2001 a contraint l’Ouest à concrétiser sa vision du nouvel ordre mondial en résolvant le problème de pièces oubliées comme l’Afghanistan. Ainsi, le 11 septembre 2001 peut être qualifié de tournant dans la politique d’après guerre froide de l’impérialisme international.

De toute évidence, le monde est au début du processus du nouvel ordre mondial. Un processus qui débouchera sur de grandes rivalités et tensions entre grandes puissances économiques sur leur rôle et statut. Les conflits politiques refléteront pour l’essentiel les intérêts économiques des compagnies rivalisant sur le marché international. Dans cette lutte, les États-Unis ont l’avantage de leur suprématie militaire, et feront tout leur possible pour imposer leur leadership à tous les autres.  Mais sans perdre de vue la réalité économique du monde, il semble difficile que les États-Unis puissent atteindre leur objectif. Il est plus probable que le nouvel ordre mondial ne soit pas constitué d’un seul pôle US  dominant tout,  mais soit plutôt un monde multipolaire avec plusieurs centres de pouvoirs importants.

De toute évidence, un monde multipolaire avec rivalités inter-impérialistes  serait plus favorable pour un mouvement socialiste anticapitaliste qu’un environnement mondial unipolaire. Mais le succès d’un mouvement socialiste dans un petit pays isolé, contrairement à l’époque de la guerre froide, serait sans signification s’il ne recevait le soutien du mouvement ouvrier international socialiste, compte tenu de l’expérience des dernières années. Bref, l’expansion de l’économie de libre marché libre, les rivalités entre trusts multinationaux et leurs conséquences désastreuses sur les masses et les travailleurs partout dans le monde, voilà les nouveaux développements de notre époque. Le nouvel ordre mondial est essentiellement formé sur la base des intérêts et de la puissance économique du capitalisme. Le phénomène de «mondialisation» a inévitablement mis la question de la solidarité et de la lutte collective des travailleurs du monde à l’ordre du jour du mouvement ouvrier socialiste international.

La situation en Afghanistan

L’Afghanistan traverse une période de rétablissement après état de choc. Il a connu un régime réactionnaire extrême relevant du Moyen-Age avec les talibans et se transforme en un régime national-islamique réactionnaire mis en place par les États-Unis et  les occidentaux. Après la fin de la guerre froide le pays a été laissé à son sort entre les mains de bandits islamiques réactionnaires soutenus, économiquement et moralement, par l’Occident. Après l’incident du 11 septembre l’impérialisme et le capitalisme international se sont re-préoccupés d’eux.

Le 11 septembre a ouvert la voie de l’intervention politique et militaire directe des États-Unis et de ses alliés en Afghanistan et le pays a été transformé en une importante base militaire américaine. La stratégie et les intérêts de l’impérialisme exigent une situation relativement stable en Afghanistan. Ainsi, l’Afghanistan est ainsi passé par un processus qui, d’une région sans État et centre de groupes islamiques extrémistes produisant massivement de la drogue, est devenu une société capitaliste du tiers monde avec un régime fantoche réactionnaire.

La crise en Afghanistan continue et la fin de cette crise dépend de la création d’une situation permettant  la reconstruction, la relance économique et la création d’emplois pour les masses dans le pays. Certes, le rétablissement de la structure économique et sociale après ces décennies de calamités déboucherait sur une sorte de capitalisme primitif. Certains relations économiques pré-capitalistes survivraient à la marge pendant un certains temps. Mais chercher à  interpréter ces relations marginales comme la marque d’une société mi-féodale mi-capitaliste est plus une interprétation toute faite qu’une réalité d’une pays, qui a une longue histoire d’industrialisation et de prospérité de l’économie nationale.

Comme on l’a mentionné précédemment, la présence militaire et politique des États-Unis et de leurs alliés en Afghanistan a un but supérieur à la seule question d’Al-Qaida et des Talibans ou de la sécurité du régime actuel, qui est extrêmement instable en raison de ses divisions ethniques internes. C’est pourquoi les Américains ne seront jamais prêts à quitter le pays rapidement d’eux-mêmes.  Expulser les Américains et la se débarrasser du régime actuel, c’est là une lutte à la fois longue et difficile. La seule force qui pourrait accomplir cette tâche gigantesque, ce sont les travailleurs et leur mouvement socialiste à construire.

Le capitalisme n’a pas d’autre choix que de créer la force  veut terrasser les travailleurs,  mais ceux-ci forme la classe la plus progressiste et leur intérêt réside dans l’éradication du capitalisme. L’impérialisme et le capitalisme international ne peuvent pas s’appuyer sur les travailleurs dans les régions difficiles comme l’Afghanistan pour obtenir plus de profits, cela ne qui déclencheraient que de la résistance et  une lutte des pauvres et de la classe ouvrière. L’impérialisme, en raison de ses intérêts, est toujours prêt à  soutenir les régimes antidémocratiques et antiouvriers. Mais les libertés démocratiques, en particulier le droit de protestation, d’organisation et de mouvement des partis socialistes et communistes ne sont possibles que par le mouvement organisé des travailleurs et de la classe.

L’Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan

L’Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan considère qu’elle fait partie du mouvement ouvrier socialiste international. Après plusieurs années de préparation, un groupe de combattants communistes, d’accord sur les principes de base mentionnés ci-dessous, ont déclaré leur existence. L’Organisation socialiste des travailleurs est déterminée à hisser le drapeau de la lutte du socialisme ouvrier dans l’une des régions les plus sensibles et difficiles du monde pour une telle lutte.

1) L’internationalisme ouvrier: le capitalisme agit au-delà des frontières nationales et pour cette raison même la classe ouvrière est une classe mondiale. Dans les circonstances actuelles où le capitalisme s’est étendu au monde entier pour produire toujours plus de profits, la nécessité de la solidarité internationale des travailleurs est une évidence. Parallèlement, dans ses efforts de gains de productivité, le capitalisme a  toujours tenté d’accorder certains privilèges à des fractions de travailleurs pour saboter la solidarité et l’union de la classe ouvrière.

Les communistes, comprenant la nature  profonde du capitalisme et la façon dont en émanciper la classe ouvrière, ont toujours insisté sur l’union et la solidarité internationale du mouvement ouvrier. Les communistes n’ont d’autre intérêt que celui de la classe ouvrière et  la spécificité du mouvement ouvrier communiste  par rapport à d’autres mouvements au sein du mouvement ouvrier c’est de reposer sur les deux principes de base mentionnés dans Le Manifeste. L’intérêt des travailleurs dans un pays est étroitement lié au niveau mondial aux intérêts de tous les travailleurs, et les intérêts d’un groupe de travailleurs sont liés à l’intérêt de tous les travailleurs. Privilégier  l’intérêt mondial des travailleurs sur les intérêts des travailleurs dans un seul pays, c’est le principe de base des communistes. L’Organisation socialiste des travailleurs s’efforcera de son mieux de jouer un rôle important pour la solidarité des travailleurs afghans avec les travailleurs du monde entier.

2) Parti communiste de la classe ouvrière: l’internationalisme prolétarien et  la solidarité des travailleurs, nécessite dans la pratique la création de partis communistes dans  tous les pays du monde. Malgré la mondialisation capitaliste et la légèreté des frontières nationales, les partis communistes dans chaque pays ont encore leur rôle et importance. Les gouvernements nationaux de la bourgeoisie de chaque pays sont au service de leur classe, la création de partis dans chacun de ces mêmes pays est possible dans la lutte.

Parti politique de la classe ouvrière, notre première organisation de la classe ouvrière se met en place, dans le processus de lutte de classe et avec la participation et le soutien de ses leaders et militants se met en place. Le parti de la classe ouvrière est l’arme de la lutte des classes et des tentatives de promotion constante de la classe ouvrière. La création d’un parti dans un pays est un signe de prise de conscience et des progrès de la classe ouvrière.

Au XXe siècle, avec des idées et mouvements concurrents soi-disant communistes et socialistes, les mouvements socialistes ont perdu leur connexion avec les masses. La jeune classe ouvrière en Afghanistan a cruellement besoin de son parti pour la lutte des classes. L’Organisation socialiste des travailleurs met au cœur de sa lutte la réalisation d’un parti communiste de lutte pour la classe ouvrière, avec le soutien et la participation directe de celle-ci. Un parti communiste qui aurait vu le jour à l’avenir, de la lutte de la classe ouvrière avec leur plein appui et la participation directe est au centre de la lutte de l’Organisation socialiste des travailleurs de l’Afghanistan.

3) Réforme et révolution: les communistes, malgré la nécessité pressante et inéluctable de la révolution socialiste, soutiennent fortement  toute pression sur les régimes pour améliorer la vie de la classe ouvrière. Les circonstances révolutionnaires ont leur propre mécanisme, qui n’est jamais lié à la stratégie et  l’intention d’un parti socialiste. L’obligation essentielle d’un parti socialiste des travailleurs est d’être prêt pour la révolution éventuelle, pour qu’ensemble, avec la classe ouvrière, on puisse conclure victorieusement la transformation révolutionnaire.

Ce qui rend la lutte communiste différente d’une simple lutte pour des réformes, c’est que les communistes tout en luttant pour les réformes est d’avis que l’abolition de la propriété privée et du salariat n’est possible que par la révolution. Le plus radical des mouvement réformistes maintiendra toujours la plupart des fondements du capitalisme préservé. La bourgeoisie  accordera  des réformes si on l’y contraint et cherchera toujours à revenir sur ces réformes peu à peu dans le temps .

4)  La religion et la culture réactionnaire: Sans hésiter le communisme croit au matérialisme et est toujours contre la religion et les superstitions. Mais la lutte politique contre la religion ne saurait se cantonner aux débats philosophiques, il faut surtout viser le rôle politique de la religion dans la lutte de classe. En d’autres termes,  la lutte idéologique et politique contre la religion devient importante lorsque les croyances des travailleurs renforcent l’emprise des forces réactionnaires. La situation actuelle en Afghanistan montre la non-pertinence du rôle de la religion, en dépit des prétentions des factions islamiques à la légitimité  divine de leur domination, le régime actuel est davantage de caractère nationaliste et clanique que religieux. Ainsi, après l’élimination des Talibans l’exigence de séparation de l’État et de la religion et de droits civiques sans conditions devient importante. Par conséquent, le moment n’est pas tant au débat purement  idéologique qu’à celui de la lutte pour les revendications politiques.

La lutte idéologique et philosophique contre celles-ci suffit pas, et tant que le support matériel de l’existence de la religion et de la culture réactionnaire continue, elles se maintiendront. L’abolition de la  propriété privée et de l’exploitation mettrait fin à la matière première qui sert de terreau à la religion et aux forces réactionnaires et ouvrirait la voie de leur élimination.

5)  Le nationalisme et l’oppression ethnique: L’histoire actuelle des progrès du nationalisme afghan, l’idéologie bourgeoise, remonte au commencement du siècle dernier. Le nationalisme afghan, comme tout nationalisme, était totalement l’outil des intérêts politiques et idéologiques de la nouvelle bourgeoisie d’un pays qui avait du mal à dépasser la culture des clans ethniques. Mais le nationalisme afghan n’a jamais vraiment pénétré dans la société et encore maintenant, la plupart des Afghans tendent à définir leur identité dans leurs relations ethniques plutôt qu’avec le nationalisme afghan.

Le nationalisme afghan s’est affaibli pendant la guerre au lieu de se renforcer, mais la mentalité ethnique s’est elle renforcé. Dans le passé, le nationalisme afghan s’est construit dans la guerre contre l’impérialisme, la guerre contre les forces anglaises où le patriotisme était vanté. Mais maintenant, les nationalistes afghans voir leur intérêt à l’abri de l’impérialisme et considère cela comme du patriotisme. En dépit de la pâleur du nationalisme afghan à l’heure actuelle, cela ne signifie pas que la bourgeoisie au pouvoir ait laissé de côté l’idéologie nationaliste, au contraire, elle cherch constamment à en tirer profit et l’instrumentaliser pour renforcer sa domination. En dépit de son histoire funèbre, cette tendance représente encore  une force considérable.

Un des faits qui ont contribué au renforcement des forces ethniques en Afghanistan a été le chauvinisme et les politiques discriminatoires de l’élite pachtoune  au pouvoir. En d’autres termes la problématique de la répression des minorités ethniques, religieuses ou raciales relations a été détournée par les nationalistes pour leurs propres intérêts politiques. La fin de toute discrimination, un traitement similaire de tous les citoyens et des droits égaux pour tous sont l’une des conditions préalables importantes pour le renforcement du mouvement socialiste à venir. Le nationalisme sous toutes ses formes s’oppose aux travailleursdans tous les domaines.

6) Femmes: L’oppression des femmes ou discrimination entre les sexes en plus de l’oppression de classe est l’une des plus anciennes injustices de l’histoire humaine. Les femmes ont commencé pèniblement le droit d’accéder à la propriété privée (…). La lutte pour l’égalité des droits pour les femmes a été initiée avec la lutte socialiste des travailleurs et à chaque réalisation du mouvement socialiste davantage de liberté a été conquise pour les femmes. L’égalité des droits pour les hommes et les femmes est en interaction avec le mouvement socialiste pour en finir avec l’oppression et réaliser l’égalité réelle entre l’être humain. Autant  le mouvement pour l’égalité des droits pour les femmes a en commun avec la lutte pour la liberté, autant il est l’opposition à la Djihad des islamistes.
L’oppression des femmes et à leur privation de leurs droits les plus fondamentaux est l’une des revendications essentielles du mouvement réactionnaire et une partie la raison d’être de leur philosophie. Dans un Etat islamique les femmes sont dépossédés de toute identité personnelle et sont les propriétés des hommes. C’est une réalité qui a été démontré ouvertement par les talibans.

Les femmes en Afghanistan sont les plus démunies et opprimées des êtres humains sur le globe.C’est pourquoi la lutte pour la liberté en Afghanistan est aussi la lutte pour la liberté et l’égalité des femmes et des hommes. Nous ne devons pas oublier que l’égalité des droits pour les hommes et les femmes restent un rêve si les femmes ne sortent pas ne luttent pas avec leurs semblables.

L’Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan défend fermement et approuve toute demande qui garantit la participation des femmes à toutes les sphères de la vie et l’égalité des droits constitutionnels des hommes et des femmes comme l’une des conditions requises pour le succès du mouvement socialiste.

Amis, travailleurs, femmes et hommes épris de liberté!

L’Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan (WSO) appartient aux travailleurs et militants socialistes qui luttent pour les objectifs humains du socialisme. Ses objectifs d’égalité et de  liberté sont le désir de millions d’hommes et de femmes du pays qui ont connu la douleur, la tyrannie et les privations. Pour la liberté, contre l’oppression, la pauvreté, la privation, l’inégalité, la discrimination, l’ignorance, les superstitions et enfin pour la création d’une vie digne et décente de l’être humain civilisé d’aujourd’hui, joignez-vous à nous. Rejoindre l’Organisation socialiste des travailleurs d’Afghanistan c’est clamer votre lutte contre les oppresseurs et les criminels et votre soutien pour la liberté et l’égalité des droits. Nous croyons que nous réussirons et déracinerons les bases de ce monde injuste si l’on se donne la main et travaille ensemble.

Vive le socialisme ouvrier
Vive l’Organisation socialiste des travailleurs d’Afghanistan.

2 Réponses to “2002-12 Déclaration de l’Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan”

  1. Neues aus den Archiven der radikalen (und nicht so radikalen) Linken « Entdinglichung Says:

    […] Dans les camps de réfugiés espagnols (1939) * Workers Socialist Organization of Afghanistan: Déclaration de l’Organisation socialiste des travailleurs en Afghanistan (2002) * Daneshvar: The hijab confrontation in France (2004) * Ali Javadi/Azar Majedi/Koorosh […]

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  2. khazim abidi Says:

    CAMISA

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