La Gauche communiste italienne

Léniniste quoique ni stalinoïde ni trotskyste [*], ce courant, principalement représenté par les bordiguistes mais auquel on pourrait plus ou moins associer des dissidences plus tardives de l’extrême-gauche italienne, a toujours défendu la nécessité d’un parti dépositaire de la théorie révolutionnaire et  l’autonomie politique de la classe ouvrière, dénonçant toute forme de front interclassiste, y compris l’antifascisme, et a défini l’URSS comme un capitalisme d’État (expliquant que  « dans le domaine économique, la révolution d’Octobre avait été une révolution bourgeoise, même si politiquement c’était le prolétariat qui en avait pris la tête » (Programme communiste N°57, oct.-déc. 1972). Une grande partie de ses militants en France se divisent sur la question espagnole en 1936 puis rejoignent Socialisme ou Barbarie en 1950. La Gauche communiste italienne scissionne en deux partis en 1952: le PC international, derrière A. Bordiga, défendant l’invariance de la théorie marxiste, et le PC internationaliste (Battaglia comunista) derrière O. Damen, qui coopère avec les groupes de Munis et Dunayevskaya. Les deux tronçons sont abstentionnistes (le PCInt s’étant toutefois présenté aux élections de 1948). Le courant bordiguiste « orthodoxe » ayant implosé dans les années 1980, la principale organisation actuelle est le Bureau international pour le parti révolutionnaire (BIPR), principalement constitué de Battaglia comunista en Italie. Une grande partie des archives du bordiguisme sont en ligne sur le site http://www.sinistra.net/.

« Le socialisme est international ou il n’est pas. Depuis plus de soixante-dix ans la Gauche communiste (spécialement la Gauche italienne) a défendu le principe fondamental du mouvement communiste dans ses luttes contre l’assaut contre-révolutionnaire dont le point de départ idéologique est l’illusion du “socialisme dans un seul pays”. »

(BIPR, Thèses sur les tactiques communistes dans les pays de la périphérie capitaliste, 1997)

[*] Dès les années 30, la Gauche communiste italienne ne reconnaît que les deux premiers congrès de l’I.C. et refuse de se baser aussi sur les 3° et 4° comme le font les trotskystes.

ÉTUDE:

TEXTES:

BIOGRAPHIES:

Bordiga


%d blogueurs aiment cette page :