2003-07 Quelles priorités ? [CSR]

Texte du Collectif Socialiste Révolutionnaire (20 juillet 2003)

Nous vivons dans une société d’aliénation. La classe dominante laisse la plus grande partie de la population mondiale dans le sous-développement, avec ses conséquences terrifiantes : surpopulation, famines, sida qui tue par millions. Cette politique, qui consiste à écraser de nombreux pays pour les maintenir dans la misère, est menée consciemment par les gouvernements capitalistes occidentaux, la france en bonne place (tous gouvernements successifs confondus, avec des différences de méthode et d’intensité, mais pas de nature).

Au niveau de la france, les attaques contre les acquis des travailleurs se multiplient. Parallèlement, on assiste à une dilution de la conscience de classe, dont la conséquence électorale la plus visible est l’importance du vote d’extrême-droite dans les milieux populaires, ce qui est le symptôme d’un désespoir devant l’absence apparente d’alternative (et, pour le coup, d’une disparition de la conscience de classe). Rappelons que le candidat d’extrême-droite présent au second tour de la présidentielle 2002 était de loin le plus riche des 16 candidats du premier tour.

Face à cette situation qui se dégrade, les mobilisations du printemps sont un espoir. Mais il n’y aura de progrès effectif qu’avec un renforcement de la conscience de classe, et la défense d’une alternative socialiste révolutionnaire. Nous contribuerons, avec nos moyens, à la constitution d’une nouvelle unité prolétarienne.
A ce titre, il faut rappeler qu’on ne peut se regrouper – ne serait-ce que dans un texte se revendiquant de la « gauche de la gauche » – avec les défenseurs passés et futurs de la bourgeoisie. Ceux qui ont participé aux gouvernements capitalistes qui se succèdent depuis des décennies ont créé la situation actuelle. Il faut les considérer pour ce qu’ils sont : des adversaires de la mise en place d’un pouvoir populaire. La question des militants « de base » des partis réformistes et de gestion se pose différemment : il faut essayer d’établir un dialogue avec eux, puisqu’ils sont souvent sincères dans leur engagement.

Mais il ne faudra jamais oublier qu’il n’y a au fond qu’une perspective, qui doit guider notre action et doit être ouvertement exprimée : le renversement de la 5e république et l’instauration du socialisme, seul moyen de mettre fin au scandale de l’exploitation de classe. Car, comme l’écrivaient Marx et Engels, « abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation« .

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