Frölich (1884-1953)

Paul Frölich

Un des membres de la première centrale du KPD, il est exclu en 1928, rejoignant le KPO puis le SAPD. Biographe de Rosa Luxemburg.

Notice parue dans la Révolution prolétarienne à sa mort en 1953:

Paul Frölich vient de mourir à Francfort-sur-le- Mein. Il avait 69 ans. Né a Leipzig le 7 août, il avait de nombreux frères et sœurs. Famille ouvrière et de tradition socialiste : son père appartenait au mouvement et avait lutté contre « la loi anti-socialiste de Bismarck ». Dès sa prime jeunesse, Paul fut mêlé au mouvement. Pendant la première guerre mondiale, il collabora au « Leipziger Volkszeitung », organe principal de la social-démocratie, au « Hamburger Echo » et au « Bremer Bürgerzeitung »: il fut des socialistes qui luttèrent avec ce que cela comportait de risques, contre l’impérialisme wilhelmien, dans les groupements de gauche rassemblés autour de l’ « Arbeiterpolitik ».

Dans les luttes révolutionnaires de 18-19, Paul Frölich appartint à l’avant-garde qui se battit courageusement pour une Allemagne socialiste. Il fut un des fondateurs du mouvement communiste allemand : il était l’un de ses meilleurs orateurs, l’un de ses meilleurs écrivains.

Il connut aussi, à cette époque, les persécutions politiques, la vie dans l’illégalité, la prison.

De 1921 à 1924 il fut député au Reichstag.

Son esprit critique devait le faire entrer en conflit aigu avec le groupe dirigeant du parti communiste. Cela dura des années. Puis en 1928 il dut, avec un groupe de militants influents, se séparer définitivement du parti.

Il tenta à plusieurs reprises dans divers groupes oppositionnels d’agir sur le parti en dégénérescence. Finalement, avec son groupe, il rejoignit le parti social-démocrate. En mars 33, après la prise du pouvoir par les nazis il fut arrêté et connut, jusqu’à décembre, les prisons et les camps de concentration. Il émigra en France où il fut arrêté de nouveau en et interné au tristement célèbre camp du Vernet. A la défaite de la France, en, il put gagner les USA avec un visa d’urgence, il rentra en Allemagne en 1950.

Vivant à Francfort depuis 1951, il y avait repris son activité de journaliste. Il s’intéressait particulièrement à la jeunesse, soit dans les écoles syndicales, soit au sein du SPD. Sa culture, son expérience et son dévouement trouvaient à s’employer au service de la classe ouvrière.

Par ses nombreuses brochures, par ses travaux historiques et théoriques, P. Frölich a contribué au monument de la littérature prolétarienne. Il est le véritable héritier de Franz Mehring.

Parmi ses œuvres, citons : « Dix ans de guerre et de guerre civile» (1918-1928), une « Histoire illustrée de la Révolution allemande de 1848», ses « Portraits littéraires et politiques, de Danton à Eugen Levine ». Paul Frölich était l’éditeur des œuvres de sa grande camarade de lutte Rosa Luxembourg, dont il écrivit une biographie traduite dans plusieurs langues et réimprimée en Allemagne en 1948.

SUR PAUL FROLICH :

TEXTES:


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