Posts Tagged ‘Afghanistan’

Malalaï Joya interdite aux USA

18 mars 2011

Les États-Unis ont refusé un visa à Malalai Joya, militante des droits des femmes afghanes, invitée par des associations aux USA pour une tournée de 3 semaines. Une pétition (en anglais) vient d’être mise en ligne à http://www.ipetitions.com/petition/letmalalaijoyaspeak/.

Malalaï Joya, élue députée de Farah en 2005 et expulsée du Parlement afghan en 2007, dénonce les criminels de guerre omniprésents dans le régime de Karzaï, combat l’islamisme et l’occupation. Elle a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat. La traduction française de son témoignage, Au nom de mon peuple, vient de sortir en édition de poche.

Encore le pseudo front anti-impérialiste

24 août 2008

Un petit groupe trotskyste français, le CRI, qui s’est fait remarquer au début de l’été par son exclusion des comités NPA, déclare ces jours-ci par mailing sur l’Afghanistan:

Même si la résistance du peuple afghan face aux troupes impérialistes est dirigée par des ennemis des travailleurs (les Talibans), nous soutenons inconditionnellement la résistance.

On reconnaît là, une fois de plus, une logique trop bien connue: Les ennemis de mes ennemis sont mes amis; les travailleurs ne sont pas capables d’organiser eux-mêmes un troisième camp, alors selon les époques soutenons le Kuomintang, l’Union soviétique ou les ayatollahs. Autant de chemins anti-ouvriers qui ont toujours récolté la trahison, la bureaucratie ou la réaction selon l’outil substitutif de circonstance.

Coïncidence, un sympathique blog anglophone vient de republier un article du Socialist standard de février 1988 (The Lunacy of Left-Wing Nationalism) où est cité cet extrait de la presse du SWP:

Nous n’avons pas d’autre choix que de soutenir le régime Khomeni contre les Etats-Unis et ses alliés. [We have no choice but to support the Khomeni regime against the US and its allies] (Socialist Worker, 28-11-1987)

Certains trotskystes et leurs amis nationalistes de gauche semblent décidément aimer soutenir les formes les plus réactionnaires et anti-ouvrières d' »anti-impérialisme ». [cf. L’étreinte de Chavez au dirigeant iranien est une insulte aux femmes, Jennifer Fasulo, 09-2006]

Non, « Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis » disait déjà un communiqué de Solidarité Irak en 2004. S’il faut évidemment militer pour le retrait immédiat des troupes françaises en Afghanistan, cela ne doit sûrement pas passer par un soutien quelconque aux Talibans. L’association féministe afghane RAWA s’exprimait en ce sens la semaine dernière dans un interview: Afghanistan: The NATO Occupation and Fundamentalism (). Et s’il faut aussi, évidemment, militer contre la menace d’une guerre américaine contre l’Iran, cela ne doit pas impliquer le moindre soutien au régime théocratique réactionnaire qui y sévit.

S.J.

Voir aussi:

La bourgeoisie italienne refinance la guerre en Afghanistan

24 février 2008

Traduit de Operaio Contro N° 328 (23-02-2008)

Seulement 50 votes contre : ceux des parlementaires de Rifondazione et Comunisti Italiani. Les députés de la Gauche Démocratique (Sinistra Democratica) et les Verts sont quant à eux sortis de la salle au moment du vote, créant ainsi une première division au sein de la nouvelle Gauche Arc-en-ciel, qui avait voté non en commission parlementaire. Angelo Bonelli, des Verts, invitant à ne pas dramatiser les déclinaisons de ce vote, explique que « de toute façon toute la Gauche Arc-en-ciel est contre la mission en Afghanistan ». Arturo Scotto (Gauche Démocratique), lors des déclarations préalables au vote, avait dit : « Nous de la Gauche Démocratique ne pouvons pas voter ce décret sur les missions à l’étranger. Chaque député pourra s’exprimer à l’instant du vote ». Le leader du Pdci, Oliviero Diliberto, s’est limité à parler pour son propre parti :  » Nous avons voté résolument et en cohérence contre après avoir voté pendant deux ans par loyauté envers Prodi ». Vraiment une grande preuve de cohérence. Pour se distinguer des droites, le Parti Démocratique de Veltroni a présenté un ordre du jour qui engage le gouvernement (Prodi) à chercher un « mandat international qui unifierait les deux missions actuellement en Afghanistan (Isaf à direction OTAN et Enduring freedom à direction Usa) et qui ait comme objectif premier la protection des civils bombardés, avec un meilleur contrôle international sur la planification des actions militaires ».

Satisfait, le ministre des affaires étrangères, Massimo D’Alema, à l’origine de la proposition d’unifier Isaf et Enduring Freedom (ce qui est exactement ce que souhaite le Pentagone) : « Je suis heureux que la Chambre ait approuvé le décret qui finance nos militaires engagés en mission de paix dans le monde ».

Nos troupes engagées à « pacifier » les talibans remercient.

Soldat italien en « mission de paix »